La bataille

Des sept armées

Le soleil se lève…L'aube est rouge…

Arakïell : Euh, la bataille n'a pas encore commencé ! Le sang n'a même pas encore coulé…

Imagination : T'inquiètes, c'est pour la touche poétique !

Arakïell : Ah ok ! Ca en jette plus là. Merci mon imagination !

Imagination : De rien, pas sûr que tu me remercieras pour la suite.

Arakïell : Mais pas du tout…T'es toujours là pour moi non ?

Voilà, c'est un fait, mon imagination et moi on est inséparable ! C'est pratiquement une question de foi.

Alors, dressons le tableau…

Sauron, La Bouche de Sauron, (celui qui à dix rangées de dents) et moi même, avons formé une coalition pour parer aux attaques en règle des Puristes, des Illuminati et des Gobelins qui en ont profité, les bougres, pour venir régler leurs comptes avec les Orques.

Sauron a fière allure dans son nuage tournoyant d'où émerge de temps à autre son œil enflammé, quant à la bouche de Sauron, son fidèle lieutenant, il bat des records avec son sourire ultra brite…

Nous sommes postés devant Erebor sur un balcon, afin d'avoir une vue bien dégagée. On s'est dit, comme ça en passant, que si dans l'affaire on pouvait garder deux où trois babioles pour la route…c'était toujours ça de pris. Les nains n'ont pas encore repris leur palais.
La bataille des cinq armées, c'est pour un autre jour. En ce glorieux matin, c'est la notre de bataille et nous comptons bien la savourer celle là…pas vrai les gars ?

Sauron et La Bouche de Sauron : Ouais, ouais !

Super !

Je m'approche du parapet, et je fais un tour d'horizon…

A ma droite, les gobelins…les traîtres ! Toujours présents pour chouraver ceux là !

A ma gauche, les Puristes, fiers, bien droits dans leurs bottes…non chausses, ça colle mieux ! Et à ma droite…Enfer et damnation, les Illuminati.

Je flairais le coup fourré depuis un petit moment déjà. Sauron se tourne vers moi et de sa voix de baryton me fait sursauter :

Sauron : Qui c'est ces zozos ?

Arakïell : Ca mon ami, (roulement de tambour), ce sont les Illuminati.

Sauron : Ca ne me dit pas qui ils sont !

Arakïell : Eh bien en fait Illuminati signifie illuminé, du latin illuminare. Ils sont entourés de mystères et poursuivraient, dans la clandestinité, un plan secret de domination du monde !

Sauron : Waouh ! Ca en jette !

Arakïell : C'est toujours ce que je dis. Si tu ne trouves pas d'explication à un événement, sors de ta manche les Illuminati Tu jettes un peu de poudre aux yeux et soudain…ça impressionne !

Sauron : Intéressant, sauf que, c'est moi, le maître et c'est moi qui vais dominer ce monde.

Arakïell : Ca, mon coco, c'est ce que tu crois. A mon avis, ils n'ont pas l'air d'être d'accord avec toi.

La Bouche de Sauron : Mon maître est le plus puissant, c'est écrit dans le livre.

Arakïell : Quoi ? Le Hobbit ?

La Bouche de Sauron : Parfaitement, donc c'est lui qui…

Arakïell : Oublie ça et vite parce que là t'auras pas gain de cause.

Les rangs des puristes s'écartent légèrement pour laisser le passage à un personnage…

Curieux…

J'essaie de voir…

Enfer et damnation ! C'est Bernard Gui, l'inquisiteur de grand renom. Il traine une caisse à savons d'une main, un livre de l'autre. Je colle ma longue vue à mon œil…

Diantre ! Un exemplaire original du Hobbit en peau de chèvre ! Il a sortit l'artillerie lourde ! Je l'apostrophe illico :

Arakïell : Eh Bernardo ! Eh oh ! C'est moi Arakïell !

Il relève son crâne garni d'une tonsure rasée de près. Ses sourcils noirs se froncent et soudain, un sourire tordu éclaire ce visage vicelard :

Bernardo : Eh salut Arakïell. Encore toi ? Je me doutais bien que tu étais derrière tout ça Jézabel !

