Cette nuit-là, bien que le ciel eut été dégagé, les étoiles avaient disparues depuis bien longtemps. De faibles rayons rouges et orangés filtraient à l'horizon, signe que le soleil était en train de se lever.

Aux alentours, il n'y avait aucun mouvement. Tout le monde dormait encore.

Le vent soufflait légèrement de temps à autres, faisant frémir les arbres et leurs branches les plus légères.

Il était encore très tôt.

Une belle jeune femme aux cheveux roses et aux yeux verts était confortablement assise son lit, le regard dirigé vers sa fenêtre. Ses jambes étaient ramenées contre elle et son dos appuyé contre le mur. De petits oreillers étaient éparpillés autour d'elle et l'un d'entre eux, de couleur vert foncé reposait entre ses jambes.

Il aurait pu paraître étrange qu'elle aime se lever si tôt, seulement la jeune femme aimait profiter de ce calme, de cette paix…L'exact opposé de ce qu'elle était en train de vivre.

Sakura Uchiha, comme on pouvait désormais l'appeler, avait réalisé que sa vie entière était un désastre. Pourtant la seule chose qu'elle désirait…était d'être aimée. Ce rêve semblait ne pas lui être accessible, comme s'il se trouvait bien trop loin pour qu'elle ne puisse l'atteindre. Elle n'avait d'ailleurs jamais compris pourquoi. Elle pensait pourtant ne pas demander la lune.

Ses parents ne l'avaient jamais aimée et si cela avait été le cas, ils ne s'étaient jamais donné la peine de le lui montrer. Ils avaient toujours été si froids, si indifférents…Elle n'avait jamais vraiment eu l'occasion de discuter avec eux, de leur raconter ce qu'il se passait dans sa vie. Ils n'avaient jamais été là lorsqu'elle avait été heureuse ou bien triste. Ils ne l'avaient jamais rassurée après un cauchemar ou bien simplement lorsqu'elle avait peur de choses insignifiantes, comme le faisaient tous les enfants. Jamais non plus, ils n'avaient pris le temps de lui lire une histoire ou de la border avant de dormir. En d'autres mots : A aucun moment ils n'avaient été présents pour elle.

Son père avait toujours été absorbé par son travail et lorsqu'il ne l'était pas, elle demeurait invisible à ses yeux. Quant à sa mère, même sans emploi, elle passait la plupart de son temps avec ses amis où à accomplir ses activités quotidienne telles que le shopping et autres futilités. Elle n'avait jamais une minute pour sa fille. En vérité, elle n'en avait aucune envie.

Souvent, Sakura se demandait s'ils la haïssaient. Elle n'avait pourtant jamais rien fait de répréhensible à leur égard…Où en tout cas rien dont elle aurait pu être consciente.

Une seule personne l'avait un jour aimée. Seulement cela faisait bien longtemps qu'elle était partie, la laissant seule au monde. Pas vraiment seule malgré tout elle avait son mari. Cependant leur relation ressemblait grandement à celle qu'elle entretenait avec ses parents. Il n'avait jamais montré d'intérêt pour elle et rn parlant franchement, pourquoi aurait-il dû ? Pouvait-on le blâmer ? Après tout, s'ils s'étaient mariés, ce n'était pas par amour.

Lorsque son père lui avait annoncé qu'elle devait épouser un homme dont elle ne connaissait rien, simplement pour le bien de la famille, elle sut aussitôt qu'elle ne refuserait pas. Tout comme elle sut également qu'elle ne serait jamais heureuse. Seulement, elle n'aurait jamais imaginé que ce se serait passé aussi mal.

Encore une fois, personne ne pouvait blâmer cet homme de ne s'intéresser à la jeune femme. Elle ne s'intéressait pas non plus à lui de toutes manières. Ou peut-être bien que si, finalement. Elle s'était surprise à imaginer qu'éventuellement elle trouverait en lui l'amour et e soutien qu'elle recherchait. Pourtant, lorsqu'elle l'avait rencontré pour la première fois, elle avait tout de suite compris qu'il était quelqu'un de froid, surement bien plus que ne l'était son père. Il lui avait également donné l'impression de se foutre complètement de ce qui pouvait bien se passer autour de lui.

