o0O Épilogue O0o

— Et il se réveillera dans combien de temps ?
— D'un instant à l'autre, je pense, il n'est pas vraiment endormi…
— C'est magnifique, j'ai l'impression d'assister à une naissance !

Le chuchotement ému de Sarah attira les regards méfiants des autres personnes et la française haussa les épaules en se justifiant d'une voix basse :

— Lorsqu'il se réveillera, nous auront certainement affaire à une nouvelle personne… Et lui ne verra plus le monde de la même manière… D'inconnus, vous deviendrez ses oncles, ses amis et son frère… C'est émouvant…

Frérin fit la moue, adossé au mur et les bras croisés. Pour Eirik, il n'était déjà plus un inconnu, mais il le redeviendrait pour Fili. Chouette. De son côté, Salaï ne semblait pas plus ravi que le canadien blond et il attendait dans un silence tendu, son regard impénétrable fixé sur le jeune islandais qui était allongé sur le sofa, le visage paisible et la respiration régulière, comme s'il était profondément endormi.

Eirik avait, finalement, accepté de laisser Rob l'aider à récupérer ses souvenirs, après avoir promis à l'italien que rien ne changerait entre eux. Mais, malgré ça, le brun restait inquiet à l'idée que le blond se réveille en se rendant compte de l'aberration qu'ils vivaient en ce moment. Après tout, Kili avait été profondément réticent à l'idée de prendre Eirik comme amant essentiellement à cause de ce lien si fort et si pur qu'ils avaient eu lors de leur première vie, peut-être que Fili, une fois revenu, ressentirait le même malaise.

Dwalin et Billie patientaient un peu plus loin, avec John. Cette attente avait un goût étrange, car le traitement n'avait pris qu'une demi-journée, durant laquelle le blond était resté seul avec le docteur Robben. Il l'avait aidé à surmonter ses pires cauchemars, grâce à son expérience, ses techniques et son savoir, il l'avait guidé jusqu'au seuil de ses souvenirs les plus enfouis, au delà de la mort et l'inconscience. Tout s'était bien passé, mais l'effort avait été de taille et le sommeil aidait maintenant le jeune islandais à laisser sa mémoire en ébullition décanter un peu.

Lorsqu'Eirik était entré, la veille, dans le cabinet du docteur Rob Rob, ils avaient tous eu le reflexe de lui dire au revoir. Pourtant, il n'avait pas quitté la maison et ne s'était éclipsé que pour quelques heures, mais ils avaient tous vécu ça étrangement comme un départ au gout d'adieu. Car le retour des souvenirs de Fili impliquaient forcément une modification chez Eirik. Une naissance, comme l'avait si bien illustré Sarah ou, plutôt, une renaissance.
Et cette attente était étrange car ils ne savaient pas vraiment à qui ils auraient à faire lorsque l'islandais ouvrirait les yeux.
Le doux Eirik dompterait-il ses souvenirs et son expérience pour rester égal à celui qu'il était aujourd'hui ? A l'instar de Salaï, John et Raphaël, qui pompaient dans l'expérience offerte par l'empreinte de leur première vie sans chercher à redevenir ceux qu'ils avaient été ? Ou bien accepterait-il d'ingérer le savoir que portait son âme au point d'accueillir Fili en lui et laisser sa noble personnalité acérée s'épanouir jusqu'à ne former plus qu'un avec lui, comme l'avaient si bien fait Théo et Thorin ou Jayden et Dwalin ? Ou bien, de la même manière que Finn et Billie, hantés tous les deux par la mémoire de leur âme, se contentera-t-il de recevoir ce savoir afin de mieux l'enfouir ?

Ils savaient que tout était en train de se jouer maintenant : Enfermés ce sommeil qui semblait pourtant si serein, Eirik et Fili se rencontraient, se découvraient, se testaient, s'unissaient ou se repoussaient dans une valse qui leur était propre.

