Banquet Royal et…

Bancal

Ca y est, je me lance !

Il faut dire que j'ai longtemps hésité à vous narrrrrez, le surplus de R vaut à lui seul la difficulté de prendre la décision…'tain, j'en suis encore tourneboulée !

Petite précision, amis de toujours, après cette lecture, vous ne percevrez plus jamais le Seigneur Céléborn comme il vous a été permis de l'admirer dans le film de Peter Jackson « Le seigneur des anneaux » !

Pete, mon ami, pour la réécriture du script, c'est quand tu veux. Je te ponds ça IN PETTO !

J'adore cette expression…c'est comme ça, il n'y a pas à en dire plus.

Alors voilà, je commence. Je vais vous raconter ça et ce sera comme si je revivais cet épisode de ma vie.

Finalement, je me demande si je ne ferais pas mieux de l'oublie au final…A voir…

CA Y EST !

Je suis invitée au palais de Mirkwood chez mon roi soleil Thranduil ! Ah mon roi !

Je ne sais pas si cette idée vient de lui, mais j'apprécie l'invitation. En plus, il me l'a envoyé par pigeon voyageur. Trop chou, enfin sauf quand ce corniaud m'a chié sur la tête avant de se poser sur le balcon de ma suite d'hôtel. Charmant !

Je déplie le pli (ça rime en plus trop forte), et là je lis :

« Dame Arakïell,

Nous roi Thranduil de la forêt de Mirkwood, vous convions à un banquet en votre honneur afin de vous prouvé toute notre reconnaissance. Votre ami le magicien Alachnÿ, se chargera de votre voyage.

Dans l'attente de votre arrivée, veuillez croire Dame Arakïell, à notre parfaite considération et à nos hommages appuyés et distingués. »

Ah, tu ne te doutes même pas mon choupinou de roi sur quoi je rêve d'appuyer à l'heure où je reçois cette invit.

Bon, c'est pas tout ça, mais question existentielle, « quèque j'vais m'mettre moi ? » Je décide de louer une robe dans un magasin de déguisement. Je prends le plus cher et bien entendu, ça me coûte un bras et une main…

Décidément, je vais finir à m'empiffrer de pâtes jusqu'à la fin de mes jours et l'on finira par m'enterrer à côté de l'usine Panzani avec cette épitaphe « Morte et gratinée pour l'éternité, c'était une bonne pâte. »

Voilà, voilà. Alachnÿ me reluque avec ses yeux de pervers et je manque lui envoyée une mandale avec l'option « retour » tellement il m'énerve. Ses yeux louches sur mon décolleté. Je n'ose même pas regarder, mais je pense qu'il doit avoir la gaule le vioque. Bref, je ne peux pas raconter le voyage…secret d'auteure…

Nous voici arrivés dans un coin de forêt. L'herbe est verte, les arbres tordus comme des troncs pourris, l'air renifle la charogne pourrie…super, on est bien à Mikwood !

Un élan majestueux se trouve attaché à une branche d'arbre. Est-ce Moose, Ronda, Roudoudou peut être :

Arakïell : Eh, salut toi. On s'connait tu sais ? C'est moi qui t'ai crée !

Son gros œil de poisson fris me regarde mollement l'air de me dire « Tu m'dérange la folle de Chaillot. Laisse-moi grailler en paix. »

Vexée je lui parle un brin tendu :

Arakïell : Eh alors, c'est comme ça qu'on m'accueille gros tas ?

Soudain, mon roi apparait. Tiens d'où sort t'il d'ailleurs ? Beau comme un astre, les cheveux volent au vent, il sent bon…

J'ai juste envie de le renverser sur l'herbe et de lui prouver avec chacune des parties de mon corps combien je suis heureuse de le voir. Il hausse un sourcil. Bon sang, il faut que je lui tire un et je le mettrais entre les pages de mes souvenirs…Instant poésie…

Thranduil : Ah, vous voici ! Je commençais à m'impatienter.

Je couine un son telle une petite souris. Il me dévisage un sourire en coin. Le bougre a compris l'effet qu'il me fait et en abuse :

Thranduil : Bien, veuillez prendre ma main que je vous hisse sur Moose !

Je veux bien prendre sa main et le reste aussi surtout ce qu'il possède entre…

Bon ok, je me calme.

Arakïell : Comme toujours, vous êtes éblouissant Thranduil . J'aurais dû prendre mes sun glasses.

Je ris comme une bécasse pendant qu'il lève les yeux au ciel :

Arakïell : Fichtre ! Vous levez les yeux au ciel ? Hum cela mérite une punition, comme dirait Christian Grey. Puis-je vous fesser ?

Il ouvre de grands yeux :

Thranduil : Et bien ça y est vous êtes bien là Arakïell. Je ne sais si je dois me réjouir ou regretter mon invitation.

Arakïell : Vraiment ?

Je bats des cils l'air triste :

Thranduil : Cessez de faire l'enfant !

Arakïell : Vous voulez me faire un enfant ? Ok, dessus, dessous, sur le côté, tête bêche ? Je plaisante ! Allez, je vous suis mon roi.

Il me tend une main que je prends sans tarder et me hisse sur les flancs de Moose.

Corniaud !

T'as intérêt à galoper comme je te l'ai fait faire avec Olana afin que je puisse profiter de tes soubresauts intempestifs et suggestifs me forçant à me coller à cet ellon et le faire abdiquer en deux temps trois mouvements.

J'ai comme un doute là. Bref, je suis installé et bade mon roi avec des yeux de Chimène.

Thranduil : Veuillez regarder devant vous Arakïell. Vous n'êtes pas attentive et manquerez invariablement de tomber.

Arakïell : M'en fiiiche je veux me noyer dans vos yeuuux !

Bon, j'ai tenté.

Mon roi prend les rênes…oh du cuir, du pouvoir de la sueur ….

Il m'enserre la taille de son bras et Moose se met à trottiner. Je dodeline de la tête, en bavant devant cette splendeur ambulante.

Je dodeline, je dodeline, je dodeline….

Je deviens verte…merdoum, j'ai mal au cœur. Je prends une bonne goulée d'air et me concentre sur un point loin devant moi en espérant ne pas dégobiller sur mon soleil blond vénitien.

Nous voici enfin arrivé devant les portes du palais. Je me laisse tomber dans les bras du roi qui me réceptionne tel un colis de la Poste et souhaite me poser à terre, mais je refuse tout net :

Arakïell : Nonnnn, je veux rester dans vos braaaas.

Thranduil : Mettez pied à terre Arakïell.

Arakïell : Noooonnnnn.

Il finit par m'obliger, non sans mal, parce que j'ai résisté croyez-moi :

Thranduil : Vous êtes impossible !

Arakïell : Je sais. C'est pour cela que vous m'appréciez n'est ce pas ?

Il sourit :

Thranduil : Mais oui, mais oui.

Nous rentrons. Olana, yeux alanguis, se dirige vers son amant, les lèvres frémissantes :

Thranduil : Ma mie, vous voici. Vous m'avez manqué.

