Voilà La troisième partie !

Oui je suis en retard mais pas eut le temps aujourd'hui en fait

J'ai relu vite fait... j'espère qu'il ne reste pas trop de fautes sinon et bien... pardon j'y remédierai ^^

En tout cas et bien je vous remercie d'être encore la et vous dit Bonne lecture !

Allez je vous fout la paix !

A tout en bas !

Ah au fait ! /!\ WARNING ! /!\ LOL


Une Soirée avec Lui

(Troisième partie)


.

Rouvrant les yeux brusquement, Castiel vit qu'il faisait encore jour, mais la lumière était étrange...

Jetant alors un coup d'œil à son réveil, il suffoqua.

Il ne faisait pas ENCORE jour ! Il faisait DEJA jour !

C'était le matin et il était déjà neuf heures !

Se levant alors précipitamment, il fila sous la douche pour se réveiller, son cœur était toujours douloureux, sa gorge serrée, mais il devait se reprendre, cette journée allait être chargée ! Il devait arrêter de penser !

Il ne savait pas non plus encore comment il allait gérer le fait que Balthazar allait être là et lui demander où était son petit ami, mais il se dit qu'il improviserait le moment venu, il ne voulait pas penser à ça maintenant !

Il avait du travail aujourd'hui et il devait se dépêcher.

Le champagne devait être livré à onze heures !

Sortant alors rapidement de la douche, il s'essuya en quatrième vitesse et retourna dans sa chambre pour s'habiller.

Un jean noir, il sweat bleu, il enfila ses chaussures et retourna précipitamment dans la salle de bain.

Se coiffant vite fait il retourna ensuite dans sa chambre.

Stoppant devant son dressing où la chemise de Dean était toujours accrochée à la poignée, il resta figé quelques secondes.

Et se laissant aller à cette pulsion qu'il avait ressentit plusieurs fois sans y céder, il décrocha le vêtement de son cintre et l'amena jusqu'à son visage.

Y enfouissant alors son nez, les yeux clos, il inspira longuement et doucement la douce odeur boisée de son parfum et qui imprégnait encore le tissus.

Mais quand il sentit sa gorge se serrer d'avantage, ses yeux commençant à le brûler, il s'en détacha et la jeta sur son lit, avant d'ouvrir son dressing, de se saisir brusquement d'une housse de protection et du smoking qu'il prévoyait de porter et il fuit la pièce.

...

Une fois dans le salon, il glissa son smoking dans la housse et la posa sur le dossier du canapé.

Rassemblant ensuite tout ce dont il aurait besoin, il alla enfiler sa veste dans l'entrée.

Baissant alors les yeux sur sa boite aux lettres et d'un petit coin de papier blanc qu'il aperçu à l'intérieur, il allait se baisser pour l'ouvrir quand on frappa à la porte et il ouvrit.

...

« -Bonjour Monsieur Novak ! Dit le facteur.

« -Bonjour Steeve. Dit-il en souriant à l'homme qui débordait toujours de bonne humeur. Vous allez bien ?

« -Oui oui très bien merci. Et Vous ? Dit-il en lui tendant une liasse de lettres.

« -Ca va.

« -C'est aujourd'hui votre vernissage ?

« -Oui c'est ce soir, vous devriez venir vous savez, il me reste des invitations...

« -Oh... Non... Je ne suis pas de ce milieu moi, je ne serais pas à l'aise au milieu de tous ces bourgeois. Dit-il dans un sourire embêté.

« -Si vous ne vous sentez pas à l'aise de venir ce soir, venez un autre jour, l'exposition durera au moins trois semaines. Dit-il en signant le recommandé qu'il lui mit sous les yeux.

« -D'accord, je viendrai un week-end avec mes enfants alors.

« -Ok ! Attention ne me faite pas faux bond hein ! Sinon je change d'adresse !

« -Non non Monsieur Novak, je viendrai. Dit-il amusé en lui donnant le recommandé qu'il venait de détacher de son support.

Castiel lui sourit alors en prenant la lettre.

« -A bientôt alors.

« -Oui... Au revoir Monsieur Novak.

« -Au revoir Steeve et prenez soin de vous.

« -Vous aussi Monsieur Novak.

Castiel acquiesça et le regarda partir avant de fermer sa porte et de jeter la liasse de lettres sur une tablette de son entrée pour pouvoir ouvrir le recommandé, qui se trouva n'être qu'une invitation à un événement dont il se fichait éperdument et il balança le courrier sur les autres.

Filant alors jusqu'au canapé, il vit son portable par terre, le récupéra le cœur gros, puis attrapa son smoking, le sac dans lequel il avait mit ses affaires et il sortit de chez lui pour rejoindre sa voiture.


...

Arrivé à la galerie, il eut juste le temps d'ôter sa veste et de déposer ses affaires dans la pièce attenante à la salle d'exposition que déjà quelqu'un frappait à la porte vitrée de l'entrée.

Reconnaissant tout de suite l'homme à la porte, il courut lui ouvrir les deux battants en grand et le livreur lui tendit la planchette avec le bon de livraison.

« -Bonjour Monsieur Novak !

« -Bonjour Eddy !

« -J'ai vos caisses de champagne !

« -Bien ! Dit-il en lui rendant la planchette qu'il venait de signer tout de suite, sans attendre d'avoir vérifié la livraison.

L'homme le remercia alors d'un hochement de tête et retourna à son camion chercher sa commande.

Le guidant ensuite dans la pièce attenante, il lui ouvrit la porte du cellier réfrigéré prévu à cet effet et après un dernier salut, l'homme fila pour sa prochaine livraison.

Refermant alors correctement la porte du cellier, Castiel passa rapidement un coup de balais dans la salle d'exposition, vérifia que toutes les toiles étaient bien droites, puis, il rangea la petite table qui lui servait de bureau ces derniers jours avant de jeter un dernier coup d'œil d'ensemble sur la galerie, de se saisir de ses clefs et de sortir pour aller manger quelques chose dans le petit snack qui se trouvait à coté.

Il n'avait rien mangé la veille au soir, il n'avait pas prit le temps d'avaler quoi que ce soit avant de partir de chez lui, il avait faim et aussi besoin de sa dose de café !


...

Entrant dans l'établissement, il fut tout de suite accueillit pas la serveuse exubérante qu'il connaissait depuis qu'ils étaient mômes et qui l'embrassa sur la joue.

« -Salut Cassie ! Alors c'est le grand jour !

« -Salut Jessica. Dit-il dans un grand sourire. Ouais, enfin ! Il me tarde ce soir !

« -Tu m'étonnes. Dit-elle en lui indiquant une table ou il s'installa. Toujours pas rencontré le fameux Winchester ?

« -Noooon ! Dit-il en secouant la tête.

« -Si ça se trouve il est vieux et moche. Le taquina-t-elle. Ou monstrueux ! C'est peut-être pour ça qu'il ne se montre pas !

« -Je ne pense pas qu'il soit vieux non. D'après ce que m'en a dit son manager, il m'a l'air d'avoir notre âge, pour le reste... j'en sais rien...

« -Tu m'ôtera pas de la tête que c'est étrange qu'il ne se soit pas encore présenté à toi. T'exposes ses toiles quand même !

« -Ca n'a rien de vraiment anormal tu sais. Les artistes sont des gens très isolés en général. Ils travaillent dans l'intimité de leur propre univers et souvent, pour eux, se révéler au public, se retrouver dans une foule qui est là pour eux est très angoissant... Surtout la première fois ! Du moins j'imagine... Je préfère ma place à la leur en tout cas...

« -Enfin... tu rencontres le mystérieux Winchester ce soir c'est déjà ça.

« -Oui. Dit-il dans un grand sourire.

Jessica lui sourit aussi et lui tendit la carte.

« -Je te laisse choisir, des clients attendent leur dessert sur la terrasse.

« -Oui vas-y.


.

Se garant devant la galerie, Dean en sortit en trombe, allant à grands pas vers la porte d'entrée.

