Voici une nouvelle mini fic, sans doute en trois parties...

Vous avez un message...

PDV : Alterné

PDV Jasper

« Il se prétend historien, pfff, il n'y a qu'un ramassis de clichés dans ce bouquin ! »

« Calme-toi Jazz, la dernière fois que tu t'es mis en colère pour ce genre de situation, Emmett a voulu défoncer tout un quartier. »

Je soufflai et écoutai comme toujours ma femme. Elle trouvait toujours les mots mais surtout ce qu'elle ressentait pour moi m'émerveillait toujours autant, même après plus de soixante ans, c'était suffisant pour me distraire de ma consternation vis-à-vis de ce livre soi-disant historique.

« Écris-lui ! » lança Rosalie depuis sa chambre.

« Pourquoi ? » m'étonnai-je.

« Comme ça tu vas vite passer à autre chose. La dernière fois, tu as ruminé pendant deux semaines, juste à cause du cours d'histoire. »

« Ce prof était un crétin qui lisait des notes fausses ! »

« On sait ! » me crièrent Emmett, Rosalie, Carlisle et même Esmé.

« Rose a peut-être raison Jazzy. Écris à cet écrivain et tu te sentiras mieux après. »

Alice me prit dans ses bras et tout son amour me donna un peu le vertige.

« Ok... Oui c'est sans doute une bonne chose. Merci Rosalie. »

« De rien ! »

Je me mis à travailler sur mon exposé, car évidemment je n'allais pas me contenter de rectifier ses erreurs, j'allais donner à cet écrivain une vraie leçon sur la guerre de Sécession.

« Va en cours Jasper. » me dit Esmé depuis la cuisine.

Je n'avais même pas remarqué que le jour s'était levé. La famille s'affaira à se préparer pour une nouvelle journée. Il y avait quatre ans encore, c'était pour nous un moment privilégié, désormais, ça n'était plus qu'une routine et malgré ce que tous avaient pu me dire, je culpabilisais. C'était arrivé par ma faute, j'avais blessé notre famille, pire, j'avais brisé deux vies.

« N'y pense plus Jazz. » me consola Alice, elle me connaissait si bien.

« Je ne peux pas m'en empêcher. »

« Tu n'y es pour rien. » ajouta Rose en posant une main amicale sur mon épaule.

Elle avait mis plus d'un an à décolérer. Quitter Forks et recommencer plus tôt que prévu l'avait énervée, c'était sa version. Nous savions tous qu'elle avait surtout eu peur des conséquences de la révélation de notre secret. Elle n'avait jamais eu affaire aux Volturis, pourtant elle les craignait, elle connaissait nos histoires et celles de nos cousins de Denali. Notre secret devait être bien gardé, c'était au péril de nos vies à tous que notre frère, Edward, avait laissé une humaine découvrir notre vraie nature. Bien vite, nous nous étions rangés à ses décisions et au fil des semaines, nous avions cru qu'enfin notre famille était complète. Bella aurait demandé à devenir un vampire, Alice l'avait prédit... Hélas, elle n'avait pas pu prédire la catastrophe il y a quatre ans quand nous nous étions réunis pour l'anniversaire de Bella.

La journée s'éternisa, je détestais le lycée même si j'aimais être immobile auprès d'Alice. Nous discutions très bas, en permanence.

« Tu devrais décider de l'appeler. » lui dis-je en sentant son humeur changer.

« C'est ce que j'ai fait mais ça ne change rien. »

« Il va encore dépérir pendant des mois. »

« Je sais... je voudrais tant qu'il accepte de revenir avec nous. »

Je remuai légèrement, Alice le nota mais ne dit rien. Je voulais aussi qu'Edward revienne, il ne m'en avait jamais voulu et j'avais du insister pour qu'il entende mes excuses. Si il revenait, j'allais vivre comme si c'était moi qui avais perdu l'amour de ma vie... et ça ne me tentait pas vraiment. Je ferais face, pour mon Alice et pour me punir aussi.

« Tu as fini ton exposé ? » me demanda-t-elle en souriant.

« Presque. »

« Tu devrais aussi laisser des avis sur différents sites internet. Je suis persuadée que tu pourrais même te faire passer pour un journaliste et descendre ce bouquin. »

« Je pensais en fait adresser une copie de mon exposé à la maison d'édition du torchon, histoire de leur faire prendre conscience qu'il ne faut pas publier tout et n'importe quoi. »

« Bonne idée. »

« Tu vois quelque chose ? »

« Non, désolée. Mais tu devais te douter que le livre ne serait pas retiré des ventes. »

« En effet. »

J'envoyai plus tard mon email avec toute mon argumentation à ce pseudo auteur, ainsi qu'à la maison d'édition qui me répondit le lendemain.

