Auteur: Maeve Fantaisie (ou Maeve tout court :) ).

Prompt: Bon, il faudrait peut-être faire quelque chose, là.

Couple: Destiel. :)

Disclaimer: Rien n'est à moi.

Note 1: Chapitre écrit pour le Marathon des Fanfictions, cinquième round de l'année. DERNIER CHAPITRE! Désolée du retard, des imprévus sont survenus...

Rappel avant de commencer : L'histoire se déroule vers la fin de la saison 8, après que Cas est revenu au bunker et avant qu'il ne s'allie à Métatron. Dean, dans le canon, fait vraiment la tête à Cas à ce moment parce que Cas ne lui a pas fait confiance (de son point de vue) et est de nouveau parti (avec la Tablette).

Note 2: Merci à tous. Cette histoire est la plus longue que j'ai écrite pour Supernatural, et vous avez tous été tellement gentils.

Merci du fond du coeur. :)

Bonne lecture.


Vice Versa - Chapitre 14

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50 mètres.

Cas était à l'étage, et Dean venait de se plier en deux de douleur en tentant d'entrer dans la cuisine. Sam entendit aussitôt Cas sortir de la chambre en trombe pour alléger le lien; l'actuel ex-ange dévala les escaliers et rejoignit son grand frère en quelques enjambées, posant une main sur son dos.

- Ca va?

Dean releva la tête et rit sourdement en apercevant le visage de Cas. Leurs deux souffles étaient hachés :

- ...Idiot. T'es aussi pâle que moi, je suis sûr.

Sam les observait tous les deux en fronçant les sourcils, ses poings sur les hanches.

Dean se renfrogna, mais Sam ne le laissa pas parler :

- Quoi? Tu vas me dire que 50 mètres, c'est la moitié d'un terrain de foot, c'est ça?

Dean haussa un sourcil. Il fit semblant de réfléchir :

- ...A peu près.

Cas ajouta sérieusement :

- C'est en tout cas la longueur d'une piscine.

Dean rit de nouveau, rapprochant Cas de lui, se dissimulant dans sa nuque.

Sam secoua la tête.

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40 mètres.

Le soir, Cas se leva du canapé en annonçant bien haut qu'il allait boire de l'eau dans la cuisine. Il fit trois pas puis Dean le suivit avec un air innocent, ses mains dans les poches; il alla même jusqu'à siffler un air.

Sam rétrécit les yeux.

Demain. Il allait les forcer à agir demain.

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30 mètres.

Debout, Sam tapa du poing sur la table, faisant voler ses notes regroupant le résultat de ses recherches. Dean eut au moins la décence de lui adresser un regard penaud.

Cela ne l'apaisa pas :

- 30 mètres. Tu vas me dire que c'est quoi, 30 mètres?

- ...Une petite piscine?

Cas ajouta (bien sûr qu'il ajouta) :

- C'est un immeuble de dix étages. C'est pas mal, dix étages.

Aidez Sam, s'il vous plaît. Il allait les tuer tous les deux.

- Et vous pensez pas qu'il faudrait faire quelque chose, là?

Le silence lui répondit. Dean regardait la table, comme si c'était la première fois qu'il la voyait avec les sens d'ange de Cas. Cas, lui, fixait Sam sans ciller, attendant simplement, son visage parfaitement lisse.

Sam n'avait pas besoin de regarder sous la table pour savoir qu'ils se tenaient la main, la serrant le plus fort possible.

Il soupira, se calmant un peu. Il leur jeta un coup d'oeil à chacun :

- A ce rythme, demain matin, la distance ne sera que de dix mètres.

Cas lui renvoya un regard acier, et Sam devinait parfaitement, à travers le vert, le véritable bleu de ses yeux :

- On le sait.

Dean regardait toujours ailleurs. Sam se tourna vers lui :

- Dean. Tu sais ce qu'il faut faire pour rompre le sort.

Ce n'était pas une question. A ses mots, Cas se raidit, tout son dos se contractant.

Oh.

Ils n'en avaient pas parlé ensemble, alors.

