Bonjour, je vous présente la deuxième fic que je traduis, la première étant "Le Nouveau Commencement" dans la catégorie "A la croisée des mondes" (His Dark Materials).

Cette fic d'Ashwinder est vraiment géniale, et je félicite l'auteure pour ce qu'elle a réussi à écrire. C'est aussi le beta-reader de cette histoire, et voilà une raison supplémentaire pour laquelle je la remercie.

J'espère que cette histoire vous plaira autant qu'à moi et que vous me laisserez votre avis.

Disclaimer : Les personnages et les lieux appartiennent à J.K. Rowling et à Warner Bros, l'intrigue appartient à Ashwinder, et la traduction m'appartient. L'idée du collier vient du Seigneur des Anneaux, Arwen donne une gemme blanche sur une chaîne en argent à Frodo vers la fin de l'histoire. Allez voir dans l'histoire originale pour plus de détails.

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Ginny's Gift Chapitre 01

La maison au numéro 4 Privet Drive avait l'air sombre et silencieuse de la rue. C'était tout à fait normal car il était presque minuit, et les gens respectables comme les plus vieux Dursleys étaient endormis dans leur lit. Deux résidents de la maison étaient toujours éveillés, pourtant. C'était les vacances d'été, et donc, comme on pouvait s'y attendre, les deux adolescents qui habitaient là, un de dix-sept ans et l'autre qui les aurait bientôt, ne s'étaient pas encore couchés pour la nuit. Harry pouvait entendre Dudley bouger dans sa chambre. Le cousin très large d'Harry était apparemment en train d'écouter de la musique avec son casque, mais Harry faisait quand même très attention à être aussi silencieux que possible. Il étaient en train de faire sa valise, car le jour suivant il partirait de cette maison et n'y reviendrai jamais. Bien sûr, les Dursleys ne savaient rien de ce plan, et il avait l'intention de les laisser l'ignorer pendant aussi longtemps que possible.

Harry fit tomber une pile de chaussettes dans son chaudron et jeta un coup d'oeil aux chiffres lumineux sur son réveil. Il était 23:55. Dans exactement cinq minutes ce serait son dix-septième anniversaire, et il ne serait plus un sorcier de premier cycle. Dans cinq minutes il pourrait faire de la magie quand il en aurait envie. Il pourrait finir de faire ses bagages rapidement. Il soupira impatiemment. Le temps passerait plus vite s'il faisait quelque chose, au lieu de rester assis oisivement et d'attendre. Il s'agenouilla a côté de son lit et passa son bras en dessous pour soulever les lattes de parquet mal fixées et pour vider son stock secret de nourriture, de parchemins et de plumes. Il déposa tout cela dans sa malle et regarda l'horloge de nouveau.

23:57

Il commença avec l'armoire, enlevant plusieurs paires de jeans extra-larges puis s'arrêta un moment pour regarder dans le miroir. Il n'avait pas l'air si différent maintenant qu'il avait presque dix-sept ans. Des lunettes rondes cachaient toujours partiellement ses intenses yeux verts; ses cheveux étaient aussi décoiffés que d'habitude; sa cicatrice était occasionnellement visible sous sa frange; et il était aussi maigre qu'il l'avait toujours été. En fait, il avait pas mal grandi durant l'année précédente, ce qui ne servait qu'à le rendre encore plus maigre. Il était plus grand que son oncle Vernon et que son cousin Duldley maintenant, ce qui voulait dire que tous les vieux vêtements qu'il récoltait étaient trop petits et trop larges.

Il n'arriverait jamais à rattraper son ami Ron en taille, pourtant.

Dans le miroir, il pouvait maintenant voir 00:00 se réflechir. Il sourit et sortit sa baguette. Il allait murmurer une incantation qui enverrait tous ses vêtements dans sa malle ouverte au pied de son lit, quand des petits coups frappés à sa fenêtre l'arrêtèrent. Ses yeux se tournèrent vers la fenêtre, puis de là au mur qui séparait sa chambre de celle de Duldley. Le silence qui s'ensuivit prouva à Harry que Dudley n'avait rien entendu d'anormal. Harry ouvrit la fenêtre pour faire entrer Hedwige, qui venait juste de revenir du Terrier, apportant une enveloppe tellement épaisse qu'elle devait contenir plus d'une lettre. Elle était à peine entrée qu'une autre chouette, qu'Harry ne reconnut pas, suivait rapidement sur ses talons. Celle-là apportait un paquet.

