Hey!

Voici la suite, ainsi qu'un message de la part de notre chère traductrice A-Key ^^
« Merci pour votre soutien, je suis heureuse que la traduction vous plaise, et je continuerai à faire de mon mieux sur les prochains chapitres ! »
Merci pour vos nombreux retours sur le chapitre précédent :)

Bonne lecture ! ^^


Chapitre 8 : Nuit blanche

ooOO-OOoo

Traduction de « Scars » de Tobina par A-Key
(Relecture par Eclipse)


Les deux personnes dans la voiture jaune n'échangeaient pas un mot. L'atmosphère était tendue, alors qu'ils roulaient dans la ville nocturne.

-Tu es sûre que le signal vient de par-là, Ai-kun ?

-Oui. C'était clairement quelque part dans le quartier Chûô, mais je n'ai pas pu le localiser précisément.

Si seulement elle avait suivi les instructions de Kudô plus vite. Ils ne seraient pas aussi perdus actuellement. De frustration, elle serra les poings si fort que ses ongles formèrent de petits croissants de lune dans ses paumes.

-Ça ne servirait à rien de parcourir les rues à tort et à travers. Et puis, Shinichi nous a dit de chercher de l'aide avant d'aller à sa rescousse, pensa Agasa à voix haute, remarquant sa détresse.

Il ressentait la même impuissance au creux de son estomac noué. L'idée même qu'il pouvait arriver quelque chose à Shinichi, là, pendant qu'ils roulaient au hasard à travers Tokyo, le rendait malade.

Ai ne quittait pas la rue des yeux, ses pensées allant à cent à l'heure.

-Je sais bien, il faut qu'on fasse quelque chose ! Par « aide », je suis sûre qu'il parlait de Jodie-sensei, puisqu'elle est déjà au courant de l'existence de l'Organisation. Je vais l'appeler. Il nous faut un abri pour l'instant et je suppose qu'elle pourra faire quelque chose pour nous.

Un appel téléphonique plus tard, Ai avait l'adresse d'un bâtiment à environ quinze minutes de route de leur position.

-Jodie-sensei a dit qu'il y avait un parking souterrain. Votre voiture est beaucoup trop reconnaissable pour la garer en pleine rue, hakase, dit Ai alors que le bâtiment commençait à apparaître.

Cela ressemblait à un complexe de bureaux. Sur les vingt étages, la plupart semblaient vides mais prêts à être loués.

La coccinelle jaune s'engagea dans le parking et s'arrêta devant un ascenseur, lequel menait aux différents étages.

Ils descendirent tous deux de la voiture et prirent leurs quelques affaires. Après que Ai ait rentré le code que Jodie lui avait donné, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Ils entrèrent et furent amenés automatiquement au douzième étage.

Un petit ding informa les deux passagers qu'ils devaient sortir de la petite cabine.

Jodie les attendait déjà. Elle affichait une mine sérieuse et interrogatrice, mais paraissait néanmoins soulagée.

-Je suis heureuse que vous soyez arrivés sans encombre ! Vous pouvez déposer vos affaires dans les pièces là-bas. Il y a beaucoup de place, ici. Le FBI se sert de ce bâtiment comme abri en cas de besoin, comme c'est le cas en ce moment même.

Les pièces étaient aménagées pour servir de bureaux, mais quelques-unes d'entre elles disposaient de meubles pour y vivre – il y avait aussi des chambres. Seules celles qui n'avaient pas de fenêtres avaient cette fonction, de façon à ne pas attirer de soupçons lorsque quelqu'un s'y trouvait.

Dans l'une d'elles, on pouvait y trouver une grande table, six chaises, un frigo, un micro-ondes et une cafetière.

Avec un soupir, Agasa se laissa tomber sur une chaise et remercia Jodie d'un signe de tête lorsqu'elle qu'elle lui tendit une tasse de café. Ai se servit également, ce que Jodie remarqua non sans lever un sourcil d'étonnement.

-Donc, d'après votre appel, Conan-kun est en danger, et vous aussi. Dites-moi tout ce que vous savez.

Ai coula un regard en biais au professeur et se prépara mentalement. Allez, du courage.