Olana : Moi aussiiii.

Thranduil : Petit chaton.

Arakïell : Bon, en même temps il n'était pas loin…Bonjour Olana.

Olana : Bonjour dame Arakïell. Oh, mon roi, vous avez une mèche de cheveux mal positionné. Accordez-moi la grâce de la remettre à sa place.

Thranduil : Mon étoile scintillante ! Je vous permets, je vous permets.

Arakïell : Une mèche mal positionnée ?

Je me moque légèrement. Ces deux là…

Thranduil : Petit cœur, venez vers votre roi qu'il vous gratifie de toute sa reconnaissance.

Et là, il lui colle un patin mes aïeux ! Et ben, j'ai bien fait de les présenter l'un à l'autre. Quoique…

Tiens voilà la troupasse qui rapplique.

Chaperon Rose : Eh choupinette !

Tous viennent me voir. Ah, je les aime quand même mes loulous. Que serais-je sans eux ? Bon une fois les bonjours et les comment ça va, je me laisse entrainer par les deux poulettes.

Thranduil, serre passionnément la main d'Olana tout en se dirigeant vers la salle d'apparat tendu de tissus velours pourpre. Des chandeliers en argent massif agrémentés de bougies parfumées et disposés un peu partout apportent une touche de glamour à ce décor de rêves. Une tablée dressée en U recouverte de nappes à la blancheur virginale sur laquelle est disposée des couverts en or, attend ses convives.

Des elfes musiciens jouaient de la harpe et de la flûte. Les notes s'égrènent au rythme d'une mélodie douce et enchanteresse. Tout n'est que splendeur. Il faut bien avouer que chacun s'est donné du mal pour faire de ce banquet, un moment inoubliable. Et par là même, il va entrer dans l'histoire comme une soirée MEMORABLE .

Je m'assois, vide une coupe de vin et commence mon récit.

Voici ce qui s'y déroula…..

Opéca se tenait dans le couloir menant vers la salle. Assise par terre, elle rêvassait, lorsque le seigneur Céleborn eut la bonne où la mauvaise idée de passer près d'elle. A cette apparition, la jeune femme ouvrit de grands yeux. Il faut préciser que notre ami elfique avait mis le paquet quand à sa tenue. Un manteau d'argent retenu par une broche de jade sur un pantalon de toile marron foncé aux dessins finement brodé de fil d'argent. La très longue chevelure de l'elfe, lui arrivait à la taille et son front était ceint d'un fin diadème :

Opéca : Fichtre alors ! Vous rayonnez comme un phare dans la nuit.

Surpris par un tel compliment, le seigneur Céléborn n'en fut pas moins flatté voire, très flatté. A tel point qu'il se sentit pousser des ailes.

Céléborn : Comment vous nommez vous jeune fille ?

Opéca : Jeune fille ? Oh t'es bien gentil toi. Moi c'est Opéca.

Céléborn : Opéca ? Un tel prénom n'est pas courant par nos contrées.

Opéca : Ouais, eh ben si tu veux mon avis bel elfe, c'est moi toute entière qui suis pas courante dans vos contrées. Seulement voilà, personne ne veut m'accorder le moindre crédit par ici ! J'suis toujours renvoyée comme un chien dans un jeu de quille.

Céléborn que ce dialogue amusait, poussa plus loin sa curiosité :

Céléborn : Et pourquoi donc jeune fille ?

Opéca : Ben j'répondrais que si je connais vo't petit nom. On m'a appris à pas causer aux personnes que je connais pas.

Céléborn : Et ceci est tout à fait compréhensible. Veuillez m'excuser, je ne me suis pas présenter. Je suis le... (Il réfléchit deux minutes et se dit que Seigneur serait trop pompeux) je suis Céléborn.

Opéca : Céléborn ? Voilà un joli p'tit nom ça mon bel elfe.

Céléborn : En fait, cela se prononce Kéléborn si vous voulez tout savoir...

Opéca : Ouais, je veux tout savoir, et le reste suivra après.

Les yeux pétillants d'une lueur coquine, Opéca le fixait toujours intensément. Peut être qu'en jouant un peu l'ingénue, elle le bernerait plus facilement. Elle minauda donc, se disant qu'il serait toujours temps, par la suite, de lui révéler sa vraie nature :

Opéca : Kéléborn ? Et si je vous surnommais Kéké, ça vous mettrais en rogne où vous seriez assez gentil tout plein pour pas me gronder ni me donner la fessée ?

Céléborn : Vous donnez la ...

A la seule évocation du mot fessée, le cerveau de notre Kéké, s'emballa comme un moteur de Ferrari :

Céléborn : Par exemple ! Jamais je ne m'en sentirais le droit...enfin...si éventuellement dans un moment de grande intensité...

Le sang d'Opéca ne fit qu'un tour. Elle sentit là une ENORME ouverture s'ouvrir :

Opéca : Oh, mais c'est mignon tout plein ça ! Oui, dans un moment d'intensité, on pourrait faire des choses très très agréables...Dites-moi mon bel ami, ce serait déplacé si j'osais demander une p'tite promenade de santé dans les jardins que j'ai aperçu par là bas ? Vous voulez bien dîtes... (Elle prit une mine si tristounette...) personne ne m'a jamais emmené là bas ?

Le seigneur Céléborn qui était un seigneur au cœur débordant de compassion, ne la fit plus languir d'avantage :

Céléborn : Mais bien entendu jolie jeune fille, et peut être pourrais je même vous nommer les variétés de fleurs y poussant. Le seigneur Thranduil adore comme moi la nature et plus particulièrement les fleurs. Vous verrez, ce jardin est d'une magnificence...

Opéca : Ouais c'est ça !

La remarque fut à peine chuchotée, que la belle s'agrippait d'emblée au bras de l'elfe. Ils se dirigèrent donc, tout naturellement vers les jardins du seigneur Thranduil. Il est vrai que c'était une splendeur. Différentes variétés de fleurs, et d'arbustes poussaient en une charmante complicité. L'air embaumait, et les sens d'Opéca commençaient eux aussi à s'emballer !

Le rouge aux joues, tant l'excitation la taraudait, elle ne cessait d'observer l'elfe se demandant, quand elle porterait l'estocade. En attendant, elle essayait, tant bien que mal, de réfréner ses ardeurs au prix d'un énorme effort.

Pendant ce temps là, notre Kéké, discourait sur le nom des fleurs, leurs facilités d'adaptation aux rigueurs de l'hiver, la floraison et autres détails botaniques qui commençaient à sérieusement à lasser la jeune femme. N'y tenant plus, elle promena sa main sur les parties intimes de notre seigneur elfe les caressant avec une infinie douceur :

Opéca : Oh ! Mais j'avais raison...mon elfe jardinier possède là un bien joli râteau !

Céléborn fut tellement surpris qu'il ne réagit pas dans la première seconde ! La deuxième s'étant écoulée, il se dit que finalement, il ne serait pas très convenable de froisser une aussi jolie jeune femme et entreprit donc de laisser à cette main inquisitrice le temps, dans la troisième seconde, de vérifier si les elfes avaient des attributs dignes de son attente.

