Hello tout le monde! Bon, tout d'abord, je tiens à préciser une chose pour les gens qui vont commencer à lire cette fic sans forcément sans douter: il y aura PROBABLEMENT du Matoine. Oui oui, je sais, j'étais contre aussi au début. Je ne suis pas spécialement à l'aise à l'idée de "shipper" des personnes réelles, mais j'ai fini par être embarqué par le délire de mes potos sur Tumblr, dont un certain nombre sont présents (ou plutôt présentes car il me semble que je reste le seul garçon pour le moment) ici — je pense par exemple à Jooltay et LaSuccube —, qui ont réussi à me faire voir que, tant qu'on ne devient pas des espèces de stalkers qui prennent leurs idées pour des réalités et non ce qu'elles sont, à savoir une ressource parmi tant d'autres pour écrire des choses mignonnes ou osées sans penser à mal ni vouloir interférer avec la vie des concernés, et bien, où est le mal? À priori, mes idoles Mathieu Sommet et Antoine Daniel n'ont rien contre, mais s'ils venaient à passer par ici et souhaiteraient que je retire cette fanfic, je le ferai. À part ça:

L'univers Harry Potter appartient à J.K. Rowling, qui a rempli mon enfance et mon adolescence de la magie de l'évasion vers l'imaginaire et a sans doute grandement contribué à ma passion pour la fantasy. Mathieu Sommet et Antoine Daniel sont des personnes réelles et ont droit sur eux-mêmes ainsi que les éléments non-fictifs leur étant liés que je pourrais ou non inclure dans ces écrits plus tard — je leur ai inventé des parents selon mon imagination, donc on peut dire que ce sont des OC qui m'appartiennent en revanche.

Sur ce, je pense que j'ai tout dit. Je vous souhaite une bonne lecture, et, si vous voulez bien, vos reviews à la fin seront grandement appréciés et une réponse en privé leur fera sans doute suite selon leur contenu, le temps à ma disposition et ma motivation. À bientôt!


Chapitre 1:

Une heureuse nouvelle?

L'hôpital Robert-Debré du 19e arrondissement de Paris était une construction récente. Jacques Chirac, Président actuel de la République Française, l'avait officiellement inauguré deux mois auparavant, en mars 1988. Le nouveau centre hospitalo-universitaire du Nord de Paris était le résultat d'un regroupement d'unités pédiatriques et se spécialisait dans la prise en charge des femmes enceintes et des enfants. Un service d'urgence pédiatrique lui avait même rapidement assuré une certaine renommée locale. Mais ce n'était pas pour cette raison qu'Azurine Sommet avait expressément transplané vers la capitale depuis le charmant appartement qu'elle occupait depuis peu avec son époux dans le Sud de la France, à Saint-Étienne. Depuis qu'elle avait découvert qu'elle était enceinte, il y avait de cela quatre mois, la jeune femme avait été suivie par les spécialistes adéquats de l'hôpital le plus sûr et le plus proche de son lieu de vie, comme n'importe quelle autre femme. Seulement, elle n'était pas n'importe quelle autre femme. Et cela, même son propre mari l'ignorait encore; et dissimuler ce secret n'avait pas toujours été chose facile.

Azurine Sommet, née Azurine Chenevier, fille héritière de Périclès et Agathe Chenevier, était une sorcière, tout comme une grande majorité de sa famille — quand les membres en question n'étaient pas des créatures hybrides dont l'humanité était parfois remise en question par les esprits les moins ouverts de leur communauté. Elle pouvait faire appel à la magie pour réaliser tout un tas de choses qui auraient laissé les non-sorciers contemporains comme deux ronds de flan, ceux-ci s'étant beaucoup éloignés de la superstition et d'un certain nombre de croyances, que ce soit dans la religion ou tout simplement le paranormal, depuis la signature du Code International du Secret Magique deux siècles plus tôt. En passant les portes automatisées d'un des bâtiments aux formes rectangulaires et aux façades d'ardoise blanche, la jeune femme se mit à entortiller une mèche de ses longs cheveux blonds qui lui descendaient sous les épaules avec anxiété. Plus encore que le résultat du rendez-vous médico-magique auquel elle se rendait, une question revenait sans cesse la tourmenter depuis l'apparition de ce qu'elle considérait comme des manifestations étrangement précoces des dons de son futur fils — elle revoyait encore l'expression extatique de son compagnon quand elle le lui avait annoncé; je vais être le papa d'un p'tit gars! —: comment allait-elle expliquer à ce dernier que sa progéniture risquait de le changer en crapaud s'il tentait de l'envoyer au coin?