Arakïell : On n'se refait pas mon ami.

Bernardo : Alors tu t'es encore fourvoyée être impie ?

Arakïell : Moi ? J'ai rien fait, promis juré !

Bernardo : C'est toujours ce que tu me dis.

Arakïell : Comme ça tu ne perds pas l'habitude !

Bernardo : Qu'est ce que tu tiens dans tes mains ?

Arakïell : Cà ? C'est ma nouvelle bannière. Une moule sur un rocher. Ca en jette non ? Je te lis la devise « Moule un jour, moule toujours ».

L'inquisiteur secoue la tête d'un air navré :

Bernardo : C'est sans espoir pour toi !

Arakïell : Je crains fort Bernardo.

Bernardo : Dis-moi, pourquoi y a-t-il tant de monde ?

Arakïell : Ah ça, c'est parce que mes potes et moi on est assis sur un tas d'or. Si tu savais les richesses qui regorgent dans ce palais…

Bernardo : De l'or ?

Arakïell : Et tout plein de pierres précieuses, mais attention, les nabolitos vont pas se laisser dépouillés sans rien faire. Je te préviens ils sont du genre coriace, d'autant que j'ai un peu chamboulé l'histoire…

Bernardo : Ah, nous y voilà. Qu'as-tu changé au juste ?

Arakïell : Oh trois fois rien promis juré.

Bernardo : Je ne te crois pas brebis galeuse.

Arakïell : Ah, ça y est ! Tu t'es bien échauffé là. Je sens la colère et la frustration en toi.

Bernardo : Je ne me suis pas trop ramolli alors ?

Arakïell : T'inquiètes, tu pète des flammes !

Pas peu fier, le grand ordonnateur lisse sa robe :

Bernardo : J'ai l'intention de faire honneur à mon ordre devant ces…qui sont-ils d'ailleurs ?

Arakïell : Je te présente Sauron, le grand maître du monde, enfin dans pas longtemps si mon timing est bon et son acolyte et très souriant La Bouche de Sauron…

Bernardo : Qu'est ce que c'est que ce nom ridicule ?

Arakïell : J'ai rien changé sur c'coup là.

Bernardo : C'est un suppôt de Satan ! Vadé rétro…

Arakïell : Voilà, c'est le suppôt de Sauron. Dis-moi, t'as du répondant là non ?

Bernardo : Je ne crains pas le Mal !

Arakïell : C'est ce qu'on dit. Alors ? Où tu as trouvé cet exemplaire du Hobbit ? Sur un marché parallèle ?

Bernardo : Je le brandis vers toi ô créature néfaste, afin que tu te repentes de tes erreurs passées et sûrement à venir car je pense que tu en as sous le coude non ?

Arakïell : Eh…ça s'pourrait.

Un envoyé des puristes s'approche et parle à l'oreille de Bernardo. Ce dernier secoue la tête en se tenant le menton. Il ferme les yeux, lève les mains en l'air…

Il reprend la parole :

Bernardo : Alors comme ça tu fais du détournement d'histoire ?

Arakïell : Si peu. Cette fois j'ai mis une belle histoire d'amour. Tu vas être content !

Bernardo : Ce récit comporte t'il …des scènes…d'hérésie…de…

Il à baissé le ton de sa voix. Je n'ai pas compris ses derniers mots :

Arakïell : J'ai pas compris après hérésie.

Bernardo : Je disais hum, des scènes, hum hum, à forte connotation sexuelle ?

Arakïell : Ca y est ! Tu l'as dit ! Je te félicite mon ami, tu progresses. Alors, effectivement, il y a un beau lemon, mais j'y ai mis les formes hein ? Le héros, le roi sylvestre Thranduil, un canon, j't'explique même pas, butine une jolie rose du nom d'Olana. C'est pas une bonne nouvelle ça ? Et on dit quoi ? Merci Arakïell !