Harry délivra les deux chouettes de leurs charges. L'étrange chouette repartit immédiatement après avoir bu de l'eau dans la soucoupe de la cage d'Hedwige. Harry se posait des questions à propos du paquet. Il devait se rendre chez les Weasleys dans la matinée et devaient recevoir ses cadeaux là-bas. Il n'attendait rien cette nuit. Néammoins il reconnut l'écriture comme étant celle de Sirius. Il déchira l'emballage et sortit un livre s'appellant Sorts Pratiques Pour Sorciers Du Dr. Zog. Harry fronça légèrement les sourcils. Pourquoi est-ce que Sirius lui offrirait un livre de sorts ? A la fin de l'année scolaire qui allait commencer, il aurait fini son éducation magique. Il devrait savoir tout ce dont il aurait besoin pour vivre dans le monde magique à ce moment-là. Il mit le livre de côté sur sa commode pour le moment et prit la note de parchemin qui était tombée du paquet. Il la lit :

Cher Harry,

Je suis désolé mais je ne pourrai pas venir à ta fête d'anniversaire demain au Terrier. Dumbledore m'a envoyé sur le continent en mission pour l'Ordre. Je ne peux rien te dire de plus. Je t'envoie ton cadeau. James, Remus et moi l'avons trouvé très utile quand nous étions plus jeunes. Passe un joyeux anniversaire. Je sais que tu es entre de bonnes mains avec les Weasleys.

--Sirius

Il sentit une vague de déception le traverser à la pensée que son parrain ne serait pas là, mais il savait que Sirius devait avoir un travail vraiment important pour qu'il manque son anniversaire.

Harry regarda le livre d'un air dubitatif une fois de plus. Il le prit de la commode, l'ouvrit et commença a le feuilleter au hasard. Au premier abord il avait l'air d'un livre de sortilèges ordinaires, mais son oeil s'arrêta sur un mot, et il sentit de la chaleur lui monter au visage. Il tourna d'autres pages, et se rendit compte qu'une grande portion du livre était consacrée à des sorts contraceptifs. En l'inspectant plus attentivement, il se rendit compte qu'il y avait aussi des conseils pratique sur la technique, les sortilèges de silence, les sorts pour échapper aux petits amis jaloux... Il y avait aussi des sections du livre consacrées à des enchantements de sobriété et à des cures de gueule-de-bois. Harry pensa qu'il pourrait trouver cette partie utile, au moins. Il trouverait peut-être un bon sort pour soigner les maux de tête.

Harry était très reconnaissant de ne pas avoir reçu ce cadeau particulier en présence des Weasleys. Les jumeaux surtout ne l'aurait jamais laissé tranquille avec cela. Après réflection, il était aussi heureux que Sirius n'ai pas pu lui donner ce cadeau en personne. Il aurait été très embarrassé de devoir admettre devant son parrain qu'il n'avait pas le besoin urgent de cette sorte de sort en ce moment. Ron, d'un autre côté... Il se demanda s'il oserait même montrer cela à Ron. Ron et Hermione étaient un couple depuis l'année dernière, mais Harry n'aimait pas imaginer ce que faisaient ses deux meilleurs amis quand il n'était pas là.

Il posa la livre pour le moment et se tourna vers les lettres qu'il avait reçu d'Hedwige. Il y en avait trois dans l'enveloppe, la première venant de Ron

Harry. Tout est prêt ici. Nous viendrons te chercher demain matin à dix heures pile. Sois prêt. Tu auras ton cadeau demain. Joyeux anniversaire. Ron

Le parchemin suivant portait l'écriture d'Hermione.