Cas tourna la tête pour observer Dean; son expression n'avait pas changé.

Dean foudroya Sam du regard :

- Non. Je sais pas. Comme je t'ai dit, j'ai des soupçons, c'est tout.

Sam se sentait arriver au bout de sa patience :

- Justement! Si tu n'es pas sûr, alors fais-le tout de suite! Ca nous laisse un peu de marge pour trouver autre chose après si ça rate!

Les iris de Dean s'assombrirent, et dans le lointain, l'orage gronda.

Cas se leva aussitôt pour poser une main sur l'épaule de Dean :

- Sam.

Sous la main de Cas, Dean sembla se dégonfler, comme un marathonien arrivé à la fin de sa course; les sons d'orage cessèrent.

Sam n'avait pas réalisé qu'il avait retenu son souffle.

Il se tourna vers Cas :

- Quoi?

Cas l'étudia avec attention. Son expression était ouverte, ses traits gentils. Il paraissait choisir ses mots :

- ...Sam. Laisse-nous faire.

Les yeux de Sam s'écarquillèrent. Lentement, comme un pantin dont on aurait coupé les fils, il s'assit; il laissa son regard se brouiller.

Cas lui sourit lentement :

- Je vais parler à Dean, et on va voir ensemble ce qu'on fait. Ne doute pas une seule seconde que nous sommes conscients de la situation, et que nous te sommes reconnaissants pour ton aide. Mais je crois que cela doit se régler entre Dean et moi.

Sam regarda son frère. Un éclair désolé passa dans son regard bleu avant qu'il ne se détournât, buté.

Sam leva les yeux vers Cas :

- Oui. Tu as raison. C'est... intime.

Dean renifla. Sam baissa la tête, honteux, laissant ses cheveux recouvrir son visage :

- Désolé si vous avez eu l'impression que je me suis mêlé de choses qui ne me regardent pas...

Cette fois-ci, ce fut Dean qui frappa la table. Sam se redressa brusquement, le fixant avec surprise.

- Pas ça, Sammy. T'excuse pas.

Dean détourna de nouveau le regard. Sa nuque se colora :

- Merci de... t'inquiéter. Mais fais-moi confiance, okay?

Avant que Sam ne réagît, il se leva, ébouriffant ses cheveux avec un peu plus de force que d'habitude. Puis, il se rassit, comme s'il n'avait rien fait; ses oreilles étaient un peu trop rouges.

A côté de lui, Castiel souriait de toutes ses dents.

Sam rit lentement.

- D'accord. Bon... D'accord.

Dean lui sourit en retour, satisfait et un peu timide. Face à l'expression de son grand frère, les yeux de Castiel s'adoucirent, un amour tellement pur sur le visage que Sam en eut le souffle coupé.

Peut-être que cela se terminerait bien, finalement.

Et puis, les sourcils de Dean se froncèrent brusquement; il pointa Sam du doigt :

- Ca veut dire, plus de magouilles dans notre dos, aussi, ok?

Sam se pétrifia.

Oho.

- ..."Magouilles", moi? Jamais!...

Il sentait la sueur dégouliner dans son dos.

Le front de Cas se plissa, songeur :

- Ah. Bien sûr que si, tu as "magouillé", comme dit Dean. Pour trouver une solution pour sauver ton frère au cas où il ne réussissait pas à le faire lui-même.

Sam jeta un regard noir à Cas. Traître.

Dean s'insurgea :

- Eh, oh! Je peux prendre soin de moi tout seul!

Les traits de Sam s'apaisèrent; il chercha à attraper les yeux de Cas absolument, ajoutant avec conviction :

- Cas. C'était pour te sauver toi aussi, hein?

Cas lui sourit, lentement. A côté, Dean faisait la moue, les bras croisés sur sa poitrine.

- Oui. Je le sais, Sam, ne t'en fais pas.

Ses iris se durcirent un peu, et ouip : Cas était définitivement toujours un ange.

- Mais comme a dit Dean, ce n'est pas nécessaire.

