Alors voilà la fameuse Color week dont les thèmes me plaisaient beaucoup mais au final, je l'ai trouvé restrictif. Enfin j'espère que vous aimerez quand même.


Cendre comme Rogue (du futur)

Autrefois, il était l'ombre qui naissait de la lumière il vivait derrière elle, moins lumineux et passait inaperçu quand il était à ses côtés. Mais il était heureux.

Puis vint un jour où ses yeux s'obscurcirent et où il mangea la lumière. Alors, perdu dans les ténèbres, il ne fut plus rien ni sombre, ni lumineux. Son âme brulée par le chagrin avait pris la plus atroce des teintes : celle que l'on observe après un incendie ou l'éruption d'un volcan. Une nuance qui apparaît uniquement lorsqu'il ne reste plus rien d'autre que le désespoir et la peur. La couleur cendre.

Noir comme Midnight

Il avait eu un nom avant. Un vrai nom que ses parents adorant les tragédies lui avaient donné et que sa mère murmurait quand elle le serrait contre son cœur. Puis, des hommes étaient venus pour l'emmener loin de sa famille. Il avait quitté la lumière et la chaleur rassurante des bras de sa mère pour se perdre dans les ténèbres. Son monde merveilleux s'effondra en quelques heures et la peur commença à grandir dans son ventre. Peu à peu, le jeune Macbeth disparu pour laisser place à un autre, plus dur, plus sombre, plus capable de survivre.

Alors, lorsqu'il retrouva sa liberté et devint membre d'Oracion Seis, le jeune homme décida que son nom de naissance ne convenait plus. Trop pur, trop blanc. Ainsi, il devint Midnight. Minuit. Car c'est au milieu de la nuit que le noir envahi le monde. Au milieu de la nuit que la noirceur des êtres se révèle.

Et jamais un nom ne fut aussi bien porté. Car si Macbeth avait porté l'espoir de ses parents, sourit et rit, Midnight n'apporta jamais que la peur et la haine.

Rouge comme Bacchus

Bacchus n'aimait pas l'alcool. Il adorait ça. Il pouvait en boire du matin jusqu'au soir sans jamais s'en lasser. Pire même, il en utilisait pour se battre !

Du whisky au saké, de la vodka à la bière, il n'était guère difficile. Tout ce qui contenait de l'alcool lui plaisait.

Néanmoins, il avait son petit péché mignon. Une boisson qu'il ne buvait que lors des grandes occasions et en savourant chaque gorgée : du vin. Et pas n'importe lequel, le vin rouge était ce qu'il préférait.

Le jeune homme restait toujours fasciné devant la couleur éclatante de ce breuvage et de la complexité de ses saveurs qui n'était pas sans lui rappeler une certaine fée.

Bleu comme Pollyusica

Pollyusica n'aimait guère les gens, elle avait toujours fuis leur contact à part lors de ses débuts dans la guilde. Néanmoins, parmi cette masse, certains trouvaient grâce à ses yeux. Et étrangement, ils avaient tous les cheveux bleus.

Ainsi, elle laissa le jeune Jellal, prince exilé, venir la voir et finit même par se prendre d'affection pour lui. Elle, qui n'avait jamais souhaité d'enfant, se sentait soudain pleine d'amour maternelle envers ce jeune garçon prêt à se sacrifier pour sauver son royaume. Ainsi, lorsqu'il dormait, la vieille femme ne pouvait s'empêcher de le couver des yeux et de laisser sa main caresser distraitement ses cheveux. Ses cheveux couleurs azurs.

Ensuite, lorsque le prince retourna dans son royaume, vint Wendy. Coïncidence étrange, la petite avait exactement le même âge que Jellal lorsqu'elle l'avait rencontré. Comme si la guérisseuse était destinée à s'occuper d'enfants de douze ans aux cheveux couleurs ciels. Quoique ceux de Wendy soit légèrement plus foncés que ne l'était ceux de Jellal. Néanmoins, contrairement à la première fois, elle ne cacha pas son affection et prit officiellement la demoiselle sous sa protection.

Et puis, parfois, Pollyusica laissait Reby venir explorer sa bibliothèque et Jubia lui parler de son Grey-sama. Pas longtemps évidemment, mais bien assez pour que les deux jeunes femmes comprennent qu'elles avaient une place spéciale dans le cœur de la guérisseuse.

Makarov en fut très étonné mais rapidement il fit le lien entre ses quatre protégés et demanda pourquoi elle aimait tant cette couleur. La jeune femme fit celle qui ne comprenait rien. Elle était trop fière pour lui avouer que le bleu était la couleur des cheveux de sa mère.

Blanc comme Ultear

Ultear avait toujours complexé sur son apparence. Au départ, c'était parce qu'elle était consciente que plus les années passaient, plus elle ressemblait à sa mère. Et la jeune femme avait horreur de cela.

Puis, lorsqu'elle pardonna à Ul, ce fut ses crimes passés qu'elle retrouvait lorsqu'elle se regardait dans un miroir et cela était tout aussi insupportable.

Alors, quand son sort lui ravit sa jeunesse, elle ne fut pas autant indisposée qu'elle aurait pu l'être. N'ayant jamais attaché de l'importance à sa beauté, sa perte n'en était pas vraiment une.

Au contraire même, sa nouvelle apparence lui plaisait beaucoup et en particulier ses cheveux blancs. Pas parce que cette couleur était symbole de pureté, Ultear n'était pas assez naïve pour croire qu'en se sacrifiant elle était redevenue innocente. Elle portait, et porterait toujours, ses fautes. Néanmoins, ce blanc lui permettait de tirer un trait sur son passé et de reprendre un nouveau départ car sans couleur, il offrait des possibilités de teintes infinies.

Arc-en-ciel comme Lyon

Enfant, Lyon ne connaissait que deux couleurs : le blanc de la glace qu'il apprenait à manier et le noir des cheveux d'Ul. Le reste ne l'intéressait pas.

Devenu adulte, son horizon commença à s'élargir. Chelia, Yuka et Tobia apportèrent de nombreuses nouvelles teintes à sa palette. Son entré dans la guilde de Lamia Scale l'aida également beaucoup. Ses compagnons lui apprirent à s'amuser, à aimer, à jouer, à rire. Au noir et au blanc, s'ajoutèrent le violet, le rouge, le bleu, le jaune, l'orange et le vert.

Mais avant cela, celui qui fut réellement le catalyseur de ce changement c'était Grey. Son presque petit frère. C'était pour pouvoir être de nouveau à sa hauteur et peut-être même pouvoir le protéger que Lyon commença à regarder les autres couleurs de l'arc-en ciel. Et jamais, jamais, il ne regretta ce choix.

Crépuscule comme Acnologia

Il était né humain. Et à sa naissance, il était un beau et vigoureux bébé qui tétait avec avidité les seins de sa mère. Un grand avenir semblait lui être promis.

Et de son avis, son destin fut pleinement réussi. Certes, pas celui dont rêvait ses parents mais c'était presque mieux. N'était-il pas devenu l'être le plus puissant de cette terre ? N'était-il pas le roi dragon, seul être à inspirer la crainte à Zeref ?

Aux quatre coins d'Earthland et même dans les contrées voisines, son nom était synonyme de terreur. Il était « celui qui mange les étoiles », le messager de la mort, le prince des ténèbres. Dans son sillage, seul venait la désolation et l'horreur. Son arrivée dans un lieu correspondait à sa fin, à son crépuscule. Il en enlevait la beauté, teintant d'obscurité tout ce qui croisait son passage. Lorsqu'il passait à un endroit, le soleil le quittait. Et sans lumière, pas de si peu…