Cher Harry, Joyeux anniversaire. Je suis arrivée ici un jour avant pour aider Mrs Weasley à tout préparer pour ta fête. A demain. Amitiées, Hermione

Il se tourna vers l'enveloppe une fois de plus. Il pensa que c'était étrangement lourd pour deux courtes notes. C'était en fait la troisième lettre qui expliquait le poids. Il y avait apparemment plus qu'une simple pièce de parchemin, mais Harry ne fit pas attention à cela pour le moment. Il était plus intrigué par l'auteur de la troisième note, car il crut reconnaître l'écriture de Ginny. Il n'avait jamais reçu une lettre d'elle auparavant.

Cher Harry, Je sais que tu arriveras demain, mais je voulais te donner ton cadeau d'anniversaire maintenant. La raison pour cela est, que cela doit rester secret pour que ça marche correctement, et je pense qu'il y aura moins de questions ainsi. Ne le montre à personne, et ne le porte pas encore ! C'est supposé avoir des propriétées de protection si tout est fait correctement. Joyeux anniversaire, Ginny

Harry regarda la lettre fixement. Il se dit que le secret devait surement être en grande partie pour empêcher ses grands frères de la taquiner parce qu'elle lui avait donné un cadeau d'anniversaire. Il s'arrêta pour un moment et pensa à ce que cela pouvait signifier. Ginny n'avait jamais rien été de plus que la petite soeur de son meilleur ami à ses yeux, et elle ne lui avait jamais donné de cadeau d'anniversaire auparavant. Il savait qu'elle avait eu un coup de coeur pour lui dans le passé, mais il ne pensait pas qu'elle l'avait toujours. Non, cela devait être un geste d'amitié, et rien de plus.

Il mit sa main dans l'enveloppe et en sortit une chaîne en argent avec une pierre précieuse blanche attachée en pendentif. Il pensa que c'était un cadeau plutôt étrange de sa part; ça avait l'air d'être un de ses propres bijoux. Etait-il supposé le porter ? Pas maintenant, quoi qu'il en soit, mais cela lui apporterait surement beaucoup de moqueries de la part des autres garçons dans son dortoir... Il prit la pierre dans sa main et sentit une étrange vibration en émanant. Quoi que cela puisse être, ça avait définitivement de la magie à l'intérieur. Il reprit la note de Ginny. Des propriétées de protection, disait-elle, mais elle n'expliquait pas comment en bénéficier. Et bien, se dit-il, il la verrait demain. Il pourrait alors lui poser la question.

Un bruit bizarre provenant de la chambre de Dudley le sortit de sa rêverie. Harry trembla. Dudley le faisait de nouveau; Seamus dirait qu'il était en train de polir sa baguette. Harry jeta un sort de silence dans la direction de la chambre de Dudley. Il se figea pendant un moment, s'attendant à moitié à recevoir une note désagréable du Service des Usages Abusifs de la Magie, mais il se relâcha quand quelque minutes plus tard, aucun hibou n'était entré par sa fenêtre. Il était heureux qu'il puisse finalement faîre disparaître le bruit sans avoir à s'inquiéter d'être renvoyé de Poudlard.

Harry se concentra sur ses bagages à faire pour bloquer les images désagréables de ce qui se passait dans l'autre chambre. Il regarda les vieux vêtements de Dudley avec dégout et se demanda pourquoi il s'embêtait avec eux. Il les sortit de sa malle et les laissa en un tas sur le sol. Demain il partirait, et il ne voyait pas l'intérêt d'emporter un souvenir de cet endroit avec lui. Il avait beaucoup d'argent dans le coffre de Gringott's. Tout ce qu'il aurait à faire serait d'en échanger un peu en livres sterling et d'aller acheter des vêtements corrects.

Il fit peu de cas du reste de ses bagages à faire avec un coup de baguette puis se mit au lit.

*

Harry se réveilla le matin suivant plus tard qu'il ne le voulait, et il était déjà 9 heures quand il descendit pour le petit déjeuner. Il dut se résigner à porter les vieux vêtements de Dudley une dernière fois; il pourrait toujours les brûler plus tard. Dudley n'était pas encore arrivé. Oncle Vernon était assis à sa place à table, son nez dans le journal du matin. Harry s'était servi des toast avant que l'oncle Vernon ne pose son journal et reconnaisse sa présence.

