Salut tout le monde, je suis heureuse de vous annoncer que je commence à partir d'aujourd'hui une série de court texte sur Barakamon. Le premier texte est dédié à You'. Pour le moment, j'en ai deux autres en réserve (mais ils sont en correction) et un certains nombres d'idée en têtes qui ne devrait pas tardé à être coucher sur le papier.

J'essaierais de varier les personnages mais je crains qu'il y ait pas mal d'Hirosei )

Bonne lecture et longue vie à Barakamon

Gourmandise

Ce n'était pas vraiment un geste conscient. Il y avait juste un peu de confiture de myrtille sur le bord de la bouche du calligraphe et Hiroshi adorait la confiture. Alors il en avait juste récupéré un peu avec ses doigts. Il l'avait trouvé délicieuse.

Handa l'avait regardé bizarrement avant de se reprendre une cuillère de confiture et de colorer ses lèvres à nouveau. Le fils du chef s'était demandé si la myrtille avait toujours le même goût et il s'était approché, approché… Avant de finir par poser ses lèvres sur ce qui l'intéressait.

Forcément Tama avait débarqué à ce moment-là et s'était mis à crier. Du coup, Handa était sorti de son état de choc et s'était éloigné de lui aussi vite qu'il le pouvait, les joues plus rouge qu'une tomate mûre. D'ailleurs, Hiro avait un peu chaud lui aussi. Et il se sentait un peu étrange. Un peu déboussolé. Mais il avait répondu à sa question : assurément, même sur les lèvres du maître la confiture était toujours aussi bonne, peut-être même meilleure. Il faudrait qu'il retente l'expérience une autre fois.

Puis, il se rendit compte de ce qu'il venait de faire et de penser. Et le ciel lui tomba sur la tête. Il avait embrassé un garçon. Même pas un garçon, un homme. Et il avait aimé, il voulait même recommencer. Et il n'était même pas ivre. Il était certain de n'avoir rien bu de suspect entre sa maison et celle d'Handa. Totalement. Peut-être que la chaleur ? Il n'avait pas de chapeau et le soleil tapait fort.

Et puis, les myrtilles. Aussi. Surtout. Ça avait toujours été son péché mignon, il était capable de n'importe quoi pour en manger. Même de sauter dans les orties. Donc, ça n'avait rien avoir avec Handa. C'était juste un hasard que ce soit tomber sur lui. Un pur hasard. Il aurait très bien pu embrasser Tama ou Miwa pour un peu de confitures. Et ça aurait été pareil. Exactement la même expérience. Donc voilà. Pas de panique ni de quoi s'affoler. Il n'y avait aucune raison pour que son cœur continue à s'emballer comme ça.

Il allait juste rentrer chez lui, et oublier ce malheureux incident en espérant que ni Handa, ni Tama n'en parle jamais. Mais il n'y avait aucune raison qu'ils en reparlent. Après tout, il ne s'était rien passé.