Les personnages appartiennent à SM.

L'histoire appartient à lifelesslyndsey, elle est parue sous le titre : '' Mood Ring '' lien sur mon profil.

L'histoire comprend 33 chapitres. Elle est classée M pour la langue la violence et le sexe, en clair elle est interdite aux – de 18 ans.

lilyloo est ma ßêta pour ce chapitre. Merci pour ton travail remarquable.


Chapitre un

POV Bella

Il pleuvait. Il pleuvait toujours, mais aujourd'hui, la pluie semblait pleurer pour moi. Car encore une fois, je n'avais plus de larmes en moi.

La pluie tombait, transformant la neige immaculée autour de moi en gelée. Je suis restée là, regardant la grande maison blanche qui avait l'air sinistre. Elle n'avait pas changé. Tout comme eux, elle ne changerait jamais. Dans cent ans, elle se tiendrait toujours probablement debout là, virginale comme le jour où ils l'avaient construite. Ils aimaient cette putain de maison plus qu'ils ne m'avaient jamais aimé.

'' - Alice ! '' Ai-je hurlé en sachant très bien qu'elle ne pouvait pas m'entendre, mais je voulais qu'elle voit cela. Je tenais à ce qu'elle le voit et je voulais qu'il le voit également. Ce choix était le mien. J'ai pris ma décision à cet instant et je me suis concentrée sur elle. Prête à cela, le voulant, cherchant désespérément à déclencher une vision.

Je voulais leur faire voir ce qu'ils m'avaient fait.

'' - Tous ! Tous ceux que j'aimais ont disparu ! Tu m'as quitté Edward ! Et ma mère est morte ! À présent Charlie est mort, je te hais Edward ! '' ai-je hurlé à la cantonade.

'' - Et tu sais quoi ? '' Ai-je dit en riant comme une folle. '' - Je m'en fous. Je ne vais plus courir. Elle peut me prendre. ''

C'était également vrai. J'espérais qu'elle allait me trouver ici, dans la cour de la belle propriété des Cullen, gisant comme un buffet pour vampire dans la neige.

J'ai avalé, résolue à apprécier l'air remplissant mes poumons. J'ai sorti la boîte de lames de rasoir que j'avais trouvée dans le tiroir de la cuisine de Jacob, après qu'il ait laissé son empreinte me gifler et me dire de foutre le camp. Mes mains tremblaient et les lames sont tombées dans la neige, tintant les unes contre les autres sur le sol comme un carillon dans le vent. Le bruit était distant et innocent. Une marche de mort, ma marche de mort. Si la musique portait un nom, j'aurais dit rasoirs dans la neige.

Toutes sauf une sont tombées, mais c'est tout ce dont j'avais besoin.

'' - Est-ce que c'était ce que tu voulais, putain ? '' ai-je hurlé dans la nuit, en respirant l'air glacé du rude hiver et l'appelant, l'appelant pour qu'elle vienne à moi. '' - Tu peux aller te faire foutre ! Je veux mourir ! ''

Je riais comme une folle, hystérique. Un rire qui n'appartenait pas à Bella Swan, dans la mesure où elle riait à cause du salaud qui l'avait brisée.

J'étais tellement au-delà de brisée. Je n'étais pas bonne pour donner des pièces et des composants, je ne pouvais même pas être mise au rebut pour donner des pièces de rechange. Il ne restait plus rien de mon cœur pour me faire aller plus loin. Aucune mère, pas de père, pas d'amour. Ma vie était comme un trou noir, tout avait été aspiré et avait disparu à jamais.

Je ne pouvais pas regarder le visage de Jacob. Il n'avait même pas pu trouver en lui quelque chose pour se battre pour moi, pour mon amitié.

Parce que quand on en venait à moi, il n'y avait rien qui vaille la peine de se battre.

Sans hésitation, sans pause, j'ai fait glisser la lame de rasoir le long de mon bras, du poignet jusqu'au creux du coude intérieur, ouvrant facilement cette partie de ma chair. C'était une sensation que j'en étais venue à savourer et à un certain moment, que j'avais vécu. À présent, j'allais mourir par elle. Mourir et être morte. Doux soulagement en effet.

