Note d'auteur 1 : Hey ! Nous revoilà pour une nouvelle traduction, qui on l'espère, vous plaira !

Pour ceux qui suivent To Be Loved : la suite mettra un peu de temps à arriver.

Thanks to hunnyfresh for allowing us to translate her fanfiction (Link of the original story into our profil) Merci à hunnyfresh pour nous avoir permis de traduire sa fanfiction (Lien de l'histoire originale dans notre profil).

Disclaimer : Les personnages de Once Upon A Time ne nous appartiennent pas, tout comme l'histoire originale qui appartient à hunnyfresh. Seule la traduction est de nous. Le titre de cette fanfiction est tiré de la chanson Letters From War de Mark Schultz.

Si quelques fautes d'orthographe se sont glissées dans le chapitre, nous nous en excusons d'avance )

Bonne lecture !


« Ce serait merveilleux pour votre image, Madame le Maire. » Sidney suivait Regina jusqu'à son bureau, les bras chargés de quelques documents qu'il agitait devant le visage de la brune. Celle-ci souffla d'agacement et lui lança un regard noir quand l'un des papiers faillit couper le petit garçon de six mois qu'elle tenait dans ses bras, bien calé contre sa hanche.

« Faites attention ! » Siffla-t-elle.

Sidney baissa honteusement la tête et ses joues chauffèrent sous le regard de la brune.

« Mes excuses » Dit-il malgré son embarras. Ce petit incident ne l'empêcha cependant pas de continuer sur sa lancée. « Mais pensez un peu aux gros titres : 'Le Maire de Storybrooke soutient les troupes.' Ça ne vous ferez pas de mal d'avoir quelques alliés dans l'armée, Regina, même si ce ne sont que des soldats. »

Regina soupira en positionnant correctement Henry dans ses bras tout en récupérant les papiers que Sidney lui tendait. « Vous savez bien que j'ai adopté Henry il y a quelques mois. Je dirige déjà cette ville et maintenant je suis aussi maman. Je n'ai pas le temps pour m'occuper de ces étrangers. »

« Ce n'est pas comme si vous alliez les héberger. Vous allez seulement être en correspondance avec eux. Cela remonterait le moral aux soldats qui on le mal du pays. » Assura Sidney. Puis, voyant toujours l'hésitation de Regina, il rajouta : « Vous ne serez pas enrôlée dans cette guerre. »

« Évidement. » Elle appuya sa tête sur celle d'Henry quand le garçon se mit à s'agiter pour attirer l'attention de sa mère. Regina posa instinctivement un baiser sur ses petits cheveux bruns afin de l'apaiser. Après avoir examiné les documents, elle fixa Sidney puis la porte. Elle n'eut pas besoin de parler pour que le journaliste se précipite à quitter le bureau.

Regina alla s'asseoir, Henry sur ses genoux pendant qu'elle lisait quelques informations sur le soldat qui allait être son correspondant. « Je suppose qu'on va se faire un nouvel ami, Henry. Est-ce que ça te plaît ? » Henry se mit à gargouiller puis il tendit sa petite main afin de saisir les quelques objets qui été à sa portée avant que sa mère ne puisse réagir. Regina poussa les affaires qui traînaient sur son bureau pour que son fils ait de l'espace. Elle embrassa sa tempe pendant qu'elle lisait le nom du soldat.

Emma Swan

Fort Benning, GA.

Une grenade explosa au loin dans un énorme bruit qui perça les oreilles d'Emma pendant qu'elle allait s'accroupir dans une des tranchées fraîchement creusée, assez grande pour l'abriter, elle ainsi que son Sergent et deux autres soldats de sa troupe. De la sueur coulait le long de son front, le poids de ses armes pesant sur ses épaules alors que des balles étaient tirées par des soldats perchés sur de grandes tours, visant stratégiquement le champ de bataille.

Les simulations qu'Emma avait vécues pendant sa formation d'infanterie étaient le plus souvent faites à pleine vitesse avec la présence permanente du danger. Le monde été toujours choqué par les récents événements survenus à New York il y a un mois, alors l'équipe d'Emma ainsi que le reste de l'armée Américaine étaient entraînés plus durement que jamais. Une partie de son équipe se présentait comme l'ennemi, mais ils avaient tous la même mission : Neutraliser la menace.

Cet entraînement était particulier puisque l'équipe d'Emma étaient limitée en équipements, n'utilisant rien de plus que leurs outils de tranchée. Alors qu'elle aurait pu utiliser une arme, le combat rapproché était plus approprié, et, aussitôt que les tirs cessèrent, il lui fallut moins d'une seconde pour reprendre son souffle, tandis que ses coéquipiers surveillaient la zone. Sur le signal de leur supérieur, ils sortirent de la tranchée, permettant à l'obscurité de les cacher.

Le sergent Booth quant à lui, était le seul à être resté dans la fosse, jouant le rôle d'un camarade blésé, alors qu'en réalité il était chargé de les chronométrer, évaluant la vitesse à laquelle ils réussiraient l'entraînement.

