Ayant depuis peu un nouveau ship, et ne trouvant – à mon plus grand désespoir – aucune fanfiction sur ces deux-là (je vous serais gré de m'en faire part si vous en voyez, que ce soit anglais ou français ou allemand), j'ai donc décidé d'en écrire une moi-même. Seul le début est écrit pour le moment, je ne sais pas trop encore quelle tournure la fiction va prendre, je vous laisse donc le découvrir en même temps que moi. Une review me ferait le plus grand des plaisirs pour savoir vos avis mes chers lecteurs !


Invité par le roi d'Angleterre en personne, Leonard n'avait pu refuser cette offre : la réputation de ce monarque tyrannique n'était que trop bien connu. Sa propre femme lui refusait catégoriquement le divorce. Divorce qu'il désirait ardemment afin de pouvoir, enfin, épouser sa maîtresse – ou sa putain comme beaucoup se plaisait à l'appeler -. Maîtresse dont il était, paraît-on, profondément et véritablement amoureux. Mais les rumeurs allait de bon train au sujet de celle-ci. Il était dit dans toute l'Italie qu'elle était une sorcière recouverte de verrues et possédant une vertu plus que douteuse. Ainsi, elle n'avait pu séduire le roi et le forcer à la prendre comme épouse seulement grâce à sa prétendue magie noire. Toute cette histoire faisait doucement rire le beau Léo, qui se gardait bien de prononcer son avis sur la question à voix haute : inutile de s'attirer la colère des fanatiques. Celle des frères Médicis avaient bien assez été attisé lorsque l'artiste leur avait annoncé son départ imminent pour l'Angleterre.

De plus, bien qu'il ne l'aurait jamais avouer à voix haute, cette invitation à la cour d'Angleterre par Henri le huitième, lui-même, flattait bien trop son ego pour pouvoir la décliner. Lorsque Clarissa, Lucrezia, Nico, ou d'autre encore, s'extasiait sur cette demande, il se contentait de répondre qu'il était, certes, flatté, mais qu'il était après tout artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe – à ses heures perdues et ayant bu un petit peu – et écrivain et que ce genre de demande n'aurait su tarder à arriver tôt ou tard.

Il s'avançait donc vers les deux trônes qui surplombait la salle, où seul quelques serviteurs et le plus proches amis du roi était convié à rester. Salle dans laquelle le roi devait sûrement accorder ses audiences. Il avançait seul, et ses pas résonnait dans cette grande salle silencieuse. Son regard se promena sur l'architecture de la pièce, ses peintures – un peu trop anglaises et sobres à son goût -, jusqu'à retomber finalement sur le Roi. Il correspondait parfaitement aux descriptions qu'était donné de lui : de taille plutôt moyenne, la silhouette athlétique, un air arrogant et supérieur plaqué au visage, possédant une beauté royale. Mais son regard ne tarda pas à se glisser à côté de lui, où siégeait, non pas la Reine d'Angleterre, la pieuse et très catholique Catherine d'Aragon, mais la Lady Anne Boleyn. Il sut en cet instant que toutes histoires racontées sur cette femme n'était que pur mensonge. Elle possédait de long cheveux bruns, qu'elle avait laissé lâches et ornés de quelques perles, qui rappelait son teint plutôt pâle. Celui-ci contrastait avec ses ravissant yeux bleus, des yeux qui captivait votre regard en quelques secondes seulement. Et ses lèvres... Pouvait-il seulement en parlé ? Légèrement rosé, elles étaient ni trop fines, ni trop charnues, et vous invitaient à venir y déposer un baiser dessus. A son cou..

- Monsieur De Vinci !

S'exclama le roi, un sourire plaqué à ses lèvres, se levant pour saluer son invité. Il paraissait réellement ravi de le voir, pourtant malgré cette belle attention qu'il lui portait, attention pour laquelle certains seraient capables de tuer, son regard se tourna une nouvelle fois vers la belle Anne. La presque-reine lui adressa un sourire poli, attendant que son amant vienne lui présenter son invité, ce qui frustra légèrement l'artiste. Ce dernier s'avança encore un peu vers le roi avant de s'agenouiller devant lui comme il était coutume de le faire.