Toute perdue dans ses réflexions, échafaudant d'hypothétiques scénarios où le père de son bébé à venir accueillait très bien la révélation ou, au contraire, très mal, la sorcière blonde ne réalisa même pas qu'elle avait franchi le mur ensorcelé au fond du couloir qui abritait le service de gynécologie obstétrique et se trouvait à présent dans ce qui ressemblait à une salle d'attente des plus banales. Enfin, pour peu que l'on ne s'attardât pas sur certains détails. Comme le fait que l'un des cadres accrochés en face des petits sièges en cuir noir contenait un parchemin qui, en lieu et place du serment d'Hippocrate et de son habituel caducée, était orné d'un écusson représentant un os et une baguette magique croisés, une étoile à cinq branches au centre de chaque espace découpé par ce motif, et les mots "Aegrotos Sanitars Magica" — pour ainsi dire le slogan international des médicomages occidentaux — courant le long du cercle qui entourait tout cet enchevêtrement, ou, encore plus étonnant, le fait que, sur la table basse qui trônait au milieu de la pièce, se trouvaient des magazines aux titres tels que "Sorcière Actuelle" ou "Modes & Sortilèges". Cependant, leur singularité ne s'arrêtait pas à leurs titres; les jeunes femmes vêtues de tenues oscillant être un style très "Renaissance" et les costumes modernes de sorcières que les adolescentes moldues revêtaient pour Halloween dans un mélange curieusement réussi s'agitaient sur — ou bien sous, elle n'était pas vraiment décidée à ce sujet — les premières de couverture, jetant des ingrédients dans un chaudron ou caressant une chouette posée sur leur bras comme s'il s'agissait d'une vidéo sur papier, ce qui n'était pas encore technologiquement possible dans le monde duquel elle prétendait faire partie encore quelques instants plus tôt. Bon sang, pourquoi ne lui avait-elle pas avoué avant tout ça? Avant qu'elle n'accepte de l'épouser, avant qu'ils ne fassent un enfant qui se servait déjà inconsciemment de sa magie alors qu'il était encore en elle? Comment réagirait-il au fait que cela faisait plusieurs années qu'elle lui mentait — la plupart du temps par omission, mais cela restait tout autant un mensonge à ses yeux. Oh, ce n'était pas comme si elle redoutait ce qui pouvait leur arriver à elle et au bébé si jamais il les laissait seuls. Azurine était une femme indépendante, n'ayant même que rarement eu besoin de s'appuyer sur le soutien financier de sa famille, mais elle était désespérément amoureuse de son amant non-sorcier, et cela suffisait à ce qu'elle se ronge les sangs en pensant à tout ce qui pouvait mal se passer. À tel point que, lorsque la porte située de l'autre côté de la pièce, à côté du dernier siège, s'ouvrit, cela devait bien faire un quart d'heure que la pauvre âme tourmentée faisait les cent pas, piétinant la moquettes anthracite au point d'y avoir laissé des empreintes.

"Tu essayes de percer tes eaux? À cinq mois de grossesse, c'est déconseillé," lui lança une voix profonde et chaleureuse.

Le regard bleuté d'Azurine quitta le sol pour rencontre deux orbes couleur chocolat tandis qu'un sourire venait orner son visage. Devant elle se trouvait un homme de haute taille — comparé à elle et ses un mètre soixante, du moins — qui devait avoir moins d'une trentaine d'années, à la peau légèrement hâlée, à la chevelure sombre, épaisse et bouclée et au visage légèrement anguleux, vêtu d'une blouse blanche, un stylo à plume noir pendant à l'une de ses poches.

