Bonjour les gens comment allez vous ? Alors oui je sais vous allez hurler que je commence une fic alors que je n'ai pas fini les autres, vous auriez en partie raison de hurler mais sachez que j'ai eu un sacré blocage d'écriture et que récemment j'ai découvert la série once upon a time et que j'ai retrouvé cette envie mais pour commencer par un crossover sur Castle et ouat, on pourrais penser que les deux séries sont très différentes mais après la disparition de Castle et Régina qui cherche l'auteur du livre, l'idée a germée d'elle même et les mots se sont enchaînés comme par magie.

Je reviens donc avec cette fic qui me remet après des mois de non écriture en selle, sachez que je n'oublies pas Amazones ou les autres fic mais si je n'écris pas cette fic avant j'arriverai à rien et je serais de nouveau face à une page blanche et du coup pas d'Amazones du tout ! Je vous promets de la finir en son temps, je m'excuse pour cette attente mais l'inspiration ne se commande pas même avec une trame.

Voila alors merci de me suivre encore et de ne pas m'en vouloir et je pense a une personne en particulier d'éviter des réflexions désobligeantes surtout quand on est en guest et que je n'ai pas le droit de réponse, que cette personne lise mon avant propos et mon histoire, je lui promets vraiment de finir Amazones et les autres, cette fic ralentis juste un peu les choses mais me permet de reprendre goût à l'écriture.

Bon eh bien je remercie ma béta comme toujours je t'adore, je remercie mes lecteurs et attends vpos retour avec impatience cette fic me tient à coeur au plus au point, j'espère qu'elle vous plaira et comme l'ont dit deux de mes amies, plongez vous dans le mystère et l'intriguant...


Chapitre 1

Figée, impuissante, elle contempla les flammes qui ravageaient la voiture de son futur mari, sentant son cœur se réduire en cendre au fur et à mesure que le feu consumait l'auto. Ce n'était pas possible, il ne pouvait pas être là, elle n'était pas là. C'était un cauchemar dont elle allait se réveiller, couverte de sueur et le cœur battant dans ses tempes, et il serait à ses côtés, comme il le lui avait promis. Et comme prévu, ils se rejoindraient devant l'autel afin de prononcer leurs vœux d'éternité.

Recouvrant ses esprits, elle jeta un dernier regard au véhicule accidenté avant de se précipiter, tentant inutilement d'ouvrir la portière, faisant abstraction des flammes.

Après cette tentative, qu'elle savait pertinemment vaine, elle se recula, vaincue, et tomba à genoux, tête basse, les épaules secouées de sanglots muets. Son monde s'écroulait, sa vie se brisait. Sans lui plus rien n'avait d'importance. Sans lui, elle n'arriverait pas à se construire l'avenir dont ils avaient rêvé et qui commençait seulement à prendre forme. Sans lui, son existence n'avait plus de sens. Il l'avait ramenée à la vie, lui donnant envie d'y croire, et à présent, lui aussi l'abandonnait, la replongeant dans le gouffre sans fond dans lequel elle s'était abimée jusqu'à ce qu'il fasse irruption dans sa vie.

Alors qu'elle sentait son cœur éclater dans sa poitrine, des larmes silencieuses dévalant ses joues, elle sentit une fine pluie s'abattre sur elle. Levant les mains comme pour la recueillir, elle resta ainsi quelques instants avant de redresser la tête. Elle vit alors que les pompiers étaient arrivés, et qu'ils arrosaient abondamment la voiture en flamme. Elle se laissa tremper sans vraiment réagir, ne ressentant même pas le froid qui s'infiltrait lentement en elle la glaçant un peu plus, pas plus qu'elle ne fit attention au fait que sa magnifique robe risquait d'être abimée par l'eau. Quelle importance puisqu'il n'était plus là pour la voir dedans ?