Apparemment oui. La drôlesse ne cessait de les malaxer avec une évidente gourmandise :

Opéca : Eh ben eh ben, aurait on envie qu'une jolie jeune fille joue un peu de pipeau bel elfe ...chaud comme les braises ?

Céléborn : Jouer du...pi...pipeau ? En voici une idée, et bien jeune fille j'en joue volontiers à ma...euh quelquefois le soir lorsque la poésie m'inspire, mais là, comme c'est idiot, j'ai oublié mon instrument...

Opéca : Oublié ? Et çà ?

Elle se saisit du paquet magique et rapprocha son visage de celui de Céléborn dont la respiration s'accélérait dangereusement :

Opéca : Si tu dis oui, où même si tu me fais un petit signe de la tête, parce que là j'vois bien qu't'as la mayonnaise qui commence à t'monter dans l'ciboulot, je veux bien t'jouer un p'tit air moi.

Ne sachant absolument pas dans quoi il se lançait, Céléborn décida de vivre dangereusement ce soir.

Et hop, un petit assentiment de la tête et la belle Opéca plongea sous le manteau du seigneur elfique qui dû s'agripper pour ne pas tomber. Il y avait là un banc qui au départ, devait servir à la contemplation de ce jardin féerique, sauf que là, il devint très vite l'assise d'urgence pour un elfe complètement désorienté.

Sous ses yeux, une grosse bosse faite par la tête de notre jeune fille en fleur s'agitait de plus en plus vite amenant chez notre elfe tout un cortège d'émotion, passant par la surprise, la peur d'être surpris, et enfin un plaisir divin...

Notre Kéké, prit donc la sage décision, de laisser son arbrisseau aux bons soins de cette ...délicieuse jeune femme. Les couleurs de l'arc en ciel se présentèrent sous toutes leurs variétés, l'air s'alourdissait à moins que ce ne fût sa propre respiration qui devenait de plus en plus difficile :

Céléborn : OHHH ! Mais que...me Jeune fille ?

Une tête émergea sous le lourd tissus :

Opéca : Laisse toi aller mon bel elfe, vas y. J'vais te faire monter si haut qu'tu vas planer comme un aigle.

Et la tête replongea à sa tache première :

Céléborn s'agrippa aux rebords du banc en pierre tandis qu'une vague de chaleur suivi d'un râle de plaisir concluait un vol des plus mémorables.

Céléborn : AHHH ! Par tous les valar...Je ne sais plus où je suis !

Opéca : Je vais te dire où tu vas te trouver dans deux minutes mon tout beau.

La jeune femme murmura quelques mots à son oreille, prenant bien soin d'y ajouter ce souffle chaud, celui qui vous fait basculer dans l'indécence la plus perverse :

Céléborn : Vous...vous croyez…O..péca ?

Sans plus attendre une seconde, elle releva sa robe, et devant les yeux grands ouverts de notre elfe, descendit lentement très très lentement son dessous de sorte que notre elfe mis au supplice refit une santé à son joli petit arbrisseau elfique. Opéca se planta devant Céléborn le toisant de son regard brûlant :

Opéca : Et maintenant c'est mon tour. Alors mon bel elfe blond, tu vas gentiment poliment prendre ce chemin et rendre une petite visite à mon jardin personnel. J'veux grimper aux rideaux, à la tringle et même traverser l'plafond !

Elle repéra un parterre de petites fleurs des champs dans un coin discret de ce jardin près d'une fontaine :

Céléborn : Attention à ces jolies petites fleurs. Il serait dommage de les abîmer.

Opéca : Et ma fleur à moi alors ? Elle va dépérir si tu t'en occupes pas sur le champ.

Sans plus attendre, elle s'allongea l'entrainant avec elle sur le sol. Relevant son lourd manteau, notre seigneur elfique se dit qu'après tout un peu de jardinage ne lui ferait pas défaut.

C'est un déferlement d'émotions toutes plus intenses les unes que les autres qui l'assaillirent :

Céléborn : Par tous les valar...C'est ...un délice !

Opéca : J'te l'avais pas dit ? A toi d'jouer mon grand ...Oui, Ohhhh ! Mais c'est qu'tu sais y faire...

Ce fut au tour d'Opéca de ressentir les effets de ce passe temps bucolique. Apparemment, le trublion avait du savoir faire à revendre. La belle, habituée aux pochetrons et autres machos mal dégrossis, ressentit tout un arsenal de sensations auxquelles elle n'était visiblement pas préparée. Tant et si bien, qu'elle enfonça ses ongles dans les bras de Céléborn tandis qu'une vague de plaisir l'emportait vers des sommets inespérés. Son râle fut long et intense ce qui surprit l'elfe peu habitué à de telles démonstrations de plaisir.

Il prit grand soin de se préserver, car enfin, il se sentait bien, au chaud dans ce délicieux jardin et se dit qu'il serait bon d'y flâner encore un peu. Opéca vécut, pour la seconde fois, un besognage des plus attentionnés tandis que ses cris commençaient à s'entendre :

Céléborn : Il va falloir, ma mie faire preuve d'un peu plus de discrétion ! Si nous continuons sur ce dangereux chemin, nous allons nous faire prendre.

La jeune femme rendu folle par cet elfe aux manières si délicates, s'en tamponnait le coquillard, il dû alors étouffer ses cris de sa bouche gourmande ce qui avouons le ne lui déplut pas le moins du monde.

Ce fut extrêmement difficile de les camoufler, mais enfin, il y parvint et s'autorisa enfin son propre plaisir qui fut d'une telle intensité, qu'il en resta sans voix. Au bout d'un long moment, il reprit enfin la parole :

Céléborn : Jeune fille Opéca, vous venez de me faire vivre une envolée que je n'oublierais pas de sitôt !

Opéca : Tout pareil pour moi bel elfe. Dis moi, t'en as sous l'capot quand même !

Céléborn : Quelle étrange façon de s'exprimer.

Opéca : Dis, Céléborn, mon p'tit volcan en fusion, on pourrait recommencer plus tard, si tu t'ennuis dans la soirée, où même si t'arrives pas à trouver le sommeil ? Dis, tu veux bien ? J't'apprendrais plein de belles choses qui t'feront chanter crois moi !

Et notre Kéké se dit comme ça, in petto, qu'il n'était pas contre quelques enseignements nouveaux pourvus qu'on y mette l'art et la manière :

Céléborn : Mais bien entendu jolie jeune fille. Je ne saurais refuser une aussi délicieuse invitation. Mais là, il nous faut assister à un banquet !

Les deux se levèrent, arrangèrent leurs tenues et Opéca glissa avec un sourire coquin sa culotte dans la poche du manteau de Céléborn :

Opéca : Un souvenir pour toi mon Kéké. A plus tard !

Elle lui colla un patin formidable, laissant à sa langue le soin d'explorer toute la cavité buccale de notre ami. C'est le regard enfiévré, que le seigneur elfique sortit du jardin enchanteur.