"Francesco!" s'exclama-t-elle, et l'on pouvait entendre à sa voix qu'elle était sincèrement heureuse de le voir.

Ils s'enlacèrent durant quelques instants, puis le médicomage s'écarta et posa une main sur le ventre rond de son amie et la couva d'un regard complice.

"J'arrive toujours pas à croire que tu vas être maman," déclara-t-il avant de s'écarter de la porte pour que la jeune femme aille prendre place dans son bureau.

La pièce, à l'instar de son utilisateur, dégageait une impression générale de chaleur. Comme tous les sorciers pouvant se le permettre — professeurs, avocats pour la justice magique, … — Francesco avait modifié l'aspect des meubles, des sols et des murs pour seoir à ses goûts. Si l'extrême droite avait un aspect très carré et attendu avec sa table d'examen noire et les dalles blanches qui couvraient tout l'espace où l'on trouvait également une armoire à l'aspect métallique contenant tout un tas d'instruments médicaux — même si cela faisait froncer les sourcils de certains de ses collègues, le médicomage appliquait parfois de la médecine moldue à ses patients —, le reste était couvert d'une moquette taupe. Les murs étaient revêtus des panneaux de bois à l'aspect rustique, à l'exception du coin gauche situé en face de l'entrée, dont tout l'angle était constitué d'étagères surchargées de livres à l'aspect parfois antiques. C'était devant cette bibliothèque que trônait, posé en diagonale dans cet angle, le bureau du médecin, un meuble à l'aspect massif dont les pieds étaient ouvragés d'arabesques abstraites. Un porte-plume, du parchemin et plusieurs livres et documents étaient éparpillés derrière une plaque de bureau qui avait basculé en arrière et cachait le nom du médecin à la vue de ses vis-à-vis. S'installant en face de son amie, dans un siège de cuir brun identique aux deux posés devant son bureau à ceci près que le sien était plus haut et avait un dossier plus montant, Francesco se permit de la détailler un court moment avant de prendre la parole. Il avait beau avoir rencontré la jeune sorcière alors qu'ils étaient encore tous les deux élèves à l'Académie de magie de Beauxbâtons, il avait l'impression qu'elle n'avait pas changé. Oh certes, son visage avait perdu sa légère rondeur infantile, ses cheveux étaient plus longs et elle avait son petit ventre légèrement proéminent, mais il voyait toujours dans son regard d'azur la même personnalité un peu féroce, explosive sous un calme apparent — ses yeux magnifiques étaient l'illustration même du proverbe "méfie-toi de l'eau qui dort", et il souhaita silencieusement à son enfant d'en hériter —, et il sourit en se rappelant du nombre de duels qu'elle avait provoqués et tous remportés sans exception. Même les élèves plus âgés évitaient de s'en faire une ennemie.

"Alors, qu'est-ce qui t'amène exactement? Tu es restée vague dans ta lettre," commença Franceso en soulevant légèrement la lettre en question, qui faisait partie des parchemins étalés sur la table. "Tu m'as dit que la bonne santé de l'enfant n'était pas en cause, mais, du coup, je suis curieux de savoir ce qui peut bien t'inquiéter."

Azurine le regarda droit dans les yeux, et il put constater qu'elle était véritablement inquiète. Entortillant à nouveau une mèche de cheveux blonds entre ses doigts, elle finit par lui demander, sur un ton décidé:

"À quel âge as-tu utilisé la magie pour la première fois?"

Le médicomage fronça les sourcils.

"Eh bien, vers mes huit ans, comme pour beaucoup de personnes, mais je ne—

- Les miens sont apparus quand j'avais cinq ans, tu te souviens que je t'en avais parlé?

- Oui, tu avais transformé tes pâtes à la bolognaise en langues de chat parce que tu voulais passer directement au dessert, mais je ne vois pas où tu veux en venir, répliqua-t-il, l'air perplexe.

- Mon fils se sert déjà de la magie."