Bernardo : QUOI ? Tu oses dépraver un roi elfe ?

Arakïell : Mais…il l'aiiiime.

Bernardo : Tu te fous de moi ?

Arakïell : Si peu !

Bernardo : Repends-toi ! Vite !

Arakïell : Jamais !

Bernardo : Je me disais aussi. Et vous…Sauron ! Qu'attendez-vous pour vous rendre et m'amener par la même occasion cette erreur de la nature ?

Sauron : Penses-tu ! J'me marre trop avec elle. Hors de question que je laisse échapper mon joker.

Bernardo : Toi aussi passeras par les foudres de l'enfer !

Sauron : Inculte ! JE suis le Mal.

Arakïell : Eh, tu t'es fait reprendre de volée mon ami.

Bernardo : Ah, tais-toi tu me déconcentre. Bon, je te préviens, je commence à installer mon atelier « Torture & Cie ». J'ai trouvé de nouveaux instruments…démentiels !

Arakïell : Waouh !

Bernardo : Et c'est toi qui va en connaitre la primeur !

Arakïell : Des clous ! Hors de question. Sauron, fais quelque chose.

Sauron : T'as raison, on va leur balancer un troll. ALLEZ ! ON ENVOIE !

Ni une, ni deux, les orques ont attaché un gros troll à une catapulte géante et lâche la corde. Un vol plané plus tard, il atterri à un cheveu de Bernardo :

Arakïell : Eh Bernardo, c'était à un poil de tonsure près non ?

Bernardo : Je vais t'arracher cette langue bien pendu avec ma pince.

Arakïell : Ca va le troll ?

Troll : Ouais !

Arakïell : Met une taloche au cafard à côté de toi de ma part.

Troll : Ouais !

Avant qu'il n'ait pu se rendre compte de ce qui lui tombait sur la tronche, l'inquisiteur tombe face contre terre et se relève maculé de boue. Il vocifère en tendant le poing :

Arakïell : Tu t'es cassé la margoulette ?

Bernardo : Je lance le signal. A L'ATTAQUE !

Sauron : Eh oh, c'est moi le grand méchant, c'est moi qui donnes le top départ ! « Si tout est en place du côté caché de la Lune, vous pouvez y allez ! »

Bernardo, les Puristes, les Gobelins et les Illuminati se regardent les yeux ronds :

Sauron : C'est Arakïell qui a trouvé ça. Elle dit qu'elle a entendu cette réplique dans le film « Rencontre du Troisième type ». Ca ne veut rien dire et du coup elle pense que c'est un code secret glissé dans le script par les Illuminati. Comme ça en jette, elle a décidé de garder ce cri de ralliement.

Arakïell : J'ai bien fait non ?

Bernardo sort une petite fiole de sa poche et la porte à ses lèvres :

Arakïell : Eh Bernardo ? On se torche ? Ca fait pas très sérieux tout ça !

Bernardo : Eliminez-moi cette furie !

Eliminez, illuminé...

Les Illuminati se jettent les premiers dans la bataille. Ca y est ! Le grand complot est en marche. Du moins à leurs yeux. Tout le monde les regarde.

Soudain, un bruit de ferrailles résonne contre la roche. Une armée de Chevaliers habillée d'une tunique blanche frappée d'une croix rouge arrive avec l'air de vouloir en découdre pour de bon. Ils frappent leurs boucliers de leurs épées.

Les croisés ! Qu'est ce qu'ils font là ?

Bernardo : Alors Arakïell, il te plaît mon joker ?

Arakïell : C'est pas du jeu !

Bernardo : Dommage. J'aime bien jouer. D'ailleurs c'est ce que je fais de mieux. Jouer à trucider, à brûler, à torturer…Le pied !

Sur le versant ouest, une armée de nains déboule haches en mains prêt à dégommer tout ce qui porte une tête :

Arakïell : Eh, les nabolitos !

Comme une armée de morpions, ils sont partout. En un temps record, ils se présentent devant la porte d'Erebor. Leur chef s'avance :

Thorin : Je suis venu reprendre mes biens !