Lorsque je me suis tournée vers l'autre bras, la lame a glissé, mes doigts étaient luisants de sang. Mais quelque chose me maintenait en vie actuellement. La folie, pure, sombre, la pure démence. J'étais déjà en train de perdre beaucoup de sang et mon esprit, mais j'ai retrouvé la lame de rasoir. Mes mains ont continué le découpage à maintes reprises, jusqu'à ce que je tombe à genoux. Le sang coulait de mes bras, coulant le long de mes doigts en flaque autour de moi. Je pouvais le sentir et une nouvelle vague de nausée m'a frappée alors que je tombais sur le sol.

'' - Et elle meurt comme elle a vécu. '' ai-je murmuré laissant la mort m'emporter. '' - Elle meurt seule. ''

Et tout ce que j'ai vu, c'est du rouge.

Même les gouttes de pluie étaient rouges.

La douleur a éclaté dans mon corps par à-coup. Cela a commencé par mes poignets, les entailles profondes que j'avais faites répandant mon sang comme des pétales de roses sur le blanc de la neige. J'aurais parié que c'était plutôt joli, les choses tristes le sont généralement. Mais la propagation de la douleur... je la sentais dans mes jambes, dans mon ventre, dans mon cou. La douleur, rapide et chaotique. J'ai senti mon corps basculer en avant, mais je n'ai pas pu l'arrêter. Est-ce que j'avais une crise ? Pourquoi n'étais-je pas encore morte ?

Il n'y avait pas de libération, même dans la mort ?

Pourquoi ne puis-je pas mourir ?

Putain, m'emmener maintenant !

Je pouvais sentir ma chair brûler, en flammes. Je pouvais presque sentir la fumée alors que mon corps se réduisait en cendres. Je devais être en enfer. Je brûlais en enfer. Je m'étais suicidée et j'étais en enfer.

Je ne manquerais à personne.

Il ne restait plus personne à qui manquer.

Le temps n'a plus de sens quand vous êtes en train de mourir.

Non ! Faites que ça s'arrête ! Je n'arrive pas à le supporter.

Minutes. Heures. Jours. Années. Je ne pouvais pas le dire. Je comptais les secondes avec mon cœur battant, mais il battait trop vite et je ne pouvais pas compter. Je ne pouvais plus compter.

J'ai entendu la voix à travers les flammes qui éclataient à travers mon corps. Ange ? Démon ?

Je ne savais pas. Mais était-ce encore important ?

'' - Je suis tellement désolé ! '' a-t-il dit, l'ange qui ne me laissait pas mourir. Imbécile d'ange.

Laisse-moi simplement mourir ! Ai-je crié, mais ma voix, comme mon corps, m'a trahi.

'' - S'il te plaît, pardonne-moi. Je suis désolé. Je ne voulais pas. Je n'aurais jamais... '' L'ange pleurait à présent en me tenant la main. Il disait ces mots comme une bénédiction. Un mantra. Il me suppliait.

Mais je mendiais également.

Simplement me tuer.

Cela ne s'arrête pas ! Je veux mourir. Pourquoi mon fragile corps d'humain ne veut pas mourir ?

Il y avait un enfer au fond de moi. Cela devait être ma punition. Je m'étais suicidée. C'était un péché pas vrai ? Une chose catholique. Je ne suis pas catholique, mais peut-être qu'il y avait quelque chose de vrai.

D'une certaine façon, même à travers cette souffrance, je pouvais divaguer, putain !

J'ai senti des doigts frais virevolter sur mon corps avec des mouvements saccadés. L'ange n'avait pas besoin de voir celles-là. Il n'avait pas besoin de les toucher. Il ne pouvait pas me guérir. Ces cicatrices étaient partout, à l'intérieur et à l'extérieur, peintes avec des lames de rasoir et du sang. J'avais honte de moi-même et je me suis sentie désolée pour l'ange. C'était les miennes. Il n'avait pas besoin de les voir. Les toucher. Les sentir. C'était les miennes.

Quoique, où il me touchait, la brûlure s'estompait. Mais elle réussissait toujours à retrouver son chemin.

Ah ! Faites simplement que cela s'arrête. S'il te plaît, fais que cela s'arrête. Assez !

L'ange n'a eu aucune pitié.

Il ne voulait pas me tuer.

Simplement que cela s'arrête. Je t'en supplie. N'importe quoi.