Elle avait vite compris qu'il n'était pas plus enchanté qu'elle par ce mariage, pour la simple et bonne raison qu'il ne lui avait pas adressé un mot. Mais elle avait continué d'espérer. Elle espérait qu'il finirait par changer d'avis…Qu'il pourrait…finir par l'apprécier ? Cette chose ne s'était jamais produite. Au début elle lui en avait voulu car elle savait qu'elle avait tout mit en œuvre pour que cette union fonctionne. Arrangée ou pas, elle avait espéré de toutes ces forces que tout se finirait bien. Puis elle avait réalisé qu'elle ne devait s'en prendre à elle-même. Elle avait eu tort d'avoir de telles espérances. Elle avait eu tort de croire qu'un jour il la voudrait à ses côtés. C'était à cause d'elle si son cœur était brisé.

Ils vivaient dans la même maison mais se croisaient rarement. Il était toujours au travail ou…peut-être ailleurs. Surement passait-il son temps avec quelqu'un d'autre. La rose était loin d'être stupide. Elle savait qu'il voyait une autre femme. Après tout, c'était un homme et elle ne l'avait jamais laissé la toucher. De toute façon, ce n'était pas comme s'il se montrait tendre envers elle. Ce n'était pas comme s'ils dormaient ensemble chaque nuit. En d'autres mots, il semblait qu'ils ne s'étaient jamais mariés. Non…Dit ainsi, cela semble trop agréable car ce que les gens percevaient était un mariage heureux et plein d'amour, une vie parfaite. Seulement tout cela n'était que façades. Leur devoir n'était pas de s'aimer mais de ne pas pouvoir vivre la vie qu'ils auraient aimé vivre.

Sakura n'avait jamais pu aller à l'université comme elle en avait toujours rêvé. Pourquoi ? Tout simplement parce-que son père lui avait expliqué que les gens n'auraient pas vu cela d'un très bon œil. Ils auraient pensé qu'être mariée à Sasukene suffisait pas et qu'il ne pouvait lui offrir ce qu'elle désirait. En vérité, jamais elle n'aurait l'opportunité d'apprendre un métier et d'avoir un job car cela ruinerait sa réputation.

Elle n'avait pas non plus le droit d'avoir des amis car elle aurait été dans l'obligation de leur mentir sur sa vie privée.

Elle ne pouvait pas voyager à sa guise car il n'était pas bon que les gens la voient sans son mari et comme ce dernier n'avait pas une minute à lui accorder…

Elle n'avait pas le droit de s'amouracher d'un homme. La raison ? Faut-il vraiment la préciser ?

De toutes façon, sa vie n'était guère mieux que la sienne alors il pouvait bien s'envoyer en l'air avec qui il voulait et entretenir autant de relations secrètes qui lui plaisaient, elle n'en avait que faire. Bien qu'elle ne puisse pas faire la même chose. Pas seulement parce qu' elle n'avait pas l'opportunité de rencontrer quelqu'un, mais aussi car elle n'était pas une traînée. Elle savait qu'elle ne pourrait pas passer la nuit avec un autre homme et regarder son mari dans les yeux. Elle ne voulait même pas essayer. Elle ne pouvait pas, tout simplement.

Doucement, elle détourna son regard de la fenêtre et baissa la tête vers ses mains. Aujourd'hui était le vingt-huit Mars…Son anniversaire. Pour la plupart des gens, ce jour ne signifiait rien. Pour elle, c'était un jour spécial. Cela lui faisait mal mais elle avait l'habitude. Lorsqu'elle vivait avec ses parents, ils prenaient la peine de lui souhaiter un joyeux anniversaire mais ces mots étaient prononcés avec une indifférence difficilement supportable mais au fil du temps elle avait appris à apprécier ce moment. En général, ils lui donnaient un peu d'argent pour qu'elle s'achète un cadeau et voilà tout.

Depuis qu'elle était mariée, ils ne lui passaient même pas un coup de fil et son mari, même s'ils vivaient ensemble depuis deux ans, ne semblait même pas connaître la date de son anniversaire.

Lentement, elle se leva et se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche. Elle prit son temps pour se laver les cheveux et le corps sachant qu'elle était seule dans cette grande maison. Elle finit par sortir une demi-heure plus tard, une petite serviette blanche entourée autour d'elle.

Elle traversa sa chambre et entra dans sa penderie. Elle en retirant des sous-vêtements, un jean slim de couleur sombre, une chemise violette ainsi qu'une paire de botte qu'elle enfila doucement.