Mais après de longues minutes qui lui semblèrent une éternité, elle posa son regard sur l'auto calcinée. Se remettant difficilement sur ses pieds, sentant à peine ses jambes cotonneuses et flageolantes, elle tenta de ne pas plier sous le poids de son corps devenu de plomb. Kate avança péniblement, la tête toujours baissée, comme pour retarder l'inévitable. Lentement elle la releva vers ce qui avait été la vitre de la voiture. Elle devait être la première à le voir, la première à constater que sa lumière s'était éteinte à jamais, et que le faible espoir qui continuait de brûler en elle n'avait plus de raison d'être

Frissonnant violemment, elle tenta de se calmer, car elle avait l'impression que son cœur allait s'arrêter pour toujours tant il battait à tout rompre dans sa poitrine. Prenant une profonde inspiration, elle se décida à affronter la dure et cruelle réalité.

Lorsque ses yeux se poseraient sur le corps de l'amour de sa vie, tout serait fini pour toujours. Ils n'avaient même pas eu le temps d'échanger leurs vœux, de se promettre l'éternité officiellement, devant témoins.

« Jusqu'à ce que la mort nous sépare » souffla-t-elle intérieurement alors que son regard se posait à l'endroit où devrait logiquement se trouver le chauffeur.

Son cœur eu un raté, et l'espace d'une fraction de seconde, s'arrêta pour repartir à la vitesse de l'éclair. Vide ! La voiture était vide ! Son fiancé n'était pas à l'intérieur. Portant une main tremblante à sa bouche, elle sentit la flamme de l'espoir grandir et s'enflammée alors qu'elle la pensait mourante.

« Elle est vide, il n'y a personne ! » cria-t-elle en se tournant vivement vers la descente du ravin « Il n'y est pas ! » réitéra-t-elle encore pour l'ancrer dans sa tête et dans son cœur.

Alors qu'elle remontait la pente en courant en dépit de ses talons et de sa robe, Esposito lui demanda prudemment si elle était certaine d'elle, pensant que peut-être, elle cherchait à se convaincre que l'homme qu'elle aimait n'était pas véritablement mort, et que son esprit lui avait envoyé cette image pour atténuer sa douleur.

« Même avec un feu aussi chaud, il y a toujours un corps ! » rétorqua la jeune femme en finissant de monter, lui adressant son plus beau regard noir.

Martha et Alexis la rejoignirent lui demandant la confirmation que le corps de l'homme de leur vie n'était pas dans la voiture. Kate le leur confirma avec un sourire empli de soulagement et de détermination, avant de s'adresser à Ryan et Esposito en leur demandant de commencer les recherches afin de retrouver Castle. Ryan suggéra de demander de l'aide pour les recherches, ce que Kate approuva, consciente qu'ils allaient avoir besoin de renforts pour retrouver son fiancé dans les plus brefs délais. Elle demanda donc aux agents sur place, après s'être présentée, de ratisser la zone et de faire venir des chiens sauveteurs.

Alors qu'elle était partie se changer, ne pouvant pas arpenter une scène de crime en robe de mariée, les gars de leur côté, commencèrent immédiatement à enquêter sur la disparition de leur ami. Ryan parti inspecter la route pendant que le sergent à qui Kate avait donné ses directives et Esposito inspectaient la voiture.

« L'air bag s'est déclenché et il se déclenche uniquement lorsque quelqu'un est au volant, ce qui signifie que votre homme s'y trouvait au moment de l'accident ! » déclara le policier en uniforme en inspectant l'habitacle, désignant du doigt l'air bag qui avait fondu sous la chaleur.

« Dans ce cas pourquoi ne l'a-t-on pas retrouvé ? » s'enquit l'hispanique en fronçant les sourcils, inspectant l'intérieur du véhicule avec intérêt en ajoutant : « Son téléphone est peut être cassé ou il est blessé et désorienté. »

« En tout cas, s'il avait sauté, il y aurait des traces, du sang. » affirma l'agent en examinant les alentours de la carcasse.

Esposito acquiesça tandis que son téléphone sonnait. C'était Ryan qui lui demandait d'aller voir l'arrière de la voiture. Il fit donc le tour de celle-ci pour constater que le feu arrière droit était cassé, et d'après son expérience, il pouvait dire que ce n'était pas dû à la chute dans le ravin. Alors qu'Esposito lui faisait part de ce constat, Ryan lui confirma qu'il avait trouvé un morceau de feu sur la route, ce qui ne pouvait signifier qu'une chose. On avait percuté la voiture de Castle et donc fait sortir de la route.

