Fly a little faster

Chapitre 1

Auteur : mirrokill

Traduction : phoenix8351

Correction : Bruniblondi

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Résumé : Tout le monde le sait, quand tu voyages dans le passé, il ne faut pas écraser d'insecte, parce que ça risquerait de causer la mort de tes grands-parents, ou quelque chose du même genre. Mais que se passe-t-il si tu reviens dans le passé et, euh, que par accident, tu empêches l'événement qui a fait de l'Alpha grincheux de Beacon Hills, le paquet de souffrance intériorisé qu'il est aujourd'hui ?

Mais bon, si Marty McFly peut le faire, Stiles Stilinski le peut aussi. Il devait juste faire en sorte que Derek et Paige tombent amoureux avant qu'il ne soit renvoyé à son époque. Et avant qu'il n'arrive quelque chose d'encore pire. Ça allait être du gâteau, pas vrai ? Pas vrai ?

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Note de l'auteur :

Le titre vient de la chanson 'You and I' de IU. Allez voir le clip ^^ (Et regardez le jusqu'à la fin ^^)

Avertissement : Brèves allusions à des violences sur mineur. Mais pas de réelles violences. Description de crise d'angoisse !

Cette histoire peut être vue comme une version alternative de l'épisode 8 de la saison 3 : Visionary. C'est mieux de l'avoir vu pour comprendre ^^ Et si vous ne l'avez pas vu… Attention aux spoils !

Ndt : J'ai découpé l'OS en plusieurs chapitres, parce que sinon, il était vraiment trop long ^_^

Tous vos remerciements peuvent aller à Bruniblondi, car c'est elle qui m'a fait découvrir cette histoire et qui m'a demandé de la traduire ! ^_^

Je me suis créée une page sur facebook (Phoenix Trad) pour donner des nouvelles de l'avancement de mes trads en cours… ce genre de chose ^_^ Le lien est sur mon profil ^_^

Bonne lecture !

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Chapitre 1 – Le sort.

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« Pour info, ce n'est pas vraiment le truc le plus intelligent qu'on n'ait jamais fait, » dit Stiles, en s'appuyant contre le mur.

Lydia et Cora levèrent les yeux et lui jetèrent, toutes les deux, un regard voulant dire 'non, sans blague ?'. Stiles plissa les yeux et les désigna en tendant l'index de sa main dans leur direction.

« Est-ce que je suis le seul à être excité par ses regards jumeaux d'ironie castratrice ? » Demanda Stiles.

« C'est bandant, » offrit Isaac.

« C'est ma sœur, » dit Derek, en essayant de lancer un regard noir à Stiles et à Isaac en même temps, mais il échoua lamentablement. Isaac baissa la tête en guise d'excuse, et la baissa encore plus quand Allison lui mit un coup de coude dans les côtes. Scott se rapprocha de Stiles pour échapper à Allison, et Stiles serra le bras de son meilleur ami pour lui montrer son soutien. Il ne pensait pas que Scott serait autant affecté par cette histoire de triangle amoureux.

« Moi aussi, je le suis un peu, » informa Peter depuis le canapé.

Cora fit un bruit, comme si elle venait de vomir dans sa bouche. L'expression du visage de Stiles montrait qu'il compatissait. Peu importait où ils étaient et ce qu'ils faisaient, Peter était et resterait toujours un gros con.

« Est-ce qu'on peut juste en finir ? » Dit Derek de façon un peu grincheuse. « Plus vite ça sera fini, et plus vite, vous pourrez laver mon sol avant de remettre mes meubles en place. »

Stiles lui lança un regard dédaigneux. « Y a juste un canapé et une petite table. Je pense que l'équipe humaine pourra s'occuper de cette lourde charge si les loups-garous ressentent le besoin de se barrer pour aller gambader à la lueur de la pleine lune. »

« Sors la tête de ton cul, c'est la nouvelle lune, crétin, » murmura Lydia sans lever les yeux, en continuant de dessiner les contours du sort à la craie.

« Lydia Martin vient de parler de mon cul, » dit Stiles à Scott en une parodie d'extase. Ce commentaire-là arracha un petit sourire à Lydia. Le fait que Stiles ne s'extasiait plus d'amour devant Lydia prouvait qu'il avait beaucoup mûri ces derniers mois.

Pendant longtemps, Stiles avait placé Lydia sur un piédestal. Ces derniers mois avaient été terribles et Stiles avait pu constater les défauts de la jeune fille, ce qui les avait conduit à devenir vraiment amis, mais avait mis fin à l'envie dévorante qu'il ressentait auparavant pour elle.

Stiles avait toujours eu dû mal à rester attiré par une personne après être devenu ami avec elle.

