Résumé : Comme vous avez pu le constater, il n'y en a pas. Attendez-vous à tout et n'importe quoi, parce que c'est certainement ce qui va arriver.
Je préviens tout de même : Plusieurs couples se formeront au long de cette fic, cinq, pour êtres précise, voir cinq et demi, bref, parmi ces couples, trois seront homosexuels et quelque peu... Voilà. Les deux couples hétéros seront plus ou moins normaux, plutôt moins que plus.
Je pense que je n'ai pas besoin d'en rajouter, à ceux qui n'aiment pas le genre, je ne vais pas vous faire un dessin, plutôt un plan pour vous montrer la sortie.

Quand je serai inspirée, j'écrirai un vrai résumé, en attendant, les vers utilisés sont de Guillaume Apollinaire.

Vous le savez déjà: Personne ne m'appartient, mais faut le dire alors je le dis. Même s'il y a quelques OC qui se baladent au gré des chapitres.

Fiche technique : Je ne voulais pas poster avant d'avoir entièrement fini la fic, ou même avant d'avoir publier le dernier chapitre de Requiem,
MAIS, j'ai compté, mesdames et messieurs, et il se trouve que le Hobbit 3, volet tant attendu, sort dans 13 semaines et des brouettes. Or, c'est exactement le nombre de chapitres de Koop déjà écrits actuellement et, dans la mesure où tout a été développé d'après le deuxième film, le livre et mon imagination défaillante, je n'ai pas envie de tout modifier en voyant la fin proposée par PJ. Voilà la raison pour laquelle je la poste maintenant.

Approche linguistique : A tous ceux qui parlent et comprennent l'islandais, l'italien, le moldave (ou serbe, c'est même pas déterminé), l'anglais et le québécois -et le français aussi, d'ailleurs-, je veux juste vous demander d'être indulgent avec moi, s'il vous plaît.

Un très grand merci à Fitz Hasting qui corrige cette hérésie de la grammaire et conjugaison que je suis.

Et bravo à Aschen qui supporte les doutes et les hésitations infernaux quant au développement de l'histoire qui m'assaillent à presque chacun des passages que j'écris. Doutes que je ne manque jamais de lui partager pour ensuite écrire tout le contraire de ce qu'elle me propose (il n'en reste pas moins que certaines idées de cette fic viennent d'elle).
D'ailleurs, quand je lui ai dit que j'allais peut-être poster Koop, elle m'a répondu, très justement : "Tu n'as pas déjà plein de fics en cours ? Tu devrais attendre...". Certes. J'ai attendu quelques jours, maintenant me voilà.

Texte garanti :

Sans OC dans les personnages principaux.
Sans OOC à outrance.
Sans inceste.
La fin n'est pas aussi catastrophique que le début.
Quelques surprises en réserves.

Apologie pour les reviews : Si nous, petits auteurs sans ambitions, postons sur ce site, c'est en espérant un retour, constructif ou non, court ou long, négatif ou positif, mais quelque chose qui nous laisse croire qu'il y a des gens qui prennent le temps de nous lire. Parce que, sans vous, lecteurs, publier n'a aucun intérêt et tenter de tenir des délais de publication devient totalement dérisoire.


oOo

Koop

oOo

Pathétique, pitoyable…
Comment te sens-tu ? Elle est loin, la Comté, n'est-ce pas, Monsieur Sacquet ? Elle est belle et elle est loin. Et toi… Regarde toi…

Pathétique…

— Thorin… Non…

Tu te recroquevilles au sol, petit hobbit, parce que tu as mal. Une douleur cruelle, née de la peur, de l'incompréhension et de l'impuissance. Car tu es impuissant, Bilbo. C'est pour ça que tu pleurs.

— Pas ça… S'il te plait… Pas ça…

Tu suffoques.
Ta gorge blanche est striée de marques rouges, des empreintes en forme de doigts. Ceux du roi sous la Montagne. Fou.

Tu t'es trompé, Bilbo. Regarde… Ouvre les yeux… Que vois-tu ? Mais regarde donc ! Là-bas...

C'est l'épilogue de cette aventure. Il est brutal, n'est-ce pas ?
Une déclaration de guerre comme point final, et aussi une amertume viscérale bien plus asphyxiante que la poigne de Thorin.

Et, tout autour de toi, l'écho monstrueux d'une bataille effroyable. La bataille des cinq armées.

Que ressens-tu, Bilbo ?

Toi qui lui a dérobé l'Arkenstone. Toi qui a déclenché sa fureur.

Mais à quoi pensais-tu, Bilbo ?
Thorin est un nain, dont l'esprit a été consumé par l'or.