Son équipe restait à couvert, près d'un des murs d'une petite maison, désormais en ruine, guettant attentivement chaque mouvement dans le calme de la nuit. Le soldat qui ouvrait la marche donna le feu vert pour avancer, mais Emma, qui était à l'arrière sentit le métal d'un AK-47 dans son dos. Les deux autres membres de l'équipe restés avec elle n'avaient rien remarqué. La blonde devina rapidement que son ennemi avait réussi à se faufiler dans le silence de la nuit. Elle grimaça, plaçant ses mains derrière sa tête en signe de capitulation. Elle se tourna lentement pour faire face au Première Classe Cassidy, la victoire se lisait déjà dans ses yeux tandis qu'il pointait son arme sur elle.

« Désolé Em' » S'excusa-t-il. Mais Emma ne lui en voulait pas. C'était la vie ou la mort après tout. Elle s'agenouilla doucement alors qu'il s'approchait, mais au dernier moment, elle attrapa le canon du fusil, se releva et lui donna un coup dans les genoux, le forçant à se mettre à terre. Elle réussit à prendre l'arme, et fit rapidement le tour de son ennemi, pointant le canon dans son cou.

« Pas moi » Dit-elle dans un haussement d'épaule.

De puissants projecteurs furent dirigés sur le terrain, et Emma remarqua qu'un de ses camarades avait réussi à assommer son assaillant. L'autre en revanche était allongé, feignant d'être mort, son ennemi debout au-dessus, l'arme pointé sur sa tête.

« Tu prévois d'être tué Johnson ? » Cria August qui sortait de la tranchée pour se précipiter vers lui.

« Non Monsieur. » Murmura Johnson.

« Va donc dire ça à ta famille. » August se tourna vers le reste de son équipe. « Bon travail. On retourne au camp. »

Emma aida Neal à se relever, se retenant de sourire quand il grimaça de douleur. Elle lui tapa amicalement le dos, et ils rejoignirent au pas de course le Quartier Général. Ils y déposèrent équipements et matériels, puis se dirigèrent vers les douches.

La routine plaisait à Emma mais la discipline lui plaisait encore plus. Après avoir passé seize ans dans différentes familles d'accueil, avoir été virée de l'école pour comportement violent, absentéisme et piratage de l'ordinateur de l'école pour changer ses notes, la blonde s'était retrouvée devant un juge qui lui avait donné le choix entre une maison pour jeunes en difficultés ou le camp d'entraînement. Elle avait du potentiel, c'est en tout cas ce que le juge lui avait dit, rajoutant qu'elle avait seulement besoin de discipline pour rester dans le droit chemin. Elle avait voulu prendre la poudre d'escampette, mais elle savait qu'August, un garçon qu'elle avait rencontré pendant son dernier séjour en famille d'accueil, allait lui aussi dans un camp d'entraînement. Alors pourquoi pas ?

Les six premiers mois avaient été plus durs que ce qu'elle avait pu imaginer. Elle n'était pas habituée à ce que la punition pour son langage déplacé et son comportement était de faire des pompes jusqu'à l'épuisement, ou le nettoyage du hall jusqu'à ce qu'elle puisse voir son reflet sur le linoleum. Ce dont elle avait l'habitude en revanche, s'était de voler quelques barres chocolatées par ci par là, mais ça ne comptait pas. Ce qui était important ici, c'était l'obéissance et l'intelligence.

Alors, elle appris rapidement, montrant aux officiers qui lui criaient au visage qu'une petite orpheline pouvait s'élever au sommet de sa division, et mettre au tapis des hommes deux fois plus grands qu'elle à mains nues.

Parfois, il était plus facile pour Emma de n'avoir personne dans sa vie. Elle n'avait pas de réel foyer, et elle avait précipité son départ après la cérémonie qui avait eu lieu pour sa montée en grade, faute d'avoir quelqu'un avec qui prendre des photos. Souvent, pendant ses semaines de permission, elle se surprenait à rêver d'un endroit plus confortable que sa vieille Volkswagen Beetle Jaune qui l'attendait dans un garage à Boston.

Elle avait August, bien sûr. Découvrir qu'il était son Sergent quand elle fut envoyée à Fort Benning avait été un soulagement. Bien qu'elle le considère comme un frère, elle n'avait pas eu droit à des traitements de faveur. Pourtant, il était ce qui se rapprochait le plus d'une famille depuis que ses parents l'avaient abandonnée sur le bord d'une autoroute. L'avoir à ses côtés l'avait aidée à prendre confiance dans ce qu'elle faisait.

August n'avouerait sûrement jamais qu'Emma était meilleure au tir que lui. La blonde l'avait souvent taquiné sur le sujet, lui disant qu'il ferait bien de se mettre à son niveau s'il ne voulait pas mourir avant l'heure.

Emma sortit de la douche, débarrassée de la sueur et de la saleté du terrain. Elle entra dans le dortoir, saluant de la tête son équipe. La blonde traversa la longue rangée de lits jusqu'à ce qu'elle rejoigne le sien, placé au coin de la pièce. Elle était l'une des trois femmes recrutées dans l'unité et elle avait été chanceuse de ne pas se retrouver au milieu des hommes où leur odeur corporelle laissait à désirer. Les murs entourant son lit lui paraissaient bien vides en comparaison du reste de la pièce qui était couverte de photos, de lettres, de cartes des êtres chers de ses camarades. Elle essayait de ne pas trop y penser et se jeta dans son lit, profitant de l'heure de liberté qu'ils avaient après le travail et avant le dîner pour se relaxer. Elle ferma les yeux, quand son Sergent lui cria qu'elle avait du courrier.

