Hey!

J'ai deux trois infos. Comme vous l'avez remarqué, A-Key est de retour et reprend la trad de la fic. Et vous allez me dire, mais qui est-ce, c'était pas K-Jan qui s'en occupait? Si si, c'est la même personne, juste un changement de pseudo (d'où le K-Jan qui traîne dans les anciens chapitres, vu que j'ai la flemme de les updater pour ça).

Du coup, la régularité de parution de cette fic va peut-être s'améliorer, avec un peu de chance.

Ah, et la mise en page est légèrement différente. Pas des masses, y'a toujours des tirets pour les dialogues, par contre les pensées sont représentées entre guillemets en plus d'être en italique. Bon, j'aurais pu changer pour harmoniser le tout, m'enfin ça fait pas spécialement de mal donc j'ai laissé.

Et voilà, j'vous embête pas plus, à bientôt pour la suite et bonne lecture!


Chapitre 7 : Ils l'ont

ooOO-OOoo

Traduction de la fanfiction « Scars » de Tobina par A-Key et relecture par Eclipse.


Le noir profond derrière ses paupières se dissout dans un gris diffus. Lentement, il retrouva des sensations dans son corps et réalisa qu'il ne pouvait pas bouger aussi librement que d'habitude.

Cela l'étonna, mais il n'arrivait pas à comprendre ce qui n'allait pas. Était-ce un de ces rêves bizarres où on a l'impression d'être réveillé mais sans pouvoir bouger ? Même s'il avait les yeux fermés, il avait l'impression que le sol sur lequel il se trouvait tournait. C'était à en donner la nausée.

D'autres sensations arrivèrent à ses sens en éveil. Il était allongé sur une surface dure et froide, qui semblait rugueuse sur ses mains. Un faible et constant bourdonnement était tout ce qu'il pouvait entendre.

Il émit un petit grognement et ouvrit les yeux en battant des paupières. Sa vision était trouble et la pièce ne cessait de tourner autour de lui. Au-dessus de lui, une lumière aveuglante, qui le poussa à fermer de nouveau les yeux pour échapper à la douleur intense qu'elle lui infligeait. « Ok... mauvaise idée. »

Tentant de se tourner sur le côté, ce à quoi il échoua, il regagna peu à peu sa lucidité et il était à présent sûr que ce n'était pas un rêve. C'était pire que tous les cauchemars qu'il avait pu faire dans sa vie. Des images fugaces des récents évènements s'imposèrent à son esprit.

Il avait été percé à jour.

Deux fois dans la même soirée.

Il s'était fait capturer par son ennemi mortel, qui l'avait amené Dieu sait où.

« Bien joué, le détective ! Ce n'était pas suffisant que Ran découvre le pot aux roses – non ! - bien sûr, il fallait qu'il y ait un membre de l'Organisation en train d'écouter aux portes. Sérieusement ! Comment peut-on avoir autant la poisse ? Au moins, ce nouveau produit a l'air sans effets secondaires indésirables. On ne peut pas en dire autant de tout ce qu'ils font... »

Mains et pieds solidement attachés avec de la bande adhésive, il tenta de se mettre en position assise pour voir où il se trouvait. La lumière, qui l'avait aveuglé auparavant, n'était pas aussi brillante qu'il ne l'avait perçu à son réveil. En fait, la pièce était faiblement éclairée par cet unique tube fluorescent au plafond. En examinant ce qui l'entourait, il aperçut des étagères alignées contre le mur, remplies de dossiers. Dans un coin, à côté de la porte massive, se trouvait un tas de boîtes ouvertes. Le bourdonnement provenait d'un système de ventilation qui crachait de l'air froid dans la pièce.

« On dirait un entrepôt. J'imaginais que l'organisation aurait une sorte de salle d'interrogatoire – ou de torture – pour leurs otages, mais vu comme ils ont la gâchette facile, ils ne doivent pas faire tant de prisonniers que ça... »

Il frissonna à cette pensée. Seule la présence de la police sur les lieux lui avait permis de s'en tirer sans une balle dans la tête, lors de cette maudite journée à Tropical Land.

Heureusement, il ne semblait pas y avoir de gardes. Cela lui laissait au moins une chance de trouver un moyen de s'évader. Mais avec ses membres immobilisés, ses actions étaient pour le moins limitées. Il roula sur le sol en direction des boîtes, pour voir s'il y avait quoi que ce soit d'utile à l'intérieur. Alors qu'il se trouvait sur le dos, il sentit quelque chose le piquer et il laissa échapper un hoquet de surprise.

