Coucou les p'tits loups ! Bon, je sais qu'hier vous avez eu le dernière chapitre de Joyeux Anniversaire Geek, mais, pris d'une impressionnante inspiration, j'ai écris le première chapitre de ma nouvelle FIC, j'ai nommé : Jeu dangereux.

J'espère qu'elle connaître autant de succès que la précédente et que vous aimerez l'histoire ! ^^

Sur ce, je vous laisse !

Les personnalités appartiennent à Mathieu Sommet et le personnage d'Elsa est ma propre création !

PS : Le dessin de couverture a été fait par Elwensà.

Merci à elle de m'avoir permis de l'utiliser ^^

ENJOY !

- Cam -


Chapitre 1 : La fille.

Une jeune fille marchait dans les rues de Paris, elle était d'une taille normale mais elle avait de longues jambes fines et élancées et ses chaussures à talons noirs la grandissaient. Une bourrasque de vent frais s'engouffra dans ses cheveux châtains foncés aux reflets roux, dans un frisson, elle remonta son col sur son visage, ne laissant voir que ces deux magnifiques yeux bleus et gris colorés d'une pointe d'ambre au centre.

D'un pas rythmé, elle se dirigeait vers la bibliothèque où elle avait pour habitude d'aller étudier. Sur son passage, les hommes se retournaient, la dévisageant de bas en haut. Elle ne savait pas quel effet elle faisait dans cette jupe qui marquait sa taille, ce chemisier blanc légèrement décolleté où on pouvait apercevoir une petite parcelle de sa peau ivoire et ce manteau noir qui tombait jusqu'à ses mollets protégés par des collants sombres.

Elle n'était pas juste classe, elle était magnifiquement belle. Et elle ignorait que les hommes auraient pu s'entretuer juste pour lui décrocher un sourire.

Avec force, elle ouvrit la porte de la bibliothèque et y rentra avec un soupir de soulagement lorsque la chaleur familière de l'endroit l'accueillit.

- Bonjour Elsa ! La salua le bibliothécaire d'une cinquantaine d'année. Toujours aussi belle !

- Arrêtez un peu voyons. Gloussa-t-elle, amusée. Ce n'est pas vrai et vous le savez très bien. Je peux rester ici ? Ça ne vous dérange pas ?

- Mais enfin, depuis quand tu me déranges ?! Fais comme chez toi ! Répondit l'homme avec un grand sourire chaleureux.

- Merci ! S'exclama Elsa en se dirigeant vers une table où elle s'assit.

Elle sortit un gros livre de maths et s'arrêta à une page en soufflant d'agacement. Qu'est-ce qu'elle ne donnerait pas pour retourner au lycée là où elle savait encore résoudre ses problèmes de maths mais aussi familiaux.

Elle était partie de chez elle à ses 18 ans, elle en avait 19 aujourd'hui, ne partageait plus aucun contact avec sa famille et se concentrait essentiellement sur ses études. Sa vie se résumait à la Fac et à son appartement dans lequel elle habitait seule.

En la voyant, on aurait jamais pensé à quel point une fille aussi belle et gentille était solitaire, pourtant c'était le cas. Mais, ceci allait bientôt changer, et Elsa ne le savait pas encore.


Le Patron sortit de la maison des Sommet et alluma une clope, tirant une taffe avant d'expulser lentement la fumée. La soirée était déjà bien avancée et à l'intérieur, un boucan pas possible régnait. Un boucan que le débauché avait beaucoup de mal à supporter, entre le Geek qui pleurait parce que Mathieu lui avait ordonné d'aller se coucher, le Prof qui faisait sursauter tout le monde avec de multiples explosions, le Panda qui chantait à fond la caisse, la Fille qu'on entendait parler au téléphone depuis une bonne heure et pour finir, le Hippie qui écoutait du Amy Winehouse au niveau maximum, le Patron voulait juste une chose, se casser de là !

Et ce fut ce qu'il fit, il remonta le col de sa veste, mit ses mains dans ses poches après avoir jeté sa clope, et marcha d'un pas nonchalant, seule la buée qui se formait au contact de son souffle avec l'air froid troubla sa vision.


Elsa sursauta lorsqu'elle entendit un bruit de tasse frapper sa table. Nom de dieu ! Merde ! Elle s'était endormie !