-Avant de vous expliquer la situation, il y a quelque chose que vous devez savoir pour comprendre tout ce qu'implique l'enlèvement d'Edogawa-kun. Il faut que vous sachiez qui je suis vraiment, et, plus important encore, qui il est vraiment.

ooOO-OOoo

Cela faisait une dizaine de minutes qu'Amuro était arrivé à la maison à la forme arrondie. La lumière était éteinte et on ne voyait personne aux fenêtres.

« Un coup d'oeil à l'intérieur s'impose ».

L'homme blond prit le sac qui reposait sur la banquette arrière et sortit de la voiture. Une fois devant la porte d'entrée, il crocheta la serrure si vite qu'un passant aurait pu croire qu'il se servait d'une clé. Lorsqu'il fut dans le hall d'entrée, il ferma la porte avec précaution et se dirigea vers le salon.

Sans aucun bruit, il parcourut des yeux la pièce, presque plongée dans l'obscurité. Seule la lueur des lampadaires et le pâle clair de lune dévoilaient le sofa avec une couverture et un magazine de sciences posés dessus, le plan de travail circulaire, et les restes de dîner dans les assiettes.

Toutes les portes qui menaient à cette pièce étaient ouvertes. Tout indiquait que les deux personnes qui habitaient là avaient quitté les lieux en toute hâte.

« On les a prévenus. Tu m'impressionnes, petit détective ! Je ne sais pas comment, mais tu as réussi – bien joué ! »

Amuro poursuivit son exploration et découvrit un escalier qui menait à l'étage inférieur. Il alluma une lampe de poche et descendit les marches, qui le conduisirent à un sous-sol entièrement aménagé.

« Voyons voir – qu'est-ce que nous avons là... Un bureau avec un ordinateur et un tiroir grand ouvert. Des étagères remplies de dossiers, des flacons qui semblent venir d'un laboratoire, et... »

Entendant un couinement, il se retourna et aperçut une cage en verre.

« Des souris ? Je ne pensais pas qu'un inventeur comme Agasa Hakase aurait besoin de cobayes. Tu n'as pas chômé à ce que je vois, Sherry. Et tu n'as clairement pas été réduite en charpie avec ce wagon. »

Il retourna au niveau du bureau et coula un regard vers le tiroir ouvert. Il en tira une boîte en plastique, l'ouvrit, et eut un sourire en examinant son contenu.

« Oui, tu as vraiment beaucoup travaillé, on dirait. Je me demande vraiment quels résultats tu as bien pu obtenir ici. »

Il glissa les gélules fraîchement découvertes dans son sac, s'assit et appuya sur le bouton d'alimentation de l'ordinateur. En attendant que l'appareil se mette en route, il se mit à fouiller un étui à CD.

L'écran afficha enfin le champ de saisie pour y entrer un mot de passe, et sa lueur enroba le laboratoire d'une lumière verdâtre, fantomatique.

« Tu n'es pas du genre à laisser ton mot de passe traîner n'importe où, hein ? Mais c'est pas grave. Car ça tombe bien, je n'ai pas besoin de le connaître. Même si je dois avouer que manipuler les gens jusqu'à ce qu'ils me le donnent d'eux-mêmes est toujours une source d'amusement. »

Comme il l'avait dit à Conan, son rôle consistait à glaner des informations. Et pour ce travail, il était équipé de gadgets techniques fort utiles.

Il sortit un petit appareil et le brancha sur l'ordinateur.

« Un sympathique joujou, ce système de piratage. Maintenant je n'ai plus qu'à laisser faire, et... »

Le témoin lumineux de l'appareil s'alluma, scintillant d'une couleur verte. Une rapide recherche lui montra que Sherry avait tenté d'effacer tous les fichiers. Mais de façon plutôt négligée, sans doute par manque de temps. Pour un individu moins qualifié que lui, restaurer l'intégralité des données se serait avéré difficile, mais Amuro était un professionnel dans ce domaine. Il ne lui fallut que peu de temps avant que tous les dossiers ne réapparaissent sur l'écran. Il brancha un disque dur externe, et commença à fouiller les fichiers.

« Hmm...très intéressant. Nos scientifiques vont adorer ça. Ça sent la nuit blanche pour moi. »

Il s'enfonça dans son fauteuil, croisa les bras derrière la tête, et se mit à observer le processus de copie.


Hakase : professeur

Posté le 20-05-2018