L'homme en question, qui venait de perturber son seul moment de relaxation, déposa une enveloppe sur sa table de chevet, le sourire aux lèvres. « Qui est Regina ? »

« Qui ça ? » Demanda Emma, se redressant pour s'adosser au mur.

Il désigna la lettre de la tête. Emma prit l'enveloppe et l'examina comme si elle n'en avait jamais vu auparavant. Pourtant, elle ne connaissait personne qui serait susceptible de lui envoyer quelque chose. Pendant toutes ces années dans l'armée, elle avait toujours été la seule qui n'était pas appelée pour la distribution du courrier. Les quelques papiers où son nom était mentionné étaient son certificat de naissance et son contrat d'engagement. Alors pourquoi cette lettre ? Elle effleura de son pouce l'adresse de l'expéditeur et sentit les minuscules abrasions laissées par les coups de crayon de sa mystérieuse correspondante. Regina Mills.

« Tu ne m'avais pas dit que tu avais une amie qui t'attendais. » August posa une main sur son cœur, feignant d'être blessé : « Je pensais qu'on était plus proche que ça… »

« Je ne la connais pas. » Répondit la blonde sans quitter la lettre des yeux. Une partie d'elle ne put s'empêcher de penser que c'était sûrement une blague ou qu'elle était appelée à finir sa peine.

August s'avança vers elle jusqu'à ce que leurs nez se touchent, la forçant à le regarder. « Tu es supposée l'ouvrir. » Lui chuchota-t-il doucement.

« Oui, Monsieur. » Répondit Emma d'un air moqueur, avant de lever un sourcil, indiquant son besoin d'être seule. Levant les mains en signe de capitulation, August laissa la blonde pour aller voir le reste de son équipe, lui donnant l'intimité dont elle avait besoin pour ouvrir cette mystérieuse lettre.

Doucement, elle décacheta l'enveloppe et en sortit le morceau de papier soigneusement plié. Elle hésita avant de le déplier. Elle remarqua l'écriture élégante et légère de sa correspondante.

14 Octobre 2001.

Chère Première Classe Swan,

En premier lieu, je voudrais prendre un moment pour vous remercier, vous et vos camarades, de tout ce que vous faites pour notre pays. Je ne peux imaginer l'entraînement que vous devez suivre et les sacrifices que vous devez faire, mais sachez que je vous en remercie.

Je comprends que cela puisse paraître orthodoxe, mais j'ai récemment appris qu'écrire aux troupes pouvait avoir un rôle thérapeutique. Le programme qui a été mis en place et qui permet aux civils d'envoyer leurs remerciements aux soldats semble avoir du succès. Je suis sûre que vous devez déjà être en correspondance avec votre famille, et j'espère que ces lettres ne vous dérangeront pas.

Je m'appelle Regina Mills. Je vous écris de Storybrooke, dans le Maine, une petite ville dont je suis le Maire. C'est une ville tranquille, ce qui me rassure sur le fait que mon fils ne se mettra jamais dans des situations délicates.

Avez-vous des enfants ? Votre famille doit être tellement fière de vous. J'espère que vous les retrouverez vite une fois rentrée chez vous.

Cordialement,

Regina Mills.

Une vague de tristesse submergea Emma qui imaginait maintenant le portrait de cette femme, qui ne pensait pas à mal en décrivant la famille que la blonde n'avait pas. C'était gentil de sa part de demander, mais cela lui rappelait qu'elle n'avait pas eu de contact avec le monde réel depuis tellement d'années. Même si elle et son équipe n'étaient pas encore partis en mission, Emma avait déjà rêvé d'avoir quelqu'un en dehors de l'unité avec qui passer ces mois de routine.

« Sergent ? » Appela la blonde, se relevant quand August arriva. Il s'appuya contre le mur, silencieux. « Je ne savais pas que j'avais été désignée pour une correspondance avec un civil. »

Le jeune homme sembla enfin comprendre et une grimace apparut sur son visage. « Tu n'as jamais reçu une lettre, Swan. Tu veux que je te donne un tuyau pour rester en vie quand tu es en mission ? Garder toute ta tête aussi longtemps que possible. »

« Tu écris à ta famille d'accueil ? » Demanda Emma, n'y croyant pas. Elle savait qu'August n'avait pas apprécié son séjour dans sa dernière famille, tout comme elle.

Il souffla et croisa les bras. « Tu sais que j'arrêterais de leur écrire quand je serais rentré définitivement chez moi. »

La blonde secoua la tête, sachant que même ici, August était capable de s'isoler avec un bloc de papier à lettre.

« Répond lui. » August posa une main sur son épaule, et laissa Emma pour qu'elle puisse y réfléchir.