Arakïell : T'as tes papiers sur toi ? Non parce que là, on est bien et on n'a pas envie de laisser notre place !

Thorin : Je suis de la lignée de Durin !

Arakïell : Eh, faut pas t'énerver ! Attends, je demande. Sauron ? Connaissez-vous cet individu vociférant son envie de récupérer Son Trésooorrr ?

Gollum, dans une série de roulé boulés fort bien exécutés, déboule d'on ne sait où et lève le poing la bave aux lèvres :

Gollum : Sale petits voleurs, ils nous l'ont volé !

Arakïell : Eh Gollum, Bilbon est là bas avec les nabos…

Bibon : Je n'ai rien volé du tout.

Gollum : Menteur…Gollum, Gollum, Gollum…

Arakïell : Rendez-lui son bien !

Bilbon : Mais pourquoi ?

Arakïell : De cette façon, je change le cours de l'histoire. L'autre pimbron récupère son anneau, il retourne dans son trou avec les gobelins qui nous feront plus c…., Sauron devient le maître du monde et reste avec moi pour se payer une bonne tranche de rire, Gandalf peut partir en week-end avec Dame Galadriel, elle nous fera des vacances celle-là et les nains peuvent se reproduire en toute tranquillité. Et on dit quoi ?

Bernardo : A l'attaque !

Sauron : Deuxième service de trolls !

Quatre trolls sont catapultés et tombent à l'insu de leur plein gré sur, petit un, les Illuminati qui gueulent comme des putois, petit deux les Croisés qui lèvent leurs épées, petit trois les gobelins qui crachent par terre et petit quatre sur Bernardo qui d'un pas chassé, évite encore une fois le projectile.

Arakïell : Ca va toujours pour vous les trolls ?

Trolls 1,2,3,4 : Ouais !

Arakïell : Super ! On ne tient pas à vous abîmer. Eh Bernardo, t'es verni dis donc, tu t'es encore éviter le châtiment divin ?

Bernardo : Blasphème !

Arakïell : J'adore ton humour l'ami.

Thorin : Je compte jusqu'à cinq et ensuite, je tue tout le monde, je rentre dans mon palais et je vais sniffer ma poudre d'or !

Arakïell : La consommation de substances illicites est interdite en Terre du Milieu ami poilu !

Thorin : Tais-toi ô femme !

Arakïell : T'as une gueule à caler des roues de corbillard !

Thorin : Je ne vous permets pas.

Arakïell : J'ai tous les droits, je suis l'auteure.

Thorin : Il n'y a pas de e dans auteur.

Arakïell : Détrompe-toi l'ami, c'est pas dans le dico, mais c'est autorisé.

Il se retourne vers ses acolytes :

Thorin : Cette femelle m'énerve ! Heureusement que le grand maître n'en a pas mis dans le Hobbit !

Sauron : Euh, Galadriel ne fait-elle pas une apparition en guest star ?

Arakïell : Non, non, j'ai décidé qu'elle rentrerait à Valinor. Voilà, c'est comme ça. Je veux être l'exclue, qu'on se le dise !

Thorin : Mettez-lui un bâillon !

Bernardo : J'ai mieux !

Il s'avance, une pince à la main :

Arakïell : Hors de ma vue nanard ! Bon Thorin, vous comptez ou quoi ?

Thorin : Ah oui, j'avais oublié. Il faut dire qu'elle me file mal au crâne celle-là.

Arakïell : Ravie de l'apprendre. Alors vous commencez ?

Thorin : Un, deux, euh qui à t'il après déjà ? Ah oui, trois. Normalement devrais venir…le quatre et ensuite….

Arakïell : Alors, on cale ? Hein ?

Thorin : Par la barbe de mes ancêtres ! Faites-là taire !

Arakïell : Vous avez votre diplôme Thorinos ?

Thorin : Je vais la trucider !

Arakïell : Eh, t'énerves pas. Je rigole. Alors, après quatre, quèque c'est t'y qui a ? Quatre, demi, trois quart …

Thorin : AAHHHH !