Castiel ne l'avait pas appelé !

Pourquoi ?

Frappant alors contre la paroi de verre qu'il trouva fermée, il observa l'intérieur.

Rien n'indiquait la présence du propriétaire des lieux, mais peut-être était-il au fond dans l'autre pièce !

Cognant alors contre la vitre avec une de ses clefs pour que le son soit plus fort et qu'il l'entende de la-bas, il approcha son visage de la vitre, ses mains de chaque coté de ses yeux pour mieux voir l'intérieur et il ne vit rien. Pas de Castiel.

« -Merde ! Se dit-il avant de tourner sur lui même, ne sachant pas quoi faire.

Pourquoi Castiel n'était-il pas là ?

Le vernissage était le soir même !

Allait-il arriver au dernier moment ?

Puis, se mordillant la lèvre, il décida d'aller voir chez lui.

.


« -Cassie! Y'a quelqu'un à la porte de la galerie ! Dit Jessica en revenant de la terrasse d'où elle avait vu le jeune homme qui cherchait visiblement son ami.

Castiel se leva alors précipitamment et sortit du snack, regardant vers la galerie où il ne vit personne.

Cherchant ensuite autour de lui s'il voyait une tête connue et ne trouvant personne non plus, il sortit son portable de sa poche pour voir s'il avait loupé un appel ou un message et non, ce n'était pas le cas.

Retournant alors à sa place dans le snack, il croisa le regard de Jessica.

« -Parti ! Dit-il quand elle l'interrogea d'un regard curieux.

Mangeant en prenant son temps, finissant ensuite sur un café, il régla et embrassa son amie sur la joue.

« -Salut Jessica.

« -Salut Cassie.

« -Tu viens ce soir hein ?

« -Oui oui, après mon service. Je ne louperais ça pour rien au monde ! Et au fait ! S'interrompit-elle en se rapprochant de lui.

« -Quoi ?

« -Merci pour la robe. Lui dit-elle tout bas en rougissant. Elle est splendide, tu n'aurais pas dû.

« -Elle était faite pour toi. Lui dit-il dans un sourire. Ton corps de déesse méritait un tel écrin...

« -Merde Cassie pourquoi t'es pas hétéro ? Lui dit-elle en piquant son menton de son index.

« -C'est pour te faire de la concurrence Bébé. Lui dit-il un sourire en coin.

Jessica rit alors en embrassant sa joue, avant de glisser sa bouche vers son oreille.

« -Ok ! Alors ce soir, que le meilleur gagne. Lui chuchota-t-elle.

Castiel sourit amusé et elle s'écarta de lui.

« -D'accord ! A ce soir alors. Lui dit-il en prenant la direction de la sortie.

« -A ce soir Cassie et merci encore.

Castiel lui fit un clin d'œil en réponse et sortit dans la rue pour retourner à la galerie.


...

L'après midi qui arriva ensuite passa très vite.

Ses serveurs arrivèrent dès quatorze heures et ils s'occupèrent de réceptionner la livraison du traiteur qui arriva une demie heure après eux, tandis que Castiel s'occupait de vérifier la commande avec le bon de réception qu'il signa quand il constata que tout roulait.

Ensuite, toute l'équipe s'occupa d'installer ce dont ils avaient besoin comme ils en avaient l'habitude quand ils bossaient pour lui.

A dix-sept heures, comme prévu, le portier arriva à son tour.

Castiel lui donna la liste des invités et ils discutèrent d'éventuelles situations et la manière dont ils allaient les gérer.

...

Puis, à dix-huit heures quinze, Castiel alla s'enfermer dans le cabinet de toilette pour se rafraîchir et passer son smoking.

Moins d'une heure avant l'heure H !

Il était enthousiaste quoi qu'un peu stressé, mais il aimait ce stresse de la grande première.

Il allait faire découvrir un talentueux nouvel artiste à un public de connaisseurs et c'était excitant !

Puis, quand il fut fin prêt, il tritura une dernière fois son nœud papillon et il retourna dans la salle d'exposition.

Il était dix-huit heures quarante-cinq et certains serveurs se mirent en charge d'ôter les films recouvrant les petits fours et canapés.

Ils avaient aussi sortit des bouteilles de champagne des caisses et les avaient posé dans un coin bar monté pour leur besoin et les autres serveurs passaient un coup de chiffon sur les coupes pour la énième fois.

...

Ils appréciaient travailler pour Castiel.

Il était un employeur sympathique, il les payait généreusement alors qu'ils ne lui en avaient pas demandé tant et ils voulaient du coup lui offrir un service de perfection.

Et Castiel qui n'avait pas idée de leur dévotion, était satisfait de leur travaille et ce soir, il pensait déjà à leur octroyer une petite prime pour la soirée.

Les avoir tous auprès de lui le faisait se sentir mieux.

Ils étaient une équipe et c'était peut-être ce qui réduisait puissamment son stress.

Ils étaient tous là pour la même chose ! Accueillir le public !

Cette soirée était celle de l'artiste et ils étaient là pour que sa soirée soit parfaite !

Puis il fut enfin dix-neuf heures et les premiers invités arrivèrent en nombre.

Ils voulaient tous faire partie des premiers à découvrir le nouveau talent dont il leur avait fait les éloges et leur ponctualité en était le preuve flagrante.

Posté auprès du portier, Castiel accueillit alors tous ces gens parés de leur plus beaux habits, leur promettant à tous de leur consacrer un peu de son temps durant la soirée et de leur présenter l'artiste Winchester quand il serait arrivé.

Puis le nombre d'invités arrivés commençant à approcher de la totalité, Castiel s'inquiétait que Winchester et son manager ne soient pas encore là quand Samuel apparu enfin... seul...

« -Bonsoir. Dit Samuel.

« -Bonsoir. Vous êtes seul ? S'inquiéta-t-il.

« -Oui, désolé...

« -Il ne vient pas ? Le coupa Castiel.

« -Oh ! Si si ! Ne vous inquiétez pas.

Castiel souffla de soulagement.

« -Je viens de l'avoir au téléphone. Poursuivit Samuel. Il y a eut un accident de la circulation à six rues d'ici et il est coincé là-bas, il arrive dès que c'est débouché. Il m'a prié de l'excuser auprès de vous, il était hors de lui.

« -Ce n'est pas grave du moment qu'il arrive.

« -C'est ce que je lui ai dit. Mais bizarrement, lui qui n'osait pas venir jusqu'à aujourd'hui, est très énervé d'être coincé dans ce bouchon et d'arriver en retard.

Castiel sourit.

« -C'est les bouchons ça ! Ca énerve. Dit-il amusé.

Samuel rit alors en lui tapotant le bras.

« -Ca doit être ça oui.

« -Bien ! En attendant, je pourrais vous introduire auprès des personnes qui ont déjà acquit une toile de Winchester.

« -Ok ! Allons-y.

Ils firent alors le tour des invités et Castiel fut épaté de l'aisance du jeune homme face à tous ces mondains.

Puis apercevant Balthazar que le portier fit entrer après vérification de son carton, il se déplaça vers une zone désertée par les invités qui s'agglutinaient autour de Samuel et Balthazar vint vers lui.

« -Salut ! Lui dit-il son regard perçant fouillant la foule.

Et Castiel sut tout de suite ce qu'il cherchait, il cherchait Dean.

« -Salut. Lui répondit-il avant de se tourner vers un serveur derrière lui, invitant Balthazar à prendre une coupe sur le plateau pour éviter de moindre questionnement tout de suite.

Puis prenant lui aussi une coupe, il reporta son attention sur lui.

« -Je te fais visiter ? Dit-il dans un sourire.

« -Avec plaisir. Dit Balthazar d'un ton empreint de séduction.

Castiel vida alors sa coupe d'une traite et la posa rapidement sur le plateau d'un autre serveur qui passait près de lui, avant de faire signe à Balthazar de le suivre vers le fond de la galerie afin de lui montrer LA toile qui, il le savait et il l'aurait parié des millions, allait lui plaire : « Le taxi man »

Et il eut raison, Balthazar en resta bouche bée et Castiel l'abandonna là quand un autre invité l'appela pour réserver une toile.

