Note de la traductrice : les personnages de la saga Twilight appartiennent à Stephenie Meyer.

Le contenu original, les idées et la propriété intellectuelle de cette histoire appartiennent à Sebastien Robichaud qui m'a donné l'aimable autorisation de la traduire.

En date de la mi-juin 2012 :

Je vous livre ici la conclusion de cette magnifique histoire qui a fait le bonheur de beaucoup de gens, que ce soit en anglais, en français, en russe ou en allemand. Pour ma part, la traduction de cette fic m'a énormément aidée à passer à travers plusieurs moments difficiles. J'aimerais pouvoir vous dire que tous les ennuis sont derrière moi et que le soleil a recommencé à briller, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Toutefois, ce chapitre est un rayon de soleil en lui-même, et j'espère qu'il illuminera votre journée comme il a illuminé la mienne.

Merci pour tous vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre 19

Au précédent chapitre...

« J'étais tellement malheureuse. » Elle s'agrippa à Edward avec une poigne de fer. « Je voulais prendre un vol pour Chicago pour te voir, mais je n'avais pas l'argent. »

« Est-ce que ça veut dire que tu m'aimes un peu ? » Ses longs doigts entourèrent sa taille.

« Non. » Bella leva la tête et plongea les yeux dans son regard vert étonné. « Je t'aime tout court, espèce d'idiot. »

Elle lui enleva son béret et le jeta au sol. « Mais tu dois te débarrasser de ce chapeau ridicule. »

La saillie emmêlée qu'étaient ses cheveux se dressa en pic sur sa tête. Il se mit à rire résolument, tentant de les discipliner avec ses doigts. « Tu aurais dû me prévenir, Bella. Je viens de traverser la moitié du pays en avion pour te voir. Et regarde de quoi j'ai l'air à présent. »

« Je te regarde. » Elle caressa son visage rugueux avant de l'embrasser passionnément.

Lorsqu'ils entendirent le bruit de quelqu'un s'éclaircissant la gorge derrière eux, Edward rompit leur baiser, enfouissant son visage dans ses cheveux.

« Moi aussi je t'aime. Tellement. »

Emmett prit une grande respiration, observant attentivement la scène intime qui se jouait devant lui.

« Diable, est-ce que quelqu'un voudrait m'expliquer ce qui se passe ? »

Par considération pour l'homme costaud et intimidant qui le regardait avec curiosité, Edward abrégea le baiser. Au moment de se désengager de Bella, il y avait un petit attroupement dans le vestibule.

« Vas-tu nous présenter ton invité, Bella ? » Les yeux d'Esme voyagèrent de l'un à l'autre.

« Voici Edward, » annonça Bella. « Mon amoureux. »

Alice couina et Emmett fronça les sourcils. « Amoureux ? Tu n'as rien mentionné au sujet d'un amoureux. »

« Sans doute que tu n'écoutais pas, cher. Bienvenu dans notre demeure, Edward. Je suis la mère de Bella. » Esme accueillit le visiteur avec un sourire cordial et une étreinte.

« C'est un plaisir de vous rencontrer, Mme McCarty. Je suis désolé de me pointer ici sans avoir été invité. Mais je ne pouvais pas supporter d'être séparé de votre fille. » Edward passa un bras autour de la taille de Bella.

« Nous sommes très heureux de t'avoir parmi nous. Bella, ferme la porte s'il te plaît, il fait froid dehors. » Esme entraîna rapidement tout le monde à la cuisine. « Nous nous apprêtions à aller à la messe. »

« Passez un bon moment. On se reverra plus tard. » Bella appuya sa tête sur l'épaule d'Edward, son langage corporel indiquant qu'elle n'avait pas l'intention de bouger.

« J'aimerais me joindre à vous. » Il regarda les visages surpris autour de lui. « Si ça ne vous embête pas trop. »

« Oh non, pas du tout, bien au contraire. Je suis sûre que Bella sera contente que tu l'accompagnes. » Esme lança un regard éloquent à sa fille. « C'est une tradition familiale. »

« Bien. » Edward sourit, mais il n'avait d'yeux que pour Bella.