August avait peut-être raison. Elle pourrait attendre les réponses de cette Regina. C'était plus excitant que ce que la blonde avait pu imaginer.

Elle replaça la lettre dans son enveloppe et cacha le tout sous son oreiller. Cette correspondance n'était pas une si mauvaise idée après tout.


Regina berçait Henry qui s'était endormi contre elle et jeta un œil sur les tas de dossiers qu'elle tenait dans son autre bras. Elle réussit néanmoins à sortir son courrier de la boîte aux lettres sans déranger le sommeil de son fils. La montagne de documents commença à pencher quand elle fut sur le seuil de la maison. La sécurité d'Henry passant avant le reste, elle laissa les papiers tomber sur un côté de la petite table de l'entrée, quelques lettres virevoltant jusqu'à toucher le sol, ce qui fit s'agiter le petit garçon.

« Shhh. » Murmura Regina, caressant la tête de l'enfant et embrassant sa tempe. Il se rendormit presque aussitôt, lovant sa tête au creux du cou de sa mère. Elle marcha jusqu'à la salle à manger où elle avait installé un berceau et y déposa doucement Henry. Sa petite main se referma sur un de ses doigts et Regina prit un moment pour la caresser et le regarder dormir.

Sa décision d'adopter avait été la meilleure qu'elle n'ait jamais prise. Elle avait longtemps attendu pour avoir la chance de fonder une famille, et maintenant, elle profitait de chaque seconde. Certes, Henry était un bébé grognon. Il avait passé ses premières semaines à tirer les cheveux de la brune avant qu'elle ne réalise que le garçon avait des coliques. Il avait aussi tendance à la garder éveillée la nuit et prenait tout ce qui était à sa portée pour de la nourriture, mais Regina ne regrettait rien de tout ça. Elle aurait pu le regarder dormir toute la journée, mais elle avait du travail. Elle déposa un tendre baiser sur son front et retourna dans l'entrée pour ramasser les documents tombés au sol.

Elle ne remarqua pas la lettre venant de Géorgie coincée sous le pied de la table quand elle quitta la pièce.


« Alors ? » Demanda August. Lui et le reste de l'équipe étaient dehors, sous un soleil de plomb et faisaient des pompes.

« Alors quoi ? » Répondit Emma, en plein milieu de l'exercice, levant les yeux vers lui, puis se rebaissant jusqu'à ce que sa poitrine touche le sol.

« Pourquoi tu n'as pas répondu à cette femme ? » Grogna-t-il, se relevant lui aussi à la force de ses bras, quand une douleur à la jambe d'une blessure en Corée lui arracha une grimace.

« Qu'est-ce qui te fais croire que je ne lui ai pas répondu ? »

« Parce que ton nom n'est apparu sur aucune lettre depuis deux semaines. »

« Tu sais que le courrier peut être long à arriver. » Lança la blonde, en baissant le regard. Elle se répétait cette excuse en boucle comme pour s'en persuader. Un coup de sifflet retentit et, comme un seul homme, l'équipe se releva et se mit à courir, évitant les obstacles qui parsemaient le terrain. « En plus, elle est Maire. » Continua Emma quand elle fut à la hauteur d'August.

« D'une ville de campagne ? Combien de temps il faut pour que le courrier arrive ? » Demanda August.

La blonde marmonna quelque chose, et s'allongea au sol en même temps que le jeune homme pour passer sous un fil barbelé. Elle garda la tête baissée et son corps plaqué au sol. Être recouverte de boue l'avait ralentie dans son élan. Avec le son des tirs sporadiques au-dessus de sa tête, elle n'avait pas le temps de rêvasser.

« Écris-lui encore. » Siffla August.

« Non. » Ses joues devinrent rouges, mais heureusement, la boue qui recouvrait son visage cachait sa gêne. Emma Swan ne suppliait pas pour se faire des amis. Bien-sûr, certaines personnes diraient que tous les problèmes qu'elle avait causés n'étaient qu'une excuse pour attirer l'attention, et si Regina Mills s'était sentie obligée, alors ainsi soit-il.

Ils sortirent de la boue et se précipitèrent pour escalader le mur où des cordes avaient été attachées.

« Emma » Pressa August. « Tu vas devenir folle. »

« Je te pari que non. » Susurra la jeune femme alors que la corde lui brûlait les mains. Ses pieds glissaient mais elle réussit à grimper jusqu'au sommet du mur.

« Je ne prendrais pas ce pari. » Répondit August, quand, à son tour, il atteignit le haut du mur pour ensuite commencer la descente.

« Je pensais que tu avais des vices. » Le taquina Emma.

« J'aime croire que je suis un gars intelligent. » August lâcha la corde, sauta à pied joints et couru en direction du prochain obstacle. La blonde leva les yeux devant ce comportement, mais ça ne l'empêcha pas de lâcher à son tour la corde et de se retrouver genoux à terre de l'autre côté du mur.

« Je sais que tu n'arrêtes pas de la relire. » Lança August quand Emma l'eut rattrapé.

