Titre : Un loup-garou au lycée?
Rating : K+.
Pairing : Aucun.
Warning : Aucun.
Summary : Alfred, un loup-garou de seize ans, vient d'avoir la pire des punitions imaginables pour un monstre de son âge. Laquelle? Celle de passer deux semaines... dans un lycée normie! Comment va-t-il faire pour survivre à cette malédiction?
Disclaimer : Si vous reconnaissez les personnages, ils sont à Hidekaz Himaruya. Le concept ainsi que certains personnages sont à Martel. Le reste est à moi.
Personnage(s) : Alfred/États-unis | Adlar/Delaware | La directrice Sans-tête | Ivan/Russie | Bridgit/Britannia | Evangeline/Sud des États-unis. Mention de Megan/New Jersey | Blair/État de New York | Jason/Rhode Island | Matthew/Canada.
M/A : Dernier chapitre! J'ai mis du temps à l'écrire, mais je voulais qu'il soit parfait! Surtout que je n'étais jamais satisfaite. J'ai eu, comme toujours, l'aide de la musique pour ce faire -en l'occurence, des chansons de pirates, du rap québécois (j'aime beaucoup le rap, étrangement. Le rythme, je crois. Et les paroles, bien sûr) et la nouvelle chanson de "Monster High", soit "Boo York, Boo York", de Catty Noir et Pharaoh (quel beau monstre, d'ailleurs!). Je vous conseilles cette chanson, elle est infernale! Personnellement, les versions française, anglaise et allemande sont mes préférées.
Bref. Bonne lecture!


Un loup-garou au lycée?
Épilogue : All's well that ends badly... right?

Matin. École. Crêpes.
Voici les trois mots qui flottent dans les catacombres d'Alfred, quand il ouvre les yeux. Engourdi par le sommeil, le jeune loup-garou s'assoit avec peine sur son lit, avant de se passer une patte dans le visage, cherchant à se réveiller. En regardant distraitement par la fenêtre-hublot de sa chambre, il s'aperçoit qu'une épaisse vappe de brouillard s'étend sur tout le Marais Vert. Son estomac gargouille -assez normal, vu que même si sa chambre est situé au premier étage et que la porte est fermée, l'odeur des crêpes que Gerald Jones a faites est clairement perceptible.
Une fois complètement réveillé, le lycéen monstre sort de son lit, attrape quelques vêtements dans sa commode et quitte sa chambre. Il se dirige vers la salle de bain et donne quelques coups de pattes sur la porte, afin de savoir si quelqu'un les hante.
« 'Suis là! », signales Adlar, depuis l'autre côté de la porte.
-Dépêches-toi, Magaska(1)! , réplique l'aîné, peu aimable comme d'habitude. Il est rarement du crépuscule. Ou du moins, pas quand il est encore dans les tentacules de Morphée.
-J'ai presque fini!
Quelques instants plus tard, le plus jeune des six garçons Jones sort de la salle de bain. En passant à côté de lui, Alfred saisit le collet de son tee-shirt.
« Eh, t'a pas tiré la chasse, Misun(1)! »
-J'ai pas utilisé la toilette!
-On ferme pas la porte quand on se brosse les crocs! , réplique l'aîné, avant de pousser plus ou moins sauvagement Adlar vers la pièce étroite mais bien éclairée. En grognant, le jeune lycanthrope obéit et sort rapidement de la salle de bain, tout en continuant ses grognements lupins. Alfred n'y réagit pas. Ça ne servirait à rien; son petit frère est un Delta, tout le monde le sait. Ce qui est plutôt étonnant, quand on sait que les Jones sont presque tous des Alpha.
Il attends que Adlar ait quitté le couloir avant d'entrer à son tour dans la salle de bain.
Cinq minutes plus tard, il en ressort, changé, le poil et les cheveux humides, complètement réveillé. En passant devant sa chambre, l'adolescent monstre y lance son pyjama, qui atterit sur son lit, avant de descendre à la cuisine.
« Hau(1), Ate! », s'écrie-t-il, joyeux. Gerald se retourne et sourit.
-Bon matin Alfred, salue le Delta à son tour. Prêt pour ce matin?
-Par la Grande Louve, ça, oui! , assure le jeune lycanthrope, en allant chercher une des assiettes de crêpes débordant de sirop d'érable qui repose sur le plan de travail de la cuisine.
-Tu te souviens que je dois te reconduire au lycée, j'espères?
-Ouais, ouais... Tu le fais aussi pour Megan, Blair et Jason? , demande Alfred, en piquant une des crêpes et de mordre dedans.
-Alfred, couteau, soupire son père, par habitude. Et oui, je le fais aussi pour eux.
Le jeune monstre marmonne quelque chose, mais cela reste incompréhensible. Le Franco-américain soupire de nouveau, mais ne dit rien.
Après tout, même après avoir passé deux semaines dans son monde natal, Alfred n'a pas changé d'un boulon. Il est toujours le même louveteau qu'il y a trois semaines.
D'un autre côté... c'est peut-être mieux comme ça.