Fou de rage, il lève son épée et court droit sur le tas de rochers que les trolls ont posé tout à l'heure pour obstruer l'entrée D' Erébor :

Arakïell : Doucement, tu vas casser ton épée ! J'te rappelle que c'est nous qui couvons ton or le nabolito !

Thorin : Silence !

Arakïell : Allez Sauron, et si tu mettais la deuxième ? Balançons-leur les rats !

Sauron : Bonne idée. ALLEZ, ON ENVOIE LES RATS !

Les croisés reculent effrayés :

Croisés : Peste du fou fieffé ! Pas les rats, pas les rats !

Arakïell : Alors, on rigole moins là non ?

Embrasés d'une fureur soudaine, tous s'unissent pour donner l'assaut. Soudain, une trompette au loin résonne. Sur le versant Est, une armée d'elfes ! Armures en or (massif ?), ils scintillent tels des étoiles semées sur cette terre impie.

Instant poésie.

Les elfes arrivent, faut c'qui faut, comme dirait Amélie.

D'un geste gracieux, Sa Majesté Thranduil, lève son épée et cela suffit à tous les elfes pour se lancer à corps perdus dans la bataille.

Arakïell : Eh oh ! Arrêtez ! Arrêtez tout !

Thranduil : Plaît-il ?

Arakïell : Ouah ! Majesté ! Vous brillez tel un astre ! Il y a deux soleils en ce monde ! La grâce étend son blanc manteau sous vos traits sans défauts…

Thranduil : ?

Arakïell : Refaites votre entrée. Il manquait le vent dans les cheveux…Un petit vingt kilomètres heures je vous prie. Juste de quoi ébouriffer la chevelure royale…Voilà, parfait. Allez on la refait.

Les elfes râlent. Ils remontent la pente. Tous se remettent en place …ACTION !

A nouveau, ils descendent fièrement la colline, le roi, couronne de fleurs blanches, on est au printemps, le temps est clair, une petite brise légère agrémente cette belle journée. L'épée en l'air, il me lance :

Thranduil : Et là, c'est mieux ?

Je lève le pouce ravie :

Arakïell : Je fantasme à mort !

Sauron me regarde étonné :

Sauron : Que vous arrive t'il ?

Arakïell : Je suis au paradis. Un ange s'avance vers moi…

Il frappe dans ses mains, je sursaute :

Sauron : Ca ne va pas ? Hum, encore l'autre et son allure de mannequin ?

Ararkïell : Que voulez-vous Sauron…c'est ainsi !

Sauron : Et moi alors ? Je ne suis plus dans vos bonnes grâces ?

Arakïell : Mais si grand fou ! Allez, ne ratons pas l'arrivée de Sa Majesté.

Il stoppe sa cavalcade. Tiens, je remarque quelque chose derrière Sa Splendeur. C'est Olana ! J'en étais sûre. Agrippée comme une moule à son rocher, décidément, il est fortement question de mollusque en ce glorieux jour, la jeune femme se serre contre son trésor et celui-là vaut toutes les richesses enfouies sous ce palais.

Arakïell : Salut Olana ! Alors, comment se passe votre passion dévorante pour le souverain ?

Olana : Je l'aiiiime !

Arakïell : Mais sinon ?

Olana : Je l'aiiime !

Arakïell : Diantre ! N'ai-je pas un peu trop forcé la dose ? Elle l'a dans la peau celui-là ! Et vous Majesté, êtes-vous satisfait de cette beauté que je vous aie envoyé ?

Thranduil : Je l'aiiiime…

Arakïell : Oh là ! C'est plus de l'amour, c'est d'la rage. Bingo, pour le coup, ça va faire pleurer dans les chaumières ça ! C'est bien votre glorieuse Majesté magnifique, continuez.

Thranduil : J'y compte bien ! Et je tuerais le premier qui se mettra sur ma route.

Arakïell : Ca tombe bien ! L'autre bonze avec sa pince à la main…oui, lui là-bas, celui qui se cache derrière sa Foi, il m'a confié qu'il allait arracher la langue de votre dulcinée…Ca va Bernardo ? Et on dit quoi ?