Sam se tourna vers son frère : ce dernier boudait toujours, mais son regard était sérieux en croisant le sien.

T'as pas à t'inquiéter, Sammy. Ca ira.

Les yeux de Sam s'agrandirent :

- Tu peux parler par la pensée?

Un sourire se déplia sur les lèvres de Dean, prédateur et narquois :

- Ouaip. Je suis le plus fort.

Sam lui envoya une boule de papier sur la tête. Cas rit.

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Sam voulait décidément ajouter quelque chose. Il gesticulait sur son siège, regardait en l'air, torturait sa lèvre inférieure entre ses dents. Il rappelait à Dean la fois où, à huit ans, il n'avait pas osé lui dire qu'il avait recueilli une souris dans le dernier hôtel qu'ils avaient visité et qu'elle s'était échappée de sa poche dans l'Impala, laissant des excréments partout.

Dean soupira :

- Qu'est-ce qu'il y a encore, Sam?

C'était un bel euphémisme de dire que Dean avait hâte de voir la fin de cette conversation.

Sam lui jeta un bref coup d'oeil, puis regarda Cas, puis lui jeta de nouveau un coup d'oeil; ses joues rosirent.

Oho.

- Dean, est-ce que...

Il rapprocha sa chaise de la table, fit semblant de mettre de l'ordre dans ses notes. Son âme criait "EMBARRAS! EMBARRAS!" en capitales d'imprimerie et lettres fluo.

Dean sentit son sourcil tressauter :

- Sam.

La commande le fit sursauter et lâcher ses feuilles. De son côté, Cas les observait simplement l'un et l'autre avec curiosité.

Sam inspira à fond :

- Ca vaut le coup, j'en suis sûr. Tu connais les contes de fée comme moi, Dean, et...

Il réunit ses papiers en tremblant légèrement, faisant une pile nette; il fixait résolument le bois de la table :

- Estcequevousavezessayédevousembrasserpourromprelesort?

...

PARDON?

Sam releva la tête, et sembla décider que c'était finalement le moment d'affronter son regard :

- Tu sais bien... Surlabouche.

Oh.

Oh, merde.

Dean n'entendait plus rien, ne voyait plus : les sens d'ange s'étaient brusquement tus. Seuls persistaient un bourdonnement à ses oreilles, le coeur de Cas dans sa poitrine, et l'irrépressible besoin d'hyperventiler. De préférence tout de suite.

Cas, béni soit Cas, lui vint en aide. Il resserra un peu plus sa main autour de la sienne, et, c'était vrai, peut-être que Dean aurait dû se méfier en voyant le sourire qu'il arborait : celui du gentil voisin qui venait s'excuser d'avoir utilisé tout le sel, et revenait à la place avec un sac de trois kilos du sel marin le plus pur.

- Si cela avait été efficace, le sort aurait été rompu depuis longtemps.

Sam hocha la tête bêtement en écoutant Cas, comme s'il se reprochait de ne pas y avoir pensé plus tôt :

- Oui. Bien entendu.

Dean vit le moment exact où il réalisait ce qui avait été dit, son teint virant écrevisse, sa bouche s'ouvrant sur un cercle parfait :

- ...Oh.

Ok, time to go.

Dean saisit le bras de Castiel et s'envola à tire-d'aile.

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20 mètres.

Dans le lit, Dean serrait Cas contre lui comme s'il ne pourrait plus jamais le faire, et le coeur de Cas, le coeur de Dean, se serrait douloureusement dans sa poitrine. Quelque chose n'allait pas. Il n'aurait pas dû y avoir tout ce désespoir, pas alors qu'ils s'étaient trouvés, pas alors que-

- Dean?

Cas caressa son dos lentement, bas en haut, haut en bas; il avait déjà utilisé la même méthode pour calmer Dean, les nuits où la solitude se faisait trop forte, les nuits où les sens d'ange le hantaient.

Dean frissonna, sa tête dissimulée contre son cou. Quand Cas passa la main dans ses cheveux, il soupira, souffle chaud contre son coeur.