Elrond remarqua comme une lueur vive dans les yeux du seigneur Céléborn dès qu'il se présenta à lui. D'ordinaire si placide, il semblait légèrement excité. Il se douta que la présence d'aussi jolies humaines au décolleté bien garnies, activaient les sangs de notre elfe peu soumis à ce genre de tentation.

Effectivement, Chaperon rose avait bien pris soin d'arranger sa poitrine pour la mettre très très en valeur. Il faillit, plusieurs fois se produire de légers incidents pour le service des plats lorsque les pauvres elfes se penchaient tout près de la demoiselle afin de la servir. De grosses gouttes coulaient sur leurs fronts !

La belle s'en rendait compte et accentuait sa position en se cambrant un maximum, ce qui faisait ressortir ses seins plantureux.

Luthïen s'en rendait compte, mais étant placé bien plus loin, il ne pouvait intervenir. Chaperon en profita pour le narguer, en minaudant et attirant le plus de regard mâles sur elle.

Le capitaine se promit de lui administrer une correction mémorable, mais en même temps cela le chauffait à blanc, et il ne détestait pas le bougre. Le vin coulait à flot. Chacun en apprécia la saveur. Et soudain, fut amené à table, une suite de plats de viandes rôties et juteuses à souhaits, dont les parfums aiguisaient les appétits.

Un moment que chacun apprécia à sa juste valeur.

Chaperon rose : Veuillez m'excuser, je dois me rendre au petit coin ...

Tous les mâles suivirent des yeux la croupe qui se balançait en un rythme d'enfer ! Bon sang de bois, cette humaine avait vraiment le feu au...inutile de faire un dessin pour deviner la tempête qui agitait leurs petites cervelles.

Le capitaine s'était éclipsé un peu plus tôt. Près des lieux d'aisance, l'air faussement dégagé, il l'attendait :

Chaperon rose : Tu viens satisfaire toi aussi un besoin naturel ?

Il se redressa l'œil vif :

Luthïen : Ca t'amuse d'allumer tout ces mâles autour de toi ?

Chaperon rose : Moi ? Pourquoi ferais-je cela ? Je ne fais qu'être moi-même.

Luthïen : C'est déjà trop pour moi.

Chaperon Rose : Mais…

Luthïen : Tais-toi !

Autoritaire, l'ellon l'emprisonna de ses deux bras. Son regard de braise était affolant :

Chaperon Rose : Mon mignon, ce n'est pas le fait d'en porter une paire qui t'autorise à me diriger. Vois-tu, je suis en pilotage automatique là, donc tes conseils…

A ces mots, le sang du capitaine ne fit qu'un tour. Il l'attrapa par la taille la hissa à califourchon sur lui et de sa main libre poussa la porte des lieux de commodités pour dames.

Il se mit à l'ouvrage et le moins que l'on puisse dire était qu'il y mettait une ardeur des plus soutenue.

Toute une variété de sons s'élevèrent, tous plus plaisant les uns que les autres.

Jamais les sens de Luthïen ne furent autant mis en alerte. Son corps semblait tendu comme les cordes de son arc. Celle petite folle le ferait trépasser, il ne pouvait en être autrement. Lorsque ce fut terminé, il la mordit à l'épaule, autant de contentement que pour marquer son territoire :

Luthïen : Retournons au banquet ! Notre absence à dû se remarquer !

Chaperon rose : Et alors ? Tout le monde se doute bien de ce que nous venons de faire. Peur être cela donnera t'il quelques idées pour certains ?

Chaperon colla un baiser fougueux à son capitaine :

Chaperon rose : J'attends la suite pour très bientôt bel elfe !

Luthïen : Fort bien, je serais au rendez vous !

Elle partit esquivant quelques pas de danse, et pas de la danse de salon elfique. Elle ondula sur un air qui tournait en boucle dans sa petite tête folle. Le capitaine fixa, ahuris, ce corps bouger avec tant d'indécence !

Chaperon rose : Tu as encore tant de choses à apprendre sur nous mon elfe...

Elle s'en retourna à son repas en riant. Bon sang, elle allait lui filer la migraine à l'affoler ainsi.

Le banquet suivait son cours dans la joie, et la bonne humeur. Le vin capiteux et suave, offrait déjà un bien être des plus prometteurs. Notre Céléborn dit Kéké, souriait à l'assemblée et chacun remarqua combien il était d'humeur polissonne, son regard ne cessant de passer d'un décolleté à un autre. Opéca dégustait ses mets en pensant à ne pas oublier de passer sa langue rose sur ses lèvres rougies par le vin tandis qu'elle lançait une œillade brûlante à son seigneur.

Pendant ce temps là, Alachnÿ, investissait la cuisine d'Ëlnar. Le jeune commis lavant la précieuse vaisselle royale fixait avec de grands yeux ronds ce drôle de magicien avec son gros chat qui ne le quittait jamais :

Alachnÿ : Ah ! MES AMIS ! Quelle joie de vous revoir. Je venais vous rendre une petite visite de courtoisie. Besoin d'un peu d'aide ?

L'intendant en chef plissa les yeux de mécontentement. Tout le monde se méfiait de ce magicien véreux et il ne serait venu à l'esprit de personne de lui demander la moindre petite chose.

Toutefois, afin de ne pas le froisser, Ëlnar lui désigna un plateau de petits gâteaux au miel.

Alachnÿ : Dois-je les porter à table ?

L'intendant fit un signe affirmatif :

Alachnÿ : Et bien vous voyez que je peux vous rendre quelques menus services.

Ëlnar : Ai je le choix ?

Alachnÿ : Oh ! Comme il est drôle. Vous gagnez à être connu MON AMI !

Ëlnar haussa les épaules résigné :

Alachnÿ : Dites moi, MON AMI, (ces deux mots appuyés commençaient à énerver Ëlnar), voudriez vous vous débarrasser pour moi de ce misérable petit cafard de lutin qui est en train de nous observer là bas près du sac de farine ? Le benêt pense être soustrait à notre regard, c'est vous dire… ! Je ne sais pour vous, mais moi il m'indispose au plus haut point ...

Ëlnar : Je pense que c'est la seule chose sur laquelle nous sommes d'accord.

Alachnÿ : Ah ! MON AMI, vous voyez bien, nous avons au moins un point commun. Allez, je le vois bien que votre pied vous démange. Son petit cul n'attend qu'une bonne taloche, alors ne vous en privez pas, c'est soir de fête ! Matouba ? Viens par là !

Matouba : Allons nous utiliser la Mandragore où n'allons nous pas ?

Alachnÿ : Nous allons, mon cher Matouba, nous allons ! Tout ce joli petit monde elfique s'en trouvera fort ravie.

Matouba : Est ce que cela sera intéressant, où cela ne le sera t'il pas ?

Alachnÿ : Et bien nous allons faire en sorte que cela le devienne. Il nous suffit simplement de croiser deux où trois personnes influentes sur notre chemin afin de les corrompre quelque peu !