A quelques mètres du canapé, Théo fut surprit de sentir une impatiente nervosité enfler en lui. Il n'avait jamais considéré Eirik comme un étranger, mais, depuis qu'il avait rencontré, dans cet aérodrome désaffecté de Tiraspol, ce jeune islandais sans famille et sans repère, offert en pâture aux pires criminels de ce monde et sauver de justesse par des hommes plus dangereux encore, à aucun moment il ne l'avait confondu avec Fili.
Parce qu'Eirik possédait l'âme de son neveu, certes, et, en ce sens, il restait pour lui un membre de sa famille, mais l'absence des souvenirs le dissociait définitivement du prince blond.
Eirik ne lui avait pas juré allégeance, il ne s'était jamais imposé lors des conseils politiques et militaires d'Ered Luin et il n'avait pas combattu à ses côtés… Il ne lui était pas loyal au point de le suivre où qu'il aille, que ce soit dans la folie ou la mort.

Retrouver les réincarnations de ses héritiers, en vie malgré les épreuves dont ils avaient été éprouvés, ainsi que les différentes discutions qu'il avait eues avec Salaï, qui était dorénavant totalement indépendant de lui et qui ne lui vouait du respect seulement parce qu'il était capable de se débrouiller honorablement avec un flingue, lui avait permis, enfin, de faire le deuil de sa vie passée et, surtout, de la mort de Kili et Fili dont il se sentirait toujours responsable.
Mais, malgré cela, il se sentait nerveux. Heureux, mais nerveux. Car ce qu'il se passait actuellement avait été, justement, nommé « Le retour de Fili ». Comme si le moment qui séparait ce terrible coup premier fatal porté par Azog et le réveil du blond n'avait été qu'une longue attente, que tous avaient endurés, jusqu'à se retrouver, enfin, réunis, malgré la séparation infligée par la mort. Ou, plutôt, par la vie, qui avant de les rassembler, les avait dispersé de sorte qu'ils n'auraient jamais pu se rencontrer, et s'aimer, s'ils n'avaient pas cherché à forcer leur destin et si la réelle identité de leur âme ne s'était pas manifestée.

Thorin avait pensé pouvoir se contenter de l'enveloppe charnelle et des traits de caractères les plus affirmés de Fili, que possédait aussi Eirik, mais, il se rendait compte, maintenant qu'il allait retrouver son neveu d'un instant l'autre, qu'il lui manquait terriblement.
Car, finalement, même s'ils avaient tous assuré qu'ils adoraient Eirik pour ce qu'il était et non pour le souvenir qu'ils avaient de Fili, personne ne pouvait nier que sa réincarnation leur était extrêmement douloureuse. Prétendre se foutre de savoir s'il avait retrouvé ses souvenirs était un mensonge : Eirik était Fili, ce n'était pas contestable, et son amnésie amputait sérieusement une part non négligeable de sa personnalité et de sa relation avec les autres.
Théo espérait simplement que celui qui fut son premier héritier ne lui en voudrait pas trop à propos d'un certain « Mal du dragon » dont il avait été témoin et victime.

L'attente anxieuse commença à peser sur Frérin qui, pour rompre le silence, prit la parole d'une voix inquiète :

— Au fait… Quelqu'un a réfléchi à ce que l'on dira à madame Tomson lorsqu'elle nous demandera des nouvelles de Lucien ?

La question jeta un froid et quelques regards nerveux furent échangés, mais Thorin répondit en haussant les épaules :

— On lui dira que son enfant va bien et qu'il est entre les mains d'une personne compétente qui saura l'aider à gérer son… Potentiel

John acquiesça en parlant à son tour avec précaution :

— Je ne pense pas qu'elle causera beaucoup de problèmes, de toute manière… Son fils était abject avec elle et je pari qu'elle sera ravie de son… départ… Et puis ce n'est pas comme s'il avait disparu ou s'il avait été enlevé… Elle aura des nouvelles de lui… Je suis même certain qu'elle recevra une pension honorable.
— Oui mais tout de même… on aurait dû lui demander son autorisation avant de nous débarrasser de lui comme ça !
— Ce n'est pas comme si nous avions eu le choix nous-même.

John avait marmonné en réponse à l'exclamation de Frérin, et Thorin retint un sourire ravi en échangeant un regard complice avec Salaï. Ils avaient eu le choix, oui, ce que tout le monde ignorait, hormis Raphaël, Salaï et Thorin.