- Dean. Qu'est-ce qui ne va pas?

De quoi as-tu peur? il pria, et Dean releva des yeux humides vers lui, le chagrin déformant ses traits :

- Pas ce soir. S'il te plaît... Laisse-moi encore ce soir.

Cas ne comprenait pas.

Il ne lui rappela pas que c'était le dernier soir qu'ils avaient avant la rupture du sort; il embrassa son front, simplement, souhaitant déverser par ce contact tout son amour et toute sa dévotion, souhaitant le rassurer de toutes ses forces.

- D'accord. Si c'est ce que tu veux.

Qu'est-ce que tu veux, Dean Winchester?

Dean émit un hoquet.

Cas le serra fort contre lui, le berça, les mots enochian quittant ses lèvres sans son accord.

Il chanta, et laissa les creux de son corps recueillir les larmes de l'homme qu'il aimait.

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10 mètres.

Le lendemain matin, Cas ouvrit les yeux et Dean embrassa son front; comme Cas l'avait fait la veille, avec tout ce qui se bousculait dans son coeur. Puis, il embrassa sa paupière gauche, qui se releva pour l'accueillir par du bleu. Puis il embrassa la droite, papillon jumeau flottant, caressant sa joue de ses cils.

Il embrassa son nez, nez qu'il connaissait par coeur mais dont l'essence, derrière, était Cas. C'était Cas. Il embrassa chacune des joues, content quand elles se colorèrent; cette aube-là, il voulait pouvoir la contempler tout le temps, à chaque instant. Il voulait pouvoir regarder avec Cas des émissions stupides à la télé, avoir le temps de le rendre accro à Dr Sexy MD; il voulait pouvoir se réveiller entre ses bras, son odeur indissociable de la sienne; que leurs cellules de peau se mariassent entre les draps, que leurs corps se connussent par coeur. Il voulait pouvoir continuer les missions avec Cas auprès de lui, sentir sa présence, pouvoir veiller sur Cas autant que Cas veillait sur lui. Il voulait pouvoir se moquer gentiment de ses mimiques grognonnes, lui apprendre de nouvelles expressions, saisir sa main en conduisant l'Impala. Il voulait...

Cas tendit la main, essuyant sa joue. Dean pleurait encore, et Dean rit; il voulait tout et le sort s'achevait, il voulait tout et Cas allait partir.

Cas se redressa sur ses genoux. Il saisit son visage à deux mains, le regardant dans les yeux.

Il l'embrassa. Il lécha ses larmes, glissa son nez dans son cou. Il embrassa de nouveau ses lèvres, caresse infime puis plus forte, tendresse déchirante et vraie. Il l'embrassa, et chacun de ses gestes hurlait, le même sentiment, avec ce nom unique :

Je t'aime. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.

Dean pleurait...

- Je t'aime aussi. Je t'aime aussi, Cas, mais tu vas partir, et alors qu'est-ce que je vais faire?

Castiel se recula. Dean rit à son expression confuse, si familière. Il ne résista pas et embrassa le froncement de ses sourcils.

- Qu'est-ce que tu veux dire, Dean?

Dean sourit. Dean sourit, il y avait moins de dix mètres entre eux et pourtant son coeur s'effondrait, avalé par un trou noir.

- "Autoriser les âmes à rentrer chez elles", cela veut dire accepter que cette distance maximum entre nous n'existe plus. Cela veut dire retrouver son corps, mais aussi retrouver sa liberté. Cela veut dire que tu n'auras plus besoin de rester auprès de moi.

Dean baissa la tête :

- Tu vas partir. Tu es parti quand tu as récupéré la Tablette des Anges, et là tu vas récupérer tes pouvoirs et partir de nouveau. Ils vont p'têtre te donner de nouvelles missions là-haut, je sais pas, des trucs qui me concernent pas. Et tu vas partir et alors, et alors...

Cas se figea. Dean se pétrifia en réponse, avant de se reculer. Il fixait toujours les draps, sourire craquelé sur les lèvres comme son coeur, sa voix basse :

- Tu vois...