Castiel accrocha alors un petit carton « Réservée » à l'affichette de la toile et ils convinrent que l'acheteur la paierait en fin de soirée.

Retournant auprès de Balthazar qui avait avancé de quelques tableaux, ce dernier lui sourit.

« -Tu es très fort Castiel... Tu savais qu'elle me plairait hein ?

« -Oui, c'est pour ça que je voulais que tu la vois tout de suite, qu'elle ne te passe pas sous le nez.

« -Merci.

« -De rien.

« -Je la prend.

« -Ok. Dit-il en sortant un autre petit carton « Réservée » de sa poche pour aller l'accoler à la toile, avant de retourner auprès de lui.

« -Voilà ! Dit-il dans un grand sourire.

Balthazar acquiesça, le sondant.

Ca y est ! Le moment était venu, il le sentait dans son regard.

« -Dis moi Castiel... je n'ai pas vu ton petit ami... où...

Et il ne put finir sa phrase, coupé par la voix de Samuel qui résonna dans la galerie.

« -AAHH WINCHESTER ENFIN ! S'exclama-t-il pour que tout le monde l'entende.

Castiel se retourna alors brusquement et fouillant des yeux, la foule près de la porte, tout ce qu'il vit et qui le figea sur place, c'est Dean en smoking qui planta son regard dans le sien une fois qu'il l'eut capté et se dirigeait à présent d'un pas décidé vers lui.

Immobile, le cœur en folie, le souffle court, Castiel le regarda alors approcher, il n'y avait plus rien autour, juste Lui ! Lui ! Lui !

Et quand Dean fut à sa hauteur, il n'eut le temps de rien dire, que ce dernier l'attrapait par la main et l'entraînait au fond de la galerie où il leur fit passer la porte de service qu'il referma derrière eux.

Se retournant alors vers lui, Dean le poussa ensuite contre le mur près de la porte.

Son souffle était tout aussi précipité que le sien et il se regardèrent en silence une seconde, avant qu'ils ne se mettent à parler en même temps.

« -Dean comment.. « -Tu ne m'as pas appelé !

« -Appelé ? Si ! Mais l'agence...

Et il ne put finir sa phrase, car son cœur explosa.

Explosa quand la bouche de Dean s'empara de la sienne dans un baiser possessif et profond auquel il répondit tout de suite en s'agrippant à sa veste.

Et s'embrassant comme des affamés, ils n'arrivaient plus à se raisonner.

Castiel était au seuil de la folie, tant il croyait ne plus jamais le revoir.

Et Dean profitait de ce baiser pour ne jamais l'oublier si Castiel le rejetait quand il saurait qui il est. Ce baiser était peut-être le dernier ! Le dernier !

« Bon sang Cass ! Ne me rejette pas. » Le pria-t-il en pensées.

Puis posant ses deux mains de chaque coté du visage de Castiel, qui enroula ses bras autour de lui en pressant son corps contre le sien, Dean lâcha un long soupir de satisfaction.

Castiel en sentit son dos se couvrir de frissons, mais desserrant son étreinte, il posa ses mains sur son ventre, repoussant Dean en s'arrachant à sa bouche.

« -Dean... Souffla-t-il. Joue pas avec moi, qu'est ce que tu fais ? Qu'est ce que tu fais ? Répéta-t-il. Et puis... que fais tu ici ? L'agence m'a dit que tu étais parti je... comment ?

« -Je... Je suis Winchester. Lâcha Dean sans passer par quatre chemins, le cœur battant comme un fou, la boule au ventre.

« -Quoi ?

« -Je suis Winchester. Répéta-t-il plus bas.

« -Winchester ?

« -Oui... Dean Winchester pour être exact je...

« -...

Castiel en resta coi.

« -Excuse moi de ne pas te l'avoir dit tout de suite mais... déjà j'aurais dû être Jay ce soir là et... Et je ne voulais pas tout mélanger je... je suis venu ici plusieurs fois, mais à chaque fois je me suis dégonflé... j'avais peur que tu me rejettes... je voulais te le dire... et puis j'ai lâché l'agence... J'ai été chez toi, tu n'y étais pas, je t'ai laissé un mot, mon numéro, mais tu ne m'appelais pas... je suis venu ici aussi... Mais j'avais peur que tu me rejette Castiel... Je suis désolé. Finit-il tout bas en baissant la tête.

...

Pas sûr de tout comprendre dans la chronologie de ses dires, Castiel enregistra tout de même toutes les informations et les analysa très vite.

Il se retrouvait avec un fait incontestable devant les yeux et qui lui fit exploser le cœur de joie.

Devant lui se tenaient Dean et Winchester !

C'était complètement dingue !

« -Est-ce que tu te rends compte ? Dit-il alors en lui faisant relever la tête de ses mains sur ses joues ?

« -Me rendre compte de quoi ? Dit-il, sa mine triste s'effaçant face à la lueur qui illuminait le visage de Castiel.

« -Que tu es les deux plus belles choses qui me soient arrivées dans la vie. Dit-il dans un sourire. Mes deux coups de foudre réunis dans un même corps et...

« -Et ? Répéta Dean, reprenant son sourire d'entendre ses mots.

« -Tu m'a tellement manqué Dean... Dit Castiel tout bas, ses lèvres frôlant les siennes.

Enroulant ensuite ses bras autour de son cou, Castiel faufila sa langue dans sa bouche, l'emportant dans un voluptueux baiser d'une tendresse infinie et Dean y répondit avec délice, soupirant autant de soulagement que de plaisir.

Oh oui il lui avait tellement manqué aussi...

Puis la porte près d'eux s'ouvrit, les faisant sursauter et tourner la tête vers celle-ci et Samuel apparu.

« -Qu'est ce... Oh pardon ! Dit-il en les découvrant enlacés et se rendant compte qu'il venait d'interrompre quelque chose.

« -C'est rien. Dit Dean alors que Castiel décrochait ses bras de son cou.

Et Samuel sourit, amusé, sidéré et complètement largué, tout ça en même temps.

« -Je me fais peut-être des idées, mais quelque chose me dit que vous vous connaissez déjà... Plaisanta-t-il.

Dean et Castiel sourirent timidement, quelque peu gênés.

« -Oui en effet. Confirma Castiel.

« -C'est une longue histoire. Dit Dean.

« -J'imagine oui... Par contre, bon, là on a pas le temps, parce que tout le monde attend le grand Winchester, mais je vous garantie que vous n'allez pas vous en tirer comme ça... J'ai clairement loupé un épisode et je veux tout savoir... Dit-il avec un sourire en coin.

« -Tu sauras. Lui dit Dean. Ce que tu as à savoir...

« -Je veux tous les détails !

« -Pas questions !

« -Faux frère !

« -Tu auras les grandes lignes pour combler ta curiosité, mais tu te contenteras de ça. Dit Dean avec un grand sourire de gamin.

« -Mais...

Et Castiel qui les regardait se chamailler, amusé par leur complicité, finit par les interrompre.

« -Et si on y allait ?

Dean et Samuel le regardèrent alors tout sourire, en acquiesçant et Samuel ouvrit la porte, se reculant pour les laisser sortir en premier.

...

Et quand ils furent dans la galerie, Samuel posa sa main droite sur l'épaule de Dean avant de lever son autre main en l'air.

« -Mes amis ! Scanda-t-il pour attirer l'attention. Voici Winchester ! Finit-il en le désignant, tandis que Castiel en faisait de même de l'autre coté.

Et c'est un tonnerre d'applaudissements qui éclata dans la salle.

Au delà de l'embarra, Dean ne savait plus quoi faire de lui même et l'envie de prendre ses jambes à son cou quand il vit les gens commencer à s'approcher de lui fut très forte, jusqu'à ce qu'une main se glisse dans son dos.