Après tout, sans surprise, était bien arrivé un moment durant la journée de noël, trois jours plus tôt, où le padre avait fini par véritablement « Remarquer » Lucien, cette petite vérole qui avait passé le réveillon dans les pommes et la matinée du 25 à cavaler par mont et par vaux sur son quad électrique, donc rien de très intéressant pour le vieux mafieux. Mais lorsque tout fut redevenu normal, et donc, lorsque Lucien tenta de tuer Thorin, encore, en hurlant, encore, que sa sale race de misérables gnomes en haillons périra dans d'atroces souffrances, l'italien s'était sentit fondre. Ca avait été avec un large sourire niais et attendri qu'il avait admiré la manière dont la réincarnation de Smaug avait tenté de tabasser les trois agent secrets du JCP : Théo, Finn et Jayden, ainsi que son si doué fils adoptif, Salaï, qui faisait sa fierté, et cet ancien soldat anglais, John, lorsque ceux-ci avaient tenté de le maitriser, non sans grandes difficultés.

Ce fut donc tout naturellement qu'il s'était ensuite rendu auprès de Théo pour lui proposer, tout simplement, d'échanger Salaï contre Lucien, en tout bien tout honneur, bien entendu. Dans la mesure où le jeune brun lui avait annoncé, avec précaution, qu'il ne désirait pas prendre sa place au sein de la familia, le padre était tout simplement passé à autre chose et, comme à son habitude, le profit étant ce l'intéressait réellement, il avait vendu son fils à plus offrant pour récupérer ce dont il avait toujours rêvé : un enfant psychopathe et fou à lier, dont l'esprit cruel et corruptible était aussi tordu et machiavélique que le sien, sans parler de sa fascination pour tout ce qui avait de la valeur et son attirance maladive pour le feu. Parfait.

Il s'était simplement contenté de laisser une enveloppe à son ancien fils adoptif qui n'avait pas encore pris la peine de l'ouvrir.

— Quand on voit ce qu'il a fait d'un simple prince nain mort à peine adulte, je n'ose pas imaginer ce que deviendra Lucien dans quelques années… Ne le prend pas mal, Salaï…

L'italien haussa les épaules face à la remarque distraite de Finn et ce fut Jayden qui renchérit en retenant un rire :

— On pourra toujours demander des nouvelles à Rob, après tout, il est son beau-fils maintenant…

Le regard glacial que Rob et Sarah lui envoyèrent ne l'empêchèrent pas de s'esclaffer et les autres retinrent un sourire tendre en se remémorant la cérémonie de mariage hâtive qu'avaient organisé Lucien et Prunille en secret, elle habillée en samouraï et lui portant une cravate de Théo en bandana sur le front. Tom avait présidé l'union, animée par Julie, qui avait été enroulée dans du papier cadeau pour l'occasion, et maquillée avec soin par sa sœur. La Lune de Miel s'était réduite à un petit tour au trot sur Mathador III, puis Lucien s'en était allé avec les italiens, promettant à sa promise en larme qu'il l'aimait pour la vie malgré le fait qu'elle ne soit qu'une humaine débile et pathétique.

— Au pire, ça fera bosser Théo et Raphaël… Il faudra bien les tenir occuper ces deux là, avant que l'idée farfelue de conquérir un royaume ne leur vienne en tête.

Théo envoya une grimace à son jumeau qui lui répondit d'une moue provoquante et Sarah rebondit sur la remarque de son beau-frère en se tournant vers le brun :

— D'ailleurs, tu as des nouvelles de Raphaël ?

Il retint un soupir agacé avant de répondre d'un ton pinçant :

— Pas plus que depuis la dernière fois, non.
— C'est à dire ?
— C'est à dire, depuis que Rob m'a posé exactement la même question il n'y a même pas une demi-heure… Il va bien et profite de la disparition de Lucas pour passer un peu de temps avec sa famille, qu'il n'a pas pu voir pendant les fêtes. Et je ne vois toujours pas d'où vient cette obsession maladive que vous lui vouez depuis qu'il est parti alors que ça ne fait même pas une journée ! Et épargnez-moi ces sourires niaiseux par pitié !

Malgré son aura dangereuse et sa dernière injonction, tous le regardèrent avec un sourire en coin parfaitement exécrable et il soupira en croisant les bras lorsque Salaï remarqua, encore une fois et avec beaucoup de tact :

— Non… Même en faisant un effort, je n'y arrive pas… Thorin et Thranduil… J'aurais tellement voulu être à l'aéroport pour assister à leurs adieux déchirants et leur promesse de se trouver un jour un royaume à tyranniser en amoureux…
— Moi je les trouve vraiment trop mignons, tous les deux…
— Sarah, par pitié… Tu es la seule persona à employer le terme « mignon » pour désigner le couple que forment ces deux mégaloni
— Moi aussi, je les trouve mignons… Et puis ça prouve bien que l'évolution de nos sentiments dépend fortement du contexte de-
— Rob, ta gueule.