« Ah, vous voilà, messieurs Jones! », s'exclame la tête de la directrice, qui est comme souvent placée sur son bureau, lorsque Gerald et Alfred entrent dans la pièce. Le plus jeune redonne son salut enjoué à celle-ci, alors que le Delta, lui, reste plus simple dans sa salutation;
-Enchanté de vous rencontrer, madame.
-Assoyez-vous, je vous pries, indique-t-elle, son corps désignant d'une main les deux chaises vides en face du meuble de travail, les deux autres étant occupés par Ivan et sa mère -une Russe au physique ordinaire et aux cheveux blonds-gris détachés, au châle d'un vieux rose défraichi et d'une robe rouge à l'ourlet doré. Ces détails frappent d'autant le lycanthrope qu'il n'a jamais vu la mère de sa Némésis.
« Vous connaissez, bien évidemment, la raison pour laquelle vous avez été convoqué ici. », commence madame Sans-tête, une fois les deux loup-garous assis en face d'elle. Les lycéens et leurs parents hochent la tête.
-Il est relativement rare que le Conseil d'éducation soit aussi strict envers des étudiants, continue-t-elle. Mais je dois avouer que la bagarre générale provoquée par ces deux jeunes monstres a été d'une envergure tout aussi inégalée.
-Pouvez-vous me dire pour quelle raison ce rustre de oboroten'(2)s'est attaqué à Vanya? , questionne la mère de Ivan. Il a refusé de me le dire!
-Mon épouse et moi nous posions la même question, avoue Gerald, en ignorant ostensiblement la remarque désobligeante sur son fils. Les deux étudiants se regardent et, après quelques secondes, détournent les yeux et restent muets.
-Malheureusement, se désole la directrice Sans-tête, je suis dans l'impossibilité de vous le dire.
-Et pour quelle raison?
-J'ai promis à vos fils de ne pas le dire. Ils sont les seuls à pouvoir le dire, mais le sujet étant très délicat...
-C'est une honte!
-Je comprends, fait de son côté le père d'Alfred.
-Vous êtes bien docile, comme parent, siffle la Kikimora.
-Ma nature de Delta me rend ainsi, tout comme ma propre éducation, rétorque le Franco-américain, en foudroyant du regard la Russe. Ivan et Alfred, eux, ne savent pas où se mettre. Ils se lançent de petits regards, horriblement gênés de la situation présente. Aucun des deux n'aiment se rappeler le pourquoi du comment, et encore moins en parler. Le voyant, la directrice reprend rapidement le cours de la conversation, demandant à ses jeunes étudiants s'ils sont pris des dispositions pour ne rater aucun cours. Ce dont ils approuvent.
-Qui vous a aidé?
-Matthew, répondent-ils simultanément, avant de se dévisager.
-Visiblement, le jeune Williams a eu beaucoup de travail, ces deux dernières semaines, relève avec amusement la proviseur.
-Au moins, il ne dormait pas pendant les cours...
-Mama(2)! , s'écrie Ivan, faisant sursauter tous les monstres présents. Rapidement, madame Braginski lui réplique quelque chose en russe, possiblement un ordre, vu que l'esprit slave se tait. Madame Sans-tête se racle la gorge, attirant de nouveau l'attention de ses quatre interlocuteurs sur elle.
-Bref. Je tiens à ce que vous remettiez vos devoirs à vos professeurs. Et retenez-le, votre exclusion ne sera pas un motif valable pour expliquer un retard, qu'il soit léger ou non, dans vos études. Avez-vous compris, messieurs?
-Oui madame, répondent-ils, toujours en même temps. Ils n'ont aucune envie de se mettre à dos le personnel du lycée.
-Bien! , sourit la directrice. Vous pouvez y aller.
-Merci, madame Sans-tête, remercient les lycéens, en se levant. Ils saluent leur parent respectif, qui le leur rendent, avant de quitter le bureau. Ils se dirigent vers le local de Sciences Folles, sans se dire un mot, se regarder ou se rendre à leurs casiers. Ça ne leur sert à rien. D'autant qu'aucun des deux, et ce sans se le dire, ne veut être confronté à leurs camarades d'études.
Ou du moins, pas tout de suite.
Après une ou deux minutes de marche silencieuse, les deux adolescents monstres arrivent finalement à la grande salle servant au cours de Sciences Folles. À l'intérieur se trouve madame Bridgit, qui cesse d'écrire à la craie blanche les consignes pour la potion à préparer aujourd'hui pour les regarder. En les voyant, elle leur sourit.
« Oh, messieurs Jones et Braginski! Cela fait longtemps! »
-B'jour m'dame Bridgit...
-Avez-vous vos devoirs?
Court, net, précis. C'est bien un professeur de Monster High. Machinalement, Alfred et Ivan sortent leurs devoirs, qu'ils déposent sur le bureau en céramique l'un après l'autre. La potioniste leur offre un second sourire, puis retourne à sa tâche interrompue, alors qu'ils vont s'asseoir quelque part parmi les estrades. En attendant le début du cours, le lycanthrope sort son ICercueil et se met à jouer une partie de Angry Crow, alors que l'esprit russe, lui, se contente de sortir un livre pour passer lui aussi le temps.
Cinq ou six minutes plus tard, les autres étudiants de leur niveau commencent à arriver. Tous vont naturellement saluer Alfred, évitant soigneusement d'attirer l'attention du Slave sur eux. La réputation de psychopathe de celui-ci entre évidemment en cause.
« Tiens, déjà de retour, Jones? », fait à ses oreilles une voix féminine aux accents du Sud. En l'entendant, il se crispe.
Tout, mais pas elle.
Malgré tout, il tourne la tête, pour apercevoir celle qui déteste le plus -dans la communauté monstre, en tout cas.
Evangeline Tallulah St-Clair. Leur déléguée de niveau et la capitaine de l'équipe féminine de skull-ball. Une jolie fantôme typique du Sud des États-unis, qui laisse rarement des monstres indifférents. Mais surtout, la goule la plus détestable qui puisses exister dans ce monde-ci.
Enfin, pour lui.
« T'a un problème avec ça, Eva? », réplique-t-il sèchement.
-Je suis simplement étonnée que vous reprennez les cours aussi aisément, s'explique la Sudiste.
-J'ai été exclu que deux semaines, pas un siècle. Désolé d'avoir gâché ton cauchemar.
-Je vous le concédes, ces derniers jours ont été un pur cauchemar. Je n'avais pas à supporter votre horrible comportement de louveteau mal élevé.
-Quant à moi, tu me fais presque regretter la succube de la Salem.
Ils se fusillent des yeux, avant que la fantôme ne décide de passer à travers lui, pour s'asseoir au bout de la rangée. Ce geste ne dérange pas réellement Alfred; elle est un fantôme, c'est normal même si ce n'est pas forcément agréable.
Toutefois, il stoppe tout geste.
Pour la première fois depuis qu'il connaît Evangeline, il remarque son parfum.
Un mélange de magnolia, d'orange et de miel.
Il cligne des yeux, médusé. A-t-il bien senti? Il relève de nouveau la tête et la suit des yeux. En constastant qu'il ne s'est pas trompé, il reste figé.
Et il se souvient des paroles de Moore, plusieurs jours plus tôt.
Selon elle, l'odeur change en fonction de la personne.
La grand-mère de Moore étant une succube, c'était sûrement un parfum d'amour qu'elle lui avait prêté. Ce qui signifie que ce parfum avait pour effet d'attirer n'importe qui en donnant à son porteur soit l'odeur préférée, soit le parfum de la personne aimée.
Or, il n'aime pas Evangeline.
Qu'est-ce que ça veux dire, tout ça, alors...?
Alfred se frappe le front sur son bureau, desespéré.
Quel début de semaine voltage... Je me débarasses d'une malédiction pour en avoir une autre sur les os! Putain, mais j'ai fait quoi pour mériter tant de malheurs, par Râ?!


