Salut à toutes!

Une petite histoire en trois parties...


Continuer...

Couple: Edward et Bella Rating: M

PDV: Bella


2006

Bella a sauté de la falaise et Alice est arrivée le lendemain...


Le retour d'Alice commençait à m'inquiéter, que se passerait-il pour moi quand elle repartirait? Je l'entendais discuter avec mon père dans la cuisine, il lui disait que j'avais été un automate ces derniers mois, depuis qu'il m'avait quittée. Charlie avait vu clair dans mon jeu, il avait compris que je n'allais pas mieux mais que j'avais appris à le cacher.

Mon père demanda si Edward allait revenir, Alice éluda en disant simplement qu'il ignorait qu'elle était venue à Forks et qui lui se trouvait en Amérique du Sud. Charlie allait répliqué et j'eus peur qu'il en demande davantage. Je fis du bruit dans les escaliers pour le stopper, nul doute qu'Alice savait que j'avais tout écouté. Charlie se leva et me salua avant de partir rapidement à la station.

"Tu vas mieux?" me demanda Alice en me pointant la chaise à côté d'elle.

Je ne voulus pas m'assoir sur cette chaise, celle où lui s'asseyait, avant... cela me paraissait si loin. Je me sortis un bol, du lait et des céréales et mangeais debout, nerveuse.

"Tu travailles aujourd'hui?"

"Non."

"Tu vas bien?"

"Oui." soupirai-je, plus agacée par moi-même que par cette question récurrente.

"Je sais que tu t'inquiètes, je suis désolée. Je n'aurais pas du me montrer."

"Non! Au contraire. J'ai lutté pour me souvenir de tout, pour ne pas oublier ou croire que j'avais rêvé."

Alice me dévisagea longuement en silence, ce qui ne lui ressemblait pas.

"Je lui avais dit que tu réagirais mal. Mais d'après ton père, tu te remets."

"Je ne suis pas malade." assénai-je, énervée par son ton enjoué.

"Je sais, Bella. Que veux-tu faire aujourd'hui?"

Je voulais lui demander de me raconter tout ce qu'elle savait de lui, tout ce qu'il s'était passé avant moi et après moi.

"Comment vont les autres?" demandai-je par dépit.

"Rien n'est plus pareil, quand nous avons cru que tu t'étais suicidée..."

"Tu leur as dit que je n'étais pas morte au moins ?" m'inquiétai-je aussitôt.

"Oui rassure-toi, je les ai prévenus."

"Alors mission accomplie, tu peux repartir." lâchai-je en tentant de maitriser les trémolos de ma voix.

"Sans doute."

"J'aurais aimé que tu restes un peu."

Elle se leva avec grâce et me sauta dans les bras.

"Moi aussi, allez, va t'habiller!"

La journée se passa doucement, Alice me raconta que tous, à l'exception d'un, avaient passé les derniers mois chez les Denalis en Alaska. Emmett et Rosalie allaient partir en Europe, à la rentrée, ils iraient à l'université. Alice avait fait des recherches sur son passé grâce aux informations lâchées par James au printemps dernier.

La soirée avec Charlie parut un peu plus normale qu'habituellement, grâce à Alice. Le lendemain, mon père se rendit à l'enterrement de Harry Clearwater. J'aurais du l'accompagner, il ne me le demanda pas, j'eus honte de lui faire défaut. Surement que je n'avais pas été la fille idéale ces derniers mois. Je me motivais à faire le grand ménage, j'aurais l'esprit et les mains occupées ainsi, et cela soulagerait un peu mon père.

Tandis que je m'acharnais à récurer la salle de bains, Alice était sur le seuil, examinant ses ongles, elle me posa des questions sur mes camarades de classe, je fus vite à cours de réponses.