« Donc, ce truc va nous donner un indice sur le prochain désastre qui risque de se produire, pas vrai ? » Questionna Allison.

« On l'espère, » dit Cora. « Je me souviens que Maman l'a utilisé une fois ou deux. Une fois le cercle dessiné, et les éléments disposés, ça utilise notre énergie résiduelle pour nous faire partager une vision qui nous aidera. Deucalion à dix coups d'avance sur nous. Nous devons essayer de voir quel sera le onzième coup. C'est notre meilleure chance. »

« Et c'est pour ça que nous écrivons nos noms à l'extérieur du cercle, » expliqua Lydia. « Pour que le sort sache de qui il peut se nourrir et qui il doit éviter. » Elle lança un regard méprisant à Peter. Il n'avait pas été invité à se joindre à eux. Le vote avait été unanime. « Et donc, tu dois écrire ton vrai nom. »

Scott commença à rire. Stiles fronça les sourcils en regardant Lydia, mais elle resta concentrée sur le cercle sans le regarder. Cependant, il était le seul qui pouvait être visé par cette remarque de la rouquine.

« Ugh, bien, » dit Stiles, il croisa les bras et s'avança en trainant les pieds. « De toute façon, aucun d'entre vous ne pourra le prononcer. »

Isaac leva les yeux des feuilles de baies qu'il devait compter pour le sort. « D'où te vient le surnom Stiles ? »

Scott était le seul qui connaissait cette histoire et s'il la racontait, les termes n'en seraient pas flatteurs pour Stiles.

« Mon cousin, » dit Stiles, en essayant de paraitre naturel. « Peu de temps après la mort de ma mère, il est venu habiter chez nous pendant un moment. »

« Stiles le vénérait comme un héros, » laissa échapper Scott, comme s'il ne s'agissait que d'un seul mot, et pas d'une phrase entière.

Stiles lui lança un regard glacial. Tout le monde dans la pièce avait un air curieux sur le visage. Sauf Derek qui le regardait avec un air presque triste.

Oh. Ouais. Stiles aurait dû s'en souvenir. La famille de Derek était morte. Il y avait des chances que Derek ait perdu un membre de sa famille qu'il admirait comme un héros dans cet incendie. Et il avait aussi perdu sa mère en plus. Stiles voulut en finir vite avec cette histoire, pour éviter de blesser Derek plus qu'il ne l'était déjà. Il y avait une limite à la souffrance qu'un homme pouvait endurer, pensa Stiles, et Derek en avait subi plus que sa part en un laps de temps ridiculeusement court. Ça ne suffisait pas pour faire d'eux des amis, mais Stiles ressentait plus de sympathie pour Derek dernièrement.

« Il était génial, » se défendit Stiles. « Il me parlait comme si j'étais adulte. Quand il est parti, j'ai pensé que ça ne lui ferait rien si je prenais son nom. »

« Donc toi-même, tu ignores ce que ça signifie ? » Dit Allison.

« Si je sais, » répondit tout de suite Stiles. « Ça veut dire que j'ai du style. » Il désigna son t-shirt, sur lequel était écrit 'SCIENCE : it works, bitches !', et le regarda comme s'il venait de le trahir.

« Rends-toi utile et aide Isaac avec les plantes, » dit Lydia, en jetant un œil au diagramme sur lequel Cora et elle travaillaient. Scott fit un petit sourire moqueur à Stiles. « Toi aussi, McCall. »

Stiles se glissa jusqu'au comptoir, avec Scott à ses côtés. Ce dernier commença à compter attentivement les baies de genévrier avant de les mettre dans un petit pot en verre, il se concentrait tellement qu'il en fronçait les sourcils. Stiles laissa Isaac compter les feuilles, et jeta un œil aux roses dont il fallait enlever les épines.

Pensant qu'il aurait besoin de plus de place, il prit le petit tas et l'emmena sur le plan de travail à côté de l'évier, il prit aussi le couteau en argent apparemment indispensable pour le sort (et Stiles avait rigolé sur ce sujet, car finalement, l'argent servait dans la mythologie loup-garou) et l'utilisa pour couper les épines des tiges.

Le couteau dérapa.

« Enculé de sa mè… »Stiles ravala le reste de l'insulte. Surtout parce que Peter aimait se moquer de Scott dès que ces termes étaient utilisés. « Oui, en effet, » était la réponse préférée de Peter. « Pour être précis, ta mère, Scott. Plusieurs fois et dans plusieurs positions… »

Il y avait d'ailleurs toujours un trou dans le mur datant de la dernière fois où Scott avait utilisé le mur pour se défouler plutôt que la tête de Peter.

Ils étaient des loups-garous, donc moins d'une seconde plus tard, la main blessée de Stiles était examinée par quelqu'un.