Adlar P. Jones : Loup-garou.
Madame Sans-tête : Fille du Cavalier sans tête. Personnage de la série originale.
Bridgit Nic Broin : Banshee. Créature féminine surnaturelle de la mythologie celtique irlandaise, considérée comme magicienne ou messagère de l'Au-delà (sidh).
Evangeline T. St-Clair : Fantôme.


(1)Signifie "cygne", "jeune frère" et "bonjour" en sioux.
(2)Signifie "loup-garou" et "maman" en russe.


M/A : Et... c'est fini! Eh oui, "Un loup-garou au lycée" est terminé! C'est quand même bien, non? Quatorze chapitres, 'me semble que c'est ni trop long, ni trop court. Et puis, je peux pas faire une fic longue.
Alors... vous en dites quoi? J'ai posé les bases pour la suite, soit "Monster High", qui paraîtra dès que j'aurais corriger les chapitres déjà écrits. J'ai découvert par hasard le site officiel de Monster High, et j'ai alors découvert que mes classes étaient incohérentes. Je suis donc allé faire un petit tour sur Wikipédia, afin de comprendre le système éducatif américain... et je suis tombée des nues. Tout ce que j'avais écrit était incohérent! Or, je suis une perfectionniste, et je ne peux pas tolérer autant d'erreurs! Du coup, vous allez devoir attendre quelques temps avant de découvrir les prochaines aventures de nos nations monstrueuses. Je dois refaire mes classes, et ça me désespéres déjààààààà!
Breeeeeeeeef. J'espères que ça vous a plût, n'hésitez pas à laisser des reviews, merci d'avoir suivi du début à la fin pour certains et à la prochaine!