Coucou les amis ! Comme promis me revoilà avec un nouveau texte. Bon, il n'est pas centré sur le chapitre 416 comme je vous l'avais dit, mais j'avais de l'inspiration avec ce personnage alors je me suis lancée. Mais les prochains textes arriveront bientôt, promis ! ^^

Alors, l'OS d'aujourd'hui est sur Ultear. J'adore cette fille, elle est géniale, et je pleure à chaque fois que je pense à ce qu'elle est devenue T_T. J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture !

Ah, et ce texte est en réponse au défi Fics en musique donc je vous conseille FORTEMENT d'écouter la chanson ci-dessous puisque ce texte est inspiré d'elle et de son ambiance.

Musique

Marina & The Diamonds - Immortal


Immortelle

« Un souvenir suffit à faire éclore une fleur. » - Marina & The Diamonds


Le sable glissait dans le sablier. Chaque minuscule grain qui tombait signifiait une seconde, une minute, une heure en moins. Ainsi le temps s'écoulait pour le monde entier. Mais personne ne s'en rendait compte. Pour les gens, le temps n'était que le moyen de calibrer leur vie. Il n'avait pas d'autre réel intérêt à leurs yeux. Une seule personne pouvait saisir l'importance et le prix du temps. Une personne qui avait sacrifié sa vie pour une minute. Une minuscule minute qui avait pourtant eu un impact considérable. Une minute insignifiante devenue un moment ultime pour la vie de centaines de personnes.

Ultear.

À jamais héroïne méconnue, elle se mourrait dans le petit chalet qui avait bercé son début d'enfance. Ce chalet où sa mère avait vécu jusqu'à sa mort, d'abord avec elle, puis avec Grey et Lyon. Cette maison de bois de laquelle s'échappaient encore les rires des trois enfants ayant marqué la vie de la mage de glace, mais également les pleurs discontinus de cette dernière. Le sablier entre les mains, Ultear regardait les grains chuter un à un. Alors que les deux-tiers du sable avaient déjà fini leur course, elle prit conscience qu'elle ne pourrait jamais accomplir son rêve.

Retrouver sa mère et vivre avec elle pour toujours, immortelles.

Mais rien n'était éternel. Tout se mourrait un jour. Tout disparaissait et plus rien ne restait à la fin. Les souvenirs envolés, les gens oubliés. Telle était la dure réalité de la vie et de la mort. Tout ce qu'Ultear espérait à présent, c'était que Meldy et Jellal se souviendraient d'elle. Peut-être pas pour toujours, la nature de l'être humain le poussant à occulter son passé au fur et à mesure du temps, mais au moins durant quelques années.

Le dernier grain de sable dégringola comme au ralenti et alla rejoindre ses frères. Au moment où il les toucha, le cœur d'Ultear s'arrêta en même temps que son souffle.

Elle mourut, le sourire aux lèvres et une photo la montrant elle, Meldy et Jellal posée sur ses genoux.

. . .

La mort n'avait rien à voir avec la façon dont on la décrivait. Pas de lumière blanche, pas de tunnel, pas de résumé de sa vie en images. Juste un sentiment de pureté et de légèreté, comme si tous les maux et tous les poids s'envolaient, ne laissant à l'esprit que le soulagement. Et une immense prairie verdoyante où flânaient des milliers, des millions de gens. Certains, pour la forme et avec une certaine ironie, avaient adopté un look tout-en-blanc, d'autres avaient gardés leur apparence originelle. Ultear cligna des yeux plusieurs fois, puis regarda ses mains. Plus aucune ride. Elle redevenait de nouveau la jeune femme qu'elle était avant d'offrir sa vie. Sentir ses cheveux flotter sur ses hanches, les brins d'herbe sous ses pieds, le léger vent sur sa peau. Tout cela lui procura un bien fou.