Son silence ne fit que confirmer le fait que, pendant les deux dernière semaines, Emma avait ressortit l'enveloppe de sous son oreiller et n'avait pu s'empêcher de lire et relire la lettre de Regina. Elle réalisa qu'elle était devenue accro, qu'elle avait besoin qu'on se souvienne d'elle et qu'on s'intéresse à elle. Ce sentiment avait grandi au fil de ses relectures.

La blonde grimaça quand un nouveau coup de sifflet retentit, et, sans perdre une seconde, elle et le reste de l'équipe tombèrent sur le sol pour commencer une nouvelle série de pompes.

Elle ne savait pas qui était Regina Mills. Elle pouvait très bien être une grand-mère ou avoir sa propre famille. N'avait-elle pas un fils ? Il voulait peut-être s'enrôler dans l'armée et que sa mère avait vu l'occasion de pouvoir lui poser des questions. Peu importait qui elle était réellement, la première lettre qu'elle avait reçu venait d'elle et c'était plus que tout ce qu'elle pouvait demander.


Regina pinça l'arrête de son nez, le rédacteur en chef du Mirror lui criait dans l'oreille, son téléphone posé sur son épaule. Elle appréciait son enthousiasme quand il enquêtait sur les dessus et dessous de sa ville. Ce qu'elle appréciait moins en revanche, c'était qu'il appelle au moment du repas d'Henry pour lui demander quel type de pesticide Monsieur French utilisait pour ses roses.

« Sydney. » Souffla-t-elle, essuyant la bouche d'Henry pleine de compote de pomme faite maison avant de le détacher de sa chaise haute. Elle le déposa sur le tapis pour le laisser à sa découverte de la maison. Elle le suivit quand il entra dans la cuisine à toute vitesse. Une boule de neige dans laquelle se trouvait un petit homme avait piqué la curiosité du petit garçon quand la brune se remit à parler. « Pourquoi vous n'écrivez pas ce que vous avez trouvé et j'y jetterais un œil dès que j'aurais un moment ? »

« Bien sûr, Madame le Maire. » Confirma-t-il joyeusement. Même au téléphone, Regina pouvait voir ses mouvements de tête. « Oh, j'oubliais. Je prévois d'écrire un article sur vous et votre soldat. »

« Ca ne sera pas nécessaire. » Bien que Regina adorait avoir une photo d'elle dans le journal, ce qui permettait selon elle de rappeler aux gens qu'elle détenait le pouvoir dans cette ville, elle était fatiguée par l'adoration qu'il lui vouait. En plus, elle n'avait toujours pas reçu de réponse de la part du Première Classe Swan. Elle avait fait sa part et c'était tout ce dont elle pouvait se porter garante. L'idée qu'il était arrivé quelque chose au soldat avant qu'elle ne puisse répondre lui avait traversé l'esprit, mais elle s'efforça de ne pas y penser. Elle avait un fils à élever et une ville à diriger.

Elle fit une pause quand elle réalisa qu'Henry ne faisait plus de bruit. Elle mit fin à sa conversation téléphonique et se dirigea vers la cuisine. Son cœur s'accéléra quand son fils n'apparut pas dans son champ de vision, mais quand elle se tourna vers l'entrée, elle laissa échapper un soupir de soulagement en voyant l'enfant sous la petite table. Il lui tournait le dos et était sûrement en train de faire une bêtise. Elle aurait dû s'en douter. Son silence signifiait généralement qu'il préparait quelque chose.

« Chéri. » L'appela Regina, posant son téléphone sur la table et s'agenouillant pour être à son niveau. « Qu'est-ce que tu fais ? »

Henry tourna la tête, le coin d'une enveloppe dans la bouche. Il avait les yeux ébahis de curiosité et voulait sûrement garder sa trouvaille.

« Henry. » Le gronda doucement la brune en retirant la lettre de la bouche du petit garçon. « Si tu avais encore faim, pourquoi tu ne l'as pas dit ? »

Il gazouilla, s'appuyant sur les bras de sa mère pour se relever, et réessaya d'attraper l'enveloppe. Regina secoua légèrement la tête. « Est-ce que tu peux le dire ? J'ai faim. Faim. »

La seule réponse qu'elle obtient fut un autre gazouillement. Henry avait déjà oublié la lettre, s'en prenant maintenant au pendentif de sa mère. « Et ça recommence. » Soupira Regina en enlevant le bijou de la bouche de son fils.

Elle le prit dans ses bras, se releva et se dirigea vers la salle à manger où elle posa Henry sur les tapis de mousse en forme de puzzle. La lettre était pleine de bave et elle remarqua qu'elle venait du Première Classe Swan. La brune ouvrit rapidement l'enveloppe et grimaça quand elle vit que la lettre datée de presque deux mois. Elle parcouru la page des yeux, essayant de déchiffrer l'écriture du soldat.

19 Octobre 2001

Bonjour,

Pour être tout à fait honnête, je ne sais pas quoi vous répondre mais je suppose que ce n'est pas un problème. J'apprécie vos remerciements.

Enchantée de vous rencontrer Regina -en quelque sorte- ce n'est pas que je ne suis pas enchantée de vous rencontrer, c'est juste que je ne suis pas habituée à des rencontres par lettre. Je pense que vous avez dû remarquer maintenant que non seulement j'écris mal, mais aussi que j'ai perdu mon livre "101 façon d'écrire une lettre". J'espère que vous m'en excuserez.