- Ma belle, désolé de te réveiller, mais moi j'vais devoir fermer, et j'peux pas te laisser là ! Expliqua le bibliothécaire d'une voix gentille.

- Ne vous inquiétez pas, Je m'en vais. Souffla la jeune fille, encore endormie.

Elle se leva, épousseta légèrement sa jupe, rangea ses affaires, saisit son sac, et s'empressa de sortir.

Le vent glacial lui fouetta le visage. Les joues rouges par le froid, elle courut pour rattraper son bus qui partait sans elle, mais ses talons aiguilles n'étant pas très coopératifs, elle ne put atteindre le seul moyen qu'elle avait de rentrer chez elle.

Dans un grognement rageur, elle se résigna à marcher, croisant les bras sur sa poitrine, fermant son manteau, pendant qu'un frisson la parcourait. Qu'est-ce qu'elle détestait avoir froid !

D'un pas fatigué, elle commença à marcher vers son appartement d'étudiante. Elle arriva dans la rue où elle vivait en une vingtaine de minute. Comme chaque fois en hivers, la seule source de lumière était quelques lampadaires placés çà et là. Et, comme d'habitude, le seul coin non allumé était la fin de l'allée où se trouvait son appartement.

Une goutte de sueur froide roula le long de sa colonne vertébrale. Cet endroit était vraiment glauque, et si elle avait pu, elle aurait déménagé rapidement. Malheureusement, ce n'était pas le cas.

Après quelques secondes d'hésitation, elle s'enfonça dans la pénombre sombre d'un pas décidé.

Le corps tendu, l'esprit à l'affût, telle une proie, elle guettait tout ce qu'il pouvait se passer. Un bruit parvînt à ses oreilles, mais entraînée dans son élan, elle ne put s'arrêter à temps et heurta quelqu'un.


Le Patron passait par des ruelles et détours, retardant au maximum le moment où il devrait rentrer chez son créateur. Il apprécia le calme qui régnait dans les lotissements, aucun bruit, juste le silence et le grésillement de quelques lampadaires.

Oui, il aimait vraiment beaucoup ce calme, sauf qu'il fut de courte durée. Il s'engagea dans une partie baignée dans l'obscurité et entendit le bruit régulier de talons marteler le sol.

Une femme ? Qu'est-ce que faisait une femme à cette heure dans un endroit aussi … dangereux ?

Avant qu'il puisse se poser d'autres questions, un choc se propagea dans sa poitrine, il hoqueta pendant qu'un gémissement de douleur lui répondait que c'était bien une personne qu'il s'était pris de plein fouet. Emporté par la force de son agresseur, il perdit l'équilibre et fut plaqué à terre sur le dos.

Un corps fin et léger s'allongea sur lui, bloquant le juron qui allait sortir de sa bouche. Le Patron ferma les yeux lorsqu'un parfum aussi voluptueux que dangereux se fraya un chemin vers son nez. Pas de doute, ce corps et cette tentation appartenaient bien à une femme.

Dans un réflexe malsain, il posa ses deux mains sur le bassin de cette dernière qui releva difficilement sa tête du torse du criminel.

Elsa sentit une horrible chaleur remonter dans tout son corps avant de s'immobiliser à ses joues qui s'empourprèrent vivement.

- Par-Pardon … Bégaya-t-elle d'une petite voix.

- T'excuse pas Gamine, c'est un plaisir ! Railla le Patron de sa voix grave qui la fit sursauter.

Comme si elle reprenait conscience, elle se dégagea de l'étreinte du débauché et se mit debout comme un ressort.

Ils étaient encore dans la pénombre et donc ne pouvaient pas se voir, par conséquent, le Patron en profita pour afficher un sourire carnassier.

Peut-être que la nuit allait être … plus active finalement !

Elsa recula légèrement, assez pour qu'un lampadaire la baigne de lumière. Dévoilant son visage au Patron qui s'empressa de l'imiter.

Il s'approcha d'elle tel un prédateur et s'arrêta à quelques mètres, il était assez proche pour la voir mais pas assez pour qu'il se dévoile complètement, tenant à rester dans la pénombre, seule une partie de son visage était visible.