Se tournant alors, il vit Castiel qui lui souriait et il lui sourit, avant de retourner son attention sur la première personne devant lui, se retrouvant nez à nez avec Balthazar.

« -Tu es Winchester ? Dit-il en lui tendant sa main.

« -Oui aussi. Lui répondit Dean dans un sourire en serrant la main tendue.

« -WOW ! Bravo mec ! J'adore ce que tu fais !

« -Et bien merci. Dit-il embarrassé.

« -Ne sois pas gêné. Lui dit Castiel près de son oreille. Tu le mérites, ton travail est sublime.

Puis ce fut le début d'une longue ribambelle de félicitations et de compliments.

Castiel dû le laisser plusieurs fois pour s'occuper des réservations de toiles, mais revenait toujours près de lui, accueillit à chaque fois par un sourire reconnaissant de Dean qui ne se détendait qu'en sa présence à ses cotés.

Puis, vers dix heures, Jessica apparue à l'entrée et toute la gente masculine eut comme un blanc.

Cette robe, cette pièce unique que Castiel lui avait offerte pour l'occasion, faite de mousseline et de soie vert d'eau, moulait son sublime corps à la perfection et Castiel sourit.

Il savait que cette robe lui irait à ravir.

Mais seule à l'entrée de la galerie, elle semblait perdue sous tous ces regards qui la dévoraient, alors les excusant auprès des personnes près d'eux, Castiel tira Dean par la main pour aller accueillir son amie.

Le voyant approcher, les yeux de Jessica se posèrent immédiatement sur sa main qui tenait celle de Dean, puis sur Dean lui même et un petit sourire qu'il connaissait très bien apparu sur ses lèvres.

Et une fois à sa hauteur, Castiel déposa un baiser sur sa joue.

« -Jessica, tu es magnifique.

« -Merci Cassie. Dit-elle en rosissant.

« -Je te présente Dean, qui est aussi Winchester...

« -Winchester ?

« -Dean, voici Jessica, on se connaît depuis qu'on est gosses.

« -Enchanté. Dit Dean en lui serrant la main.

« -Mais... mais... ravie de vous rencontrer aussi mais... vous êtes Winchester ? C'est Winchester ? Répéta-t-elle à Castiel.

« -Oui... C'est une longue histoire. Mais pour résumer je connaissais Dean mais... il ne m'avait pas dit qu'il était le fameux Winchester...

Jessica le regarda avec de grands yeux.

« Je t'expliquerai Jessica... C'est une histoire de fous.

« -T'as intérêt ! Dit-elle dans un sourire angélique. Mais dis donc, tu as triché, comment je peux rivaliser moi maintenant ? Tu as pris le seul beau gosse de la soirée ! Finit-elle tout bas.

« -J'avoue. Dit-il amusé, en jetant un coup d'œil à un Dean embarrassé avant de passer son bras dans son dos.

« -Quoi que... Poursuivit Jessica en regardant sur leur droite.

Castiel et Dean se tournèrent alors dans la direction de son regard et découvrirent Samuel qui venait vers eux.

Dean s'approcha alors de Jessica pour lui parler à l'oreille et elle rougit légèrement.

« -Il s'appelle Samuel, c'est mon ami et il est célibataire... Lui dit-il avant de lui décocher un clin d'œil et de tirer Castiel par la main pour l'éloigner.

Samuel les regarda filer, mais ses yeux se reposèrent vers la jeune femme qu'ils venaient de quitter et qu'il aurait aimé qu'ils lui présentent.

Castiel et Dean se tournèrent alors vers lui et le virent souffler un bon coup pour se donner du courage avant de se décider à aller l'aborder.

« -J'espère qu'il aime les filles vives et avec du caractère, parce que Jessica est un vrai ouragan. Dit Castiel avec un sourire amusé.

« -Trop tard pour s'en inquiéter maintenant. Dit Dean amusé à son tour. Mais ils se marrent déjà, c'est bon signe non ?

Castiel secoua la tête en regardant leurs amis qui semblaient effectivement avoir un bon feeling et entraîna Dean plus loin.

La soirée se poursuivant tranquillement, bientôt toutes les toiles sans exception avaient trouvé acquéreur, Dean n'en revenait pas et quand l'exposition se changea en cocktail, Balthazar s'éclipsa après avoir glissé discrètement le chèque pour sa toile dans la poche de Castiel.

Et quand vers minuit les autres invités commencèrent à partir, Castiel s'installa au pupitre de l'entrée et commença à récupérer les chèques en échange de certificats pour les toiles vendues qui seraient livrées aux acquéreurs après la période d'exposition.

La salle se vida alors très vite et Dean en avait mal aux joues à force de sourire à tous les gens qui venaient encore le féliciter avant de s'en aller.

Puis quand il ne resta plus que Dean, Jessica et Samuel, Castiel fit signe au portier de fermer la porte et de les suivre au fond de la galerie.

Il était un peu plus d'une heure du matin et ils trinquèrent alors avec tous les employés à cette soirée parfaite.

Ensuite, les serveurs rangèrent en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tandis que le portier prenait congé son chèque en poche.

Samuel raccompagna Jessica à sa voiture et revint un quart d'heure plus tard l'œil brillant et le sourire aux lèvres, avant de rappeler à Dean qu'il lui devait des explications et de partir à son tour.

Castiel distribua ensuite les chèques des serveurs qui le remercièrent chaleureusement de la prime surprise octroyée, avant de partir les uns derrière les autres jusqu'au dernier.

Et il finit en rangeant les chèques pour les toiles, ses papiers, ses carnets à souches dans son sac avant de s'apercevoir que Dean n'était plus près de lui.

Faisant alors un tour d'horizon sur la salle, il le vit à travers le pilier transparent où était accroché la toile de l'Hudson et le rejoignit.

...

« -C'est mon coup de cœur cette toile. Lui dit-il, alors que Dean passait son bras dans son dos.

« -Je sais... Elle est à toi. Dit-il en pivotant vers lui.

« -Quoi ? Mais je croyais que tu ne voulais pas la vendre !

« -C'est le cas ! Je ne veux pas qu'il y ait une histoire d'argent entre nous, je te l'offre, elle est à toi. Dit-il en caressant l'angle de sa mâchoire du bout des doigts.

« -Mais...

Puis comprenant le sens de « pas d'histoire d'argent entre nous », Castiel n'insista pas.

« -Merci... Je ne sais pas quoi dire d'autre que merci. Dit-il les yeux brillants.

Dean lui sourit alors et Castiel se sentit fondre sous son regard.

« -C'est rien à coté de ce que tu as fais pour moi Cass.

Lui souriant, Castiel enroula alors ses bras autour de son corps, enfouissant son visage dans son cou et quand Dean posa sa main à l'arrière de sa tête, il ferma les yeux, traversé par un doux frisson.

Dieu qu'il était bien là...

Cette chose dans son cœur avait prit tellement d'ampleur en cet instant qu'il en aurait pleuré de bonheur.

Il ne savait pas encore s'il s'agissait de cette chose qui s'écrit avec un grand A, mais s'il y avait une chose dont il était sûr, c'est que ce qu'il ressentait pour Dean était si fort qu'il ne pourrait plus jamais se passer de lui...

Et puis il se dit que si... Si ce n'était pas de l'Amour, qu'est ce que cela pourrait être d'autre ?

Son corps, son cœur, son âme se voulaient à lui... à lui... tout à lui...

Et son cœur faisant un bond quand il le réalisa, Castiel se redressa pour faire face à Dean.

Se regardant tous deux un instant en silence, se dévorant du regard, le cœur battant étrangement dans le désordre, ils ne se dirent rien mais comprirent tout.

Ils savaient tous deux ce qu'ils faisaient avec l'autre, ce que l'autre faisait là aussi et ce qui allait se passer à présent.

Aucune barrière, aucun règlement, ils étaient libres d'être ensemble.

Alors quand Dean enfouit le bout de ses doigts dans ses cheveux à l'arrière de sa tête, Castiel approcha son visage du sien, lèvres entrouvertes, réclamant sa bouche et Dean se pencha sur lui pour l'embrasser.

