Note : Je suis allé voir Age of Ultron. Deux fois. Dans la même journée... Et j'y retourne avec ma famille la semaine prochaine. I have issues.

Et donc évidemment me revoilà sur un de mes pairings préférés ! Bon, sans spoiler le film a foutu le bordel dans mes ships. M'enfin si nous autre slasheuse étions découragé par le canon ce site serait à moitié mort.

Ce premier chapitre est un peu court, les autres seront plus long et plus gay. Il y aura une explication pour le nom Veronica, je suppose, mais pas pour le titre de cette fic. Aucune explication. Enjoy !

/!\ Spoiler léger pour le film Avengers Age of Ultron (rien de plus que la bande annonce cela dit). Se passe avant le film.


Veronica Mon Amour


Introduction

« Nan. »

Bruce Banner ferma les yeux et pris une profonde inspiration. Respirer, c'était la clé. D'une manière tout à fait remarquable, Tony Stark parvenait à l'irriter comme personne ne pouvait le faire : dans l'indifférence totale de l'Autre. Tony pouvait être énervant, frustrant et borné au point de donner envie au docteur de frapper sa tête contre un mur, mais cette frustration, cette colère restait la sienne propre. Cette pensée aurait pu être réconfortante si elle ne lui donnait pas envie de… eh bien, de frapper sa tête contre un mur. Ou celle de Tony d'ailleurs, cela ferait aussi l'affaire.

« Tony, pourrais-tu être un peu raisonnable, juste pour cette fois ?

-Nope. Pas envie. C'est une idée stupide et surtout, inutile.

-C'est juste… au cas où. Par sécurité.

-On n'a pas besoin de ça. »

C'était bien la cinquième ou sixième fois qu'ils avaient cette conversation, mot pour mot à peu de chose près. Bruce retira ses lunettes pour les nettoyer avec un coin de sa chemise, un geste qu'il faisait sans y penser quand il était nerveux, tendu, incertain, ou sur le point de donner un coup de tête à quelqu'un.

« Ecoute, Tony… j'apprécie ta confiance envers moi et… l'Autre. Mais ton optimisme relève de l'inconscience. Peu importe les progrès que je fais et toute la bonne volonté du monde, il y aura toujours un risque – toujours, insista-t-il pour empêcher Tony de protester, que je perde la tête. Je ne sais pas, si l'un de nous est blessé, ou si un autre cinglé décide de se remettre à la manipulation mentale, ou qu'en sais-je encore, c'est une éventualité à laquelle je veux être préparé.

-N'est-ce pas le cas pour le reste de l'équipe alors? » demanda Tony. Ses bras étaient croisés sur sa poitrine et son expression disait clairement « j'ai raison tu as tort ». « N'importe lequel d'entre nous pourrait se retrouver sous influence, comme Barton. Ce n'est pas pour cela qu'on va fabriquer une enceinte de confinement pour le Captain ou… ou une boite à outils blindée pour le marteau de Blondie ? »

Bruce ne répondit rien. C'était… un argument recevable. Les membres des Avengers étaient des dangers en eux-mêmes, de par leur puissance. Aucun n'était aussi facilement provoqué que Bruce, mais aucun n'était non plus à l'abri d'une corruption ou d'une manipulation forcée.

« Une boite à outils ? » dit-il plutôt que de répondre, avec un faible sourire.

« Oui, bon, j'ai dit ça comme ça. Même si ce serait hilarant.

-Encore faudrait-il parvenir à lui faire mettre son précieux marteau dedans, vu qu'aucun de nous ne peut le soulever. »

Ils rirent un peu, faisant retomber une partie de la tension qui planait sur le laboratoire, même si rien n'était résolu. Bruce avait néanmoins une autre approche au problème qui avait une chance de faire céder son ami.

« Tu as raison. Tu as raison, d'accord ? » Bruce donna un coup léger dans l'épaule de Tony pour l'empêcher de se vanter. « Je préfèrerais aussi me dire que c'est inutile, que tout est sous contrôle, et que de toute façon on ne peut pas parer à toutes les éventualités. Peut-être que c'est inutile, peut-être même qu'on y arrivera pas – même si à nous deux, ce serait étonnant. Alors… fais-le juste… pour moi. Pour ma tranquillité d'esprit. Ça me rassurera, de savoir qu'il existe un moyen de m'arrêter si les choses dérapent. Tant mieux si on n'a jamais à s'en servir. »

Bruce fit un effort pour soutenir le regard de Tony, pour ne pas détourner les yeux. Finalement, Tony soupira bruyamment.

« C'est de devoir… Enfin, construire une armure contre toi… »

Bruce sourit doucement, touché par les réticences de son ami.

« Fait-le plutôt pour moi, d'accord ? Je serais plus tranquille vraiment. De savoir que si quelque chose arrive… Que je ne me perdrais pas, que tu… me ramèneras. Chez moi, chez nous, enfin, à… ici. »

Cela eut le mérite de surprendre Tony, et agréablement, ce qui n'était pas si fréquent.

« Tu veux dire que tu veux, est-ce que ça veut dire que tu veux rester pour de bon ? Habiter ici ? » demanda-t-il timidement.

Ils étaient ridicules tous les deux, à hésiter, incapable de s'exprimer simplement. Bruce hocha la tête.

« Pour sûr ? »

Plusieurs mois après New York, il semblait toujours s'attendre à ce que Bruce disparaisse tout simplement sans laisser de trace. Et oui, Bruce y avait songé, surtout au début, mais il ne serait jamais parti sans dire au revoir. Et maintenant…

Il regarda Tony, plein d'espoir et essayant de le cacher. Maintenant il n'avait plus envie de partir. Vraiment pas.

« Aussi sûr que je ne le serais jamais, je suppose. Je ne vais pas te laisser travailler tout seul sur une super amure anti-Hulk. » affirma-t-il avec un sourire. C'était exactement la chose à dire, parce qu'apparemment travailler avec Bruce sur une super armure équivalait à Noël avant l'heure, si le docteur se fiait à l'excitation enfantine affichée sur le visage de son ami.

« JARVIS ? Démarrage d'un nouveau projet, nom de code… »

Tony fit une pause et se tourna vers Bruce qui haussa un sourcil interrogateur, confus par sa soudaine hésitation.

« Il va falloir qu'on trouve quelque chose de plus cool que super-armure anti-Hulk. JARVIS, nouveau projet, nom de code : trouver un nom de code cool pour le projet « super armure anti-Hulk ». Note les propositions.

-Je vous écoute, monsieur » répondit l'IA dont le ton très formel paraissait ridicule au vu de la situation.

Bruce ne put retenir un rire ravi, charmé. Tony répondit avec un large sourire idiot, avant de lui demander aussi sérieusement que possible, d'un air presque solennel :

« Alors ? J'attends tes idées. »

Peut-être que tout se passerait bien, en fin de compte.