Alors que le latino raccrochait après avoir demandé à Ryan de contacter la police locale pour l'enquête, le sergent l'interpella, lui indiquant qu'il avait trouvé quelque chose. Javier le rejoignit avec empressement.

« Il y a des traces qui partent de la voiture vers la route » déclara t-il en désignant tour à tour l'un et l'autre. Le policier suivit les traces des yeux et ajouta « L'eau a effacée une partie des traces mais il semblerait qu'il y avait trois personnes »

« Trois personnes ? Mais c'est impossible ! » contra Esposito en secouant la tête.

« Vous voyez les traces au sol ? Elles indiquent que deux personnes en traînaient une troisième. » répliqua le représentant de l'ordre en pointant à nouveau le sol du doigt.

S'accroupissant devant les empreintes le latino comprit que l'on avait volontairement fait sortir Castle de la route avant de l'en faire sortir de force puis d'y mettre le feu pour gagner du temps et brouiller les pistes.

« Castle à été enlevé ! » souffla t-il gravement, sentant la colère l'envahir.


Pendant ce temps, sur une route déserte, deux hommes roulaient à vive allure, se dirigeant vers une petite bourgade du Maine nommée Storybrooke, et qui avait pour particularité de n'apparaître sur aucune carte. La ville était invisible pour quiconque, protégée par un sortilège de dissimulation et seul un trait bleu peint sur la route en indiquait l'entrée. Lorsqu'ils aperçurent la pancarte leur souhaitant la bienvenue, ils surent qu'ils étaient arrivés à destination. Ils s'arrêtèrent sur le côté de la route, descendirent de voiture, et firent quelques pas vers l'impressionnante forêt qui entourait la ville.

« Nous l'avons madame ! » murmura nerveusement l'un deux entre ses lèvres, comme s'il craignait d'être entendu par un des habitants de la ville.

Durant quelques instants, rien ne se produisit, puis une forme encapuchonnée se détacha des ombres mouvantes, le noir de sa tenue se confondant avec l'obscurité environnante. Avançant sans faire de bruit, elle s'écarta des arbres menaçants et s'approcha de la route, souriant aux deux individus qui en la voyant, s'étaient empressé de regagner la voiture et de sortir un homme inconscient du coffre.

« Parfait, vous avez été parfait ! » les félicita-elle avec satisfaction après s'être assuré que ces deux idiots ne s'étaient pas trompé de cible.

« Cela a été facile madame ! Après les incidents que vous avez provoqués, l'homme était tout seul sur la route pour la rejoindre. Nous n'avons eu qu'à faire ce qui était prévu ! » déclara un des deux sbires en lâchant les pieds de sa victime qui retombèrent en son mat sur le bitume

« Vous avez été efficaces, je vous félicite ! » approuva la femme sans quitter l'homme qu'elle avait tant cherché des yeux, comme si elle craignait qu'il ne parvienne encore à lui échapper.

« Et notre récompense ? » s'enquit l'autre homme en se frottant les mains avec impatience, sans se préoccuper de l'homme qu'il tenait encore et dont la tête heurta le sol.

« Vous l'avez méritée ! » clama la femme en pinçant les lèvres, se retenant de les occire sur le champ.

La capuche dont elle ne s'était pas départie dissimulait en partie son visage, mais la lune se montra, et les deux hommes purent apercevoir le sourire qu'elle arborait, et qui s'était fait malsain à présent. Elle leva la main et balaya l'air, comme si elle chassait un insecte indésirable. Une fumée noire et opaque entoura les deux hommes qui ouvrirent de grands yeux paniqués

« Non mais pourquoi ? » se plaignirent-ils en chœur, comprenant qu'ils s'étaient fait rouler par cette femme.

Lorsque la fumée se fut dissipée, deux chiens impressionnants se trouvaient à l'emplacement des hommes.

« De fidèles petits chiens vous avez été, chiens vous êtes devenus. Je ne peux m'encombrer de vous, vous risqueriez de compromettre la suite de mon plan. Mais qui sait, vous pourrez peut-être encore m'aider à l'avenir… » susurra-t-elle avec malveillance.

Des grognements hargneux se firent entendre, signe que les deux hommes n'appréciaient pas de s'être fait avoir, et qu'ils comptaient bien en découdre. .

