Bonjour, bonjour :)

Je suis tombée par hasard sur ce crossover super rare, un Sherlock Holmes/Star Wars.

Comme j'étais intriguée et que j'adore ces deux univers, je l'ai lu et j'ai eu un véritable coup de foudre. Du coup, avec l'aimable autorisation de l'auteur, je me suis lancée dans cette traduction pour vous faire partager cette incroyable histoire qui est en plus complète et fait une trentaine de chapitres.

J'essaierais de faire mon possible pour traduire rapidement. J'espère que vous apprécierez autant que moi.

N'hésitez pas surtout pas à donner votre avis, critique, etc...C'est très important pour moi, pour que je vois s'il y a des passages à améliorer ou à changer. Je n'ai traduit que des OS jusque là, c'est la première grosse fic longue que je traduit, mais bon, j'y tiens beaucoup :) Et puis ça fera très plaisir à l'auteur.

Rien ne m'appartient, les personnages de Star Wars sont à George Lucas, ceux de Sherlock Holmes sont à Arthur Conan Doyle et l'histoire est de Frostfyre7.

Bonne lecture !


Élémentaire, mon cher Obi-Wan

OOOOOOOO

Chapitre un

Le claquement d'une porte suivi de bruits de pas martelant l'escalier m'indiqua que mon ami, et ancien colocataire rentrait chez lui après une nuit à faire Dieu sait quoi dans les rues brumeuses de Londres. La veille, j'étais retourné à notre logement au 221B Baker Street après l'appel inquiétant de ma fiancée, Mary, qui avait découvert que Holmes n'avait donné aucun signe de vie.

Bien que je ne fus pas aussi perspicace que lui, j'en étais venu à la conclusion qu'il avait certainement déniché une nouvelle affaire sur laquelle enquêter et j'étais donc parti rapidement me coucher. J'avais appris depuis longtemps que m'asseoir et l'attendre en m'inquiétant pour lui allait fortement irriter l'humeur de Holmes. Il détestait ce genre de sentiment, même si c'était fraternel.

A présent, il était un peu plus de neuf heures du matin et j'étais dans le bureau encombré de Holmes, en train de lire les nouvelles du matin tout en buvant tranquillement une tasse de thé que m'avait apportée Mrs Hudson, notre gardienne et femme de ménage. Après avoir été alerté par tout ce boucan en bas, je ne pris pas même pas la peine de lever les yeux lorsque la porte s'ouvrit.

« Il est de retour, Watson ! » me dit mon ami avec enthousiasme. Il était légèrement essoufflé et, comme je levai les yeux de ma lecture, je pus voir qu'il avait oublié son chapeau.

Ses cheveux noirs ébouriffés et coupés en pointe, combinés à des traits saillants et à des vêtements sombres le faisaient en tout point ressembler à un corbeau pris dans une mauvaise tempête.

« Lequel ? » demandais-je. Il n'y avait que deux personnes qui pouvaient engendrer autant d'intérêt chez Holmes. La première était son ennemi juré, le professeur James Moriarty, le seconde était l'homme de main de Moriarty, l'ancien colonel espion Sebastian Moran. Et même si Moran était aussi dangereux que Moriarty, il était évident qu'en voyant la grande agitation de Holmes, j'aurais plutôt misé sur Moriarty. Il avait vaincu Moran une fois, et réussi seulement à déjouer les pièges de Moriarty et Holmes était toujours excité à l'idée que quelqu'un puisse lui tenir tête.

Holmes se jeta dans son fauteuil favori, un fauteuil en osier et cessa d'être un corbeau pour se changer en un félin aux yeux d'acier acérés. « A votre avis, Watson ? Je vous laisse deviner. »

Je poussai un soupir. Il y avait des jours où j'avais l'impression que l'unique but dans la vie de Holmes était d'être une pierre à aiguiser pour façonner les esprits. Mais au moins cette fois, étais-je certain d'avoir la bonne réponse. « Moriarty ? »

« Il a été repéré à Woking ! » Holmes se pencha sur le côté de sa chaise et farfouilla parmi le bazar accumulé. Après un moment, il en sortit triomphalement sa pipe. Il la rembourra, la porta à sa bouche et poursuivit : « Il garde profil bas ! Sans doute doit-il manigancé quelque chose. » Il semblait incroyablement excité à cette idée. C'était un homme qui se moquait des autres crimes de Whitechapel, il les caractérisait d'« ennuyeux » ou encore « sans imagination ». Ce n'était pas étonnant que Scotland Yard ne l'affectionne pas beaucoup.