D'une même voix, les jumeaux firent taire leur aîné, blasés par son perpétuel enthousiasme envers tout ce qui concernait les réincarnations, puis Frérin enchaina :

— Moi, ce que j'aurai bien voulu voir, c'est le petit-prince en famille… Je veux bien mourir deux fois pour voir Thranduil à dix ans se faire engueuler parce qu'il ne s'est pas brossé les dents avant d'aller au lit…
— T'es con, Finn.

Avec affection, Théo attrapa la nuque de son frère pour l'attirer à lui dans une étreinte étouffante, s'assurant ainsi de ne plus entendre ses conneries, mais une voix rauque s'éleva, choquée et interloquée :

— Tu sors avec Thranduil ?

Ses yeux écarquillés rivés sur lui, portant un regard… Ce regard si particulier qu'il aurait pensé ne jamais revoir, Eirik s'était redressé, bouche bée. L'islandais ne saurait dire pourquoi, mais ce fut le premier constat qui s'était imposé à lui lorsqu'il avait ouvert les yeux.

Gace à cette vie là, il connaissait déjà certaines des personnes qui étaient venues à lui dans ses souvenirs, et associer Raphaël avec ce connard de face pâle qui leur avait bien pris le choux lors des événements qui avaient précédé sa mort lui fit bizarre. Mais pas aussi bizarre que faire le lien entre cet elfe abject et la personne qui était en couple avec son oncle actuellement.

Son oncle…

Son regard changea doucement alors qu'il détailla Théo, la bouche sèche, comme si c'était la première fois qu'il le voyait et une émotion violente lui prit les tripes quand le brun lui rendit son regard.

— Fili.
— Thorin.

C'était étrange… Très. Fili avait l'impression que la bataille des cinq armées venait à peine de se terminer et qu'il se tenait là, prêt à prendre un nouveau départ, sans la montagne, mais avec Thorin et, surtout, Kili… Le blond tourna la tête pour accrocher le regard de son frère.
Les yeux durs du brun ne pouvaient cacher l'appréhension qui stagnait dans ses prunelles et ils restèrent tous les deux figés, accrochés l'un au regard de l'autre pendant un petit moment. Jusqu'à ce qu'Eirik ne détourna les yeux et que, sans un mot, il se leva, pour s'approcher de Salaï qui ne bougea pas.

Il ne s'arrêta que lorsque leurs souffles se mêlèrent et, sans se soucier des autres, le jeune islandais posa sa main sur la joue du mafieux, se noyant dans son regard et s'enivrant de son parfum, puis il parla d'une voix grave :

— Je pensais naïvement être tombé sous le charme d'un mystérieux assassin sans peur et sans scrupule, séduisant au delà des mots…

Du bout des doigts, il caressa son visage et, toujours sans un mot, Salaï attrapa sa main en le sondant gravement, découvrant qu'absolument rien n'avait changé chez Eirik, du moins, physiquement, et, pourtant, tout semblait différent maintenant. Dans sa posture, son regard, ses tournures de phrases... Fili était bel et bien de retour et il ne savait pas s'il s'en réjouissait ou s'en désespérait. Et le blond continua de parler doucement :

— Je me demande comment j'ai pu… Te trouver autant d'attrait… Alors que j'avais oublié tous ces autres aspects de toi… Je ne faisais que deviner la lumière qui est en toi, sans la voir… Dans cette autre vie, tu étais rayonnant, lumineux et d'une bonté rare… Je crois que… l'amour fraternel que je te portais est revenu avec tous ces souvenirs que nous partageons tous les deux…

Salaï fronça les sourcils, mais Fili reprit avec assurance nouant ses doigts au siens :

— Toutefois, je suis tombé amoureux de tes aspects les plus sombres que la première vie avait étouffée, mais que celle-ci a exhumé, et qui subliment la beauté de ton âme, que rien ne semble pouvoir souiller… Et, maintenant que je me souviens du reste… Je peux t'assurer, Salaï, que rien, pas même tes actes les plus sales, ne pourra me détourner de toi…

Il clôtura sa déclaration d'une pression franche sur la main qu'il tenait et, sans ajouter un mot, il leva le visage pour offrir ses lèvres à l'ancien mafieux qui se pencha sur lui pour un baiser possessif et exigeant, surprenant la totalité des personnes présentes dans la salle, mis à part Sherlock, discret jusqu'à présent, qui récupéra en silence un billet de la part de Sarah, déconfite.