Bernardo : Vadé rétro…Elle est le Diable incarné ! Au bûcher !

Arakïell : Ne le croyez pas, il ment comme il respire, ce qui veut dire une fois toutes les deux secondes…

Fou de rage, il envoie la pince dans ma direction…

Arakïell : Il possède un livre sur lui…Prenez le Majesté subliminale. Je viendrais le récupérer. C'est le Saint Graal ! Les puristes et les Illuminati le veulent mais je le réclame comme trophée de guerre ! Pensez au gemmes blanches que vous convoitez votre royale magnificence …Vous pourriez en faire un matelas scintillant et vous roulez dans la luxure avec votre mie ?

Le regard de Sa Majesté flamboie. Peste ! Je sens bien que l'idée fait son chemin…

D'un geste sec, il enlève des mains de Bernardo le livre :

Arakïell : Mettez-lui une taloche de ma part !

Thranduil : N'est ce pas un peu trop ?

Arakïell : Les gemmes votre féerique Majesté, les gemmes…

Une taloche plus tard, Bernardo me fait un doigt d'honneur :

Arakïell : Super Bernardo ! Je t'ai emmené là où je le souhaitais. Alors, qu'est ce que ça fait ? Et on dit quoi ?

Bernardo : Merde !

Arakïell : Et voilà ! Vous avez brisé le rêve là mon ami. Finito. Désormais, les gens ne trembleront plus sur votre passage. Bon, et si on arrêtait tout ça et on se faisait un bon gueuleton ?

Sauron : Bonne idée ! J'ai d'la gnôle de premier choix et je suis un peu fatigué là…

Arakïell : Allez les gars, on va festoyer…

Les Croisés balancent leurs épées, les Illuminati oublient pour un temps de dominer le monde, les gobelins se frottent déjà la panses, les nains entrevoient, les coquins, les diverses façons de finir la soirée. De préférence à l'horizontale dans un lit, voire, ce qui paraîtrait plus logique, en s'imbriquant les uns aux autres dans une chenille endiablée au son d'une chanson paillarde.

Super !

Je retiens l'idée de la chenille se serait marrant d'y inclure deux ou trois personnalités en guest star. L'idée fait son chemin…

Les Orques ont déjà commencés à sortir la boisson et les elfes se refont une petite beauté. So perfect !

Alors que les trolls ôtent les caillasses obstruant l'entrée d'Erebor, arrive celle qui va donner le ton à cette soirée….Chaperon Rose :

Chaperon Rose : Hou, Hou ! C'est moiiii !

Waouh ! La donzelle n'y est pas allée de mains morte avec sa tenue ! Une overdose de rose envahit les rétines de tous les mâles présents. Il y en a partout. Sa robe, ses chaussons, ses rubans, sa culotte et ses bas retenus avec des jarretières froufroutantes…

Dans deux minutes, des morts vont se compter par milliers. A première vue, j'opterais pour « mort par arrêt cardiaque… »

Parmi les brouhahas de contentement s'élèvent la rude voix de Bernardo :

Bernardo : Hors de ma vue Jezabel, serpent tentateur ! En vérité je vous le dis…

Sauron : En vérité tu vas te taire et boire un coup. Je m'occupe perso de la demoiselle !

Croisés : Nous protègerons la Dame des malandrins que vous êtes tous !

Thorin : Je suis de la lignée de Durin, c'est moi qui ramasse ce joli petit lot !

Gobelins : Et nous alors ? On en goûterait bien un bout !

Arakïell : Et vous votre Majesté royalement impeccable ?

Thranduil : Moi Gente dame, mon cœur est pris !

Il se tourne vers Olana, s'agenouille la main sur le cœur :

Thranduil : Je vous aiiiime !

Olana : Je vous aiiiiime aussiiiii !

Arakïell : Ils sont pas choupinou ces deux là ? Et on dit quoi ?

Bernardo : Balancez les watts !