A quoi pensais-tu ?

A ton avis, qui survivra à cette guerre ? Et lui, va t-il y survivre ?

oOo

Tu es tombé. Kili. Kili l'Archer, Kili l'Héritier… Enfant Kili. Tu es tombé et tu sais qu'il viendra te relever. Tu le sais, mais tu ne le veux pas. Tu lui hurles de ne pas le faire, de ne pas lui tourner le dos, pas à lui, pas à celui qui vient de te mettre à terre. L'orc pâle.

Mais il se retourne. C'est parce que tu as crié, encore. De peur ou de douleur, tu ne sais plus, mais tu le regrettes maintenant. Il a entendu ton cri, le tien, parmi tous les autres. Il fait volte-face. Il n'aurait pas dû.

Ah… Kili… Kili le Téméraire, Kili le Prince… Jeune… Si jeune Kili… C'est pour toi qu'il se bat. Pour ta vie.

Ecoute-le. L'entends-tu ? Il te cri dessus pourtant. Pourquoi ne l'entends-tu pas ? Il te dit de partir, il t'ordonne de déguerpir, de fuir. Regarde-le, il met sa vie en jeu pour offrir un sursis à la tienne. Alors pourquoi restes-tu immobile ? Veux-tu vraiment le voir tomber ?

Kili, pourquoi cris-tu ? Il est déjà mort, tu sais ? Tu l'as vu, la lame du monstre, elle est ébréchée, et couverte de sang, celui de ton frère. Il est mort parce qu'il se soucie de toi.

Tu le regardes, Kili, parce que tu es incapable de faire autre chose. Il est debout, devant toi. Sa main vient de lâcher sa dernière épée. Elle est brisée, elle aussi, et rouge, rouge comme ses larmes. Cassée. Comme lui, comme toi.

Son regard semble prisonnier du tient. Ses yeux, Kili… Ces yeux… Que vois-tu alors que tu te noies dedans une dernière fois ?

De la détresse ? De la douleur ? De l'amour, peut-être, pour toi, son petit-frère…

Non… Tu ne vois rien, enfant Kili, car il n'y a plus rien à voir. La mort l'a anéanti.

Ses lèvres bougent. Il n'a plus de souffle, mais il continu de te supplier de fuir. Tu ne l'entends pas, tu ne bouges pas. Es-tu mort toi aussi ?

Et il tombe. Fili Tombe. Fili… Fili le Brave, Fili le Magnifique… Le prince au destin brisé, il s'effondre. Et toi, tu contemples sa chute. Tu pleurs ?

Tu devrais fuir, tu sais, au lieu de pleurer. Tu en as le temps. Il est mort pour t'offrir un sursis. Si tu ne pars pas maintenant, son geste aura été vain.

Mais tu ne pars pas. Tu regardes son sang qui se répand sur le sol.

Que fais-tu ? Tu te lèves, enfin, mais tu ne marches pas dans la bonne direction. Fou ! Tu n'as plus d'arme, que comptes-tu faire ? Il te tuera toi aussi. L'orc pâle te tuera.

Ho. Kili… Enfant Kili… Tu as compris. Enfin.
Il est mort et, si tu désires le suivre, il n'existe qu'un seul passage.

Tu ne cris pas. Pas cette fois. Le froid s'enroule autours de tes os brisés. Il remplace le sang qui s'échappe de tes veines et prend possessions de tes muscles.

Tu tombes, Kili. Tu tombes et tu ne t'arrêtes pas, car, pour la première fois de ta vie, les bras de ton frère ne sont pas là pour te rattraper.

oOo

Il fait froid, n'est-ce pas ?

Thorin, roi Thorin. Le roi sous la Montagne. Piètre roi, piètre leader… Piètre ami.
Il est là, l'entends-tu ? Bilbo est là, à côté de toi.

Bilbo… Bilbo dans la Montagne, Bilbo au dessus du vide, Bilbo à terre…
Regarde-le. Regardez-vous. Quel gâchis…

Tu lui fais part de tes regrets, et il t'écoute. Il pleure, aussi.

Sais-tu pourquoi il pleure ? Penses-tu que c'est ta mort qui l'attriste ?

Si seulement…

Tu as tout gâché, Thorin. Tout.

Tu le regrettes, profondément. Ce sont ces regrets qui te tueront.

Si belle, si douce, si froide. La Mort… Elle fauche, elle détruit et elle libère, aussi.
Tu t'évades, Thorin, tu fuis ce carnage, cette déchéance.

Qu'aurais-tu fais si toi tu avais survécu, mais pas Kili ?

Il est là, à côté de toi. Pâle… Si pâle… Et ses yeux sont fermés, pour toujours.
Sais-tu pourquoi il est mort ?