Le gros matou souriait de toutes ses dents et Dieu sait qu'il en avait énormément. Le mage saupoudra les gâteaux de Mandragore et pensa aux personnes susceptibles de croiser son chemin.

Puis il les disposa avec toute la grâce qu'il avait en lui sur un plateau d'argent et quitta les cuisines un sourire aux lèvres.

Il n'avait pas fait deux pas qu'il tombait déjà sur le seigneur Elrond :

Elrond : Quelle délicieuse odeur ! Ces gâteaux ont l'air divin...

Alachnÿ : C'est une fournée...un peu spéciale seigneur Elrond. Toutefois, vous faites partie des intimes du roi et il serait malvenu de ma part de vous refuser le plaisir d'y goûter.

Elrond se saisit d'une galette qu'il croqua sur le champ :

Elrond : Hum, délicieux ! Je ne dirais rien promis.

Et c'est ainsi que le seigneur Elrond fut le premier à mordre dans le péché. S'en suivit notre Kéké, qui s'en revenait des lieux d'aisance un air soulagé sur ses traits. A la vue du plateau chargé de gâteaux, son sang ne fit qu'un tour :

Céléborn : Bon sang que ces pâtisseries ont l'air sublime !

Alachnÿ : Et elles le sont seigneur Céléborn foi de magicien.

Céléborn : Ah vraiment ? Vous faites également office de cuisinier pour sa majesté ?

Alachnÿ : C'est que Seigneur, ces gâteaux sont très spéciaux, mais je ne puis vous laisser dans l'interrogation et la curiosité. Allez y servez vous, vous m'en direz le plus grand bien...plus tard.

Et notre Céléborn adoré prit, non pas une, mais deux galettes qu'il s'empressa d'avaler goulûment au moment où Opéca arrivait comme une flèche :

Opéca : Alors l'magicos, on pervertit la noblesse elfique ?

Alachnÿ : Opéca à toujours le mot pour rire !

Opéca : C'est ça, j'aime bien rigoler. D'ailleurs je risque de bien rigoler d'ici peu.

Alachnÿ : Surtout si je vous en offre une ...

Opéca : (un sourire carnassier sur les lèvres) Cà c'est une idée qu'elle est bonne, mais par pitié évite d'en refiler une à Chaperon où je te tords le cou !

Alachnÿ : (s'adressant au seigneur Céléborn) Vieille rivalité féminine !

Et le magicien s'éloigna en riant :

Opéca : Mon beau seigneur, ( elle s'approcha et lui caressa le visage de son doigt), mange donc tes galettes.

Céléborn : En désirez vous une seconde peut être ?

Opéca : Oh non, tu sais j'suis une bonne fille, je te les laisse volontiers...

Céléborn : En êtes vous sûre ?

Pour toute réponse, elle les lui fourra elle même dans la bouche :

Opéca : Mange te dis-je et arrête de poser des questions.

Elle l'observa avaler goulûment ses deux galettes tandis qu'elle ramassait les quelques miettes qui étaient tombés sur son vêtement. Elle les mit sur sa langue et embrassa les lèvres de l'elfe tout en déposant avec son organe les quelques miettes qu'elles venaient de récupérer :

Opéca : Voilà, oh mais oui, c'est un bon garçon ça ! Il a tout mangé comme un grand. Et maintenant mon petit bijou on se donne rendez vous pour très bientôt...

L'elfe arqua son sourcil. Décidément, il ne la comprenait pas toujours mais bon sang, elle avait une façon de lui souffler dans l'oreille, qui le mettait au supplice.

Le magicien foireux, s'en revenait des cuisines et reprenait le cours de sa dégustation, lorsque Mic Mac montra le bout de sa trogne sous la table :

Mic Mac : Gadez gadez, l'aut' bonze d'elfe à côté du roi…

Opéca : Tu veux parler de mon kéké ?

Mic Mac : Kéké ?

Il se mit à ricaner en se tapant la bedaine :

Mic Mac : Ouais, eh ben gade sous la table…

Discrétos, elle jeta un coup d'œil et l'autre refit surface de sous la table étonnamment brillant :

Opéca : Oh, la belle aiguille !

Mic Mac : Y va pas s'en servir pour faire du tricot !

Alachnÿ : Mon petit doigt me dit que vous pouvez vous préparer à un vrai festival. C'est juste histoire de dire quelque chose. Hum…délicieuses ces petites saucisses. Un met très recherché d'après ce que j'ai pu comprendre !

Opéca et Mic Mac se regardaient en haussant les sourcils.

Soudain, avec un roulement de tambour, enfin presque parce que les elfes étant sensibles des oreilles, un pincement de harpe suffit à annoncer les desserts.

Disposés avec goût, des dizaines de petits gâteaux gorgés de miel, attendaient d'être dégustés….et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils le furent.

Céléborn, encore tout excité par sa promenade, fixait intensément la bouche de son ogresse en rêvassant :

Thranduil : Cette soirée vous convient elle mon ami ?

Céléborn : Vous ne sauriez imaginer à quel point...Véritablement, et une bonne fois pour toute Thranduil vous savez recevoir ! Déjà, il y à fort longtemps, vos banquets étaient réputés mais celui-ci...celui-ci tient toutes ses promesses.

Thranduil : L'absence de Dame Galadriel ne vous porte pas trop atteinte ?

Tout occupé à observer les seins de ces dames, Céléborn n'entendit même pas la question du roi :

Thranduil : Céléborn ?

Céléborn : Euh, vous disiez cher ami ?

Thranduil : Je vous demandais si l'absence de Dame Galadriel ...

Le seigneur elfique balaya la question d'un revers de main :

Céléborn : Oh non ! Je sais que ma...mie adorant la poésie, passera très certainement une excellente soirée à se laisser conter quelques merveilleux contes.

Olana, fine mouche, suivit le regard de Céléborn et se promit de dire deux mots à Opéca. Il ne fallait tout de même pas risquer un incident diplomatique.

Les mets sucrés succédèrent aux viandes et chacun pu apprécier les pâtisseries délicieuses servit à table.

Et c'est ainsi que les gâteaux firent le tour des convives.

Le banquet suivait son cours, la musique délicate des elfes agrémentait les conversations lorsque soudain...soudain...

Une sorte de vent de folie s'invita à la soirée.

Les seigneurs Elrond et Céléborn, furent les premiers à sentir le vent tourner et il tourna avec une rapidité surprenante. Une chaleur étonnante s'empara de leurs corps. Se servant de plus en plus souvent du vin afin d'apaiser leur soif, les deux elfes commencèrent à se sentir de plus en plus libérés et joyeux.

Les elfes ne connaissaient pas l'ivresse. Ils avaient cette faculté de pouvoir boire sans perdre le contrôle de leurs sens. Ce n'était pas le cas d'Amélie, qui commençait à chanter une chanson paillarde en riant. Les elfes, polis, écoutaient mais ne comprenaient pas toujours le sens exact des paroles. Par contre, Aliénor, Chaperon rose, Opéca et tous leurs amis avaient le sourire jusqu'aux oreilles.