Soudain il se figea lorsqu'il la dévisagea, son sourire de loup se fana, et il resta hébété devant elle, pour la première fois, il ne savait pas comment réagir.

Ça devait être une des plus belles filles sur qui il tombait (sans mauvais jeu de mot xD). Non, c'était même LA plus belle fille. Ses longs cheveux châtains foncés coulés telle une rivière sur son épaule droite, des reflets roux ressortaient sous les rayons jaunes de la lumière. Un corps svelte caché pas un épais manteau, des jambes de mannequin, une poitrine parfaite, des hanches marquées, et un visage magnifique.

Le Patron bloqua un moment sur les yeux de la jeune fille qui rougit légèrement en sentant le regard du débauché posé sur elle. Elle se résigna à tourner la tête vers lui dans le silence le plus total, troublé quelques fois par des grésillements électriques.

Elle tressaillit en reconnaissant la personnalité qui se tenait devant elle. « Génial ! » Pensa-t-elle, ironiquement.

Par la Sainte Patate ! Il y avait des centaines de personnes qui se baladaient le soir et il fallait qu'elle tombe sur l'homme qu'elle désirait le plus au monde ! Le Patron !

Elle n'avait jamais envisagé ou même pensé le rencontrer ! C'était tellement … irréaliste et surnaturel !

Comme une brûlure, le souvenir de son toucher s'imposa douloureusement dans son esprit. « Non, surtout garde la tête froide ! » S'ordonna-t-elle mentalement.

- Tu es Le Patron ?! Questionna-t-elle d'une voix chargée d'appréhension.

Le concerné sortit de l'ombre, à cet instant, il était comparable à un loup qui voulait jouer un peu avec sa proie avant de la dévorer toute crue.

- Oh, je vois qu'on a entendu parler de moi … Susurra-t-il d'une voix mielleuse, reprenant son rictus prédateur si familier.

Il s'était tellement approché d'Elsa, que cette dernière pouvait sans difficulté sentir le souffle chaud du débauché se mêler au sien, saccadé.

- Encore … Encore, désolé … pour tout à l'heure ! S'excusa-t-elle. Je … Je vais rentrer chez moi !

Sans attendre la réponse du Patron, elle se détourna de lui et le contourna avec précaution avant de se précipiter vers l'immeuble où elle habitait. Elle ouvrit la porte rapidement et rentra dans le hall, complètement affolée. Son cœur semblait vouloir s'échapper de sa cage thoracique et elle était à bout de souffle.

Ses jambes tremblées comme si elle était sur vibreur et qu'elle recevait 36 appels et elle avait un mal fou à monter les escaliers pour atteindre son appartement, son corps, refusant toute coopération, était comparable à de la guimauve. Ses mains se crispèrent sur la rampe, et, dans une respiration profonde, elle se dépêcha de rentrer chez elle. Elle était dans un tel état qu'elle dût s'y prendre à deux fois pour faire entrer la clé dans la serrure et ouvrir la porte. Une fois cela fait, elle s'empressa de rentrer chez elle avant de refermer à double tour l'entrée.

Mon Dieu ! Elle venait d'échapper à un danger inimaginable. Elle se laissa glisser sur le carrelage froid qui contrastait avec son corps encore bouillant, et s'adossa à la porte en expirant profondément. Ses yeux se fermèrent doucement pendant qu'un sentiment de sûreté s'emparait d'elle.

Quelle erreur ! Elle venait juste d'égailler la curiosité du Patron. Celui-ci, après la fuite de « sa proie » avait porté une cigarette à ses lèvres d'un air amusé. Tant mieux si cette fille lui résistait, si c'était trop facile, il n'y avait aucun amusement à en tirer. Il tira une taffe, un petit ricanement rauque s'échappa de sa gorge. Ça mettra le temps qu'il faudra, mais elle lui appartiendra, ce n'était plus qu'une question de temps.

Le Patron avait toujours ce qu'il désirait, et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer !

~Fin du chapitre 1~


Voilà pour ce premier chapitre ! J'espère qu'il vous a plut !

La suite n'arrivera pas avant une semaine, désolé les p'tits loups :/

Dites moi ce que vous en pensez ! ^^

P'tite review ? Ou même grosse hein ! :p

Kiss & Peace

- Cam -

PS : Dîtes-moi si vous voyez des fautes ! ^^