Votre lettre est la seule que j'ai reçu depuis que je suis enrôlée dans l'armée alors merci.

Je n'ai pas de famille à qui écrire, et mon Sergent que je considère comme un frère est ici, avec moi, et c'est lui qui m'a encouragée à m'inscrire pour cette correspondance.

Je n'ai jamais entendu parler de Storybrooke, mais je crois qu'ils ont la meilleure Maire. Je suis née dans le Maine (coïncidence ?) mais j'ai souvent déménagé avant de m'installer à Boston.

Et pour répondre à votre question, même si je pense que vous avez dû le devinez, je n'ai pas d'enfant.

Merci pour votre lettre. Sincèrement. Elle a illuminé ma journée.

Cordialement,

Première Classe Emma Swan.

La lettre était datée de quelques jours après qu'elle ait envoyé la sienne, et un sentiment de malaise l'envahit. Elle ne s'était pas montrée particulièrement excitée par cette idée de correspondance avec les troupes quand Sidney lui en avait parlé, mais de savoir que sa lettre avait été la seule que ce soldat, cette Emma Swan, avait reçu depuis qu'elle était entrée dans l'armée, qu'elle attendait une réponse depuis près de deux mois la fit se sentir coupable. Que devait penser le soldat ? Probablement ce que les gens de la ville pensaient eux aussi : qu'elle était indifférente, froide. Si elle n'avait pas Henry, les citoyens de Storybrooke auraient était convaincus que Regina Mills ne se souciait de personne. Mais apparemment, ce soldat était l'exception.

Une idée lui vint quand elle vit Henry jouer avec une voiture en bois, il la faisait roulée puis la mettait dans sa bouche et ainsi de suite.

« Henry ? » L'appela-t-elle en repliant le morceau de papier. « Tu aimerais aider Maman à écrire une lettre ? »

Un sourire du garçon fut sa seule réponse. Elle le repris dans ses bras et tous les deux allèrent s'enfermer dans son bureau.


« Première Classe. » Salua August quand Emma entra dans le QG après une séance de tir.

« Sergent. » Le salua en retour la blonde.

Ils étaient seuls dans la pièce. Pendant un long moment, il ne dit rien et Emma resta tout simplement immobile. Avec un sourire, il sortit une lettre de sa poche et la tendit à la jeune femme. « Tenez, soldat. »

Elle baissa le regard quand il fut parti, et retint son souffle jusqu'à ce qu'elle trouve le nom du destinataire : Regina Mills. Elle ne pouvait pas cacher son excitation, heureuse de voir qu'une seconde lettre lui avait été adressée. Elle traversa les autres pièces du QG où le reste de l'équipe profitait aussi d'un moment de relaxation.

Dans un coin, August avait commencé une partie de carte avec deux hommes. D'autres s'étaient isolés pour passer des coups de téléphones. Emma, quant à elle se précipita vers le dortoir, s'assit sur son lit, n'en pouvant plus d'attendre, et déchira l'enveloppe comme une enfant déchire un papier cadeau à Noël.

Pendant les deux derniers mois, elle s'était sentie seule, mais elle oublia tout ça quand elle put enfin lire la lettre.

15 Décembre 2001

Première Classe Swan,

Je suis désolée d'avoir mis si longtemps à vous répondre. Votre lettre était tombée sous ma table mais mon fils l'a prise pour de la nourriture et la retrouvée. Peut-être que sons espièglerie a de bon côtés après tout.

Je dois l'admettre, j'ai été surprise de lire que ma lettre ait été la première que vous ayez reçue. Pour me faire pardonner d'avoir été si longue à répondre, et peut-être pour illuminer un peu plus votre journée, j'ai demandé à mon fils de participer. Il a du talent, non ?

Emma fronça les sourcils devant cette lettre si courte, déçue. Elle s'attendait à quoi ? Un roman ? Elle connaissait à peine cette femme. Elle retourna le papier et vit un ensemble de coups de crayons de toutes les couleurs qui prenaient toute la feuille, sauf un petit espace où il y avait écrit : « De la part d'Henry et de Regina. »

Elle regarda chaque ligne colorée, penchant la tête en étudiant cette peinture abstraite. Pour être honnête, c'était l'une des plus belles œuvres d'art qu'elle avait pu voir. Peut-être était-ce parce qu'elle lui était personnellement destinée. Elle effaça de son esprit l'image de la vieille femme, bien qu'elle n'en ait pas d'autre pour se représenter Regina. Cependant, elle pouvait sentir le puissant lien que cette femme avait avec son fils. Bien que la blonde ait pensé qu'une lettre de Regina était plus que ce qu'elle pouvait demander, recevoir la seconde l'avait rendue accro à ce sentiment d'attente d'une lettre du Maire.

La jeune femme se sentait légère. L'ancienne Emma serait simplement retournée à sa routine quotidienne, mais la nouvelle Emma ne pouvait pas attendre une seconde de plus pour répondre à sa correspondante. Elle parcourut la lettre une seconde fois, se leva, attrapa une feuille de papier et un crayon puis s'en alla chercher un coin tranquille pour écrire.