« À quel hôtel es-tu descendu ? » Intervint Emmett, ne s'encombrant pas de formalités.

« Euh, je n'ai pas eu le temps de chercher un hôtel. J'ai loué une voiture à l'aéroport, et je me suis rendu ici directement. Si quelqu'un peut me donner le nom de l'hôtel le plus proche, j'appellerai pour réserver une chambre. » Edward tâtonna dans sa poche pour sortir son portable.

« Sottises, » répliqua Esme en agitant la main en direction des chambres. « Tu peux avoir la chambre d'Emmett. »

Emmett se tourna vers sa mère qui le regarda en relevant les deux sourcils, le mettant au défi de protester.

« Tu as ton propre appartement, et Edward est notre invité. Le laisserais-tu dormir à l'hôtel au lieu de lui offrir le gîte avec la famille ? »

« Il n'est pas ma famille, » marmonna Emmett en dévisageant sa sœur d'un air renfrogné. « Et je dors toujours ici la veille de Noël. »

« Il y a une première fois pour tout. » Bella lui tira la langue, à l'abri derrière sa mère.

« Hé. » Rose se dressa sur la pointe des pieds afin de pouvoir chuchoter à l'oreille d'Emmett. « Tu ne voudrais pas rester seul ici alors que tu peux passer la nuit avec moi, n'est-ce pas ? »

Un sourire réticent se dessina à la commissure des lèvres d'Emmett.

« D'accord, » annonça-t-il avant de serrer la main d'Edward. « Mais si tu touches mes affaires ou ma sœur, ton séjour sera de très courte durée. »

ooo

« Je n'arrive pas à croire que je doive céder ma chambre à Edgar. » Emmett se glissa dans le banc réservé à la famille McCarty à la suite de sa sœur.

Elle se retourna et lui administra un violent coup de coude. « Son nom est Edward, espèce de crétin ! »

Emmett se signa. « Surveille ton langage. Nous sommes à l'église. »

Bella jura à travers ses dents pour ensuite se signer et demander pardon.

« Assure-toi qu'Edward reste dans ma chambre, et toi dans la tienne. Pas de batifolage dans mon lit. »

« Ça te va bien de me faire la morale. » Bella inclina légèrement la tête en direction de Rose. « N'oublie pas de mentionner le tango à l'horizontal dans tes prières. »

Esme s'avança sur son siège et dévisagea ses enfants adultes qui se chamaillaient comme des gamins. Ils se turent immédiatement et se redressèrent sur le banc.

Rosalie fit abstraction des paroles et de la musique pour se concentrer sur la crèche située à l'avant de l'église, et sur la sensation des doigts solides d'Emmett entremêlés aux siens. Elle n'avait jamais passé beaucoup de temps à réfléchir sur les origines de la fête de Noël, même si elle connaissait l'histoire. Ce qui la frappa, alors qu'elle regardait les statues de Joseph, de Marie et de l'enfant Jésus, fut de constater que Noël commençait avec une famille. Les visages des personnages reflétaient la joie et l'amour.

Dans un monde avec tellement de ténèbres, Rosalie était captivée par la lumière inexorablement attirée vers elle comme quelqu'un qui a été emprisonné dans une pièce obscure.

Les quatre derniers mois avaient apporté avec eux de nombreux changements. Elle avait un nouveau domicile, un petit ami qui l'aimait, et un bon emploi. Ses sessions avec sa thérapeute lui avaient donné l'espoir de pouvoir vivre une vie heureuse.

Elle frissonna. Comment pouvait-on vivre sans espoir ?

Emmett était au milieu de la récitation lorsqu'il la sentit frémir, et sans omettre un mot, il libéra sa main et passa un bras autour de ses épaules.