Soudain, une main se posa sur son épaule. Ultear n'eut même pas besoin de regarder pour deviner à qui elle appartenait. La poigne douce, la peau chaude, ce pouce légèrement tordu sur le bout, cette manière de caresser son épaule avec seulement son index. Les larmes lui montèrent aux yeux et coulèrent sur ses joues avant de gouter sur le sol. Des bras finirent par l'enlacer et des cheveux aussi sombres que les siens, bien que beaucoup plus courts, effleurèrent sa nuque. Une odeur de neige et de sapin lui parvint. Ultear se retourna enfin et plongea contre le torse de sa mère.

Ul sourit tout en serrant fort sa fille contre elle. Enfin elle la retrouvait. Après toutes ces années à l'observer depuis cet endroit. Sans un mot, elle se dégagea doucement et attrapa sa main pour la mener à travers la foule. Elles n'avaient pas besoin de phrases pour se comprendre. Cela avait toujours été comme cela. Elles s'arrêtèrent. En face d'elles s'étendaient des sortes de lacrimas-vision. Et, sur l'une d'elle, Meldy et Jellal marchaient, accompagnés de cinq autres silhouettes encapuchonnées. Les larmes d'Ultear redoublèrent, des larmes de joie. Meldy riait et Jellal, d'habitude si sérieux, s'autorisait même un minuscule sourire. Ses amis étaient heureux, c'était le principal.

Et tanpis s'ils l'avaient déjà oublié, leur bonheur comptait avant tout. Mais, elle vit Meldy sortir un morceau de papier de sa poche et le contempler avec un air de nostalgie et de tristesse. Une photo. La même photo qui reposait sur les genoux d'Ultear quand elle était morte.

. . .

« - Eh, eh ! Ultear, Jellal, ça vous dit qu'on se prenne en photo tous les trois ? Après, on en fait développer trois, une pour chacun de nous. En plus j'ai acheté cet appareil photo en allant au marché aujourd'hui !

Meldy sautait littéralement à pieds joints, son tout nouvel engin entre les mains.

- D'accord, soupira Ultear, à condition que tu fasses à manger ce soir.

- Marché conclu ! s'écria sa presque-fille en levant le pouce. Jellal ?

Le jeune homme resta silencieux, ce qui voulait toujours dire no avec lui.

- Allez ! S'il te plait ! insista la jeune fille aux cheveux roses en se plantant devant lui avec un air de chien battu. Jellal écarquilla les yeux devant la mignonnerie de celle qu'il considérait comme sa petite sœur et finit par céder quelques instants plus tard.

- … bon, allons-y.

La prise de la photo fut une autre paire de manches. Meldy, au milieu de ses deux amis, était trop petite et elle n'arrivait pas à les encadrer correctement tous les trois. Après des dizaines d'essais infructueux, il fut décidé que Jellal et Ultear tiendraient chacun un côté de l'appareil tandis que la jeune fille appuierait sur le déclencheur. Au final, leur photo se révéla légèrement de travers. Meldy tirait la langue à Jellal qui s'était moqué d'elle quelques secondes plus tôt. Ce dernier, fidèle à lui-même, fermait les yeux, le visage tourné à l'opposé de Meldy. Ultear ouvrait grand la bouche, le regard planté sur sa presque-fille et la main sur sa tête.

Ils l'avaient tout de même conservée. Ils l'aimaient beaucoup, malgré tout ce qu'ils pouvaient en dire. »

. . .

Ultear sécha doucement ses larmes, puis effleura l'écran sur lequel la jeune mage aux cheveux roses éclatait de rire. Elle ne l'avait pas oublié. Et ne l'oublierait sans doute jamais. Ultear se releva et se tourna vers Ul, un sourire aux lèvres. Elle l'entraîna ensuite en riant vers un immense arbre tout proche.

Elles avaient du temps à rattraper…


Voilà ! N'hésitez pas à me donner vos avis, ce serait génial ! :D Sur ce, je vous fais de gros bisous et je vous dis à bientôt !