Et tout était dit.

Hier ils étaient des inconnus, jouant la comédie de l'amour et aujourd'hui, ils n'avaient plus qu'une envie, celle de le vivre en réalité, celle de se connaître en détail, celle de s'apprendre par cœur, de découvrir cet autre jusqu'au bout des doigts, jusqu'à ses pensées les plus profondes...

Et aimer ça.

Sûrs de ne jamais pouvoir se passer de Lui... et vivre cet … Amour... fulgurant... déconcetant... qui les avait renversé si vite.

Oh oui ils allaient dévorer cette nouvelle vie côte à côte, main dans la main et parcourir ce tout nouveau chemin qui s'ouvrait devant eux... ensemble...

Et leur baiser s'amplifiant, Castiel remonta ses mains dans le dos de Dean, pressant d'avantage son corps contre le sien en soupirant, tandis que Dean caressait son visage de ses pouces.

Caresse d'une telle douceur, d'une telle délicatesse que Castiel en eut un frisson.

Dean était si délicat avec lui, si doux... si doux... comme s'il lui parlait par les gestes.

Quittant délicatement sa bouche, Castiel éloigna alors son visage de quelques centimètres du sien pour le regarder.

Puis ramenant sa main droite jusqu'à sa joue, il caressa l'angle de sa mâchoire du bout des doigts.

Dean lui sourit alors et répondant à son sourire, Castiel regarda ses doigts se déplacer jusqu'à sa bouche.

Et quand la pulpe de ses doigts entra en contact avec celle de ses lèvres, caressant son sourire, il releva les yeux vers les siens.

« -Par qui as tu été peint pour être si parfait ? Dit-il tout bas, glissant sa main sur sa joue, ses lèvres frôlant les siennes avant d'y déposer un baiser léger comme une plume.

« -Dis moi quel dieu t'as sculpté et je te dirai qui m'a peint. Dit Dean dans un sourire charmeur.

Castiel répondit à son sourire en rosissant, embarrassé d'avoir formulé sa pensée à voix haute et Dean se mordilla la lèvre, il adorait le voir rougir.

...

« -Il te reste autre chose à régler ici pour ce soir ? Demanda Dean en regardant autour d'eux.

« -Non...

« -Que veux tu faire maintenant alors ?

Castiel se mordilla la lèvre un instant.

« -As tu un chez toi ? Chuchota-t-il timidement.

Dean sourit.

« -Oui... Ca appartient à la famille de Samuel, mais c'est mon Chez Moi.

Castiel sourit à son tour, il mourrait d'envie de découvrir son univers d'artiste.

« -Tu veux qu'on aille chez moi ? Dit-il Dean.

Castiel acquiesça.

« -Si tu es d'accord...

« -Tout ce que tu veux... Dit-il en déposant un baiser sur ses lèvres. On y va ?

« -Oui. Laisse moi le temps d'attraper mes affaires.

Dean hocha la tête et Castiel l'embrassa au coin des lèvres, avant de planter son regard dans le sien.

Ils se regardèrent alors un instant, se contemplant encore, jusqu'à ce que Castiel cligne des yeux et lui sourit en secouant légèrement la tête, avant de se détacher de lui pour retourner au fond de la galerie chercher ses affaires.

« -J'en ai pour une seconde. Dit-il en s'éloignant.

Dean fit quelques pas vers la sortie de la galerie, regardant Castiel s'éloigner de lui, récupérer son sac et disparaître dans l'arrière salle, avant de réapparaître sa veste à la main et revenir vers lui en fouillant sans la poche du vêtement pour en sortir son trousseau de clefs.

« -On peut y aller ! Dit-il en se plaçant devant le tableau de l'alarme où il tapa un code avant d'éteindre les lumières.

Ensuite Dean sortit, Castiel en fit de même, ferma la porte à clef et se tourna vers lui tout sourire.

« -Ca me fait drôle de te voir activer une alarme pour protéger mes croûtes. Dit Dean en lui prenant la main.

« -Elles sont loin d'être des croûtes Dean, tellement loin... il est normal de protéger un tel trésor. Dit-il en amenant leurs mains liées dans son dos, se rapprochant ainsi de lui.

Souriant, embarrassé d'entendre son travail comparé à un trésor, Dean n'ajouta rien et se contenta de guider Castiel vers le coin de la rue où il avait garé sa voiture.

...

« -Wow. Fit Castiel en arrivant près du véhicule. Tu avais cette voiture samedi ? Dit-il en le regardant ouvrir la portière de cette chevrolet Impala noire aux chromes scintillants.

« -Non, l'agence met des voitures à disposition de ceux qui le veulent. Question d'anonymat pour moi.

« -Oui j'imagine, elle se fait assez rare dans New York.

« -J'en ai jamais vu d'autre ici.

« -Elle est magnifique.

« -Merci. Dit-il dans un grand sourire en l'invitant à s'installer dans le véhicule d'un geste de la main.

Castiel grimpa alors dans la voiture en répondant à son sourire et Dean referma la portière avant de contourner le véhicule et de s'installer au volant.

Puis, mettant la clef dans le contact, Dean stoppa son geste et se tourna vers Castiel qui avait dénoué son nœud papillon et ouvrait le premier bouton de son col en le regardant.

« -Qu'est ce qu'il y a ? Demanda ce dernier en enroulant son nœud papillon autour de ses doigts.

Se contentant de se pencher vers lui en agrippant sa nuque de sa main droite en guise de réponse, Dean prit alors sauvagement possession de sa bouche.

Répondant à son baiser avec la même frénésie incontrôlable, ses doigts enfouis dans ses cheveux à l'arrière de sa tête, Castiel en grogna de plaisir et Dean qui se sentit gonfler dans son pantalon s'arracha à sa bouche.

Essoufflés, front contre front, ils tentèrent de calmer les battements de leurs cœurs qui venaient de s'affoler, mais l'envie de plus était puissante.

« -Allons chez toi... Dit Castiel à bout de souffle en ramenant sa main jusqu'à sa joue, déposant un baiser sur ses lèvres avant de s'écarter un peu de lui pour ne pas se laisser tenter par l'irrépressible envie de reprendre sa bouche d'assaut.

Dean sourit de voir que Castiel était dans le même état que lui et résistant lui aussi au désir de sa bouche, il acquiesça et reprit lui une position normale derrière le volant avant de démarrer le moteur et de se faufiler dans la circulation.

« -Je peux te poser une question ? Dit Castiel au bout de longues minutes de silence.

« -Bien sûr, tout ce que tu veux.

« -Tu n'es pas obligé de répondre hein.

« -Dis moi Cass.

« -Tu... Pour l'agence... heu... tu...

Tournant la tête vers lui alors que Castiel n'arrivait visiblement pas à formuler sa question, il le vit se triturer les mains et il comprit tout de suite.

« -Non. Dit-il alors. Je ne me suis jamais... prostitué, je n'étais que dans la liste des « soft », si c'est bien ça que tu voulais savoir...

« -Oui... Souffla Castiel embarrassé. Je suis désolé je...

« -Ne t'excuse pas Cass. Dit Dean dans un sourire en posant sa main sur les siennes pour qu'il arrête de se torturer les doigts. Il est normal que tu te pose la question, j'aurais même dû te le dire avant que tu aies à le demander, c'est moi qui suis désolé. Et si tu veux savoir, tu étais aussi le premier mec.

« -Tu es hétéro ? Dit-il avec de grands yeux.

« -Nooonn... Dit Dean dans un sourire. Mais les hommes qui contactent l'agence veulent des escorts avec bonus tu vois ?

« -Ah oui je vois...

« -Je n'ai donc eut que des clientes... jusqu'à toi...

Castiel sourit gêné.

« -Tu ne peux pas t'imaginer le soulagement que j'ai ressentit quand tu m'as ouvert la porte... le soulagement en plus du reste...