Cas ne dit rien. Dean ferma les paupières.

Et puis, Cas saisit sa mâchoire brutalement, le forçant à redresser la tête.

- Dean Winchester, regarde-moi ou tu vas le regretter.

Dean tressaillit; Cas n'avait qu'une force humaine et pourtant ses mains sur sa mâchoire semblaient pouvoir briser le granit, sa prise inébranlable. Ses yeux luisaient bleu, bleu comme la tempête, prunelles rétrécies sur une colère divine, iris lançant des éclairs.

Dean essaya de se reculer, instinctivement, oubliant momentanément que Cas n'avait plus ses pouvoirs. Castiel le retint; mais en voyant son expression ses yeux s'adoucirent, juste un cran, sa main droite venant se poser sur sa nuque.

- Dean. Je t'ai déjà dit que les facultés angéliques reposaient sur la Volonté, mais tu as l'air d'oublier que moi aussi, j'en ai une.

Dean essaya de secouer la tête.

- Non. Cas, ce n'est pas ce que je-

Castiel le fusilla du regard, et Dean s'interrompit.

Cas reprit; sa main gauche toujours sur sa mâchoire, sa main droite venant frôler son oeil, sa tempe, sa joue :

- Tellement têtu. Tellement insécure, tellement humain.

Il croisa ses yeux, et sa colère s'écarta un instant, laissant apparaître le flot de sentiments qu'elle cachait derrière :

- Tellement Dean.

Dean déglutit, sa gorge serrée; tremblant. Castiel lui sourit, juste un peu, et c'était comme un bris dans son armure, ses prunelles plissées traversées par une détermination brûlante.

Il parla à voix basse, ses yeux se posant sur sa bouche :

- Les pouvoirs d'ange reposent sur la Volonté, et c'est toi qui m'as appris le Libre Arbitre, Dean Winchester.

Dean frissonna. Castiel se rapprocha, frôlant ses lèvres des siennes, iris indéfectibles :

- Je ne vais plus avoir besoin d'être auprès de toi, mais j'y serai parce que je le voudrai.

Dean hoqueta.

Castiel écrasa ses lèvres contre les siennes et Dean rit, rit vraiment; il s'accrocha parce qu'il le souhaitait, plaqua son front contre le sien.

Dean souriait. Cas roula des yeux et Dean sourit encore plus, traçant sa bouche du bout des doigts, frôlant ses paupières.

Incapable de résister, ses iris se plissèrent :

- Castiel. Qu'est-ce que tu veux?

Et la colère quitta finalement les épaules de Cas; et il saisit ses joues comme s'il était un précieux trésor, amour flambant bleu dans ses yeux impossibles :

- Je veux pouvoir rester auprès de toi parce que je le veux. Je veux que ce sort s'arrête pour pouvoir te le prouver.

Dean sourit, grimaçant un peu, embarrassé. Il se rapprocha encore, frôlant son nez du sien :

- Alors, j'accepte que ce sort s'arrête aussi.

La seconde de silence fut leur seul avertissement.

Une respiration de plus, et Dean était lui-même, levant les yeux vers Cas. Il se rapprocha en retenant son souffle, traçant son sourire de ses doigts, presque effrayé de le voir s'envoler. Castiel rit lentement, comme gêné, ses cheveux sombres venant s'emmêler sur son front :

- On dirait que tu me vois pour la toute première fois...

Dean croisa son regard.

Il sourit, assez large pour décrocher la lune :

- Je t'aime.

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- Sammy dort encore dans la chambre d'à côté. On le réveille et on fait semblant qu'on n'a pas changé de corps? Juste pour voir sa tête.

- ...Oh, Dean.

XXX

FIN.


Note de fin : C'est fini.

Cette fic est écrite depuis un moment, mais maintenant elle est bel et bien finie. J'espère qu'elle vous aura plu et vous aura fait sourire. :)

Je me dépêche de poster ce chapitre, je vous ai déjà fait assez patienter. Je répondrai à toutes vos reviews dès que je pourrai.

Merci encore, et à bientôt. ;D