Alors qu'elle se tournait pour regarder les amis entassés sur le banc, elle sentit la chaleur du bonheur. Ce Noël serait célébré avec sa grand-mère et les McCarty, et il promettait d'être des plus agréables. Pas même la nouvelle de sa mère qui venait d'être appréhendée pour avoir contrevenu à sa libération conditionnelle n'allait mettre une ombre aux festivités. Rosalie murmura une prière silencieuse pour sa mère, constatant avec stupéfaction qu'elle avait commencé à croire que ça pouvait aider.

Lorsque les McCarty s'approchèrent de l'autel pour communier, Rose glissa sur le banc pour s'asseoir aux côtés d'Edward qui était resté à sa place.

« Athée ? » Chuchota-t-elle d'un air conspirateur.

« Pas loin. » Il sourit. « Épiscopalien. »

« Tu n'es pas le seul protestant. » Elle fit un geste en direction des Whitlock, qui étaient assis à l'autre extrémité du banc.

« Puis-je te demander un truc ? » Il se pencha pour être plus près d'elle.

« Bien sûr. »

« Est-ce que je m'impose en logeant chez les McCarty ? »

Rosalie tourna la tête vers Edward pour examiner son visage. Ses yeux verts étaient intenses, et la sincérité apparente dans ses traits.

« Non. Ils désirent réellement ta présence. Je vais faire en sorte qu'Emmett oublie tout ça. » Elle lui fit un clin d'œil, et il détendit ses épaules.

ooo

Edward était à moitié endormi lorsqu'il entendit la porte de la chambre d'Emmett s'ouvrir et se refermer. Une paire de pieds nus traversa le plancher à pas feutrés, et un corps tout chaud se joignit à lui sous les couvertures.

« Mme McCarty, je ne crois pas que ceci soit approprié. Je suis amoureux de votre fille. »

« T'es cinglé ! » Cria Bella, s'emparant de son oreiller pour le rouer de coups avec.

« Fais moins de bruit. Tu vas réveiller ta mère. » Edward saisit Bella par les poignets, l'immobilisant ainsi de manière efficace.

« Ce n'était pas drôle, » dit-elle en soufflant de colère.

Edward roula et se retrouva par-dessus elle, capturant ses lèvres avec les siennes. « Suis-je pardonné ? »

« Peut-être... si tu continues. » Bella dégagea ses poignets et attira Edward plus près d'elle, l'embrassant agressivement.

« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, » murmura-t-il.

« Pourquoi pas ? » Elle souleva son tee-shirt et entreprit de se trémousser pour s'en extraire.

« Attends. » Il tira son chandail vers le bas afin qu'elle ne soit plus dénudée. « As-tu songé à ta mère ? »

« Elle dort. Allons-y ! » Bella tenta à nouveau de retirer son tee-shirt.

« Non. »

« Non ? » Elle leva les yeux vers lui, incrédule. « Ça fait des jours que je ne t'ai pas vu, et tu dis non ? Putain, c'est une blague ? »

Edward fronça les sourcils. « Tu ne devrais pas jurer comme ça alors que je me montre respectueux. »

« Respectueux ? Je suis en train de te supplier de me sauter. Crois-moi, je ne tiens pas à ce que tu sois respectueux. »

« Je le suis envers ta mère. Elle ne veut pas que nous dormions ensemble dans sa maison, et je respecte sa volonté. »

« Quoi ? »

Edward mit une main sur la bouche de Bella. « Peux-tu essayer de baisser le ton ? Tu vas me faire mettre à la porte. »

Elle mordit sa main juste assez fort pour qu'il la bouge. « Comment oses-tu me faire ça ? C'est incroyable. »

« Et moi dans tout ça ? » Il s'effondra sur le dos et envoya un bras sur son visage. « Je ne peux pas croire que tu m'aies mordu. »

« Je ne t'ai pas vraiment mordu. Je t'ai seulement montré mes dents. »

Il leva sa main et pointa les indentations qu'elle avait laissées dessus. « Tu as sûrement raison. »

Bella fulminait à présent. « Je t'ai dit que je t'aimais. Je veux que tu couches avec moi ! »

Edward la regarda attentivement, momentanément silencieux.