En fin de matinée, Jacob sonna chez moi, chassant par cette occasion Alice. Elle me promit de revenir sitôt "mon ami" parti. J'aurais préféré qu'il ne vienne pas, je ne pouvais pas me faire à l'idée que les loups et les Cullen puissent coexister dans ma vie, j'avais eu les vampires puis les loups, je ne savais pas si un jour j'aurais les deux clans en même temps.

" Salut."

Jacob était tendu, sur les gardes, il avait senti Alice.

"Elle n'est pas là."

La suite consista en une vilaine dispute, puis quelques mots de regret et encore une dispute. Ces derniers temps, enfin depuis que je savais que Jake était un loup, nos rapports étaient difficiles. Avant nous n'étions que deux jeunes, trainant dans un garage dépouillé. Aujourd'hui nous étions presque des ennemis malgré nous, chacun avec ses secrets et sa loyauté pour un clan.

Il me reprocha d'être amie avec les Cullen, de ne pas m'inquiéter qu'il ne pouvait plus me protéger, de ne pas le choisir lui. Jacob convint aussi que réunir ces deux clans dans ma vie était impossible, la question était futile puisque les Cullen étaient partis, Alice ne resterait pas indéfiniment ici.

C'était trop triste et bête à la fois selon moi, mais pour Jacob, c'était une question de vie ou de mort. Il me regarda intensément, prononça mon prénom d'une façon trop sensuelle, ma tête me hurlait qu'il me fallait déguerpir mais mon corps ne bougea pas.

En étais-je seulement capable? Me laisser aller avec Jacob signifierait-il guérir? Je n'étais pas malade mais malheureuse, ma souffrance n'avait pas de nom, ça allait au-delà de tout, Jacob ne pouvait pas comprendre, personne ne le pouvait. Pour autant, devais-je survivre encore ou devais-je aller de l'avant?

Son regard s'adoucit, c'était si tentant de s'y noyer. Il pourrait tout me donner, tout m'offrir. Pour lui, je n'aurais pas à partir, il me l'avait promis. Peu après sa transformation, il avait cru qu'il était dangereux pour moi, lui aussi avait voulu sortir de ma vie. Mais Jacob était revenu, plus fort, plus chaud, plus indispensable que jamais. Je ne savais plus comment être apeurée, je me sentais en sécurité.

Ses lèvres descendirent vers les miennes, leur chaleur irradiant déjà sur les miennes. Mon coeur se révolta, il ordonna à mon visage de se détourner et Jacob me sentit me raidir, il suspendit son geste.

Le téléphone sonna à cet instant, brisant définitivement ce moment d'égarement. Jake me supplia du regard de l'accepter, d'ignorer le reste mais j'en étais incapable. Oui j'aurais pu l'aimer, oui j'aurais pu être heureuse, sans doute que je ne le voulais tout simplement pas.

Jacob décrocha le téléphone et je crus un instant que le combiné allait se briser dans sa main.

"Résidence Swan." répondit-il.

Agacée qu'il prenne ce droit chez moi, je tendis la main vers le téléphone mais il refusa de me le donner, ce qui m'énerva davantage. L'interlocuteur parla encore et Jacob se raidit.

"Il est absent." lâcha-t-il sur un ton presque menaçant.

"Jake! Donne-moi le téléphone immédiatement!" m'écriai-je.

Il parut surpris de mon éclat et je pus lui prendre le combiné.

"Allo?"

Personne ne répondit mais j'entendis un souffle erratique.

"Allo?"

D'un regard, j'interrogeai Jacob. Il mima "docteur" et je compris pourquoi il s'était crispé. C'était Carlisle !

"Carlisle? Tout va bien?"

"Et toi?" me dit une voix qui n'était pas celle de Carlisle, quels que soient les efforts faits pour la modifier.

"Edward?"

"Tu vas bien?" répéta-t-il.

Je souris pour la première fois depuis des mois, mon coeur se gonfla d'espoir! Sa voix, même à travers le téléphone, c'était une mélodie, la preuve qu'il existait, et il ne m'avait pas oubliée!