"Il était temps que tu te réveilles."

Harry ne prit pas la peine de répondre. Il continua à manger son toast. Il voulut en attraper un autre, mais l'oncle Vernon mit une main pour l'en empêcher.

"C'est assez pour toi. Tu as eu ta part. Tu mangerais tout ce qu'il y a dans cette maison et tu nous affamerais si nous ne t'en empêchions pas."

Harry se dit qu'il valait mieux ignorer son oncle, bien qu'il aurais vraimant voulu attirer l'attention de son oncle sur l'ironie de sa déclaration. Il serait parti dans moins d'une heure.

"Ta tante a des corvées pour toi aujourd'hui, mon garçon," continua l'oncle Vernon. "Tu ferais mieux de t'y mettre."

Harry leva la tête vers son oncle et fit un effort pour garder un visage impassible. Peut-être qu'il pourrait s'amuser un peu avec cela après tout. "Je ne pense pas."

"QUOI ?!"La figure de l'oncle Vernon devint violette en un temps record. "Petunia, est-ce que tu as entendu le ton qu'il vient d'employer avec moi ?"

La tante Petunia se tourna de l'endroit ou elle était en train de faire frire une livre de bacon pour le petit déjeuner de Dudley. "Il devient vraiment de plus en plus ingrat chaque jour. Quand on pense qu'on a mis un toit au dessus de sa tête et qu'on l'a habillé pendant toutes ces années," dit-elle coléreusement.

A cet instant la figure violette de l'oncle Vernon était à moins d'un pouce de celle d'Harry. "Ne me réponds plus jamais de cette façon à l'avenir ! Maintenant va travailler !"

"Non."

L'oncle Vernon ouvrit et referma sa bouche plusieurs fois sous le choc. La tante Petunia poussa un cri strident. Un lourd bruit sourd provenant de l'étage fit trembler toute la maison et fit éclater par terre plusieurs pièces de céramiques de la collection de tante Petunia de sel et de poivre; Dudley avait apparemment été éveillé en sursaut par le cri de sa mère et était tombé de son lit dans sa surprise. De lourds bruits de pas dans l'escalier annoncèrent son arrivé imminente dans la cuisine.

L'oncle Vernon avait attrapé Harry par l'épaule et essayait de le mettre sur ses pieds. Harry se leva volontairement, afin de pouvoir regarder son oncle d'en haut. Vernon Dursley avait eu un choc quand il avait été chercher Harry à King's Cross à la fin de l'année précédente et qu'il avait vu qu'Harry été devenu plus grand que lui au cours des dix mois précédents. Harry pouvait dire que l'autre homme était plutôt intimidé par la nouvelle taille de Harry, même s'il était toujours plus lourd que lui d'au moins treize kilos.

"Tu nous montreras ta gratitude pour tout ce que nous t'avons donné en faisant ce que nous te disons," l'oncle Vernon dit d'une voie tendue, alors qu'il essayait de tirer Harry hors de la cuisine. Sa route était complètement bloquée par Dudley qui se tenait maintenant dans l'embrasure de la porte.

"Qu'est-ce qu'il a fait aujourd'hui ?" demanda Dudley.

"Pas besoin de te faire du souci, Duddikins," dit la tante Petunia.

"Oui, tu ne voudrais pas fatiguer ton cerveau," ne put s'empêcher d'ajouter Harry. L'oncle Vernon donna à Harry un mauvais coup sur le bras, et Harry décida qu'il en avait eu assez, il sortit sa baguette.

Vernon et Dudley blanchirent et reculèrent. Tante Petunia poussa un autre cri et failli faire tomber la poêle contenant le bacon de Dudley par terre."Range ça, mon garçon. Je sais que tu n'est pas autorisé à faire de cette anormalité ici. Tu serais renvoyée de cette, cette école qui est la tienne." L'oncle Vernon essayait d'avoir l'air sûr de lui, mais il n'y arrivait pas vraimant, tremblant comme il le faisait.