« Ce que tu viens de dire ne sonne pas très bien à mes oreilles, Isabella, » finit-il par répondre.

Elle mâchouilla le bout de l'ongle de son pouce avant d'enrouler ses bras autour de la poitrine d'Edward.

« Je suis désolée. Tu m'as beaucoup manqué et je veux me sentir intime avec toi. »

« Je le veux moi aussi. Mais je ne vais pas enfreindre les règles. Nous pouvons aller à l'hôtel demain ou quelque chose, mais je ne vais pas dormir avec toi ici. »

Bella appuya son menton sur son épaule. « Tu es sérieux, n'est-ce pas ? »

« Oui. »

« Merde. »

« Comme tu dis. »

Elle s'allongea sur le dos, les yeux fixés sur le plafond. « Eh bien, c'est embêtant. Alors quoi maintenant ? »

« Tu vas m'embrasser pour me souhaiter bonne nuit, et retourner sagement dans ta chambre. Et moi je vais rester allongé ici et réciter les défaites militaires françaises jusqu'à ce que mon problème disparaisse. » Il pointa dans la direction générale de son entrejambe.

« Je pourrais régler ton problème pour toi. » Elle battit des paupières.

« Pas question. Ton frère va probablement vérifier les draps demain matin. Et alors il me tuera. »

Bella roula des yeux. « Bon, très bien. Bonne nuit. Je t'aime. »

Elle embrassa Edward en vitesse, puis détala vers la porte.

Comme elle s'éloignait, il aperçut une petite culotte rouge à peine visible sur laquelle étaient imprimés, semblait-il, des mini-bérets.

Il se rejeta sur le lit en jurant.

ooo

« Viens te coucher. » La voix d'Emmett dériva vers Rosalie qui était assise sur le canapé, en train de caresser le chat. « Il se fait tard. »

« Je réfléchissais. » Elle étreignit Michael Stipe avant de le relâcher. Il s'éloigna, lui lançant un regard funeste et un miaulement plaintif.

« À propos de quoi ? »

Rosalie se déplaça sur le sofa pour être à côté d'Emmett.

« Je réfléchissais à ma vie. J'ai tendance à avoir ces moments de profonde réflexion quand je suis à l'église. Assez surprenant pour une agnostique, hein ? »

Il l'entoura de ses bras. « À quoi pensais-tu ? »

« Je repensais au jour où tu as entendu Tyler et Michael parler de moi. Au lieu de les ignorer ou de te joindre à eux, tu as fait quelque chose. »

« N'importe qui en aurait fait autant. Ces connards avaient besoin de se la fermer. »

Rosalie secoua la tête.

« D'autres personnes ont entendu ce qu'ils disaient et n'ont pas bronché. Tu es intervenu, même si j'avais été brusque avec toi. » Ses yeux commencèrent à se remplir de larmes. « J'aurais dû réaliser que tu étais différent à ce moment-là, mais non. J'avais été en colère pendant si longtemps. »

« Tu as été attaquée. Ta colère est légitime. » Emmett fronça les sourcils et l'attira contre lui. « Moi aussi je suis en colère. »

« Quand j'ai été attaquée à Stanford, quelqu'un a appelé la police. Quand Lillian n'a plus voulu de moi, ma grand-mère est devenue ma mère. Et quand j'étais seule et que j'avais peur, j'ai rencontré Royce.