"Non Edward." répliquai-je doucement mais fermement.

Non je n'allais pas bien, je réalisais que tous les efforts que j'avais déployés avaient presque réussi à masquer le manque et la souffrance, et je ne le voulais plus. Je ne voulais plus prétendre aller bien, je ne voulais plus faire comme s'il n'avait jamais existé.

"Tu as sauté d'une falaise." me dit Edward, sa voix torturée, comme lorsque je faisais quelque chose qui ne lui plaisait pas.

Jacob me fusillait du regard, il se sentait rejeté et blessé. Soudain je compris qu'il n'allait pas me laisser tranquille jusqu'à ce que je finisse dans ses bras. Et c'était impossible, il avait besoin de le savoir, de l'entendre.

"C'était stupide, je sais, je voulais juste m'amuser." répliquai-je tout en réfléchissant à qui accorder mon attention.

Je détestais être partagée entre Edward et Jacob et depuis que ce dernier m'avait aidée à refaire surface, cette lutte entre ces deux parties de mon coeur, parties inégales, me laissait toujours perdante. J'avais voulu faire triompher mon amitié pour Jake puisque Edward était parti, j'avais eu tort. Je m'étais voilée la face, menti et trahie.

"T'amuser?" ironisa-t-il.

Edward me l'avait dit quand il était parti, pourtant je n'avais voulu croire qu'aux faits. Il était parti, il n'avait plus voulu de moi à ses côtés, mais il m'avait dit qu'une partie de lui continuerait à m'aimer, je pouvais m'en satisfaire. Je devais le lui dire et le dire à Jacob, la guerre entre eux dans mon coeur été terminée, Edward gagnait haut la main.

"Je t'aime Edward, je t'aime encore, je ne pourrais JAMAIS en aimer un autre."

Le visage de Jacob allait me hanter à jamais, je l'avais plus que blessé. Il semblait être au bord des larmes, très vite cependant il masqua sa peine. Il tourna les talons et j'entendis la porte claquer.

"Edward..." soupirai-je de soulagement et heureuse aussi de ne pas sentir mon coeur se briser encore.

"Je suis désolé."

"Attends!"

Il avait raccroché, de toute façon, je n'avais nourri aucun espoir de le convaincre de revenir. Quelques mots avaient suffi pour me ramener à la raison, quelques mots pour me rappeler que je ne voulais aimer que lui, ne vivre que pour lui. Je me laissai glisser au sol, ne voulant pas penser au présent, je me repassai les quelques mots qu'il avait eus.

"Bella!"

Alice était penchée au dessus de moi, un verre d'eau à la main. Je m'en saisis sans réfléchir et le bus. Elle passa sa main sur mes joues étonnamment sèches.

"La famille arrive, on va s'occuper de Victoria." me promit-elle.

Je ne répondis pas, me levai et filai rapidement dans ma chambre. Avec délectation, je me permis de prononcer encore son prénom, provoquant à chaque fois une étincelle. Mon coeur meurtri se mit à battre de plus en plus fort, le trou se refermait vite, la vie qui m'avait désertée revint avec force. Je l'aimais, je l'aimerais à jamais, il n'y avait rien à changer, à guérir, je n'étais pas malade, je n'étais pas cassée. J'aimais Edward, peu importait où il se trouvait, ce qu'il faisait, je l'aimais.

Les heures passèrent, mon père vint me voir après que la nuit fut tombée, il me parla doucement et je dus lui répéter plusieurs fois que j'allais bien. Le lendemain matin, je m'étirai après fait le plus doux des rêves. En fait, j'avais rêvé de ce que j'avais vécu avec Edward, nos moments à la clairière, nos baisers, nos mains liées, nos corps collés. Je ne m'étais pas réveillée en hurlant, aucun cauchemar n'avait sali ma mémoire. Oui Edward m'avait quittée, ça ne restait qu'un détail malheureux dans notre histoire d'amour.