Mais mon cœur a englouti le feu, balbutiant et luttant, se battant contre les flammes, le Danger. J'ai toujours eu un cœur stupide.

Je n'aurais jamais dû écouter mon cœur stupide en premier lieu.

Abandonne simplement cœur. Juste mourir. Tu y étais presque de toute façon.

'' - Isabella, je suis désolé. S'il te plaît, réveille-toi. '' A plaidé Jasper, sa main froide verrouillée avec la mienne.

J'ai ouvert la bouche et l'air que j'ai aspiré a eu un nouveau sens pour moi. Je pouvais le sentir. Je pouvais le goûter. Deux années de poussières et de roses racornies. Deux années de douleurs et de tourments, et bien sûr, l'odeur sous-jacente de la menthe, du tabac et du vieux cuir. Qui était-ce ?

J'étais sur une table et puis je n'y étais plus. La lumière m'aveuglait, mais je n'étais pas aveuglée. Je pouvais voir le tampon disant soixante watts sur l'ampoule et le filament brûler derrière le verre blanc dépoli. Ils devraient réellement changer pour des ampoules à incandescence. C'est mieux pour le monde et les affaires. Ils allaient être là pendant un moment, ils devraient donc y penser.

Qu'est-ce que je foutais ? Ah oui...

D'une certaine manière, avant que je ne puisse réaliser comment je l'avais fait, j'étais accroupie dans un coin, les yeux fixés sur son visage. Putain, que faisait-il ici ? Il m'avait fait cela. Pourquoi m'avait-il fait cela ?

'' - Jasper ? '' ai-je demandé en levant les yeux pour regarder son visage d'ange. Je me souvenais de ces anges. Ma famille d'anges. Ceux qui m'avaient pratiquement fait tuer au départ.

'' - Qu'est-ce que tu as fait ? '' ai-je crié. Ma voix est sortie comme le carillon d'une cloche, me distrayant momentanément de ma question. Ma voix sonnait comme de la musique dans le vent. Tout cela était trop compliqué.

Jasper est tombé à genoux de l'autre côté du lit. Mon bûcher pour ce que je supposais être les trois derniers jours. '' - Je suis tellement désolé, Bella. Je t'ai trouvée à l'extérieur de la maison et le sang... Je savais que c'était toi avant de te voir... mais c'était tout simplement trop. Je n'ai pas pu m'arrêter. Je suis faible, je le sais, je suis désolé. ''

Oh non.

J'ai vu ses yeux bordés de rouge et j'en aurais pleuré. Hé bien, pas de vraies larmes. Il avait voulu me tuer avant même que je ne puisse finir de me suicider. Je lui avais fait faire cela, le faire boire un être humain et je savais ce que cela lui faisait. Je savais à quel point il luttait et j'avais tout foiré. Comme tout le reste, je l'avais également démoli. Alors qu'il était vraiment le seul vampire qui ne m'avait jamais baisée.

'' - Oh, Jasper ! '' ai-je soufflé. '' - Que diable ai-je foutu ? J'aurais dû le savoir. C'est la maison des Cullen, je croyais que vous étiez tous partis. Comment ai-je pu être aussi idiote ? Je pensais simplement... je pensais qu'elle allait me trouver là. Jasper, je suis vraiment désolée ! '' Je n'avais voulu faire que quelques pas vers lui, mais avant que je l'avais réalisé, j'étais à genoux à ses côtés près du lit.

Il m'a regardé avec des yeux noirs légèrement rougis sur les bords. Immédiatement, j'ai compris. Il n'avait pas chassé depuis des jours. Il était resté à mes côtés.

Mon diable d'ange me demandait pardon.

Je pouvais sentir à quel point il était désolé. Je pouvais le sentir. Il voulait que je le sache.

'' - De quoi es-tu désolée ? '' a-t-il crié. Ses yeux se sont obscurcis pour prendre une couleur impossible de noir. Son explosion m'a fait sursauter et j'ai grincé des dents avant de m'éloigner.

'' - Pour cela. Le sang. C'était idiot. Je ne savais pas que tu serais là et si je l'avais su, hé bien... je... et je... je... '' Je bégayais. J'étais un putain de vampire et je bégayais.