19 Décembre 2001

Bonjour Regina,

Vous avez là un petit Picasso. Je devrais garder la lettre en attendant le jour où il deviendra un artiste célèbre. Je serai une des seules personnes à avoir un original. Quel âge a votre fils ?

Ne vous inquiétez pas pour ma lettre égarée. Je comprends. Il n'y a pas d'obligation de réponse. Mais c'était agréable d'avoir de vos nouvelles. Heureusement que vous avez ce petit détective avec vous.

Au cas où Henry aurait décidé de manger tout votre papier à lettre avant Noël, je vous souhaite de passer de bonnes vacances.

Emma Swan.

Regina enleva ses lunettes, un petit sourire aux lèvres après avoir lu la lettre. Si elle était la seule personne à laquelle Emma écrivait, Regina pouvait parier que le soldat n'avait pas fêté beaucoup de Noël dans le passé. La voix indifférente dans l'esprit de la brune lui répétait que cette Emma Swan était le dernier de ses soucis, surtout avec les fêtes de fin d'année qui étaient dans trois jours, mais la voix la plus forte, plus compatissante qui se faisait rarement entendre, sauf quand il s'agissait d'Henry, lui rappela que les dernier Noëls qu'elle avait fêté comme il se doit, datés d'il y a dix ans, avant la mort de ses parents.

Regina connaissait la solitude. Elle connaissait le besoin, la nostalgie, l'attente. Ce Noël était le premier qu'elle passait avec Henry, qui dormait paisiblement. Elle pouvait imaginer ce qu'Emma traversait, s'entraînant pour une guerre qui n'était pas la sienne, seule, loin de toutes les personnes qu'elle aurait pu appeler des amis.

L'arrivée d'Henry avait adoucit son cœur, et maintenant, le Maire de Storybrooke ressentait de l'empathie pour quelqu'un d'autre qu'elle-même. Peut lui importait, la brune rangea la lettre dans sa poche, un des seuls endroits inaccessibles pour son fils, pour éviter que l'incident avec la première lettre d'Emma ne se reproduise, et alluma son ordinateur pour une petite recherche.


Un bruit sourd retentit quand le soldat chargé de la distribution du courrier lança une petite boîte sur Emma et secoua la petite clochette toujours jonchée sur la table du dortoir où ils avaient fêté Noël trois jours auparavant. Surprise, elle attrapa la boîte de justesse. Elle se leva et jeta un regard noir au soldat. « C'est quoi ton problème ? »

Il haussa les épaules. « Je distribue le courrier. » L'homme passa devant elle sans un regard et continua à lancer les cartes et les enveloppes aux autres soldats.

Emma leva les yeux, puis les rabaissa sur le petit paquet. Il venait de Regina. August s'était faufilé derrière la blonde. « C'est elle qui t'a envoyé ça ? »

Emma se contenta d'hocher la tête en espérant ne pas avoir rougit. Elle détacha l'enveloppe collée sur le paquet et l'ouvrit. Un bonhomme de neige en carton, le bras autour d'un renne apparut en relief. Elle ne put s'empêcher de sourire quand elle vit écrit : « Joyeux Noël » Henry avait signé son nom et Emma imagina Regina, l'aidant à tenir le crayon. « Apparemment c'est de la part d'Henry. »

« C'est qui Henry ? » Demanda August en fronçant les sourcils.

« Son fils. » Répondit simplement la blonde, faisant le tour de la table et se dirigeant vers la porte.

« Tu es amie avec son fils ? » Questionna-t-il plus fort, mais Emma ne l'entendait déjà plus.


Emma était assise sur son lit, qui ne ressemblait plus vraiment à un lit tant il y avait de choses dessus. Un paquet de graines de tournesol, deux boîtes de barres Granola, un grand sac avec divers objets comme un mini kit de couture, une nouvelle brosse à dents et un nettoyant pour les mains format voyage.

La blonde n'avait jamais eu de vrais cadeaux, autres que ceux que ses parents adoptifs se sentaient obligés de lui offrir. Elle rangea les cadeaux dans la boîte avec tellement de précaution que si quelqu'un l'avait vu faire, il aurait pensé qu'ils étaient faits d'or.

La jeune femme lui était tellement reconnaissante. Cette femme qu'elle connaissait à peine se souciait assez d'elle pour non seulement continuer à lui écrire, mais aussi pour lui envoyer des cadeaux de Noël. Ca ne signifiait peut-être pas grand-chose pour Regina, mais c'était tellement important pour Emma.

Elle avait gardé le meilleur pour la fin : l'enveloppe attendait patiemment d'être ouverte.

23 Décembre 2001

Première Classe Emma Swan,

Je réalise au moment où je vous écris que vous ne recevrez pas ce colis à temps pour les fêtes. C'est Henry qui a choisi la carte et les graines de tournesol. J'espère que cela vous a fait plaisir.