« Ne le prenez pas ainsi, c'est votre récompense. Je ne vous ai pas tué alors que cela était mon intention initiale, mais vous avez été si brillants que j'ai changé d'avis. Vous allez surveiller la ville pour moi. Sous cette apparence personne ne vous soupçonnera ! » décréta-t-elle d'un ton suave qui hérissa le poil des deux larrons.

Deux nouveaux grognements, plus rageurs encore, s'élevèrent de la gorge des animaux. Les hommes devenus chiens montrèrent les crocs.

« Faites ce que je vous dis et lorsque ce sera fini, je vous rendrai votre liberté si vous l'avez méritée ! » déclama la sorcière en levant autoritairement la main.

Les chiens se regardèrent un moment comme s'ils conversaient, puis s'inclinèrent, conscients qu'ils n'avaient pas d'autres choix que d'obéir. Ils ne doutaient pas que cette sorcière n'hésiterait pas à les tuer si jamais elle le décidait.

« Bon chiens ! » S'esclaffa la jeune femme dans un rire guttural effrayant.

Elle agita de nouveau la main, et le corps de l'homme inconscient se souleva dans les airs. Dans la pénombre on ne distinguait pas son visage, mais on devinait une carrure imposante. La jeune mage se mit à avancer, retournant dans la forêt dans laquelle elle se déplaçait avec aisance, comme si elle y avait passé toute son existence, le corps flottant derrière elle.

Tranquillement, le sourire aux lèvres, elle savourait sa victoire, persuadée que cette fois, rien ni personne ne pourrait l'arrêter. Elle avait enfin la vengeance qu'elle convoitait depuis toutes ces années, et qui lui avait toujours échappée sans qu'elle puisse expliquer comment cela arrivait, tant chaque fois elle avait été sûre de réussir.

Mais cette fois, elle en était certaine, elle avait enfin réussi. Elle avait appris de ses erreurs passées, et là où elle avait échoué à deux reprises, elle venait de réussir, et sa vengeance serait d'autant plus redoutable qu'elle ferait en sorte que l'espoir subsiste jusqu'au dernier instant, que jusqu'à l'ultime seconde, ils pensent pouvoir être réunis. Oui, cette fois, ils allaient payer le prix de leur arrogance, le prix de leur amour si méprisable et insignifiant comparé à la force de ses propres sentiments. Ils allaient regretter de s'être joué d'elle, d'avoir cru pouvoir l'évincer sans en subir les conséquences.

Jadis, il l'avait rejetée pour cette femme. Par deux fois par le passé, il avait choisi cette niaiseuse, cette garce. C'était elle qui aurait dû être sa muse, elle qui l'avait aimé plus que sa vie, elle qui avait été prête à toutes les folies, à tous les sacrifices pour lui plaire. Mais lui l'avait repoussée en s'excusant pitoyablement, en tentant de justifier l'injustifiable. Pensait-il que ses excuses suffiraient à recoller les morceaux de son cœur qu'il avait mis en miettes? Alors elle s'était juré de se venger, de lui faire payer au centuple la souffrance qu'il lui avait infligé. Il allait regretter de s'être servi d'elle avant de la jeter comme il le faisait d'un vêtement usagé.

Elle les avait séparés une première fois, il y avait fort longtemps de cela, les envoyant dans un autre monde, les séparant avec une joie sauvage. Mais comme toutes les âmes sœurs, ils s'étaient retrouvés encore et toujours, augmentant sa rancœur et son désir de vengeance. Elle ne supportait pas qu'ils puissent être heureux alors qu'elle n'était que souffrance et noirceur. Ils devaient connaître une souffrance éternelle pour qu'elle puisse enfin jouir de sa vengeance et être heureuse. Alors à travers les siècles, elle les avait traqués, les empêchant de se retrouver. Et à présent qu'elle les avait retrouvés, juste à temps, elle allait tout faire pour en finir de façon définitive.