La déclaration mit quelques instants à imprégner le médicomage, avant que ses yeux ne s'écarquillent, passant du visage de son ancienne camarade d'études à son ventre une demi-douzaine de fois. Puis il secoua la tête, se rejetant en arrière sur son siège, les mains levées.

"Impossible. C'est impossible, Az. Aucun sorcier n'a jamais manifesté de pouvoirs magiques avant même d'être né. Même les plus grands. Albus Dumbledore, Harry Potter, ton illustre ancêtre Eliphas Levi; personne. Tu te fais des idées."

Face au sourire légèrement goguenard du médicomage, l'héritière se sentit soudainement très vexée. Oh, elle savait qu'elle avait tendance à exagérer dans ses actes et ses propos lorsqu'elle se sentait provoquée d'une manière ou d'une autre — combien de fois lui avait-il dit qu'un jour elle finirait par s'attirer les foudres de quelqu'un qui finirait par la surpasser —, mas qu'il puisse penser qu'elle n'avait pas pris le temps de bien réfléchir à la question alors qu'il s'agissait de son enfant... Fronçant les sourcils et serrant les poings, la jeune femme la sentit alors; cette sensation. Comme si, brusquement, un torrent déchaîné explosait dans son ventre et parcourait son corps entier. Son siège se mit à trembler, puis décolla subitement du sol, la perchant à mi-hauteur de la pièce, surplombant Francesco. Les papiers et divers objets sur son bureau se mirent à voler dans tous les sens, et la lumière — électrique, le médicomage s'était toujours demandé pourquoi nombre de ses pairs continuaient à s'éclairer à la bougie ou d'autres moyens archaïques alors que cette belle invention des Moldus permettaient d'éviter les incendies accidentelles et le gaspillage de magie — clignota furieusement. D'abord trop ébahi pour réagir, le sorcier finit par se redresser d'un bon, les mains levées encore, mais cette fois-ci comme en signe de reddition.

"D'accord, d'accord, je te crois. Tu es peut-être puissante, mais ça, juste par la pensée et sans faire le moindre geste, ça te dépasse assurément."

Un sourire victorieux se dessina sur les lèvres d'Azurine et, comme si son bébé avait perçu son changement d'humeur, le surplus de magie déclina tandis qu'elle se posait doucement au sol.

"Ce n'est pas exactement lui qui l'utilise, mais c'est son pouvoir que je canalise, et même ça, ça doit être plutôt rare, n'est-ce pas?" demanda-t-elle tandis que son ami se rasseyait en se passant une main dans les cheveux, toujours abasourdi.

"Hum, euh, oui, en effet. Enfin, ça c'est déjà parfois vu — des mères qui se mettent à parler Fourchelangue pendant leur grossesse, d'autres qui changent de couleur de peau ou de cheveux, par exemple — mais jamais rien d'aussi intense. Va te coucher sur la table d'examen," lui ordonna-t-il quasiment, l'air soudainement très professionnel.

La jeune femme s'exécuta sans trop de difficultés malgré son ventre qui commençait doucement mais sûrement à prendre de l'envergure, et le médicomage la rejoignit après avoir extirpé de l'armoire métallisée un instrument qui ressemblait étrangement à un compteur Geiger en bois dont le sommet laissait dépasser un câble gris terminé par un embout rond. Tandis qu'il fixait le manche de sa baguette au curieux appareil, il demanda à Azurine de bien vouloir découvrir son ventre, ce qu'elle fit sans discuter, bien qu'elle arquait un sourcil interrogateur.

"C'est quoi ce bidule? On dirait un truc de Moldu mais en même temps non, analysa un peu maladroitement la jeune femme.

- Tu n'es pas loin de la vérité. C'est un appareil qu'un ami inventeur — un Grec qui avait quitté Beauxbâtons l'année où tu es arrivée — a conçu sur la base d'un compteur Geiger, un appareil qui mesure la radioactivité. Je pense que tu vois de quoi je parle, toi qui as passé ces dernières années avec les Moldus.

- En effet. Mais ça ne mesure pas la radioactivité, je suppose?"