Il s'attendait à ce que ça soit Scott, parce que son meilleur ami était apparemment l'incarnation de Florence Nightingale, donc Stiles sursauta un peu quand il vit le visage de Derek tout près de lui. Il se cogna contre le plan de travail, et la douleur l'envahit.

« Ça va faire un bleu. » gémit Stiles.

« Tiens-toi tranquille dans ce cas, » répliqua Derek, en attrapant la main de Stiles pour la placer au-dessus de l'évier. « Tu saignes, beaucoup. »

« Nnghh, » réussit à dire Stiles en regardant ailleurs.

« Il faut que tu ouvres la main. » Dit Derek.

Stiles lança un regard mauvais à Derek pour avoir eu cette idée stupide, parce que ça faisait trop mal pour qu'il puisse ouvrir la main, mais il eut un aperçu de son propre sang et… Ouais. Ouais. L'envie irrépressible de Stiles d'aller trouver le corps de Laura ? Ça n'avait pas du tout été un bon plan. Il plissa les yeux en regardant sa main, qui avait l'air si petite et pathétique dans la main de Derek, qui observait la blessure comme s'il pouvait la faire fuir d'un regard assassin.

Derek leva les yeux au ciel avec ce qui semblait être l'expression estampillée des Hale, puis des lignes noires apparurent sur son bras. La douleur diminua instantanément, Stiles put alors ouvrir ses doigts pour voir les dégâts.

Stiles ne s'attendait pas à ce que ce soit Derek qui vacille, cette fois.

« Ne me dis pas que tu n'aimes pas la vue du sang, » souffla Stiles. « C'est d'un classique. »

« Ce n'est pas à cause du sang, » dit aussitôt Derek. Il reprit la main de Stiles pour la mettre sous le robinet avant d'ouvrir en grand le robinet d'eau froide.

Stiles hurla. Il partit même dans les aigus. Il essaya de récupérer sa main, mais Derek refusa de la lâcher.

« C'était toi, » Souffla Derek, ce qui n'avait absolument aucun sens.

« Euh, ouais. C'est moi. Stiles Stilinski. » Stiles pencha la tête sur le coté. « Est-ce que tu te serais cogné la tête au cours d'un des nombreux combats que tu as perdu récemment ? »

« Ton meilleur ami m'a jeté du deuxième étage, » dit Derek, avant de se reprendre. « Non. Je veux dire. Merde. »

« Ok, » dit platement Stiles, « quand le loup-garou Alpha présent dans la pièce se met à jurer, c'est que j'ai le droit de commencer à paniquer, pas vrai ? »

« Cora, est-ce que tu te souviens des conséquences de ce sort s'il est mal lancé ? » Derek lâcha le poignet de Stiles, et plaça sa main dans le bas de son dos pour le pousser vers la porte, le guidant comme ferait un chien pour son troupeau.

« « La liste du livre est assez longue. Les trucs habituels. » Cora haussa les épaules. « Éviscération. Risque d'être écorché. Maladies sexuellement transmissibles. Voyage dans le temps. Castration… »

Stiles se retourna pour résister à Derek, en vain. Ce dernier lui attrapa les épaules pour le remettre sur le chemin de la porte.

« Dehors, » dit Derek. « Maintenant. Dégages du loft. »

« Quoi ? » Stiles ignorait ce qui se passait, mais en tout cas, ça n'allait pas l'empêcher de se débattre. « Tu veux dire quoi, par dehors ? Juste moi ? Tout le monde ? »

Scott émit une vague protestation en arrière plan.

Derek attrapa Stiles par la peau du cou et le rapprocha de lui, grognant juste à côté de son oreille. « Soit tu pars tout de suite, soit je te porte. »

« Tu ne m'effraies pas, » dit Stiles, en essayant de ne pas vaciller alors que le grognement de Derek lui envoyait un frisson dans la colonne vertébrale.

« Il ne t'effraie pas ? » Interrogea Lydia, qui était encore à genoux par terre. « Vraiment ? » Elle semblant réellement étonnée.

« Il y a des mots pour exprimer ce que je ressens pour Derek Hale, et effrayé n'en fait pas partie, » expliqua Stiles. « Cependant, la peur pourrait en faire partie. Et la terreur aussi. » Il jeta un œil à Derek, qui parut à nouveau triste pendant un moment. Stiles fronça les sourcils, et la main de Derek se resserra sur sa hanche, pour le pousser, pas très doucement, vers la porte.