Je ne pris pas un instant pour penser à Jacob, à la meute de loups ou encore à Victoria et aux Cullen. Je ne pensais pas non plus à tous ces devoirs que je devais faire durant les vacances, je n'en voyais pas l'intérêt. J'aurais mon diplôme, je pourrais me satisfaire d'une note moyenne.

Vers treize heures, la faim me tenaillant, je trouvai Charlie assis dans son fauteuil devant un match de baseball.

"Je vais prendre une année sabbatique après mon diplôme." lui annonçai-je.

Il se tourna vers moi, éberlué, il avait déjà eu cette expression la veille.

"J'ai loupé les dates limites d'inscription pour l'université, si je veux, je pourrais aller à Port Angeles mais..."

"Je vois... Qu'est ce que tu vas faire alors?"

"Je n'en sais rien."

Je le laissai en plan et me rendis dans la cuisine, j'avais maintenant une faim de loup. Je dévorai deux sandwiches avec du fromage et des cornichons, puis quelques yaourths et bus la moitié de la bouteille de jus d'orange. Ensuite, je retournai dans ma chambre. J'avais envie de sortir mais la prudence s'imposait, tant que Victoria n'était pas arrêtée.

Je ne fis pas le diner ce soir-là, mon père commanda une pizza avant d'aller travailler, pour une fois, je ne lui laissai pas ma moitié, ce qui le fit rire. Il se décida à me parler, j'avais bien vu qu'il était déconcerté par mon attitude.

"Alice est encore dans le coin?"

"Je ne sais pas vraiment, elle devait rejoindre sa famille."

"Tu as vu Jacob cette semaine?"

Voilà qui gâchait quelque peu mon humeur, il fallait pourtant mettre les choses au clair.

"Papa, nous ne sommes plus amis Jacob et moi."

"Et pourquoi?"

"Nous ne voulions pas les mêmes choses, c'est mieux ainsi de toute façon."

"Tu as tort de tirer un trait sur votre amitié. Il t'a vraiment aidée à aller mieux." se renfrogna mon père.

"Pas du tout, il m'a distrait et j'ai failli oublier. Je ne veux pas oublier."

Charlie se doutait-il du fossé qui me séparait désormais de Jake, fossé que j'avais creusé bien plus que lui?

Le jour de la reprise des cours était imminent et je n'avais vraiment pas envie de perdre plus de temps au lycée. Ma seule consolation fut de l'imaginer auprès de moi, revoir la façon dont il se tournait toujours vers moi pendant le déjeuner, quand il se collait à moi lors des cours.

Je me souvins d'un après-midi dans la clairière à la fin de l'été.

Nous avions évoqué la rentrée et Edward avait soupiré.

"Tu dois t'ennuyer au lycée." avais-je souligné.

"Plus maintenant, et cette année sera encore moins ennuyeuse puisque je..."

Il n'avait pas terminé sa phrase et avait froncé ses sourcils. Cette expression était l'équivalent de ma manie de me mordre la lèvre inférieure quand j'hésitais.

"Dis-moi." l'avais-je pressé.

Il n'avait toujours rien dit. A la place il avait baissé la tête et passé sa main dans ses cheveux.

"J'aimerais pouvoir être avec toi à chaque cours." m'avoua-t-il enfin.

Je lui avais offert mon plus beau sourire, ravie et émue.

"Moi aussi!"

"Vraiment? Tu ne me trouves pas trop... collant?"

"Je voudrais ne jamais avoir à quitter tes bras Edward, évidemment que je ne te trouve pas collant!"

Il m'avait souri et mon coeur avait eu un raté, une habitude. A la rentrée, nous avions eu tous nos cours ensemble, un vrai soulagement.