De : serviceclient at editionsgreenandbarnes

A: jparkers

Le : mercr 18 juill 2011

« Monsieur Parkers,

Merci de votre intérêt, vos remarques seront adressées à .

Bien à vous,

Les Editions Green and Barnes. »

Je tentai de ne pas me mettre en colère, il me restait à espérer recevoir la réponse de l'auteur, qui je l'espérais serait moins informelle.

Un autre email arriva, je ne reconnus pas l'adresse.

De : ims_ny

A: jparkers

Le : mercr 18 juill 2011

Bonjour,

Je suis en charge des réponses aux lecteurs au sein de la maison d'édition Green and Barnes. Je suis désolée d'avoir du vous servir le couplet habituel. Votre email était passionnant, j'étais impressionnée par toutes vos remarques. J'aurais aimé faire plus pour vous, j'ai un conseil néanmoins : écrivez un livre ! Je serais ravie d'appuyer votre manuscrit même si je n'ai pas de pouvoir décisionnaire.

Je travaille aussi en tant que correctrice et quelques fois mon patron me demande de lire des manuscrits et de donner mon avis. Il le fait pour tous les romans d'amour surtout, quand bien même je déteste ça. Vous ne pouvez pas savoir comme je suis frustrée de certains choix faits par les éditeurs.

Autre chose, Couthail a bien eu votre message et j'ai pu constater que vous l'aviez rendu vert de rage, c'était si comique. Il s'agit d'un pseudo journaliste qui écrit sur des sujets très divers et j'ai souvent eu à le croiser dans nos locaux. Quand je lui ai tendu ce matin votre mail, il a pâli et l'a déchiré sans le lire. Il m'a dit qu'il l'avait déjà reçu sur son adresse personnelle. Chapeau d'ailleurs ! Enfin bref, il était remonté ! Je me suis dit que cela vous ferait plaisir de le savoir.

N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez vous lancer.

I.

Alice lut par-dessus mon épaule puis m'enlaça.

« Elle a raison, tu aurais vraiment du succès si tu écrivais. Quel dommage. »

« Tu crois que c'est une femme ? » m'étonnai-je.

« Evidemment, elle doit relire uniquement des romans d'amour. Elle a raison Jazz. »

« Oui... » soupirai-je.

« Tu devrais vraiment devenir journaliste. Juste pour cette vie et tu verras ensuite. Tu as tellement de charisme, les gens se ficheront que tu aies l'air jeune. »

« On verra. »

« Tu vas lui répondre ? »

« Oui, c'est la moindre des choses. »

« Un vrai gentleman. »

Elle m'embrassa puis partit faire du shopping avec Rosalie. Emmett me rejoignit et trépigna.

« Allez ! On se fait juste une partie ! »

« Je dois faire quelque chose, sois patient. »

De : jparkers
A : ims_ny
Le : mercr 18 juill 2011

Bonjour,

Merci pour votre réponse officieuse. Je garderai à l'esprit votre conseil.

La réaction de Couthail m'a effectivement réjoui.

J.

« J'ai toujours pas compris le trip' d'internet. » me dit Emmett en ouvrant son ordinateur portable à côté de moi.

« Tu n'es jamais curieux ? »

« Bof... pas vraiment. »

« Internet est outil formidable pour rechercher tout ce qui t'intéresse. » lui répliquai-je avec enthousiasme.

Si j'arrivais à lui donner envie de « surfer », j'allais peut-être échapper à une énième partie de jeux vidéos. Hélas, Emmett ferma l'ordinateur et me tendit une manette.

« Pas maintenant, je voudrais voir quelque chose. » le repoussai-je.

« Quoi ? Encore des recherches sur les batailles de l'Antiquité. »

Je le dévisageai étonné. Il avait surement entendu ma discussion avec Carlisle une semaine plus tôt.

« En effet. »

« Ça craint ! Allez ! »

« Non, Emmett ! »

Qu'il pouvait être exaspérant parfois !

« Ok, merci frérot. Entre Edward et toi, je sais pas lequel est le plus marrant... » grommela-t-il.