Ménageant un peu le suspens comme elle se rappelait qu'il aimait à le faire, Francesco apposa le bout de sa baguette sur son ventre, un peu en dessous du nombril, et souffla les mots "Thaumatourgo Metro". Le bout de sa baguette s'alluma, et quelque chose qui ressemblait à un orage magnétique sembla se propager du point de contact entre le corps d'Azurine et l'instrument jusque sur la totalité du renflement qui signalait la présence d'une petite vie en elle.

"Francesco…, souffla-t-elle, l'air un peu inquiète.

- C'est un compteur magique. Il n'en a fabriqué que quelques prototypes, mais, à l'époque, personne ne l'a soutenu pour faire aboutir son projet, à cause de toutes ces histoires avec Lord Voldemort — personne ne voulait attirer son attention en se révélant plus puissant que ce qu'on pensait. Ça peut indiquer avec plus ou moins de précision le potentiel magique de n'importe quelle entité physique, objet ou être vivant, mais il faut utiliser une autre entité magique comme catalyseur, d'où l'embout pour fixer une baguette."

Le petit écran de l'appareil s'anima soudain d'une lueur violine, affichant un mélange de chiffres et de runes.

"Depuis quand tu sais lire les runes, toi?

- Oh, juste ce qu'il faut pour comprendre comment l'appareil fonctionne. Je serais même incapable de vraiment traduire, je sais juste à quoi les signes correspondent une fois que l'appareil a terminé ses dét—"

Le médicomage n'eut pas le temps de finir sa phrase. Au moment où la manifestation du sort faisant fonctionner l'appareil voulut pénétrer à l'intérieur de sa cible, lui passant purement au travers, un flash illumina la pièce et un courant magique puissant remonta le long de la baguette puis du câble, le faisant exploser tandis que Francesco, surpris, laissait échapper l'appareil sur le coin de la table d'examen, sa baguette roulant sur le sol.

"Ça, ça m'étonnerait que ça soit normal," annonça Azurine, dont l'anxiété se faisait de plus en plus palpable.

Voyant que l'écran était encore allumé, Francesco se saisit de l'objet avec précaution et, après avoir récupéré sa baguette — des fois que la chose se serait transformée en bombe magique à retardement —, lit le résultat. Le choc qui se peignit sur son visage était on ne peut plus clair; il y avait quelque chose qui ne tournait vraiment pas rond.

"Alors, ça dit quoi?" le pressa la sorcière.

Se saisissant du tabouret qu'il gardait sous la table d'examen, le médicomage se laissa tomber dessus, puis, après avoir fixé l'objet dans ma main durant une minute qui sembla durer une éternité pour Azurine, la regarda dans les yeux et déclara:

"Si ça avait été un de mes collègues à ma place, il t'aurait d'abord auscultée pour être sûr que tu n'attends pas des jumeaux ou même des triplés, mais les radios moldues que tu m'as envoyées avec ta lettre sont formelles.

- Où tu veux en venir, bon sang?!"

Regardant une dernière fois l'écran comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas, Francesco finit par laisser tomber:

"Ton enfant a le potentiel magique d'une famille entière de sorciers moyens réuni en lui seul. Félicitations, tu pourrais bien être la mère du plus puissant sorcier ayant jamais existé depuis Merlin l'Enchanteur."

Azurine accusa le coup, et plusieurs émotions s'éveillèrent en elle. De la fierté. Son enfant serait le digne héritier de sa famille, un prodige. De la peur. Son mari supporterait-il ce fait? Prendrait-il son enfant pour un monstre? De l'appréhension. Arriverait-elle au moins à gérer un enfant bien plus puissant qu'elle? Et s'il se retrouvait entraîné sur la voie… du Mal? Comme Voldemort, comme Grindelwald? Ne disant mot, elle laissa son regard dériver vers les restes de la manifestation magique qui lui avait permis de convaincre Francesco du bien-fondé de ses suspicions. La chaise était de travers, le bureau presque vide, et sur le sol, la plaque du médicomage avait roulé et on pouvait lire en lettres d'or, au dessus de la mention de ses spécialités et diplômes:

"Francesco Daniel."