Arakïell : Voilà mon pote ! Là tu m'plais ! Allez viens par ici, qu'on se sert la pince. T'as rien dedans au moins ? Comme une paire de menottes, un caillou…

Bernardo : T'inquiètes, je fais une trêve là. Tout tortionnaire à droit à sa pause, c'est signalé dans le code du travail, d'autant que les gogos de mon monde me donnent pas mal de fils à retordre.

Arakïell : Tu ne les as pas encore fait rentrer dans le droit chemin ?

Bernardo : Je me suis fais passé devant par les Illuminati. Ces crétins commencent à m'gonfler.

Arakïell : Te fais pas d'soucis, vous vous tirez la bourre mais je sais qu'c'est toi l'meilleur amigo.

Bernardo : Ah oui ?

Arakïell : N'en doute jamais mon ami ! Jamais ! Number one forever ! Ca en jette non ?

Bernardo : Ouais, ça en jette !

Oh là, téti et têta ont la forme olympique. Ces deux là pourraient faire tomber la Grande Muraille de Chine !

Ca y est, les viandes sont rôties, le pinard coule à flot, les nains s'échauffent pour la chenille…

Je leur ai tout particulièrement recommandé Bernardo. J'ai brossé un tableau pas possible sur lui, leur assurant qu'il était un danseur émérite…

Quand ils viendront le tirer par la manche pour l'inclure dans leur danse hautement risquée, ça va être épique. Prudente, je prends un peu la tangente. Sa vengeance risque d'être terrible.

Quelques verres plus tard, un long cri s'élève dans la moiteur de cette chaude nuit. Pour sûr, les degrés sont montés en flèche…

Tiens, ne serait-ce point la douce voix mélodieuse de mon ami…

Bernardo : Arakïell !

Je me dissimule, traîtresse que je suis, sous la frondaison des arbres alentour…

Un grand chêne. Il y a un tapis de glands sur l'herbe…

Instant poésie.

Je laisse passer l'orage. La soirée est maintenant bien entamée. Chaperon Rose est sur le point d'effectuer un streap tease d'enfer ! J'arrive en catimini….

Bernardo s'est assoupi sur une chaise, un verre à la main. Parfait !

Je m'approche tout doucement de lui, sort mon petit rasoir jetable d'une main, mon enveloppe de l'autre. Sauron m'observe de son œil maléfique :

Sauron : Qu'est ce que tu vas faire encore, ô toi le nouveau péril de cette Terre du Milieu ?

Arakïell : Chut ! Une petite plaisanterie avant de quitter cette charmante soirée.

Il attend de voir la connerie…

Elle arrive !

Je rase minutieusement les deux magnifiques sourcils noirs de l'inquisiteur, en prenant soin de bien récupérer les précieux poils dans l'enveloppe, la cachette et inscris dessus : Et on dit quoi ?

Je dépose délicatement le tout sur son torse et me relève triomphante. Sauron rigole :

Sauron : Vous savez que vous êtes complètement barge ?

Arakïell : On ne saurait se refaire mon ami.

Sauron : Je suppose que vous allez vous mettre au vert là non ?

Arakïell : A ton avis ? Si je tiens à ma peau, c'est préférable. Mais nous n'en avons pas fini mon ami. Dans quelques temps je vais revenir. Il va nous falloir mener l'enquête du côté des nabolitos ! Il se passe de drôles de choses dans ce palais d'Erebor et je tiens à faire toute la lumière sur les mœurs scabreuses des minis crottes. Tu seras de la partie mon poulet. Je couvrirais tes arrières t'inquiète.

Sauron : Je ne raterais ça pour rien au monde. Allez salut foldingue.

Arakïell : Salut dingo ! Fais les c…quand même, juste pour le fun !

Sauron : Tu m'connais !

D'un pas léger, je file à l'anglaise dans la nuit. Au dessus de ma tête, les étoiles scintillent de mille feux comme si elles…riaient ?

Je lève les yeux vers elle en prononçant ma réplique fétiche :

Arakïell : I'll be back !