« Oh mon Dieu, lâche-moi, espèce de gros crétin, je sais marcher. » Stiles s'éloigna de Derek qui le regardait bizarrement, puis il se dirigea vers la porte. Il échangea un regard avec Scott. « Tu viens avec moi ? »

Scott observa avec angoisse Allison qui aidait Isaac, et il grimaça. « Mec, je pense qu'il vaut mieux que je reste. »

Stiles roula des yeux. « Bien. Les losers que vous êtes pourront m'appeler, quand M. Politesse ici présent aura fini sa petite crise, pour me dire comment ça s'est passé avec le sort, ok ? »

« Ton numéro est dans les favoris de mon téléphone, » dit Cora d'un ton impassible. Stiles envoya un dernier regard consterné parce qu'ils laissaient l'Alpha faire son gros connard avec lui, mais tout ce qu'il reçut de leurs parts, ce fut des regards d'excuses.

« Rentre chez toi, Stiles, » grogna Derek, en faisant luire ses yeux rouges.

« J'espère que vous choperez tous l'herpès génital, » envoya Stiles à la volée avant de sortir du loft comme une furie. Il fut un peu rassuré, quand il entendit Lydia demander quelle était la raison de tout ce bazar, avant de descendre les escaliers.

Il marmonna dans sa barbe pendant qu'il descendait les escaliers. Il monta dans sa Jeep et lança un regard mauvais au sac de Scott qui était posé sur le siège passager.

« Vos propriétaires devront se faire raccompagner par un des autres losers qui sont encore en haut, » dit Stiles au sac de Scott. Ainsi qu'au cabas de Lydia posé sur le siège arrière. Il envisagea de remonter les trois étages en courant, mais la colère bouillait encore dans ses veines. Il donna un coup dans le volant pour exprimer sa frustration.

Sa main blessée lui envoya un pic de douleur, et Stiles plissa les yeux en la regardant. « Tu sais que c'est de ta faute, » dit Stiles à sa main. Avant de réaliser qu'il parlait à une partie de son propre corps. « Et merde. »

Il s'appuya sur sa main pendant un moment. Il n'avait aucun intérêt à retourner au loft, il passerait juste pour un idiot.

C'était surement à cause du sang, et Derek devait se souvenir du sang de Boyd sur ses mains.

« Stupide loup-garou perturbé par le stress post-traumatique, » marmonna Stiles en démarrant le moteur.

Il n'était qu'à quelques minutes de chez lui quand il sentit une douleur dans sa main. Stiles desserra un peu sa prise sur le volant, mais continua de rouler. Sa main eut comme un sursaut.

« Sérieux ? » Il gara prudemment sa Jeep sur le bas-côté, et ouvrit la main.

Sa blessure s'illuminait bizarrement. Comme s'il y avait une lumière qui brillait à travers sa paume.

« C'est… mauvais signe, » dit Stiles et il essaya d'attraper son téléphone.

Il ne fut pas assez rapide. À ce moment, ce fut comme si la lumière avait jailli de sa blessure pour frapper Stiles à la poitrine comme un éclair. Stiles avait eu le temps d'attraper la poignée de la portière, mais ça ne changea rien.

Les ténèbres l'envahirent, et il ne se souvint plus de la suite.

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Fin du chapitre 1

Ndt : Euh, oui, c'est vrai, c'est moi qui choisis où s'arrêtent les chapitres… Je vais me faire pardonner… Un petit extrait du chapitre 2 ?

Je m'engage à répondre à toutes les reviews à partir de maintenant (résolution du nouvel an quelque peu en avance ^_^ )

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Extrait chapitre 2 :

Stiles avait presque l'habitude de se réveiller, face contre terre, dans un lieu où il ne se souvenait pas s'être endormi.

Il inspira brièvement plusieurs fois avant de réussir vaguement à identifier le truc dans lequel était enfoncé son nez et qui le grattait. Ugh. Son père l'avait vraiment laissé dormir dans le salon ?

« Tu es vraiment le pire, » dit Stiles à son père qui n'était pas là, en essayant de s'asseoir. Sa tête tourna quand il se redressa et un grondement s'échappa de sa gorge.

Puis il se rappela s'être évanoui dans la Jeep après que ce stupide Derek Hale l'ait dégagé du loft.

Sauf qu'il n'était pas dans la Jeep. Et si son père l'avait trouvé évanoui dans la voiture, Stiles serait soit à l'hôpital, soit dans une cellule au poste de police, soit dans son propre lit. Ce n'était pas comme si ça n'était jamais arrivé auparavant.

Stiles se frotta la tête et réfléchit pour trouver l'option la plus vraisemblable. Était-il resté debout tard pour discuter de ce foutu sort avec Lydia, et du coup s'était endormi dans le salon ? C'était crédible. Ce sort avait carrément l'air d'être une mauvaise idée depuis le début. Il n'y avait aucune raison logique pour Derek 'je suis un con' Hale le dégage du loft tout d'un coup.

La logique des rêves. Pff.

Fin de l'extrait du chapitre 2 !

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Publié le 29 11 2014