Je suppose que je n'ai jamais réalisé que chaque fois que j'ai eu des ennuis, quelqu'un s'est manifesté pour me venir en aide. J'ai passé le plus clair de ma vie à me sentir en colère, alors que j'aurais dû être reconnaissante. »

« Je pense que tu es trop dure envers toi-même. Tu ne méritais pas que ces choses t'arrivent. »

Elle soupira profondément. « Non, je ne le méritais pas. Mais j'aurais dû passer plus de temps à être reconnaissante pour les bonnes choses qui me sont arrivées. » Elle enroula ses bras autour de son cou. « Je suis reconnaissante de t'avoir dans ma vie. »

« Tu le penses vraiment ? »

« Oui. Je t'aime, Emmett. »

Il prit son visage en coupe dans ses grandes mains et posa sa bouche sur la sienne. Son baiser fut chaste et bref, mais rempli d'affection. Lorsqu'il s'éloigna, il sourit en exhibant ses fossettes.

« Il faut que je t'emmène à l'église plus souvent. »

Elle sourit.

« Ce n'est pas l'église qui m'a fait changer d'idée. Ça fait un moment que je t'aime. »

« Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? »

Elle bougea pour appuyer sa joue contre sa poitrine.

« Je n'étais pas prête. »

« Mais tu l'es maintenant ? »

« Maintenant je ne peux pas m'empêcher de te le dire. Je t'aime. »

« Je t'aime, trésor. » Il enfouit son nez dans le creux de son oreille. « Mais nous devons dormir un peu. Ma mère nous attend pour le petit déjeuner dans quelques heures. Et Morgan va arriver avec son cadeau de Noël à dix heures. »

« Elle va être tellement heureuse que tu lui aies acheté un chaton. » Rosie le serra étroitement avant de disparaître dans la salle de bain. Quelques minutes plus tard, ils étaient allongés côte à côte dans son grand lit.

Emmett éteignit la lumière, et les étoiles au-dessus de leurs têtes brillèrent de façon rassurante. Il glissa ses doigts dans les cheveux de Rosalie et elle se blottit contre lui.

La chaleur entre eux augmenta tandis qu'ils se touchaient l'un l'autre, leurs mains glissant tout en délicatesse sur de la peau couverte et à découvert. Rosie l'embrassa. Ses lèvres étaient douces et invitantes, s'ouvrant contre celles d'Emmett pour le convier à s'aventurer plus loin.

Leurs langues s'entremêlèrent, bougeant de concert alors que leurs jambes se rapprochaient. Elle appuya ses mains sur ses épaules, pressant le haut de leurs corps ensemble. En réponse, il commença à explorer la chair nue sous son tee-shirt, traçant les reliefs de sa colonne vertébrale du bout des doigts avant de les poser dans le creux au bas de son dos.

« J'aime ceci, » murmura-t-elle contre les bandes de son tatouage. « J'aime être la seule qui sait que tu as ce motif sous tes costumes. »

Il émit un petit rire étouffé et mordilla le coin de sa bouche. « J'aime savoir que tu as les plus beaux seins du monde entier. »

Elle roula des yeux.

« Embrasse-moi, Rosie. » Sa main s'entortilla dans ses cheveux, l'attirant vers lui. Mais elle résista et s'éloigna.

Il se figea.

Merde, pensa-t-il. Je l'ai encore fait.

Rose se dégagea de ses bras et s'assit, arrachant son tee-shirt d'un seul mouvement rapide. Elle frissonna dans l'air de décembre avant de retourner s'allonger aux côtés d'Emmett sous les couvertures.

« Embrasse-moi, Emmett. » Elle baissa les yeux sur sa poitrine généreuse, puis les plongea dans ceux de son amoureux.

Elle n'eut pas besoin de le lui demander une seconde fois. Il porta sa bouche à son sein gauche, effleurant son mamelon avec sa langue.

Rosie gémit et pressa la tête d'Emmett contre sa poitrine, cambrant le dos.

Il prit le mamelon dans sa bouche, le suçant goulûment.

Son rythme était résolu, mais il faisait preuve de maîtrise. Il ne se berçait pas d'illusions en s'imaginant que l'affection qu'ils se montraient les conduirait à avoir des rapports sexuels. Il savait très bien à quoi s'attendre après toutes les fois où les choses s'étaient interrompues. Mais il voulait malgré tout s'assurer qu'elle soit satisfaite, aussi rendit-il hommage à ses seins, alternant les baisers avec la chaleur de sa langue.