Cette fois serait différente car elle avait l'avantage. Avec ravissement, elle avait découvert qu'ils ne savaient rien, ils avaient totalement oublié qui ils étaient l'un pour l'autre. Ils avaient oublié ce qu'ils étaient ensemble, ce dont ils étaient capables lorsqu'ils étaient réunis. Et elle ne pouvait que s'en réjouir, car ils ne s'étaient pas souvenus de leur vie passée, ce qui ne pouvait signifier qu'une seule chose. Sans « lui », ils n'avaient plus rien, ils n'étaient plus rien, et les détruire serait un véritable jeu d'enfant. Oui, cette fois, elle ne pouvait pas échouer. Cette fois, elle allait pouvoir remporter cette vieille bataille.

Comment pourrait-il en être autrement ? Leurs magies étaient puissantes, elle en avait fait les frais, et pouvait la sentir alors qu'il flottait dans son dos, mais sans « lui », ils ne se souviendraient jamais, et leurs pouvoirs resteraient endormis. Elle allait donc « le » retrouver et le pervertir afin que son pouvoir se retourne contre eux, et par la même occasion, elle s'emparerait de « lui », pour le changer et le faire devenir maléfique. Si elle y parvenait, elle réécrirait l'histoire à son avantage, déjouant sa magie bienfaisante. Le mal triompherait enfin du bien et ce à jamais…


Dans la plus belle et majestueuse demeure de Storybrooke, une jeune femme brune, à la froide beauté, gagnait son bureau d'une démarche impatiente.

« Sidney ! » cria-t-elle en se plantant devant un splendide miroir.

« Ma reine ? » entonna une voix grave, semblant venir d'outre-tombe.

« Alors où en es tu de tes recherches ? » s'enquit impatiemment la femme.

« Eh bien ma reine, cela ne fait que 24 heures que vous m'avez confié ces recherches et je n'ai que très peu avancé, une zone d'ombre entoure cet écrivain ! » annonça nonchalamment l'homme qui, une fois de plus, se retrouvait à jouer les reflets de son impétueuse et colérique souveraine.

« Eh bien éclaires-la si tu ne veux pas rester coincé dans ce miroir ! » gronda la brunette sur un ton menaçant mais contrôlé.

« Tu m'as dit que ce ne serait que temporaire ! » s'insurgea l'homme du miroir, partagé entre colère et inquiétude.

« C'est vrai, mais je ne te libérerai que lorsque tu auras trouvé l'auteur du livre d'Henry ! » contra-t-elle en serrant les dents pour calmer sa rage qui menaçait de la submerger.

Elle avait promis de changer, et c'est ce qu'elle avait fait, mais parfois son côté maléfique cherchait à ressortir. C'était difficile, mais elle parvenait à l'enfouir en elle, le muselant au plus profond de son être. Elle rachèterait ses fautes, ayant d'ailleurs commencé à le faire, mais pour l'instant, rien ne comptait plus à ses yeux que réussir cette quête afin de faire disparaître d'elle ce mal qui lui avait tant nuit par le passé.

« Je cherche ma reine, mais de votre côté, vous devriez demander à celui qui connait le mieux le livre ! » lui suggéra prudemment Sidney, de peur de la braquer.

« Henry ? » s'étonna-t-elle dans un froncement de sourcils.

L'homme hocha simplement la tête, conscient qu'il devait laisser cette idée se frayer un chemin en elle.

« Mais si je lui dis, il va penser que je veux faire du mal à ses amis ! » riposta-t-elle, s'imaginant déjà la tête de son fils et sa déception.

Ils étaient devenus si complices depuis qu'elle avait décidé de changer, de devenir ce qu'il voulait qu'elle soit. Une mère normale, qui ne prépare pas de plan machiavélique pour diriger la ville et éliminer sa mère biologique pas tous les moyens. Et elle ne voulait pas le perdre une fois de plus, une fois de trop.

« Eh bien vous devez lui faire confiance. Vous lui avez promis de ne plus rien lui cacher. Prendrez-vous le risque de lui dissimuler vos intentions au risque de perdre sa confiance à jamais, Régina ? » argua Sidney.

La jeune femme réfléchit, puis regarda son miroir magique en soupirant. Elle devait reconnaître qu'il avait raison. Elle avait promis à Henry de ne plus rien faire de magique dans son dos.

« Depuis quand donnes-tu de bons conseils ? » gronda-t-elle en lui lançant un regard en coin.

« Depuis toujours ma reine. Vous étiez seulement trop aveuglée par votre soif de vengeance pour m'écouter à l'époque! » répliqua-t-il d'un ton docte.