Jack attrapait Aliénor par le cou :

Jack : Bon sang ma belette, je n'avais pas passé une aussi bonne soirée depuis bien longtemps.

Aliénor : Tu as raison Jack. Cette soirée est à marquer d'une pierre blanche !

Alachnÿ venait rejoindre tout ce joli petit monde une carafe à la main. Il avait réduit plusieurs gâteaux en poudre et les avaient mélangés au vin :

Alachnÿ : MES AMIS, c'est ma tournée, vous m'en direz des nouvelles !

Chacun leva son verre.

Le seigneur Elrond se mit soudain à déclamer des vers en chantant. Lui, si discret d'habitude, se mit à observer d'une façon très intense Nimïel qui fanfaronnait sur sa tenue et les effets que celle ci produisait sur son fameux sex appeal.

Thranduil et Olana, sentant que le moment était venu pour eux de se retirer, souhaitèrent une douce nuit à leur assemblée et s'en furent se tenant la main et se lançant de longs regards amoureux.

Curieusement, le seigneur de Mirkwood partit, la fête devint plus folle :

Opéca : Alors ça y est ? Le roi va tenter l'ascension du mont Olana ? A votre avis, par la face sud où la face nord ?

Tous ses amis se mirent à rire, tandis que le seigneur Céléborn se permis un rire hoquetant. On eut dit un petit porcinet content d'avoir trouvé une truffe :

Céléborn : Jeune fille, vous me semblez fortement inspiré !

Opéca, que le fou rire faisait pleurer, n'en finissait pas de se moquer du rire de Céléborn :

Opéca : Ahahha ! Moi je pense que mon ...inspiration...est déjà en marche !

Chaperon rose riait également de bon cœur :

Céléborn : Bon sang, il y avait bien longtemps que je n'avais autant rit. Peur être quatre cents voire même cinq cents ans !

Opéca : C'est pas vrai mon seigneur mignon tout plein ? Eh ben, vous devez bien vous faire chier par chez vous !

La façon d'Opéca de s'adresser au seigneur Céléborn ne choquait absolument personne Il s'était produit comme une communion d'esprit absolument parfaite. Une plénitude que chacun des convives se plaisait à savourer. Elrond se rapprocha de Nimïel le complimentant à l'extrême alors que l'elfe faisait virevolter ses dentelles :

Nimïel : Je suis ravi de constater à quel point mon goût pour l'apparat peut être apprécié.

Jack : Je crois qu'il n'y a pas que son costume qu'il apprécie ...

Aliénor : Ahahah ! En effet.

Jack : Nimïel ferait mieux de surveiller ses arrières.

Aliénor : Cet imbécile est tellement au fait de la politesse qu'il serait bien fichu de se laisser faire sans résister.

Jack : En tout les cas, je vais garder un œil sur tout ces pecnauds moi.

Aliénor : Dis moi Jack, as tu mangé de ces gâteaux ?

Jack : Tu rigoles ou quoi ? Je l'ai vu arriver de loin l'autre empaffé ! Par contre, vu la gueule de certains, a commencer par Céléborn, je serais prêt à parier qu'il doit déjà avoir la trique.

Amusée, Aliénor plongea la tête sous la table et la remonta hilare :

Aliénor : Tu ferais mieux d'aller voir par toi-même.

Ce que vit Jack était rocambolesque. Le vêtement du seigneur céléborn faisait une énorme bosse à l'endroit de son entrejambe. De temps à autre il essayait vainement d'aplatir ledit organe rendu incontrôlable par la magie.

Opéca qui observait le manège d'Aliénor et Jack, se baissa à son tour sous la table et ce qu'elle vit éveilla son appétit car elle plongea instantanément sous la table :

Aliénor : Elle ne va tout de même pas oser ?

Jack : Je crois bien que si.

Effectivement, la belle se faufila à quatre pattes sous la nappe immaculée et stoppa devant le manteau du seigneur elfique. Lorsque, soulevant son vêtement, elle aperçu enfin l'objet de tous les plaisirs, son sang ne fit qu'un tour et elle s'en saisit goulument ne laissant d'autres choix à Céléborn que d'avaler sa coupe de vin de travers :

Elrond : Qui à t'il mon ami ? Vous ne vous sentez pas bien ?

Céléborn : OH ! Que neeeeeeeni !Oh excuseeez moi, le vin sans douuute !

Sous la table, Opéca lui assénait une attaque en bonne règle. Ah la drôlesse n'y allait pas de main morte toute occupée à savourer ce cadeau du ciel ! Elle en avait été privée si longtemps ! A présent, c'était son tour, et elle comptait bien en profiter. Pendant ce temps là, au dessus de la table, il en allait tout autrement. Céléborn mit au supplice commençait à trembler de toute part. Ne sachant s'il pourrait tenir plus longtemps, il fit mine de faire tomber son couvert pour disparaître sous la table :

Céléborn : Mais enfin jeune fille, allez vous enfin lâcher mon...instrument ?

Opéca : Ton instrument ? T'es mignon, mais n'y compte pas.

Et comme pour appuyer ses dires, elle plongea à nouveau sous son manteau assénant à l'elfe un coup de langue ravageur qui lui fit pousser un soupir de contentement :

Elrond : Avez-vous retrouvé votre couvert Céléborn ?

Céléborn : Ah ! Oui oui !

Le pauvre elfe commençait à virer au rouge cramoisi :

Alachnÿ : Êtes-vous sûr que vous allez bien ?

Céléborn : Mais arrêtez donc de me poser cette question ! Et une bonne fois Pooour toute , je vais bien ! AHHHHHH ! Que j'aime cet air, plus foooort voulez vous ?

Sentant la délivrance venir, Céléborn trouva enfin la parade. Au moment où sa jouissance vint, il se mit à crier :

Céléborn : OUIIIIIIII ! Bravo les musiciens !

Il s'épongea avec sa serviette tandis qu'Opéca opérait une remontée des plus remarquée :

Opéca : (les cheveux en désordre et toute rouge) J'avais perdue une bague que Dame Olana m'avait prêtée. Heureusement que je l'ai retrouvée, mais bougre, j'ai dû la cherché loin celle là, mes aïeux !

Nos elfes de haut rang ne comprirent pas le premier jus de ces paroles, mais Chaperon Rose, fine mouche, flairait déjà le coup fourré.

Provoquant son capitaine, la jeune femme décocha une œillade à faire fondre la banquise au Seigneur Céléborn tandis que Luthïen veillant au grain, lui envoya une petite boulette de pain elfique.