Parce que Fili l'a emmené avec lui dans sa chute.

Peux-tu supporter cette idée ?

Fili est mort. Ton héritier. Le fils ainé de ta sœur. Il git sous cette tente car il a fait un jour le serment de te suivre partout où tu iras. Partout.

Si loyal, Fili… Trop loyal. Voilà où tes pas l'ont conduit.
Il le savait, pourtant, que tu étais fou. Il le savait…
Il fut le premier à le comprendre. Mais que pouvait-il faire contre ça, lui, simple héritier trop loyal ?

C'est pour cela, à la fin, qu'il s'est détourné de toi.
Toi, tu avais failli, il a décidé de prendre ta place sans que tu ne t'en aperçoives.

Mais son petit-frère passe avant tout, tu comprends ? Non… Tu ne comprends pas.
Car ton petit-frère à toi, il attend encore que tu viennes le sauver.

Fili est loyal. Trop. Il a vu ta folie, et il t'a suivi malgré tout.

Qu'aurais-tu fais, Thorin, si toi tu avais survécu, mais pas eux ?
Tu aurais fait comme pour Frérin. Bien sûr. Tu l'as fait une fois, tu peux recommencer.

L'oubli, c'est ce qui fait le moins mal.
Mais mourir, c'est plus facile.

Ferme les yeux, Thorin. Pousse ton dernier soupir.

Laisse la mort t'emporter.

Espères-tu goûter à la rédemption simplement parce que tu t'es excusé auprès de Bilbo ?

Bilbo… Ton Bilbo…

Bilbo sous la pluie, Bilbo dans les arbres, Bilbo invisible…

Parfaitement à ton goût, ce petit hobbit.
C'est lui qui est venu te trouver, la première fois, tu te rappelles ?

Si doux, ce petit cambrioleur… Doux et sucré à la fois, comment ne pas succomber ?

Bilbo rougissant, Bilbo dénudé, Bilbo dans tes bras…

Tu lui as fait tes excuses :
Pardon d'avoir failli, pardon de t'avoir trahi.

Pardon, mais je dois m'en aller…

Et lui, que lui reste t-il, à lui ?

Va t-en, Thorin, mais n'oublies pas :

Fili et Kili aussi attendent des excuses.
Et Bilbo restera seul, pour toujours.

oOo

C'est bon, tu peux fermer les yeux maintenant. Tu ne veux pas ?
Il serait peut-être temps de penser à mourir.

Tu es le dernier, tu sais ? Cela fait maintenant cent soixante ans que cette Montagne a été reconquise et ils sont tous déjà morts, sauf toi.

Tous, même le hobbit.

Qu'attends-tu, Dwalin ?

Oh… Eux… ?

Cela fait maintenant un siècle que ton frère a pris la direction de la Moria. Que regrettes-tu ? De ne pas l'avoir accompagné ? Ou bien d'avoir laissé ce petit joueur de flûte partir aussi loin de toi ?

Tout ce temps, tu l'as attendu.

Ori, si gentil, si sensible.

Sais-tu pourquoi il n'est jamais revenu te voir ? Sais-tu comment il a trouvé la mort ?
Car oui, Ori est mort, dans cette caverne maudite. Tu le sais.

Gandalf est celui qui a lu ses derniers mots. Gimli te les a même rapportés.
Mais ce n'est pas toi qu'ils concernaient, ces derniers mots. Ils ne t'étaient même pas adressés.
« Nous sommes piégés ici… Cela fait des jours que les tambours tonnent… Ils arrivent… »

Tu ne veux pas y penser, tu ne veux pas penser, tout simplement. Ca fait trop mal.
Ori. Ton Ori, est mort au pied du tombeau de ton grand-frère.
Parce que tu n'étais pas là.

Et lui, a t-il pensé à toi ?
Toi, tu as pensé à lui tous les jours. Tous… Pendant un siècle, il n'y a pas eu une journée où tu ne te sois pas recueilli en son nom.

Tu ne savais pas qu'aimer était si douloureux.
Tu ne pensais pas qu'Ori partirai un siècle entier.

Maintenant, tu sais.

Tu ne veux toujours pas y penser. Pourtant, tu ne fais que ça, de toutes tes journées.

Foutue fierté…

Dans ce cas, ferme les yeux, Dwalin.

Ferme les yeux et rejoint-le.

Tu l'as attendu tout ce temps, peut-être que, lui aussi, de son côté, il patiente. En silence et gentiment, comme il l'a toujours fait.

Ferme les yeux, Dwalin, c'est fini.
Ori t'attend quelque part.

oOo


A suivre...