Baissant les yeux sur la main de Dean restée sur sa main gauche, Castiel entrecroisa leurs doigts et Dean caressa son pouce du sien.

« -Ca a été la même chose pour moi... Dit-il en se tournant de nouveau vers Dean... Je... Je t'ai choisi au hasard... Souffla-t-il, les joues en feu de lui avouer ça. Et je ne remercierai jamais assez le hasard.

« -Au hasard ? Dit Dean dans un sourire amusé.

« -Oui.

« -Alors je remercie aussi le hasard, même si on aurait fini par se rencontrer ce soir quand même.

« -C'est vrai... Dit-il amusé à son tour.

« -On était fait pour se rencontrer toi et moi. Dit-il en quittant la route des yeux pour le regarder.

Se regardant tous deux dans un silence qui en disait long, ils se sourirent et Dean reporta son attention sur la route.

Cinq minutes plus tard, ils pénétrèrent dans la zone des docks et Dean s'arrêta devant un bâtiment sur deux niveaux et une grande porte qu'il ouvrit à l'aide d'une télécommande qu'il sortit de la boite à gants.

« -Tu vis ici ? S'étonna Castiel.

« -Oui. Ca paye pas de mine comme ça vu de l'extérieur mais c'est très chic. Dit Dean dans un grand sourire de gamin.

Castiel rit amusé par sa mine et Dean rentra la voiture à l'intérieur du bâtiment qui s'alluma et la porte se referma derrière eux.

Descendant ensuite de la voiture, Dean rejoignit Castiel de son coté, prit tout de suite sa main et l'entraîna vers un escalier en bois qui menait à l'étage et une porte qu'il ouvrit avant d'inviter Castiel à entrer en premier.

Se retrouvant dans le noir complet quand Dean referma derrière eux, Castiel resta immobile pour ne pas faire de faux pas et quand Dean actionna un interrupteur près d'eux, illuminant l'endroit, Castiel en resta bouche bée quelques secondes.

Les lieux ne payaient pas de mine de l'extérieur mais là...

« -C'était un atelier de confection à l'origine. Dit Dean en se collant dans son dos, entourant son cou de ses bras. C'est Samuel qui l'a fait aménager en loft pour moi. Cet endroit appartient à sa famille et comme il était désaffecté et ne lui était d'aucune utilité, son père n'y voyait pas d'inconvénient... C'est chez moi...

« -C'est génial...

Immense pièce d'au moins vingt-cinq mètres carrés, l'endroit était divisé en deux, par un long escalier de trois marches.

La partie haute, celle où ils se trouvaient, était la zone de vie, avec une cuisine aménagée dans le coin à leur gauche, à leur droite, un salon avec fauteuils et canapé, table basse, télévision et tout au fond, toujours sur leur droite, la zone correspondant à la chambre où trônait le lit et deux chevets de ce qu'il pouvait voir de sa position.

Et au bas des trois marches... L'atelier de Dean.

Et il y avait des toiles partout ! Castiel n'en revenait pas.

Un grand établi de trois mètres sur un mètre cinquante avait été installé en plein milieu, couvert de pots, de tubes, de châssis, de pinceaux, de produits en tous genres, de dessins. Quelques chevalets se dressaient placés par ci par là, certainement placés ainsi en rapport avec la lumière et un deuxième salon constitué d'une table basse et d'un canapé en forme de U avait été agencé sur la gauche de l'atelier.

Et Castiel sourit.

Il avait toujours aimé les ateliers d'artistes, cette âme, cette ambiance, ce désordre ordonné, cette odeur de peinture, qui restait légère dans un endroit de cette taille.

Oh oui il allait adorer cet endroit !

Sortit de ses pensées pas Dean qui le débarrassa de ses affaires pour les poser sur un fauteuil près d'eux, Castiel se tourna vers lui.

« -Tu as envie que je te fasse visiter ? Dit Dean en revenant à lui, posant ses mains sur ses hanches.

« -Non. Pas tout de suite. Dit-il en amenant ses avant bras de chaque coté de son cou, croisant ses poignets contre sa nuque. J'ai envie d'autre chose là tout de suite... Poursuivit-il contre sa bouche.

Faisant remonter ses mains de ses hanches à ses flancs, Dean sourit contre ses lèvres.

« Dean » avait la priorité sur « Winchester » et ça lui enleva le poids d'un doute qu'il ne s'était même pas rendu compte d'avoir.

Castiel était là pour lui et une douce chaleur lui traversa le corps.

Sortit de ses pensées quand Castiel ramena ses mains de chaque coté de son visage, le regard noirci de désir, Dean enroula fermement son bras droit dans le bas de son dos pour le faire cambrer contre lui, tout en investissant profondément sa bouche et les événements prirent tout à coup une autre tournure.

Castiel tira sur son nœud papillon qui se retrouva très vite sur le sol et c'est agrippés l'un à l'autre, s'embrassant comme des forcenés, qu'ils se dirigèrent vers le coin opposé de la pièce.

Leurs cœurs battaient comme des dingues, leurs ventres noués d'anticipation, ils n'étaient plus dans un rêve et c'est bouffés par leur désir qu'ils atteignirent leur destination et s'arrachèrent à la bouche de l'autre.

Essoufflé, alors qu'ils étaient maintenant debout au pied du lit, Dean glissa ses mains de chaque coté du cou de Castiel et se pencha à nouveau sur lui pour capturer ses lèvres entrouvertes.

Son coeur battait si fort ! Si fort ! Que s'en était presque effrayant.

Introduisant alors délicatement sa langue dans la bouche de Castiel qui l'accueillit avec la même douceur, un long soupir de plaisir, de désir, lui échappa, se mêlant au sien et souriant contre ses lèvres, Castiel agrippa ses mains à ses flancs pour coller leurs corps.

Puis, souriant à son tour, Dean quitta lentement sa bouche, caressant son visage, son regard planté dans le sien et Castiel s'écarta quelque peu de lui.

Se mordillant la lèvre inférieure, il fit alors remonter ses mains jusqu'à ses épaules pour lui ôter sa veste de smoking avant de la jeter sur un pouf près d'eux et de s'attaquer à son gilet.

Le déboutonnant rapidement, il rejoignit vite la veste et Castiel se colla de nouveau contre lui, plongeant sa bouche contre sa gorge, ses mains en balade partout sur lui.

« -Dean... Murmura-t-il contre sa peau.

Électrisé, Dean souffla doucement et quand Castiel mordilla légèrement la peau fine de sa gorge avant de le soulager d'une caresse de la langue, il sentit son sexe faire un bond sans son pantalon et gonfler un peu plus que ce qu'il était déjà.

Le souffle court, pinçant le tissus de sa chemise pour la sortir de son pantalon, Castiel fit ensuite remonter sa bouche le long de son cou, jusqu'à l'angle de sa mâchoire, la mordillant vers son menton avant de reprendre possession de sa bouche, ses doigts agiles défaisant un à un les boutons de sa chemise.

Son envie de lui devenue impérieuse, Castiel voulait voir son corps, toucher sa peau et quand le dernier bouton de sa chemise fut défait, il posa ses mains sur son ventre, caressant son épiderme jusqu'à son torse.

Tremblant sous ses caresses, dévorant sa bouche avec délice, Dean tira à son tour sur la veste de Castiel pour la lui ôter et le manque ressentit quand ses mains quittèrent son corps, fut aussi forte que son envie de le toucher Lui.

S'empressant alors de déboutonner son gilet et de le jeter par terre, il tira ensuite sa chemise hors de son pantalon et faufila ses mains dessous.

Castiel émit alors un léger grognement, suivit d'un long soupir quand il fit remonter ses mains le long de ses flancs, avant de les faire redescendre dans son dos jusqu'à sa taille où il entoura son bras droit pour le serrer contre lui.

Puis, Dean remonta sa main gauche jusqu'à sa nuque et s'arracha à sa bouche au moment où il le fit pivoter pour l'allonger sous lui sur le lit, leurs pieds au sol.