Début mai, la routine avait bien repris ses droits, j'allais en cours, je travaillais, faisais les courses, j'étais seule et heureuse tout de même. Mes amis du lycée avec qui j'avais renoué avant les vacances tentèrent de me faire sortir mais je refusais toujours. Inutile de mettre d'autres personnes en danger en étant simplement avec moi.

Je reçus un appel d'Alice un jeudi matin, juste avant de partir en cours.

"Salut Bella." me dit-elle doucement.

"Alice! Comment ça va?"

"Euh bien. Je voulais juste te prévenir que nous avions réglé le problème avec Victoria, tu n'es plus en danger. Nous sommes vraiment désolés."

"Merci, je vais enfin pouvoir sortir d'ici! rigolai-je. Tu as prévenu les Quileute? Euh non, quelle question! Tu veux que je m'en charge?"

"Oui, s'il te plait."

"Pas de soucis."

"Bella, je voudrais que tu notes un numéro de téléphone, que tu le gardes précieusement. Si tu as besoin de quoique ce soit, contacte-nous."

Alice semblait toujours inquiète, je ne la reconnaissais qu'à peine sans ces intonations joyeuses.

"D'accord, mais si Victoria n'est plus là, je n'ai plus rien à craindre, non?" questionnai-je.

"On ne sait jamais."

"Tu as vu quelque chose?" m'alarmai-je.

"Non, ton avenir est clair pour moi. Fais juste attention quand tu seras à Mexico, n'achète pas de burritos."

Je ris à gorge déployée, sacrée Alice.

"Ok, merci de l'avertissement."

"Bella, pourquoi tu es si... vive?"

"Tu t'attendais à ce que je hurle ou que je pleure? Eh non! C'est fini, je vais mieux."

"Tu es avec Jacob?" tenta-t-elle, l'idée semblait la dégouter autant que moi.

"Non, Jacob et moi ne sommes plus amis."

"Ok, alors je vais te laisser, tout le monde t'embrasse."

"Moi aussi! Passe leur le bonjour de ma part."

En raccrochant, je me sentis vraiment bien. Les Quileute allaient être en paix sans vampire à chasser, et moi j'allais enfin pouvoir retourner dans la clairière, sortir avec mes amis, faire des projets.

Lors de la remise des diplômes, je ne tenais plus en place. J'avais prévu d'aller passer l'été avec ma mère, je déciderai après ce que j'allais faire de mon année sabbatique. Mes amis partaient tous pour l'université, je ne les enviais pas vraiment. Mon père applaudit lorsque mon nom fut appelé, j'attrapai le papier enroulé et rejoignis rapidement le reste des élèves. Plus tard, Charlie insista pour que nous dinions au seul restaurant de la ville, le Lodge. L'ambiance y était un peu folle, la salle était remplie d'autres diplômés et de leur famille.

Le jour de mon départ pour Jacksonville, j'envoyai un message à la famille Cullen pour les remercier. J'étais touchée qu'Alice ait tenu à ce que je puisse les contacter et de fait, leur absence m'était moins insupportable. Je savais maintenant qu'ils ne m'avaient pas oubliée et même si il était plus que probable que jamais je ne les reverrais, je me sentais moins seule. Il fallait que je garde espoir qu'Edward revienne.

2012

« Bella ? On a besoin de toi sur le plateau. »

Clarisse raccrocha et je me levai de mon bureau en râlant. Je détestais intervenir, c'était hélas souvent nécessaire...

J'entrai dans le petit hangar qui nous servait de studio de tournage, Stewart, Preston et Clarisse étaient mes employés et mes amis... notre collaboration avait été le fruit du hasard et de l'ennui.

« Te voilà ! s'écria Clarisse, soulagée. Voici Wendy et son mari John. Ils ont une question sur le scénario. »

Je secouai la tête et me tournai vers le couple. C'était difficile de les écouter alors qu'ils étaient nus au milieu d'un décor de plumes et de nuages roses...

A SUIVRE


La suite bientôt, dites-moi ce que vous en pensez!