Il continua à rouler sur lui-même jusqu'à se retrouver à plat ventre, puis essaya d'atteindre sa poche de short avec ses doigts. « Je n'arrive pas à croire que j'ai encore ça sur moi ! Ils ne m'ont pas fouillé ? Peut-être qu'ils n'imaginaient pas trouver ce genre de chose dans une poche arrière de short... Je ne sais pas s'ils sont imprudents ou vraiment sûrs d'eux, mais peu importe ! Je l'ai et maintenant...je dois juste... »

-Oui !

Il parvint enfin à extraire le petit badge, dont l'aiguille l'avait piqué, et appuya sur le bouton pour joindre Haibara. Il savait qu'elle serait horrifiée, mais c'était bien la seule personne qu'il pouvait contacter hors de question de faire appel au reste des Shônen-tantei-dan.

Conan approcha son visage du badge et parla.

-Haibara ! Haibara, est-ce que tu m'entends ?

L'instant qui suivit, seul un grésillement se fit entendre.

-Quoi encore, Edogawa-kun ? Nous sommes en plein dîner, j'espère que c'est important.

« Toujours aussi aimable », pensa-t-il.

-Je te jure que ça l'est ! Va chercher les lunettes de rechange et suis la trace de mon badge ! Et vite ! Je ne sais pas combien de temps il me reste avant que quelqu'un arrive ! lui ordonna-t-il sur un ton pressant.

ooOO-OOoo

Ai perçut au ton de sa voix qu'il était terriblement sérieux et un frisson lui parcourut l'échine. La petite fille descendit au laboratoire à toutes jambes, sous le regard interrogateur d'Agasa. Elle ouvrit un tiroir d'un geste brusque, s'empara des lunettes et les mit en marche.

-C'est bon, j'ai un signal ! Et maintenant? On va te chercher ? Que s'est-il passé ?

-Non ! Ne viens pas toute seule ! Tu auras sûrement besoin d'aide pour ça, mais essaye de me localiser. Pour l'heure, prends ce dont tu as besoin pour quelques jours et pars de la maison avec Hakase immédiatement ! Bourbon m'a percé à jour et il va venir te chercher aussi ! Et, Haibara... prends soin de...

-Eh bien, qu'est-ce que nous avons là !

Une nouvelle voix se fit entendre à travers le badge, dans la main de Ai. Elle poursuivit :

-Je ne pense pas que l'on t'ait donné la permission d'appeler tes amis...

Un cri venant de Conan retentit, aussitôt remplacé par une ligne silencieuse.

Ai fixa le petit transmetteur, comme si elle pouvait le remettre en marche par sa seule volonté. Le point rouge qui palpitait sur le verre des lunettes avait disparu.

« Ils l'ont ! Ils savent ! »

Pendant les dernières phrases de Conan, elle s'était mise à trembler. « Autant dire qu'il est déjà mort... »

Agasa descendit les escaliers du laboratoire.

-Ai-kun, que se passe-t-il ? Shinichi a un problème ?

Il s'arrêta net en voyant la petite silhouette de la fille devant lui – les yeux écarquillés, tremblant comme une feuille. Ses doigts serrés autour du badge. Il s'agenouilla et attrapa ses épaules.

-Ai-kun, regarde-moi ! Où est Shinichi ?

Ses yeux reprirent vie et rencontrèrent le regard intense d'Agasa. Un filet de voix s'échappa de ses lèvres, semblable à un murmure.

-Ils l'ont...

Puis elle se souvint du message de Conan et elle retrouva ses esprits. A présent, elle criait presque :

-Hakase ! Allez chercher des affaires ! Il faut qu'on parte maintenant ! Peut-être quelques jours, ou un mois – je ne sais pas... ! Prenez ce dont vous avez besoin ! Ils arrivent, ici !

ooOO-OOoo

À travers ses paupières plissées par la douleur, causée par un coup de pied dans le ventre, Conan fixait l'homme vêtu de blanc écraser le badge sous sa semelle.

Ce dernier ne l'avait pas frappé bien fort, mais assez pour que son petit corps ait besoin d'un moment pour retrouver son souffle. Couché sur le sol et encore haletant, il leva les yeux, tandis que l'homme s'agenouillait en parlant avec une femme derrière lui.

-Donne moi la seringue !

Il adressa un sourire en coin à Conan.

-Voyons ce que ton sang a à nous dire...


Posté le 13-05-2018