« Et vous allez lui mettre des bâtons dans les roues, je suppose ? » Je pliai mon journal, essayant de prendre un air détaché. Aussi fascinantes que les aventures de Holmes puissent être et autant je les appréciais, je n'avais aucune envie de me mêler à nouveau des affaires de Moriarty. C'était probablement le seul homme sur la planète auquel j'attacherais une pierre pour le jeter ensuite dans la Tamise, sans éprouver le moindre remord.

« Bien entendu » répondit Holmes avec une arrogance affolante. Il alluma sa pipe, en respira quelques bouffées avec satisfaction pendant quelques instants. Je fis de mon mieux pour l'ignorer. C'était étrange, mais les moments où je le trouvais le plus insupportable étaient soit quand il était au sommet d'un nouveau défi, ou alors quand il était au fond de l'ennui, à se consoler avec une aiguille hypodermique. Je détestais cette période parce que cela lui donnait l'occasion de s'adonner à cette vilaine habitude, mais quand il était arrogant, il pouvait vraiment être offensant.

« Pensez-vous que vous allez l'attraper cette fois ? »

« Nous verrons » Ses yeux brillaient dans la perspective d'une chasse difficile.

Parfois, je me demande s'il veut vraiment attraper Moriarty.

Holmes revint un peu plus tard, vêtu comme un vieux mendiant aux habits dépareillés. J'avais remarqué, au fil des ans, qu'il avait tendance à favoriser les personnes âgées quand il se déguisait. Je l'avais questionné à ce sujet lors d'un dîner et il m'avait expliqué « Mes fonctions se prêtent beaucoup mieux aux personnes âgées qu'aux jeunes, Watson. Et les gens ont tendance à rejeter les personnes âgées, ce qui peut constituer un avantage, et puis... » ajouta-t-il, un peu irrité. « Je fais une jeune femme très laide. »

« Pourtant, vous vous y êtes déjà prêté » murmurais-je en me souvenant d'une robe de soirée épouvantable cachée au milieu de ses nombreux postiches et déguisements.

« Certes, mais les gens se rappellent plus facilement d'une jeune femme laide que d'une vieille, Watson. Et je préfère ne pas m'y prêter trop souvent. Mieux vaut être une vieille femme laide ou un vieil homme. En tout honnêteté, je préfère être un vieil homme. Tant qu'ils n'auront pas inventés de vêtements plus confortables pour les femmes, je limiterais mes déguisements de femme... »

Les conversations avec Holmes lors des dîners sont si intéressantes.

Dès que mon ami fut sorti, je m'empressais d'aller en bas en quête d'un bon plat mijoté par Mrs Hudson. C'était une petite femme dodue à l'âge indéterminé, aux bonnes joues rondes et au sourire joyeux. Elle avait des yeux bleus chaleureux et des cheveux bouclés et argentés. Elle maternait Holmes et lui, s'en agaçait. Il détestait lorsque les gens le protégeaient. Moi, je la trouvais attachante. Elle me rappelait ma propre mère, Dieu ait son âme.

« Bonjour, Docteur » m'accueillit-elle comme j'entrai dans la cuisine. Ses mains étaient couvertes de la farine de la pâte qu'elle pétrissait. « Monsieur Holmes est de nouveau sorti, à ce que je vois »

Holmes avait quitté son logement par la porte arrière de la cuisine. Il aurait en effet été curieux pour un vagabond de sortir par l'entrée. « Oui, apparemment, le professeur Moriarty aurait été repéré à Londres. »

Elle fronça légèrement les sourcils. « Le professeur ? Eh bien, je pense que cela annonce de mauvaises choses. Et je suppose que cela signifie que Mr Holmes va de nouveau rentrer à des heures tardives. »Mrs Hudson secoua la tête. « Je me demande si j'arriverais un jour à dormir une nuit complète »

« Ne vous inquiétez pas, Mrs Hudson. Holmes est capable de se prendre en main. » Je n'avais pas l'air très convaincu.

« Ha » dit-elle avec mépris. « Et il va sans doute bientôt vous traîner avec lui. »

Je n'avais pas pensé à ça. Je devais parler à Mary afin qu'elle ne se mette pas en colère contre moi si elle me voyait moins souvent au cours des prochaines semaines. Elle savait comment était Holmes. J'étais certain qu'elle comprendrait. Tout de même, je me pris à espérer ardemment que, si Moriarty se trouvait vraiment à Londres, Holmes le trouve et l'arrête rapidement. Je n'étais pas pressé de ramper à travers les bas-fonds sordides de Londres.