— J'y crois pas, c'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Vous n'avez pas le droit de me reprocher une union avec Raphaël si vous célébrez votre amour fraternel de cette manière !
— Eirik n'est pas mon fratello.

Salaï avait répondu froidement à Thorin en enroulant son bras autour de la taille du plus jeune qui hocha la tête en se pressant contre lui, le provoquant du regard. Le canadien haussa les épaules, conscient que, effectivement, rien n'opposait l'union entre un orphelin islandais et un criminel italien et, beau joueur, il préféra changer de sujet :

— Au fait, Salaï, qu'est-ce que ton padre t'a laissé comme cadeau d'adieu ? Un château ? Une ville ?

Le brun haussa les épaules, mais, avisant le regard curieux des autres, il sortit l'enveloppe qu'il avait gardé sur lui et, après une brève hésitation, il la déchira soigneusement.

Il hoqueta ensuite sous la surprise et resta effaré un moment, sans voix, amenant un silence curieux dans la salle.

— Alors ?

Pressant, Frérin s'était approché, mais le document était italien, toutefois, cela ressemblait à des papiers officiels et il fronça les sourcils

— De quoi s'agit-il ?
— C'est…

Interloqué, Salaï relu plusieurs fois le papier, avant de parler d'une voix blanche :

— C'est un acte d'adoption officiel… Je suis maintenant son fils, aux yeux de la loi…

La chose sembla grandement émouvoir le jeune mafieux orphelin dont la main tremblante sortit un petit mot de l'enveloppe. Un sourire amusé éclaira ses lèvres et il expliqua simplement :

— Il nous invite tous dans sa villa à Naples pour fêter Pâques avec lui… Il tient particulièrement à ce que Théo, Finn, Raphaël et Prunille soient de la partie… Et il dit que Mellica Grey peut venir aussi, il aimerait faire sa connaissance et il a entendu dire que vous la connaissiez…

L'idée que son enfant devienne la petite-fille d'un homme pareil n'enchantait pas vraiment Sarah, mais Rob fit un bond de joie en assurant qu'il avait toujours rêvé visiter l'Espagne et qu'il comptait bien accompagner sa fille là-bas pour superviser la santé mental de son patient le plus intéressant. La perspective de vacances en Italie sembla beaucoup plaire aux autres et Dwalin proposa l'idée d'inviter aussi Balin et sa famille, qui étaient toujours prêts à les recevoir à Pondichéry, puis il se tourna vers Frérin qui sirotait un soda, pour parler d'un ton railleur :

— Au fait, beau gosse… Comment prends-tu le fait d'être le seul du groupe à être encore célibataire ? Même Prunille s'est mariée…

Le blond, en cracha sa boisson, avant de partir dans une toux asphyxiée et, lorsqu'il reprit son souffle, il resta un moment silencieux, incapable de digérer la révélation, mais Salaï lui sauva la mise en parlant distraitement, caressant doucement le bas du dos de son amant :

— Si tu veux, je peux m'occuper de ce problemo… Je connais une irlandaise au caractère aussi enflammé que sa chevelure qui a toutes les chances de te plaire…

o0O FIN O0o


Merci d'avoir lu jusqu'ici !

38ème chapitre d'une fic initialement prévue pour Vingt chapitres...
Quand je pense que cette Fic a été commencée en 2014...
Beaucoup de divagations, de retournements inattendus (du moins, pour l'auteur) et plusieurs problèmes d'inspiration...

J'espère que l'histoire vous a plu et que vous n'êtes pas déçus d'être arrivés jusqu'ici !

Je pensais, pourquoi pas, faire un petit recueil d'OS, ou Two-Treeshot, sur l'univers de Koop ou de Shari, ou alors des passages de la vie de Théo, Finn, Raphaël & Cie après cette histoire. Voire reprendre le concept de la réincarnation détaillé ici, mais changer les pairings...
J'ai déjà quelques idées, mais si certains ont des suggestions, surtout, n'hésitez pas!