Puis Rosie déplaça sa jambe au sommet de celles d'Emmett, amenant leurs hanches à se toucher.

« J'aime ce que tu fais, » admit-elle, sa voix à peine plus qu'un chuchotement.

« C'est une bonne chose, parce que j'aime le faire. » Son sourire tranquille allégea sa nervosité, et il fut plus facile pour elle d'aller de l'avant dans ses confidences.

« Je n'ai jamais eu de rapports sexuels dans cette position. »

« Moi non plus. »

« Peut-être que c'est la bonne position pour nous. Personne ne doit se mettre sur le dessus, et nous pouvons nous tenir l'un l'autre. » Elle paraissait remplie d'espoir.

« Tout ce que tu voudras, Rosie. Mais ne te sens pas obligée. » Il chercha ses yeux et fut étonné de trouver une grande sérénité dans leurs abysses. Elle avait l'air avide et enthousiaste.

Dans un mouvement qui le surprit, elle glissa une main vers le bas pour le caresser à travers son boxer, tout en le regardant dans les yeux.

Il gémit, essayant de ne pas pousser contre sa main. Elle le titilla, ralentissant ses mouvements et ajoutant plus de pression, jusqu'à ce qu'il puisse à peine se contenir.

Il retint un juron et appuya une main contre l'estomac de sa compagne, glissant ses doigts vers le bas à la vitesse d'un escargot. Il voulait lui donner suffisamment de temps pour qu'elle l'arrête ou lui dise non, mais ses lèvres entrouvertes et son souffle qui s'accélérait l'éperonnèrent.

Il s'aventura à travers sa toison humide avant de caresser son entrejambe, faisant monter son excitation. Il était certain qu'elle finirait par le stopper, mais au moins il pouvait la contenter pendant un moment.

Elle traça sa lèvre inférieure avec sa langue, la prenant entre ses dents en même temps qu'elle tirait sur son short. Avec quelques poussées maladroites, le sous-vêtement glissa le long de ses hanches tandis qu'il lui retirait son slip.

Il embrassa son cou avec un gémissement de plaisir, lapant doucement sa peau. Elle l'attira entre ses jambes, le faisant frôler sa moiteur avant de le positionner là où elle le voulait.

Il arrêta et releva la tête.

Elle le regarda en clignant des yeux avant de le faire pénétrer en elle. Ses yeux s'agrandirent et son souffle se fit saccadé.

« C'est si bon. »

« J'en suis heureux. Je t'aime, Rosie. » Il garda les yeux rivés sur elle, observant la moindre de ses réactions. Mais il ne vit que de l'excitation.

La main de Rosalie dériva sur la hanche d'Emmett, de manière à ce qu'elle puisse guider son va-et-vient. Le bras de celui-ci entoura son postérieur, soulevant sa jambe plus haut pour lui donner un meilleur accès tandis qu'il se mouvait en elle.

La respiration de Rosalie accélérait à mesure qu'il augmentait le rythme. Il amena leurs corps ensemble de façon à ce qu'il n'y ait plus d'espace entre eux. L'agréable friction de leurs poitrines se frôlant la fit haleter.

Il voulait l'embrasser, goûter ses lèvres et sa bouche, mais il craignait de rompre le charme s'il fermait les yeux. Alors il agrippa ses fesses plus étroitement, sentant combien elle était douce et chaude autour de lui tandis qu'elle s'efforçait de le mener plus loin en elle.

Avec quelques coups de rein plus contrôlés, elle ferma les yeux et projeta sa tête en arrière, une série de sons inintelligibles s'échappant de sa bouche. Son corps s'immobilisa alors qu'il bougeait en elle, et il la sentit se raidir et ensuite se détendre graduellement.

Peu à peu, un sourire se propagea sur son visage.