'' - Qu'est-ce que tu faisais, Isabella ? ''

Je me suis hérissée, revenant involontairement vers le mur. '' - Je voulais que cette salope me trouve. Je voulais qu'elle me tue également ! '' ai-je sifflé. Jasper a grimacé, mais n'a jamais bougé. Putain, j'étais furieuse. Vraiment furieuse. Probablement plus que la situation ne l'exigeait, mais merde, je n'arrivais pas à me contrôler.

Il s'est mis lentement sur ses pieds, gardant les mains sur ses côtés. '' - Qui, Isabella ? ''

J'ai senti le venin me monter à la bouche quand j'ai pensé à elle. '' - Victoria. ''

Jasper a fait doucement un pas en avant, mais j'ai de nouveau grincé des dents. Tout bougeait en même temps, me frappant comme la foudre. Les sons, les saveurs, les arcs-en-ciel éclatants brillant de mille feux. Mon esprit absorbait tout cela, mais je ne pouvais pas suivre.

'' - Isabella, est-ce que tu serais d'accord pour que je te calme ? '' a demandé doucement Jasper en penchant la tête.

Je n'avais pas besoin de réfléchir. J'étais prise de panique et je savais que j'étais dangereuse. J'étais un vampire nouveau-né, c'était fourni avec le titre. '' - S'il te plaît. ''

J'ai instantanément senti comme un flot d'eau chaude. Je me suis détendue, debout contre le mur, sentant ma colère fondre. J'imaginais que j'aurais dû me sentir fatiguée, bien que cette impression particulière ne soit pas pertinente à l'heure actuelle.

Jasper m'a tendu la main avec un hochement de tête encourageant. Je l'ai prise sans réfléchir. Il était une partie de mon passé. Quelque chose de familier à quoi s'accrocher, quand rien de familier ne m'avait été laissé.

'' - Je ne sais pas comment tu fais... mais je peux à peine sentir ta soif de sang. '' a-t-il murmuré. Immédiatement, une flamme rugissante a explosé dans ma gorge.

Il a froncé les sourcils quand il a réalisé que c'était ces paroles qui avaient déclenché une telle réaction. '' - Ah, désolé. ''

'' - Je vais bien, Jasper. C'est seulement que... J'ai besoin d'une minute. Je me rends compte qu'il est important que je chasse. '' J'avais naturellement compris cela. J'étais probablement le nouveau-né le mieux informé qui n'avait jamais existé.

Il m'a tiré doucement vers le lit, me demandant de m'asseoir. Je n'en avais pas vraiment ressenti le besoin, mais cela semblait être la chose que tu étais censé faire dans les situations difficiles.

'' - Te rappelles-tu de ce qui s'est passé avant ta transformation ? ''

J'ai hoché la tête. Je me souvenais de tout.

'' - Veux-tu me dire ce qui s'est passé ? '' a-t-il demandé, m'envoyant de nouvelles vagues de calme et d'encouragement.

J'ai ri comme le carillon d'une cloche et cela m'a choqué. '' - Putain, par où dois-je commencer, Jasper ? '' ai-je demandé en secouant la tête. Mes cheveux semblaient plus longs et plus épais.

Je me demande à quoi je ressemble. Non, Bella, fait attention, reste concentrée.

Jasper a souri et j'ai réalisé que cela aussi, c'était nouveau pour moi. Je ne l'avais jamais vu sourire comme cela dans le passé, quelle que soit la situation, il avait presque toujours un sourire triste qui n'atteignait jamais ses yeux. Mais il souriait aujourd'hui, m'encourageant. Il était vraiment beau, pas un Adonis, mais un Arès. Un guerrier. Plus beau que mes yeux humains avaient pu le comprendre.

'' - Pourquoi ne pas commencer par le début ? Pourquoi as-tu essayé de te suicider ? ''

J'ai fait la grimace, sentant une pointe de chagrin apparaître sous son calme.

'' - Hé bien, Jasper. '' ai-je dit, faisant apparaître un sourire sur mon visage. Le passé, tellement vivace dans mon esprit, ne semblait plus avoir d'importance. C'était comme de regarder un film. Il pouvait te faire pleurer ou il pouvait te mettre en colère, mais ne n'était pas ta vie. Ce n'était pas ma vie non plus.

'' - Tout a commencé le jour où Edward m'a laissée...


Bonne semaine à tous.