Holmes revint plus tard dans l'après-midi et je pus voir aux traits fermés de son visage qu'il était troublé par quelque chose. Sachant qu'il se refermerait plus qu'à l'accoutumé, je lui demandai aussitôt ce qui n'allait pas. Il me gronda pendant quelques minutes, sans doute dans l'espoir de commencer une dispute, mais quand il se rendit compte que je restais impassible, il céda.

« J'ai parlé à Mycroft cette après-midi. Son personnel garde un œil sur Moriarty depuis quelque temps. »

Je haussai les sourcils. « J'ignorais que votre frère s'intéressait au professeur. »

« Moi non plus. » grogna Holmes. « Il semblerait que Sebastian Moran ait été employé au Bureau des affaires étrangères. Durant l'Afghanistan. » ajouta-t-il en me lançant un regard significatif. « Et maintenant qu'il travaille pour Moriarty, le professeur semble subitement s'intéresser aux affaires politiques. » Il croisa les doigts, posant son menton dessus. « Je frémis à la pensée de ce qui pourrait arriver si jamais Moriarty mettait la main sur des secrets d'état. Ou sur quelqu'un d'influent. » Holmes fronça les sourcils et je pus presque entendre les rouages de son cerveau se mettre en marche. « Je me demande s'il cherche à exercer son emprise sur quelqu'un dans le cabinet. Il n'est certainement pas au-dessus d'un chantage. »

Vous non plus, pensais-je sans le dire à haute voix. Cela m'avait souvent perturbé de voir à quel point Holmes et Moriarty se ressemblaient. Si ce n'était l'amour profond de Holmes pour l'humanité, je n'aurais pas été surpris de voir un autre James Moriarty. Ils étaient à la fois profondément brillants, peu scrupuleux et voulant à tout prix être le meilleur. Heureusement, Holmes, lui, cherchait à être le meilleur enquêteur criminel, pas le meilleur criminel et avait des principes moraux inébranlables. Moriarty, de ce que j'avais vu, n'avait pas de tels scrupules. Il œuvrait également plus longtemps que Holmes. Il était de la génération du père de Holmes. Il avait l'expérience de son côté.

« Est-ce que Mycroft va nous aider ? »

« Pas activement » déclara Holmes avec un sourire ironique. Mycroft, selon Holmes, était beaucoup plus intelligent qu'il en aurait jamais rêvé. J'étais enclin à le croire, tout simplement parce que Holmes n'était jamais humble en ce qui concernait ses capacités. Sinon, les deux frères n'auraient pas pu être plus différents. Bien que Holmes était constamment poussé à faire des choses, au point d'en faire trop. Mycroft était l'homme le plus paresseux que j'ai jamais rencontré. Il était énormément gros, et préférait le plus souvent rester soit à ses appartements, soit à son club, soit préférait diriger ses sous-fibres dans un fauteuil confortable. Il était officiellement une sorte de comptable, mais j'avais appris rapidement que ses affaires avaient très peu à voir avec l'argent, mais beaucoup plus avec les relations internationales. Son « entreprise » était à peine connue au Bureau des affaires étrangères et une de ses fonctions était de garder un œil sur eux. Un gardien pour les gardiens, pour ainsi dire. « Il préfère que je fasse son travail pour lui » poursuivit Holmes. « Cela ne me dérange pas, mais cette fois ce ne sera pas gratuit. »

Je clignai des yeux. « Vous allez faire payer votre frère pour chasser un homme que vous chassez de toute façon ? Et vous ne pensez pas que Mycroft le saura ? »

Holmes m'adressa un de ses rares sourires authentiques, transformant ses traits ascétiques. « Oh Mycroft le sait déjà et cela l'irrite au plus haut point. Mais il va me payer parce qu'il sait ce qu'il me doit. Je l'ai sorti, pardonnez-moi l'expression, d'un merdier dans lequel il s'était fourré, il y a quelques années de ça. Même s'il est aussi intelligent que moi, sa paresse le met dans le pétrin à chaque fois. »

Je secouai la tête en souriant. « Il ne vous parlera plus pendant des mois. »

« Oh , il se réconciliera bien assez tôt, surtout quand j'aurais attrapé Moriarty. Bien qu'il ne puisse pas me pardonner pour ne pas lui avoir fait crédit comme je le fais habituellement. » Il détacha son faux-nez et laissa distraitement tomber sa casquette de mendiant. « Je vais allez me laver, Watson, puis vous et moi allons sortir faire une promenade. »

« Je suppose que ce ne sera pas une promenade de santé ? » demandais-je sentant un sentiment d'angoisse naître dans mon estomac.

« Cela dépend ce que vous attendez par « promenade de santé », mon ami. » Il s'arrêta à la porte. « Apportez votre révolver. »