Avec joie il accéléra pour la rejoindre, jusqu'à ce qu'il s'effondre contre elle, un juron d'émerveillement sur les lèvres.

Ils demeurèrent ainsi, toujours connectés, leurs corps échauffés mais repus, jusqu'à ce que leur respiration reprenne sa cadence normale.

« Ah, » soupira-t-elle, posant sa tête sur l'oreiller. « Merci. »

« C'est moi qui devrais te remercier, ma chérie. » Il pressa une main sur son visage, son expression sérieuse. « Est-ce que ça va ? »

Elle leva les bras au-dessus de sa tête, s'étirant et inspirant profondément. « Je me sens comme de la gélatine. »

« Tu es très belle. » Il l'embrassa à nouveau en se détachant de son corps, admirant sa bouche légèrement enflée et la rougeur qui s'était répandue de ses joues jusqu'à sa poitrine. « Si j'avais su que nous allions faire ça ce soir, je t'aurais emmenée à l'hôtel. »

« Pourquoi ? » Elle s'enroula autour d'Emmett et il tira les couvertures sur elle.

« Pour rendre ce moment spécial. J'aurais commandé du champagne et mis de la musique. »

« Quel genre de musique ? »

« Je ne sais pas. Du jazz, peut-être. »

Elle rit doucement. « Pas de vieux R.E.M. ou de Bob Seger ? »

« Certainement pas. »

Elle leva les yeux vers les étoiles en plastique qui continuaient de briller dans l'obscurité. « J'ai toujours voulu faire l'amour sous les étoiles. Je suis contente que nous ne soyons pas allés à l'hôtel. »

« Pourquoi ? »

« Parce que je voulais que ça se produise de façon naturelle et spontanée, sans gros fla-fla. »

Il sourit et l'embrassa sur le front.

« Ça m'a semblé très naturel. Mais pourquoi ce soir ? »

« Je t'aime. Je sais que tu m'aimes et que tu me protégeras. » Elle plaça son bras sur son biceps et le pressa légèrement. « Je sais que les choses ne seront pas parfaites pour nous, mais tu as toujours fait preuve de patience. »

L'expression d'Emmett devint sérieuse. « Je vais toujours te protéger, Rosie. C'est le moins que tu mérites. »

Elle embrassa ses fossettes, l'une après l'autre. « Merci. »

« Je me demande si ma sœur et son petit ami sont en train d'explorer mon lit. » Emmett grimaça de dégoût.

« J'en doute. Edward est soucieux de faire bonne impression. Et tu n'as pas exactement caché ta désapprobation. »

« Bella peut prendre ses propres décisions quand elle est dans sa chambre. »

Rosalie sourit de toutes ses dents en secouant la tête.

« Et pour les annales, Mlle Hale, je dois mentionner que vous n'êtes pas une Reine de Glace. Vous êtes une jeune femme séduisante et sensuelle, et si nous n'avions pas à nous présenter chez ma mère dans quelques heures, je passerais le reste de la journée dans ce lit à vous démontrer très précisément à quel point vous êtes sensuelle. »

Ses yeux bleus pétillèrent d'impatience.

« Eh bien... Je suppose que nous pourrions arriver avec un peu de retard. »

« Tout à fait. » Il fureta dans son cou avec son nez.

Elle ronronna son assentiment. « Nous pourrions dire que nous somme allés promener Michael Stipe et qu'il s'est enfui. »

« Excellente idée. J'ai toujours aimé ce petit salopard. »

Emmett s'étira pour embrasser Rosalie, et leurs sourires fusionnèrent pour n'en former qu'un.

~ O ~ FIN ~ O ~

Alors voilà, il a fallu un an à Sebastien Robichaud pour écrire cette merveilleuse fan fiction, et il m'a fallu un an pour la traduire. J'espère que vous avez pris autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à lui donner une autre vie en français.

Au revoir, et merci encore de m'avoir suivie dans cette aventure.

Milk