Elle descendit au rez-de-chaussée et comme elle s'y attendait, tout était silencieux. Elle n'y avait jamais prêté attention alors pourquoi ce sentiment s'insinuait-il en elle à ce moment précis ? « Je ne dois pas me laisser aller…C'est mon anniversaire après tout… », Se dit-elle en essayant d'esquisser un sourire, en vain. Elle ne pleurerait pas mais cela lui faisait mal. Très mal. Et elle ne savait pas si elle pourrait encore tenir bien longtemps dans cette situation.

La journée était passée vite et l'espoir que Sakura avait de voir quelqu'un penser à elle ne l'avait pas quitté. L'après-midi touchait à sa fin lorsqu'elle rentra à la maison chargée de sacs bourrés de cadeaux d'anniversaire et un petit sourire collé au visage. Le shopping avait toujours eu le merveilleux effet de lui remonter le moral.

« Shiro ! Appela-t-elle tout en posant ses paquets sur le canapé. »

Shiro était un homme dans la cinquantaine. Un de leurs servants. A ce moment-là, seulement lui et sa nièce travaillaient ici. Elle ne savait pas très bien quel était son rôle dans cette maison mais il était toujours prêt à aider. Après tout, son mari n'était pas le genre d'homme à garder à ses côtés quelqu'un d'inutile. Et puis, elle ne s'en plaignait pas. Elle appréciait cet homme. Pas seulement parce qu' il était toujours présent, ce qui lui donnait l'impression d'être un peu moins seule mais aussi parce qu'il savait trouver les mots pour la consoler dans les rares moments où elle craquait.

Evidemment, il était au courant de la situation délicate qui subsistait entre elle et son mari. Elle savait qu'il faisait de son mieux pour comprendre tout en prenant soin de ne jamais s'en mêler.

Tout cela lui faisait du bien. Cela lui faisait du bien de savoir que quelqu'un s'intéressait à ce qu'il se passait dans sa vie. Même s'il n'approuvait pas cela et ce, même s'il avait tout fait pour comprendre.

« Oui, mademoiselle ? Répondit-il en entrant dans la pièce.

-Quelqu'un a appelé ? Demanda-t-elle, pleine d'espoir, ses yeux verts brillants plus que d'habitude.

-Non, mademoiselle. Personne n'a appelé, dit-il en secouant la tête.

Le sourire qui traversait son visage s'effaça instantanément. Elle fronça légèrement les sourcils.

-Même pas mes parents ? Demanda-t-elle d'une voix basse et déçue.

-Non, mademoiselle. »

Elle soupira et se passa une main dans les cheveux. Pourquoi avait-elle été si idiote de croire qu'ils y penseraient ? Ils ne l'avaient pas fait durant les deux dernières années. Pourquoi maintenant ? Malgré la déception, elle se força à sourire et répondit :

« OK, merci. Vous pouvez rentrer chez vous. A demain. »

Il inclina la tête respectueusement et quitta les lieux.

Avec un soupir, elle s'empara de ses sacs et monta à l'étage.

Tard dans la soirée, Sakura entra en pyjama dans sa cuisine. Elle était vêtue d'un débardeur rose, d'un petit short noir et de chaussons noirs. Ses cheveux étaient coiffés d'un chignon désordonné avec une mèche tombant sur son visage.

Elle se dirigea vers le frigo, 'ouvrit et en sorti une bouteille de vin. Elle se servit un verre avant de se rendre dans la salle à manger et de prendre place sur une des chaises ornant une table qui pouvait accueillir douze personnes.

« Comme c'est ironique, se dit-elle. Pourquoi tant de chaises quand personnes ne vient dans cette maison ? »

Le son grinçant de la porte d'entrée qui s'ouvrait retentit la sortit de ses pensées et la fit froncer les sourcils Elle ne comprenait pas. Qui cela pouvait-il bien être ? Mais elle réalisa qu'une seule personne était susceptible de rentrer si tard. Elle eut alors la preuve formelle qu'il découchait régulièrement.

Trois des boutons de sa belle chemise blanche n'étaient pas liés, révélant une petite partie de son torse sexy. Ses manches étaient repliés jusqu'aux coudes, laissant entrevoir ses bras musclés. Sa cravate était desserrée et sa chemise n'était pas caler dans son pantalon sombre. Ses cheveux d'ébène étaient décoiffés mais l'expression qu'il arborait demeurait froide, comme à l'habitude. Seuls ses yeux révélaient à quel point il était fatigué. Il leva un sourcil en voyant le verre qu'elle avait à la main.