Harry plissa les yeux. "Avez-vous oublié quel jour on est ?" demanda-t-il calmement. Les Dursleys avaient apparemment oublié, car aucun d'eux ne lui donna une réponse. "Je vais vous le rappeler alors. C'est mon dix-septième anniversaire. Dans mon monde, je ne suis plus considéré comme un mineur. En d'autres termes, je peux faire de la magie quand ça me chante et personne ne dira rien."

"JE NE TOLERERAIS PAS CELA DANS CETTE MAISON" gronda l'oncle Vernon, mais il ne pouvait pas produire un ton convaincant malgré le volume.

Harry haussa simplement les épaules. "Vous n'aurez pas a vous en inquiéter beaucoup plus longtemps," les informa-t-il. "Je pars aujourd'hui. Dans moins d'une heure pour être exact."

L'oncle Vernon le regarda suspicieusement, mais avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, la tante Petunia gémit," Mais qui va désherber le jardin et tondre le gazon ? Et les fenêtres sont crasseuses !"

Harry jeta un coup d'oeil aux fenêtres sans tâches puis lança un regard plein de sous-entendus à Dudley. "Vous pourriez lui demander de le faire vous savez, ou embaucher quelqu'un. Ca ne m'intéresse absolument pas de toutes façons. Maintenant si vous voulez bien m'excuser..." Harry essaya de sortir de la cuisine, ce qui était une perspective difficile étant donné qu Dudley bloquait toujours le chemin. Harry pointa sa baguette vers son cousin. "Tu sais", dit-il, agissant comme s'il y réfléchissait sérieusement, "Je parie qu'un bon sort d'amaigrissement ferait des miracles pour toi. Je pourrais probablement enlever assez de graisse pour que tu puisse te trouver un uniforme scolaire qui t'aille. Tu pourrais même peut-être te trouver une petite amie." Dudley devint complètement rouge à cela, et Harry sut qu'il avait marqué un point. "Maintenant si je pouvais simplement penser au bon sort à employer..." Dudley bougea rapidement hors de son chemin, le laissant faire face à l'oncle Vernon. "Attends une seconde, toi. Comment est-ce que tu comptes partir ?"

Harry sourit innocemment. "Les Weasleys vont venir me chercher. Vous vous souvenez des Weasleys, n'est-ce pas ?"

L'air sur la figure de l'oncle Vernon lui apprit qu'il se rappelait des Weasleys et pas en bien. "Non. Absolument pas. Je ne laisserais pas cette famille détruire ma maison de nouveau."

"Mr Weasley a réparé les dégats la dernière fois, non ?"

"Et bien, oui, mais... mais là n'est pas la question. Je n'aurais pas de... sorciers--" il s'étouffa presque sur le mot "--entrant et sortant de ma cheminée et caressant mes prises électriques." Harry devait faire un gros effort pour ne pas rire à cette dernière déclaration. "Si c'est le moyen de transport qu'ils ont choisi d'utiliser, je ne pense pas que vous aurez le choix." Harry poussa son oncle et retourna à l'étage, ignorant les hurlements de son oncle. En réalité il n'avait aucune idée de comment les Weasleys avaient prévu de venir le chercher cette fois-ci. Il avait toujours faim -deux tranches de toasts n'étaient pas assez pour remplir l'estomac d'un garcon de dix-sept ans- il fouilla alors dans sa malle pour de la nourriture, pensant joyeusement qu'il serait bientôt capable de manger la bonne cuisine maison de Mrs Weasley, à son grand bonheur.

Le temps commença à passer extrêmement lentement. A dix heures moins cinq, Harry prit la cage d'Hedwige, fit descendre sa malle dans le hall magiquement et s'assit dessus pour attendre. Les Dursleys restèrent derrière la porte fermée de la cuisine. A dix heures précises, la sonnette retentit, faisant sursauter Harry. Il ne s'attendait pas à ce que les Weasleys arrivent à l'heure, ni par un moyen nécessitant qu'ils sonnent à la porte. Il ouvrit la porte, Ron se tenait la avec Ginny et Hermione. Harry leur sourit, et ils lui sourirent en retour.