Leurs regards plantés l'un dans l'autre, partageant leurs souffles, ils se sourirent et Dean posa son coude gauche sur le matelas pour se maintenir, introduisant sa langue dans sa bouche tandis qu'il envoyait sa main droite déboutonner sa chemise.

Quelques boutons plus tard, abandonnant ses lèvres, la bouche de Dean poursuivit son exploration de lui sur la peau de son torse maintenant découverte et Castiel enfouit ses doigts dans ses cheveux, fermant les yeux, la bouche entrouverte sur un long soupir de plaisir.

Embrassant, léchant, goûtant sa peau blanche en soufflant, Dean ôta finalement le dernier bouton de la chemise, écartant les pans du vêtement pour le découvrir un peu plus, sa bouche continuant sa vertigineuse descente le long de son corps.

Et c'est un long gémissement de plaisir qui s'échappa des lèvres de Castiel quand Dean passa la barrière de sa ceinture et caressa son visage contre le renflement se son excitation, irradié de frissons, de sentir la chaleur de son souffle traversant la toile de ses vêtements jusqu'à sa chair emprisonnée.

Puis, remontant rapidement tout le long du corps de Castiel en traçant un sillon humide sur sa peau de sa langue, Dean faufilant sa langue dans sa bouche, léchant la sienne avec envie, sa main gauche s'affairant à déboucler son pantalon.

Puis, mordillant ensuite son menton, sa gorge, il redescendit parsemer son corps de baiser humides jusqu'à son bas ventre avant de se redresser pour lui ôter son pantalon et son sous vêtement dans un même mouvement fluide.

Dévorant du regard, le corps à présent entièrement nu de Castiel, qui n'attendait que lui et dont le regard voilé de désir le faisait brûler de l'intérieur, Dean se mit en charge de déboucler sa ceinture.

Mais Castiel se redressant et s'asseyant au bord du lit, arrêta ses mains pour déboucler son pantalon lui même, sa langue léchant son ventre, ses dents mordillant ses flancs, faisant grogner Dean qui le regardait faire.

Une fois le pantalon de Dean ouvert, lâchant le vêtement qui glissa jusqu'au sol de lui même, Castiel releva les yeux vers son compagnon, ses mains s'activant à lui retirer son boxer, sa langue glissant hors de ses lèvres pour s'écraser contre son sexe à peine délivré et Dean ne put retenir le long râle qui lui sortit des entrailles.

Puis, Castiel continuant à jouer de ses mains, de sa bouche, de sa langue contre sa chair qui en devenait de plus en plus imposante, Dean lui dégagea les épaules de sa chemise avant de ramener brusquement ses mains dans les cheveux de Castiel, dans un râle, quand il se sentit pénétrer la barrière de ses lèvres et cogner au fond de sa gorge.

Exquise sensation, que de sentir cette bouche, SA bouche autour de sa chair... c'était divin...

« Oh bordel de merde... Se dit-il en rejetant la tête en arrière, quand Castiel entama une série de va et vient encore plus délicieux, se sentant venir à vitesse grand V, ses doigts s'agrippant encore plus férocement à ses cheveux.

Et quand Castiel, qui caressait ses fesses, le creux de ses reins, griffa la ligne soulignant sa fesse gauche, une pulsion incroyable, presque électrique traversa sa chair pour remonter tout le long de sa colonne vertébrale, hérissant son corps de frissons incroyables.

Il allait venir.

Immobilisant alors sa tête de ses deux mains tandis qu'il était encore entièrement enfoncé dans sa bouche, il grogna.

Et baissant les yeux sur Castiel qui releva les siens sur lui, il le libéra, regardant son sexe réapparaître, la bouche ouverte dans un râle silencieux, qui se finit en grognement, quand les lèvres et la langue de Castiel titillèrent son gland au passage.

Le souffle court, excité comme jamais, Dean se pencha ensuite pour embrasser ses lèvres délicieuses en posant ses poings sur le lit, libérant ses chevilles de ses vêtements restés là.

S'accrochant alors à sa nuque pour ne pas perdre l'accès à sa bouche, Castiel recula lentement sur le lit et Dean suivit le mouvement.

Ondulant du bassin contre le sien quand ils atteignirent les oreillers, Dean en grogna tandis que Castiel en gémit fortement dans leurs bouches quand leurs érections frottèrent l'une contre l'autre.

Puis quittant ses lèvres, Dean repartit une nouvelle fois en exploration le long de son corps, s'attardant sur ses tétons, faisant gémir Castiel encore et encore à s'en rendre dingue, mais il voulait en entendre plus encore.

Alors descendant jusqu'à son bas ventre, Dean amena deux de ses doigts à sa bouche, les humidifiant de salive avant de prendre son sexe en bouche et de faire pénétrer son index en son intimité, faisant crier Castiel, pour son plus grand plaisir, quand il toucha son point sacré tout de suite.

S'activant sur sa chair pour le faire grimper dans les strates du plaisir sans aucun répit, le préparant avec précautions et attentions pour qu'il n'y ait toujours que du plaisir, Dean écoutait le moindre son sortant de sa bouche, amplifiant son excitation et son envie de le faire sien tout comme il se savait déjà être à lui au plus profond de son coeur...

Et Castiel, complètement emporté, se laissait aller au plaisir pur, au plaisir de s'abandonner entre les mains de Dean, au plaisir d'être complètement à sa merci, ne désirant qu'une chose, qu'il en soit ainsi pour toujours...

Il l'aimait... il le savait et ce n'était que le début.

Le début d'un amour qui n'en finirait plus de grandir, jusqu'à prendre toute la place et lui faire oublier jusqu'au sens du mot « solitude »... Il ne serait plus jamais seul maintenant...

Et c'est traversé par une pulsion incroyable de plaisir, qu'il se libéra dans la bouche de Dean dans un long gémissement de son prénom qu'il ne retint pas le moins du monde.

Son cri électrisant totalement le corps de Dean, il en lâcha un râle rauque, quand il retint difficilement sa propre jouissance de sa main serrant la base de son sexe, il souffla doucement pour se reprendre alors qu'il remontait à sa hauteur.

Il était au bout de ce qu'il pouvait encore retenir et c'est en plantant son regard dans celui de Castiel qu'il prit son membre en main et le guida jusqu'à son intimité.

Pénétrant alors doucement en son corps, le plaisir qui les envahit rapidement fut au delà des mots qu'ils avaient envie de se crier, il était étourdissant, enivrant, mais ils ne se quittèrent pas des yeux, se soufflant leur satisfaction au visage, ce bonheur de ne faire plus qu'un l'un avec l'autre...

Gémissant de concert, poussée après poussée, l'envie du goût de l'autre, s'imposant comme un manque, leurs langues léchant leurs lèvres, caressant leur consœur, ils finirent par unir leurs bouches fiévreusement, brutalement, s'agrippant l'un à l'autre avec force et quand dans une ultime poussée Dean fut enfin en Castiel jusqu'à la garde, ils stoppèrent tout.

Se regardant alors une seconde, essoufflés, affamés, ils se sourirent.

Puis se mordant la lèvre, en totale béatitude de sentir Dean en lui, Castiel enroula lentement ses bras autour du cou de son compagnon et Dean qui sentait le cœur de Castiel pulser violemment autour de sa chair, se mit à bouger.

Dean allant et venant en de très longs et profonds mouvements dans la fournaise de son corps, Castiel ne put bientôt plus maintenir son regard dans le sien et c'est en lâchant un gémissement sortit du plus profond de son cœur, qu'il rejeta la tête en arrière en s'agrippant à ses cheveux.

Plongeant alors sa bouche contre sa gorge, léchant sa peau en râlant de plaisir, Dean était inondé de bonheur.

Oui il aimait Castiel... depuis le premier jour... depuis le premier regard... C'était complètement irrationnel, mais maintenant il le savait !

Et faire l'amour à Castiel, faire l'amour à quelqu'un qu'on aime, voilà bien quelque chose de merveilleux, ça changeait tout ! C'était tout simplement extraordinaire...