Je n'étais pas sûre de savoir quoi vous envoyer. J'ai cherché des listes de cadeaux à offrir aux troupes. J'espère ne pas avoir dépassé les limites ou vous avoir mis dans une situation inconfortable en vous envoyant tout ça. Je sais comment les fêtes peuvent être quand on est seule.

Pour répondre à votre question, Henry a huit mois. Il a appris à nager depuis un mois maintenant, mais il apprend tellement vite qu'on pourrait penser qu'il nage depuis qu'il est né. On travaille encore sur la marche et sur le langage.

Si cette lettre ne vous est pas parvenue à temps, je vous souhaite à vous et votre équipe un joyeux Noël.

Je vous souhaite également de passer un bon Nouvel An.

Cordialement,

Regina Mills.


28 Décembre 2001

Bonjour,

Je vous remercie pour tous vos cadeaux. Vous ne savez pas à quel point je les apprécie. Vraiment. Merci.

Dites à Henry que j'ai adoré les graines de tournesol et la carte. Je l'ai accrochée au mur à côté de son dessin.

Vous n'avez dépassé aucune limite. C'est l'une des choses les plus gentilles que l'on est faite pour moi. J'aurai aimé avoir quelque chose à vous offrir en retour. Wow, je viens de réaliser que je ne sais pas ce que vous aimez. Peut-être aimeriez-vous un couteau suisse de l'armée ?

Je plaisante, je plaisante. Je suis presque sûre que je ne pourrais pas vous l'envoyer de toute manière.

Plus sérieusement, s'il y a quoique ce soit que je puisse faire pour vous rendre la pareille, dites-le moi, je le ferai.

Vous n'êtes pas obligée de répondre, mais comment pouvez-vous savoir ce qu'on ressent quand on est seule pour les fêtes ?

Vous savez, quand j'ai reçu votre première lettre, je ne vous imaginez pas de la même manière. Je pensais que votre enfant était adolescent, alors qu'en réalité, c'est encore un bébé.

J'ai grandis avec plusieurs parents adoptifs, et je sais à quelle vitesse les enfants grandissent. Un jour, ils n'arrivent pas à s'asseoir par eux-mêmes, et l'autre, il s'enferment dans les toilettes, vous fichant la trouille de votre vie. D'ailleurs, je vous conseille d'utiliser des serrures avec sécurité enfant.

Quel mot pensez-vous qu'il dira en premier ? Maman ou papa ?

J'espère que vous n'avez pas de mal à gérer votre ville. Je vous souhaite beaucoup de bonnes choses pour cette nouvelle année.

Emma.


6 Janvier 2002

Chère Première Classe Swan,

Vous n'avez pas à me remercier. Vous serez contente d'apprendre qu'Henry a bavé de façon excessive quand je lui ai dit que vous aviez apprécié ce qu'il avait choisi.

Vous avez raison, je n'ai aucunement besoin d'un couteau militaire. Si j'en avais un, je ressemblerai à un chef de mafia à Storybrooke. En dehors du travail et d'Henry, je passe le plus clair de mon temps à cuisiner et à lire. Rien d'exceptionnel mais néanmoins relaxant.

Pour ce qui est de passer les fêtes seule, étant donné que j'ai lancé le sujet, je vous dois une réponse. Ma mère était quelqu'un d'assez distant, et j'ai perdu mes deux parents quand j'étais encore jeune. Je n'avais plus de famille jusqu'à ce qu'Henry arrive. J'espère que « Maman » sera son premier mot comme il n'y que lui et moi maintenant. J'essaie de le faire parler, mais il ne fait que gazouiller. Le médecin dit que c'est normal, que chaque enfant avance à son rythme.

J'apprécie votre recommandation sur les serrures, je crois même avoir pris les devants. Tout ou presque est recouvert de mousse, il y a des barrières partout, et j'arrive souvent en retard aux réunions à cause des mécanismes de sécurité dont j'ai moi-même du mal à forcer l'ouverture. Il a fallu un jour entier à mon shérif pour tout installer.

Bonne Année, Miss Swan.

Cordialement,

Regina Mills.

Regina finit d'écrire son nom et signa la lettre, y jetant un dernier coup d'œil avant de la plier et de la mettre dans l'enveloppe. Il fallait qu'elle pense à en acheter d'autres. Elle y inscrit son adresse et celle du camp de base d'Emma quand un cri d'Henry à travers l'interphone lui fit lever la tête. Elle plaça l'enveloppe dans une petite corbeille réservée au courrier à poster et quitta son bureau pour retrouver son fils.

La brune s'était trouvé une nouvelle amie en la personne d'Emma Swan. Elle ne le savait pas encore mais elle irait souvent au bureau de poste pour de nouveaux timbres et de nouvelles enveloppes alors qu'elle partagerait des anecdotes sur Henry, révèlerait des histoires sur sa jeunesse et se confirait à Emma. Alors que Regina prenait Henry dans ses bras, le recouvrant de baisers elle ne se doutait pas qu'il faudrait trois ans de correspondance pour qu'elle et Emma se rencontrent enfin.


Note d'auteur 2 : Sooo ? Qu'en avez-vous pensé ? Les reviews seront-elles pleines de bisous ou pleines de cailloux ? Est-ce que la suite vous intéresse ?