Elle le jaugea du regard, et vit dans ses yeux comme une défiance. Il y avait peu de temps encore, il n'aurait pas osé lui dire cela ou la regarder ainsi sachant qu'elle lui aurait fait payer le prix de son insolence. Jadis, elle aimait lire la peur dans les yeux des gens. Elle s'était convaincue que c'était un bonheur pour elle, mais elle s'était fourvoyée. Elle devait reconnaître qu'à présent, lire cette peur dans les yeux de ses concitoyens la blessait. Elle ne pouvait les blâmer bien sûr, pas après tout le mal qu'elle leur avait fait, mais elle voulait se racheter et faire le bien. Cette pensée la fit rire.

Le contact avec Emma et sa mère lui avait détraqué le cerveau, ce qui la fit de nouveau sourire. Non. C'était l'amour de son fils qui l'avait changé. L'amour… Elle y avait droit malgré le mal qu'elle avait fait. N'avait-elle pas racheté une grande part de ses fautes passées? N'avait-elle pas droit à une fin heureuse? Les méchants étaient-ils condamnés à être malheureux pour toujours ?


Dans la forêt aux abords de Storybrooke se trouvait une maison délabrée au point qu'une partie du toit s'effondrait sur lui-même. Depuis longtemps abandonnée, personne n'osait s'en approcher, car comme dans toutes les petites villes, de tristes histoires se contaient sur celle-ci. Regina, à l'époque toujours maire de la ville, en avait fait interdire l'accès, de peur qu'Henry n'en fasse son terrain de jeu et ne soit blessé. Lorsqu'elle avait lancé la malédiction, elle n'avait eu aucune connaissance de l'existence de cette bâtisse, jusqu'à ce qu'Henry ne rentre un soir tout existé et ne lui en parle.

Intriguée, elle s'était rendue sur place, et ce qu'elle y avait perçu ne lui avait pas plu. Elle avait donc tenté de la détruire, mais en vain En désespoir de cause, elle avait jeté un sort d'éloignement pour empêcher quiconque de s'en approcher. Et tous avait obéit. Pourtant en cet instant, on pouvait voir de la lumière à travers les carreaux brisés par les garnements qui avaient voulu jadis défier la vilaine mage qui hantait prétendument ces lieux.

L'ombre noire à la capuche s'engouffra dans la demeure, ouvrant une porte menant à un sous sol. A l'abri des regards, elle rabattit sa capuche, dévoilant son beau visage.

Sa peau blanche de porcelaine faisait ressortir de magnifiques yeux de jades qui captaient l'attention au premier regard et subjuguaient. Ses lèvres, finement dessinées, appelaient à la tentation, et son corps invitait n'importe quel homme à la luxure. Certain aurait certainement dit que cette femme était la maitresse du diable et qu'elle était venu sur Terre pour pousser les misérables humains à s'abaisser aux pires vices. Cette beauté ensorcelante cachait, de ce fait, un cœur aussi sombre que les abysses les plus profonds, et ses intentions étaient des plus funestes.

Lorsque la jeune ensorceleuse fut au milieu de la pièce, elle se stoppa, puis dans un mouvement gracile des bras, elle fit apparaitre une cage dans un épais nuage de fumée aussi noir que l'encre d'un livre. A l'intérieur, un homme inconscient, et dont les poignets étaient attachés aux barreaux, était allongé sur un lit. Celle que l'on surnommait avec crainte la Mage noire, se colla aux barreaux, un sourire démoniaque sur les lèvres.

« Voila mon cher Castle, tout commence maintenant. Bientôt tu seras définitivement séparé de ta muse, et je pourrai apprécier ta déchéance. Tu regretteras d'avoir fait le mauvais choix il y a de cela bien longtemps. Je m'en délecte d'avance ! » chuchota-t-elle avant de s'écarter pour gagner la sortie.

Elle jeta un dernier regard sur l'auteur encore dans son costume de futur marié, et éclata d'un rire guttural et diabolique, puis dans un sourire malfaisant, quitta la pièce pour apporter la dernière touche à son plan machiavélique visant à séparer l'écrivain et sa muse et changer l'histoire pour obtenir sa fin heureuse…


A vos reviews, je les adore ^^