Souriant contre la peau fine sous son oreille, soufflant son plaisir, respirant son odeur délicieuse, il ne put retenir l'émotion qui l'envahit tout à coup.

« -Je t'aime Castiel... Lui chuchota-t-il dans un souffle à l'oreille.

Le souffle coupé d'entendre ses mots, Castiel ramena alors son visage vers le sien, submergé par la même émotion quand son cœur qui pulsait déjà vite, rata un battement, puis un autre, puis encore un autre, avant de se mettre à battre dans un rythme dangereusement désordonné.

Dean releva alors la tête à son tour, s'emparant tendrement de sa bouche, l'emportant dans un baiser délicat et remplit de cet amour qu'il se savait partager avec lui.

Puis se sentant tous deux venir à une vitesse fulgurante, leur jouissance arriver au point de non retour, leur baiser devint plus profond, plus gourmand, emplit de leur gémissements de plaisir étouffés.

Et c'est dans un ultime coup de reins libérateur de Dean, que Castiel s'arracha à la bouche de son compagnon pour inspirer assez d'air et expulser l'orgasme dévastateur qui l'enflamma le laissant au bord de la combustion spontanée tandis que Dean se déversait en lui, emporté par la même explosion de plaisir ravageur, les laissant vidés de toute énergie.

...

Tous deux anéantis de plaisir, Dean échoué de tout son poids sur Castiel, ils tentèrent alors de reprendre un semblant de respiration, de redonner un rythme normal aux battements de leurs cœurs qui n'en finissait plus de battre la chamade.

Et c'est au bout d'une longue minute que Castiel rouvrit les paupières sur ses yeux brillants et enfouit les doigts de sa main droite dans les cheveux de son compagnon, en fixant le plafond.

« -Moi aussi... Dit-il le souffle toujours quelque peu difficile. Moi aussi je t'aime Dean.

Relevant alors la tête brusquement dans un sourire qui l'aurait fait tombé par terre si Castiel n'était pas déjà allongé et en sécurité sous son corps, Dean le regarda de longues secondes en silence, détaillant le moindre millimètre carré de son visage avant doucement déposer ses lèvres sur les siennes et de l'emporter dans un baiser d'une douceur et d'une tendresse infinie qui le fit frissonner.

Un long baiser délicieux remplit d'amour et de promesses qu'ils partagèrent pendant de longues minutes et qui les apaisa, mais qui fit battre leur cœur un peu plus fort à chaque seconde, pour Lui, pour cet autre qui avait réussit à y entrer sans invitation et qu'il n'était plus question de laisser partir.

Puis, le sommeil les gagnant, mais l'inconfort du résultat de leur jouissance n'étant pas des plus agréable, Dean entraîna Castiel hors du lit jusqu'à la douche où ils se nettoyèrent rapidement avant de s'embrasser encore un long moment.

Buvant l'eau à la bouche de l'autre, caressant leurs corps avec douceur, s'apprenant par cœur du bout des doigts encore et encore sans chercher autre chose, ils finirent par sortir de la cabine, se séchèrent rapidement et retournèrent se glisser sous les draps, s'endormant dans les bras l'un de l'autre, ivres de bonheur d'être ensembles.


Quand Castiel ouvrit les yeux, il faisait jour, quelle heure pouvait-il être ? Il n'en savait rien et n'en avait rien à faire, il était bien.

Observant Dean qui dormait encore et qui était face à lui, il se mordit la lèvre, il était si beau...

Ce mec avait tout pour lui, tout pour plaire et il était avec lui...

Souriant à cette pensée, il caressa son visage du bout de son index, redessinant le contour de sa mâchoire avant de passer sur sa lèvre inférieure et de ne pas réussir à résister à l'irrépressible envie de déposer ses lèvres sur les siennes.

Ses lèvres chaudes, ses lèvres délicieuses qu'il aimait tant.

S'appuyant ensuite sur son coude, posant sa tête sur sa main, il continua de le regarder dormir avec un plaisir non dissimulé. Il ne pouvait plus s'empêcher de sourire, c'était plus fort que lui, il l'aimait tellement et plus à chaque minute !

Puis, sentant son cœur accélérer rien que d'y penser, il secoua la tête, avant de se laisser distraire par ce qui les entourait plus particulièrement l'atelier de Dean qui se trouvait face à lui.

Regardant alors les toiles disséminée un peu partout, de loin, n'en revenant pas des merveilles qu'il découvrait malgré la distance, bouffé par sa curiosité, il jeta un coup d'œil à Dean qui dormait encore paisiblement, hésita un moment et finit par se laisser tenter.

Se levant alors doucement pour ne pas réveiller son compagnon, il sortit du lit et c'est nu, qu'il contourna le lit et descendit les trois marches, pénétrant dans l'atelier en essayant de ne pas trop faire grincer le plancher sous ses pas.

...

Marchant lentement, il ne savait plus ou poser ses yeux, Dean était un artiste prolifique et toutes ses toiles étaient merveilleuses, c'était complètement dingue.

Il n'en revenait pas qu'il soit resté dans l'anonymat pendant toutes ces années, c'était complètement illogique et tellement injuste qu'il ait tant galéré avec un talent pareil.

Coup de cœur sur coup de cœur, il se remplissait les yeux, parfois traversé par une émotion, d'autre fois un frisson, parfois par un coup au cœur pour certaines toiles qui lui rappelaient des choses...

S'éveillant à son tour, Dean ouvrit les yeux sur une place vide.

Où était passé Castiel ?

Puis entendant un grincement de plancher derrière lui, il sourit et se retourna silencieusement...

Il était là...

Ne pouvant empêcher son cœur de faire un bond en le découvrant dans son univers, se baladant entièrement nu, son corps pâle au milieu de ses toiles, il se fit la réflexion qu'il s'essaierait bien à le peindre nu au moins une fois, juste pour lui...

Souriant en coin face à son idée qui n'était pas si mauvaise que ça, il continua de l'observer, le regardant s'approcher d'une toile bien particulière qu'il avait aussi peinte pour lui même et dont il ne se séparerait jamais.

Et justement c'est vers celle ci qu'il allait à présent...

Avançant toujours lentement, Castiel se retrouva face au dos d'un chevalet et d'une toile dont, le nom étant écrit derrière, prouvait qu'elle était très certainement terminée.

Un joli nom, très poétique : « Ma Lumière ».

Fort d'une excitante curiosité de découvrir une des dernières œuvres de Dean, il contourna alors lentement le chevalet avant de s'immobiliser devant la peinture, saisit de stupéfaction.

« -C'est... Dit-il à haute voix.

« -Toi. Termina Dean qui s'était discrètement faufilé derrière lui et entourait à présent son cou de ses bras, son corps nu collé dans son dos, son menton posé sur son épaule.

« -Mais comment ? Quand ?

« -Samedi soir...

« -Samedi ?

« -Oui... quand je suis rentré... j'avais l'esprit remplit de toi et... je me suis couché, je pouvait pas dormir, j'étais obsédé par cette image de toi, appuyé à la balustrade, avec l'Hudson et le coucher de soleil en fond, ton profile, cette lueur dans ton regard... je... alors je me suis relevé et je t'ai peint jusqu'au petit matin... et chaque jour jusqu'à cet après midi quand je l'ai terminé...

Amenant sa main devant sa bouche, Castiel ferma les yeux, ému et touché et...

« -Wow... souffla-t-il contre ses doigts en rouvrant les yeux.

Puis déroulant ses bras d'autour de son cou pour le faire se tourner vers lui, Dean lui sourit.

« -Tu es Ma Lumière Castiel... Dit-il en prenant son visage entre ses mains.

« -Je t'aime Dean...

« -Moi aussi je t'aime Cass. Dit-il contre ses lèvres avant de l'emporter dans un baiser lui assurant la même chose...

.


VOILA ! 3/3 !

J'espère que cette petite histoire vous a plus.

Hmm ils vont me manquer ces deux là...