« Tu fêtes quelque-chose ? Demanda-t-il, d'un ton railleur.

Les rares moments où ils se croisaient n'étaient pas couronnés de tendresse. Elle ne savait pas pourquoi mais il était comme ça Toujours à se moquer d'elle sans savoir que cela la blessait.

Parfois il lui arrivait de la haïr au plus haut point lorsqu'elle ne savait pas dire non à ses parents, mais pour Sakura, il n'avait nul droit de la juger. Après tout, il avait accepté, tout comme elle, cette situation. A chaque fois, elle essayait de passer outre son comportement mais combien de nuits avait-elle passées à pleurer en se demandant ce qu'elle avait fait pour mériter cela. Puis elle avait compris qu'aucunes raisons n'étaient à l'origine du calvaire qu'il lui faisait subir. Il n'avait pas besoin de raisons pour la haïr. Il la détestait, voilà tout. Et parfois elle en faisait autant.

« Ouais, répondit-elle en buvant une gorgée de vin.

-Vraiment ? Demanda-t-il, étonné. Et qu'est-ce que tu fêtes ?

Sakura secoua la tête avant de se retourner vers lui avec un grand mais non moins factice sourire.

-C'est mon anniversaire ! S'exclama-t-elle, d'une voix dynamique.

Durant l'espace d'une seconde, elle crut voir passer dans le regard du brun une once d'intérêt mais il reprit bien vite son masque d'impassibilité

-Tu ne vas pas me souhaiter un joyeux anniversaire ? Continua-t-elle, faisant mine d'être déçue.

Il resta silencieux et elle comptait bien en tirer profit.

-C'est bon, dit-elle avant de boire le reste de son verre et de se lever. De toutes façons, encore quelques heures et ce jour sera terminé.

Elle s'arrêta et regarda l'horloge accrochée au mur. Il était déjà vingt-deux heures.

-Ne te sens pas gêné de l'avoir oublié. Après tout, mes parents semblent avoir eux-mêmes oubliés mon existence. Alors tu es tout excusé. Je n'ai pas d'amis, ni de frères et sœurs. Alors le fait que mon propre mari ne fasse pas attention à moi ne devrait pas m'affecter.

Au fur et à mesure qu'elle parlait, elle sentait ses yeux devenir de plus en plus vitreux. Mais malgré tout, elle continua. Refusant de laisser ses larmes couler.

-Au cas où…Au cas où tu ne l'avais pas remarqué, je n'ai jamais voulu de ce mariage, Sasuke.

Elle le vit froncer les sourcils, ne comprenant pas ce que leur mariage avait à voir avec son anniversaire.

-Si je te dis ça maintenant, c'est que les moments où nous pouvons discuter sont plus que rares et je voulais vraiment que tu le saches, dit-elle en posant son verre sur la table. Bonne nuit.

Elle passa devant lui dans l'intention d'aller se coucher mais une odeur particulière vint lui chatouiller les narines.

-Au fait, dit-elle, la voix tremblante. Sympa le parfum

Salut tout le monde !

Cette fanfic est un peu différente car elle ne m'appartient pas. En effet, il m'arrive de lire des fics anglaises où américaines et lorsque j'en trouve une vraiment bonne, j'essaie de la traduire. Donc, avec l'accord de (qui est l'auteure de cette fic), j'ai l'opportunité de vous faire partager cette histoire qui, à mon sens, est géniale !
Elle est vraiment enthousiaste de savoir que je traduis cette fic et elle a hâte de savoir comment vous la trouvez !
Dites-moi ce que vous pensez de ce premier chapitre, du déroulement des événements mais aussi sur la syntaxe et l'orthographe. Vraiment, n'hésitez pas à me donner vos impressions ! Cela nous ferait vraiment plaisir !

P.S : j'ai gardé le titre anglais car, comme vous le savez, j'utilise cette langue pour mes propres titres de fanfic.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai déjà traduit une fic anglophone qui se nomme « La petite sœur de mon meilleur ami». Je dis ça pour celles et ceux que ça intéresserait d'aller jeter un coup d'œil^^