"Prêt à partir, Harry ?" demanda Ron.

"Oui, laisse-moi prendre ma malle. Bonjour, Hermione, Ginny." Hermione avait l'air bronzée et heureuse, Ron avait autant de tâches de rousseur et avait l'air aussi agréable que d'habitude, mais Ginny avait l'air pâle et épuisée, comme si elle avait été malade récemment. Ils portaient tous des vêtements Moldus. Alors qu'Harry se retournait pour sa malle, il vit que la porte de la cuisine était un tout petit peu ouverte. "Je pars", dit-il dans le hall, et la porte de la cuisine se ferma rapidement. Harry n'attendait pas plus de réponse que ça. Il déplaça magiquement ça malle jusqu'au pas de la porte, supprimant l'envie de laisser sortir un cri de liberté.

"Tu vas devoir la porter à partir d'ici," nota Hermione, lui prenant la cage d'Hedwige.

"Tu ne peux pas prendre le risque que des Moldus voient ça."

Harry prit un bout de sa malle et Ron l'autre, et ils avancèrent, suivis des filles, vers une vielle voiture verte du Ministère conduite par un chauffeur tiré à quatre épingles, qui sortit de la voiture pour mettre la malle d'Harry dans le coffre.

Alors qu'Harry entrait dans la voiture, il jeta un dernier regard à la maison des Dursleys malgré lui. Il dut rire à ce qu'il vit. Sa tante, son oncle et son cousin avaient leurs visages pressés contre la fenêtre du salon et le regardaient partir. Sa tante avait sa main sur son coeur, sans doute choquée de le voir partir dans ce qui ressemblait à une limousine Moldue. Dudley avait l'air à peine plus porçin que d'habitude avec son nez écrasé contre le verre. Harry leur fit un signe de la main, et leurs visages disparurent comme par magie.

"Papa a pu demander une faveur et avoir une voiture du Ministère," dit Ron, une fois qu'ils furent tous entassés sur la banquette arrière et qu'ils se dirigeaient vers l'autoroute. "C'est génial. Nous sommes arrivés ici en un rien de temps."

Assez rapidement ils allaient vite, Harry, Ron et Hermione discutant de leurs plans pour les vacances alors qu'ils entraient et sortaient rapidement des embouteillages. Harry se retrouva en train d'espérer qu'ils puissent ralentir un peu, mais voulant en même temps qu'ils arrivent au Terrier le plus vite possible. Il était prit en sandwich entre Ginny et Hermione, et il se retrouva en train de jeter des coups d'oeil au profil de Ginny, se demandant pourquoi elle avait l'air aussi fatiguée, et se posant des questions à propos du cadeau d'anniversaire qu'elle lui avait envoyé. Il ne pouvait rien lui demander à ce propos, pourtant, avec Ron et Hermione ici. Ginny avait voulu que son cadeau reste un secret. Alors à la place il se tourna vers elle et demanda, "Comment vas-tu, Ginny ?"

Elle sursauta légèrement, comme si elle ne s'était pas attendue à ce qu'il lui adresse la parole. "Oh, bien."

"En es-tu sûre ? Tu as l'air d'avoir été malade." Harry voulut rentrer sous terre dès que les mots furent sortis de sa bouche. Il doutait qu'elle apprécie ce qu'il venait de lui dire.

"J'ai juste eu du mal à dormir ces derniers temps. Ce n'est rien." Sa voix avait un ton de finalité. Harry saisit l'occasion et ne continua pas sur ce sujet.

Il resta silencieux un moment, puis il jeta un coup d'oeil à Ron et Hermione furtivement pour être sûre qu'ils ne faisaient pas attention. "J'ai eu ton hibou," dit-il en chuchottant. Elle rencontra son regard alors, et il fut surpris de noter juste à quel point ses yeux était d'un brun riche. "Merci de penser à moi."

Elle baissa les yeux, et il pensa qu'elle allait devenir rouge. "De rien." Un silence s'installa entre eux de nouveau, mais ce ne fut pas long avant qu'ils ne roulent dans l'allée qui conduisait au Terrier.