Prince charmant entra dans le jeu et commença à se saisir de grains de raisins qu'il se mit à envoyer à tous les convives. Malheureusement, pour notre seigneur Céléborn, le facétieux lutin Mic Mac ne trouva rien de mieux en faire valser qu'une pêche un peu trop mûre. Celle-ci s'écrasa avec toute la grâce dû à sa condition de fruit tout droit sortit du jardin royal. Aliénor étouffa un rire alors qu'Amélie, elle, ne se gêna pas pour éclater d'un bon rire bien libérateur. S'ensuivit une rigolade générale, et finalement le seigneur elfique lui même rit de sa mésaventure :

Alachnÿ : Bottez le cul de ce lutin sur le champ où je m'en vais l'étriper sur cette table !

Prince charmant : Laissez faire Alachnÿ, ce soir nous nous amusons comme des petits fous. D'ailleurs, je vous propose une délicieuse petite comptine de mon crue, car moi aussi je sais me dévergonder ! On m'en à déjà fait le compliment. Ecoutez celle-ci

"Parmi les catins du bon ton

Plus d'une, de haute lignée,

A force d'être patinée

Est flasque comme du coton !"

S'ensuivit un concours de chant bien graveleux que même les elfes semblaient apprécier. Céléborn se leva afin de se débarbouiller. Opéca le suivit comme son ombre.

C'est une jeune femme chauffée à blanc qui arrivait tambour battant près de la porte de la chambre du seigneur Céléborn. Elle toqua comme une folle. Surpris, il vint ouvrir un grain de raisin entre les lèvres (petit gourmand).

Le voir, là, le grain coincé entre ses lèvres pleines et rouges, le sang d'Opéca ne fit qu'un tour. Se jetant dans les bras de l'elfe, elle écrasa et le grain de raisin, et les lèvres du seigneur.

Opéca : Oh mon seigneur elfique, Oh mon Céléborn ! Mais t'arrête pas d'me chauffer les sangs toi ! D'ailleurs y'a pas qu'les sangs qu'tu m'échauffes. Ton joli petit instrument se mettrait il au garde à vous ? Il a trouvé sa maîtresse on dirait !

Hum, je vais te faire décoller ta petite cervelle et demain tu devras la chercher dans tes chausses elfiques mon mignon.

Oh ! Se dit il, revoilà ma gourgandine bavarde...Ah oui, ça elle bavardait sans la moindre relâche, au point de l'étourdir comme jamais.

Céléborn, les yeux rivés sur cette bouche débitant un flot ininterrompue de paroles ô combien savoureuses pour motiver sa libido, croyait vivre un rêve !

Il faut bien préciser que Dame Galadriel, était tout de même plus conventionnelle diront nous. Plus plan plan pour d'autres. Aussi ce joli petit lot qui le faisait se sentir si vivant, lui apportait ENFIN, toute la fantaisie dont il avait toujours rêvé, et qu'il n'avait jamais osé avouer.

Aimer, c'était délicieux, mais forniquer comme cela, cela valait bien d'y perdre un peu quelques plumes.

Céléborn : Ma mie Opéca, mais donnez vous la peine...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'elle lui sautait au cou et collait sa divine bouche contre son oreille :

Opéca : Oh mon seigneur elfique ! Oh, comme tu m'excites ! Oh viens là que j'te raconte toutes les bonnes choses que j'vais t'faire. Mon tout beau je vais pas te laisser une seconde de répit tu vas courir autour de cette table en m'jetant des mauvais sorts pour qu'je te laisse en paix !

Ah, pour sûr, la paix, il n'allait plus la connaître avant un long, très long moment.

Et c'était reparti pour la parlotte au coin de l'oreille. Bon sang, se dit il, car il eut tout de même deux secondes pour se faire la réflexion, qu'est ce qu'elle pouvait parler...

Combien de mots cette bouche pulpeuse à souhait pouvait bien débiter à la minute ?

Il en était toute à cette réflexion lorsqu'elle se dit qu'une petite avance le mettrait en condition. Ni une, ni deux, elle s'empara goulûment, est il admit de le préciser, de son attribut viril et commença à faire planer notre elfe complètement décontenancé par cette attaque surprise parfaitement traître de surcroît.

Ceci dit, il s'en accommoda tout à fait levant les yeux au ciel se demandant par quelle grâce cette jeune humaine était touchée pour le faire voler aussi haut.

Elle l'obligea à s'assoir sur l'une des chaises face à la table chargée de fruits et s'agenouillant devant lui, se délecta du spectacle de son visage passant par toutes sortes d'émotions : la surprise, la volupté, la douleur du plaisir...Un véritable arc en ciel de sensations !

Ce fut à ce moment précis que l'on frappa à la porte. Complètement pris au dépourvus, l'elfe rabattit son manteau sur la tête d'Opéca tandis qu'il se plaçait face à la table :

Céléborn : Entrez !

C'était Haldir son capitaine :

Haldir : Bonsoir seigneur Céléborn.

Céléborn : Bonsoir Haldiiir !

Ah ! La belle appuyait là où il fallait la drôlesse :

Haldir : Tout va bien ?

Céléborn : Mais oui ! Que se passe-t-il ?

Haldir : Et bien c'est assez ...enfin gênant.

Céléborn : Allez-y je vous ééécoute !

Haldir : Êtes vous sûr que tout va bien ?

Céléborn : Oh ! Mais enfin allez vous me dire ce qui vous arrrriiive au lieu de toujours vous enquérir de ma sannnnté ! Oh fichtre ! Excusez-moi Haldir ! Une subite montée de chaaaleur.

Haldir prit la peine de l'observer quelques secondes...Son seigneur semblait vraiment bizarre. De temps à autre, ses yeux s'agrandissaient comme si une chose monstrueuse allait se produire :

Céléborn : Bon de quoi s'agit-il ?

Haldir : Je souhaitais ...enfin que pensez-vous de Dame Aliénor ?

Céléborn : Quoi la gueeeeerrière ? Oh là, je sens qu'un peu d'eau serait la bienvenue.

Haldir lui servit un verre d'eau tandis que son seigneur l'avalait d'un trait :

Céléborn : Bon que disiez-vous ? Ah oui Aliénor ! C'est une très belle guerrièèèère, et forte de surcroît et oh ! De belle composition... Mais que dis-je ? Pourquoi cette question ?

Haldir : Je ressens quelque inclination à son encontre et hésite à lui proposer de lui faire la cour. Je suis, hélas novice dans l'art d'aimer et je me sens...

Céléborn : Allez y mon brave Haldir, vous avez ma permissiioooon, faites comme bon vous semble mais surtout faites vite que je puisse me détendre un peu...je me sens prêt à succomber là ...

Haldir : Oh bien sûr, veuillez m'excuser Seigneur Céléborn. Nous en reparlerons demain. Je vous souhaite un bon repos.

Céléborn : Oui, oui c'est cela, je vais me reposéééé ! Oh ! J'en ai bienn besoin.

A peine eut il fermer la porte qu'un long râle sortit de sa bouche. Opéca sortit de sa cachette en sueur :

Opéca : Bon sang, j'ai cru qu'il s'en irait jamais l'autre bonze. Alors comme ça il veut monter Aliénor ? Ahhhahah quand je vais lui raconter ça !

Céléborn : Oh, mes aïeux, je vais mourir sous vos assauts Dame Opéca !

Opéca : Mais non mon tout beau. On en est qu'au début, vise un peu la surprise que j'porte sur moi ...

Là, tout de go, sans même prendre le temps de le préparer à pareille vision, elle fit tomber sa robe à terre. La belle portait un corset noir garnis de dentelles rouge sang. Des jarretelles, accrochées au satin du corset retenaient une paire de bas nylons noirs. Le haut du bas agrémenté de dentelle rouge faisait ressortir la peau blanche d'Opéca. Sur son intimité, se trouvait un string des plus minimalistes.

Déjà, notre pauvre seigneur elfique semblait sur le point de succomber d'une attaque, mais lorsqu'elle se tourna, alors là, on était proche de l'asphyxie.

Notre kéké, n'avait jamais vu de string de sa très longue vie. Autant dire que cette petite et adorable ficelle noire se perdant entre ces deux rondeurs le mit en état de transe.

Céléborn : Par tous les valar qu'est ce que ceci ? Oh ! De l'eau vite ! Je me sens mal !

Mais c'était vrai ! De cramoisi, il virait à une blancheur cadavérique. Opéca prit peur, attrapa la cruche et lui balança l'eau au visage :

Opéca : Eh oh! Tu vas pas clamser au moins ?

Complètement trempé, les yeux du seigneur elfique s'ouvrirent bien grand juste histoire d'imprimer une bonne fois pour toute et ce pour l'éternité à venir, cette vision déroutante mais ô combien délicieuse.

De mémoire d'elfes (allez le scribe, ramène ta paire de miches, tu dois écrire ça pour la mémoire collective!), l'on avait jamais vu pareille réaction.

Le sang de Céléborn se mit à bouillir. Envoyant valser son manteau, il souhaitait bondir comme un fauve sur la jeune femme, sauf que son pantalon étant tombé sur ses genoux, cela lui compliqua la tâche et emprisonna son mouvement. Son élan le fit basculer tête la première sur le coin de la table. Le pauvre elfe se mit à pisser le sang de tous côtés. De voir son précieux liquide rouge se répandre à terre, il se mit à piquer une véritable crise d'hystérie :

Céléborn : Ah ! Je me vide de mon sang ! Je vais mourir, je vais mourir !

Opéca : Mais arrête de couiner comme ça, tu vas rameuter tout l'palais.

Céléborn : Mais je vais mourir ! Je vais...

Ni une , ni deux, elle lui balança une bonne paire de claques. Et là pour sûr, de mémoires d'elfes, l'on avait jamais vu quelqu'un et qui plus est une femme, gifler le grand Seigneur Céléborn :

Céléborn : Mais enfin que vous arrive t'il ?

Opéca : Fallait bien trouver un moyen d'te faire taire. Bon allez montre moi ta grande blessure de guerre. Allez c'est rien, pose ta main dessus, j'vais aller chercher un linge pour arrêter l'hémorragie. Ah ces hommes quelles mauviettes.

Elle revint de la salle d'eau avec une serviette humide qu'elle appliqua sur le front du pauvre elfe complètement déconfit. Lorsqu'elle vit tout le sang par terre elle se mit à râler :

Opéca : Ah c'est malin ! Regarde moi tout c'bazar ! Va falloir nettoyer tout ça où ils vont croire qu'on à fait une messe vaudou et qu'on à égorgé un bouc. Bon assieds-toi le temps qu'ça s'arrête.

Elle prit une bassine dans la salle de bain, qu'elle prit soin de remplir d'eau et s'empara d'un linge. Armé de son chiffon, elle la déposa à terre, se mit à quatre pattes (attention cela à son importance, âmes sensibles s'abstenir) et se mit consciencieusement à éponger le sol taché.

Lorsque Céléborn écarta le linge humide de son front, il aperçut, là, à ses pieds, à quatre pattes, Opéca le cul à l'air. Ses deux rondeurs offertes à sa vue déjà douloureusement mise à l'épreuve, le rendit complètement fou. Ce fessier s'agitant au rythme des mouvements saccadés de la jeune femme s'évertuant à éponger le sang...

S'en fut trop, il jeta son linge en l'air, agrippa les hanches de la jeune femme et la prit avec une fougue qui le fit trembler de la tête au pied !

C'est là le scribe que tu reviens parmi nous parce que là, de mémoire d'elfe, jamais pareil orgasme n'avait secoué un seigneur de haut rang. Le souffle court, il s'agitait tandis qu'Opéca complètement hébétée mais, ô agréablement surprise commençait à pousser de longs gémissements :

Opéca : Oh oui !Vas-y mon kéké ! Bon sang t'arrête pas où je te dégomme dans la seconde...

Le long râle de Céléborn le laissa sans voix. Opéca, à terre, vaincue par une attaque des plus meurtrières souriait d'un air entendu :

Opéca : Ah, quand j'raconterais ça à l'autre porchiasse, elle me maudira !

Enfin calmé, reposé et complètement vidé, notre kéké et sa gourgandine Opéca au souffle de braise, assistèrent à la fin du banquet royal et tout à fait bancal.

Sur le chemin du retour elle n'arrêtait pas de lui parler :

Opéca : Eh ben dis-moi mon chaton, elle doit pas te faire souvent décoller ta régulière. On dirait que j'ai réveillé la bête qui sommeillait en toi.

Céléborn : Ah ! C'était tout simplement divin.

Opéca : Et la nuit n'est pas fini mon petit chaton, j'en ai encore sous le pied, t'inquiètes, tu vas t'en souvenir de cette soirée pendant encore...Combien d'temps vous vivez vous les elfes ?

Céléborn : Nous sommes immortels mon enfant.

Opéca : Fichtre ! Alors va falloir que tu t'en souviennes très très longtemps...Mon petit chaton obéissant et docile, tu vas voir toute l'étendue de mes compétences...Oh oui, j'suis pas prête de te lâcher ...

Céléborn : Vous...vous croyez ?

Pour toute réponse, elle lui colla un patin à réveiller un mort !

Bon sang, cette humaine allait réussir là où plus de cinq mille ans d'histoires de ce monde avait échoué, elle finirait par le tuer !

La grande salle des banquets commençait à se vider. Chacun, à mon humble avis, aspirait à retrouver ses appartements afin d'y forniquer en toute discrétion. La bonne question, était de savoir qui serait avec qui ?

Voici, mes amis, voici la soirée à laquelle moi, Arakïell, j'ai eu le privilège d'assister. Encore que…

Inutile de préciser le temps nécessaire pour m'en remettre. A présent lorsque je vois la photo de l'acteur ayant joué le rôle de Céléborn, je ne peux empêcher ces images de danser devant mes yeux.

Mea culpa pour ce récit, mais l'envie était trop tentante.

Ces elfes me feront perdre la tête un de ces jours…

C'est peut être pour cela que j'aime tellement leur compagnie…

« Un jour, un elfe... »

Eh, Pete, Pete, si tu veux qu'on revoit le scénario du Seigneur du Pipeau …euh, des Anneaux…fais moi signe !