Hello! Donc voilà ma première ff sur Spirk! Ce sera un slow-built (ish), et le premier chapitre comporte les origines (enfance, adolescence), le deuxième chapitre portera sur l'académie et les suivants, sur l'Enterprise.

J'espère que vous aimerez le premier chapitre! ;)

Si c'est le cas, faites-moi le savoir par un petit commentaire!

*INFO (28.07.17)*: Les chapitres de cette fanfiction sont maintenant également disponibles sur AO3 sous le même titre, avec une toute nouvelle révision (eh oui, c'est qu'il y en avait des fautes et puis j'ai pu rajuster les intentions des persos et éclaircir certains évènements). Alors, au fur et à mesure, je changerais ces chapitres ( ) pour les nouveaux (ao3)! Merci de votre attention!


Attention à ne pas vous brûler

Les origines

«C'est un blasphème à notre race!»

«Il agit de façon complètement illogique!»

«Traite!»

Les Vulcains criaient derrière la porte de la maison familiale. Ils étaient tous masqués et peu nombreux, mais assez dévoués à leur cause pour qu'ils soient prêts à tout. Ils frappaient et criaient, et malgré lui, Spock ne pouvait empêcher d'étranges larmes de tomber de ses yeux. Son cœur battait à un rythme fou alors qu'il se cachait derrière sa mère, le plus loin possible de la porte.

Puis, tout d'un coup, un silence envahit l'atmosphère. Il eut un moment d'espoir pour sa famille.

Mais le bruit revint dix fois pire qu'avant. Et la chaleur! La chaleur lui brûlait de partout. Des cris, ses cris, résonnaient dans la maison grésillante.

La fumée arriva bien avant le feu, mais la maison entière semblait déjà s'écrouler. Spock ne pouvait plus respirer. Il ne pouvait plus respirer!

La chaleur! Sa peau grésillait dangereusement et ses cris se firent coupés par la sécheresse dans sa voix. Ses yeux brûlaient devant les flammes oranges et jaunes. Les flammes commencèrent à frôler son corps telles des tentacules testant sa proie, quand un cri dans la nuit vint déchirer les oreilles de tous vulcains à plus d'un kilomètre.

- Ahhhhhhhhhh!

Spock se débattit comme il put dans son lit, les couvertures trempées de sueurs. En un rien de temps, il comprit son erreur et essaya de calmer sa respiration, sa mère déjà à son côté.

- Chut, chut. Tout va bien. Tout va bien aller, Spock. Je suis là, tout va bien.

Sa mère commença à passer sa main dans ses cheveux noirs, comme elle faisait toujours après un de ses récurrents cauchemars. Cela faisait déjà six mois que le feu était arrivé et que Spock avait perdu son père. Maintenant, pour leur propre sécurité, ils avaient, sa mère et lui, déménagé sur Terre, dans l'état de l'Iowa, où la mère de Spock avait de la famille.

Alors même que Spock s'était résolu à reprendre son sommeil, son alarme partit, criant les 7 heures du matin.

Sa mère sourit gentiment et éteignit l'alarme.

- Si tu veux, tu pourrais encore attendre à demain pour commencer l'école, proposa-t-elle.

- Non, même si la proposition est appréciée, je dois me présenter le premier jour. De plus, les humains sont si peu développés dans leur éducation que cela ne requerra aucun effort de ma part, mère.

- D'accord mon chéri, mais tu sais que tu peux revenir quand tu veux?

- Évidemment.

Elle hocha la tête tranquillement et finit par quitter la chambre, laissant son fils se changer pour la rentrée scolaire de sa première année du primaire. Spock tira doucement sur son col, exposant son épaule. La peau de son épaule gauche avait été brûlée jusqu'à son coude et une partie de son dos, laissant une couleur peu naturelle et un relief en vague. La brûlure ne faisait plus mal désormais, mais le fait de la voir chaque jour ne faisait que lui rappeler le feu et la chaleur, comme si elle déchirait toujours sa peau.


Wow. Ils sont vraiment d'une stupidité remarquable.

Cela faisait cinq minutes et déjà, Spock était fatigué de tous ses jeunes, courant un peu n'importe où et criant. Il s'assit dans la dernière chaise, dans le coin de la classe, espérant que personne ne vienne s'asseoir à côté de lui.

Le professeur finit par arriver, ordonnant aux enfants de se calmer. Heureusement pour le Vulcain, il n'y avait pas assez d'élève pour combler toutes les chaises et donc, n'étant pas de nature chaleureuse, ce fut la chaise à son côté qui resta vide.

Le professeur n'eut le temps que de se présenter, qu'un nouvel élève arriva, le pas nonchalant et les cheveux blonds sales, avec son petit blouson de cuir plein de terre.

- Veuillez vous asseoir, jeune homme, et sachez que les retards ne seront pas acceptés dans ma classe.

- Je ne crois pas avoir manqué grand-chose d'important, monsieur. Vous n'avez fait que vous présenter, non? Demanda le garçon, avec un grand sourire.

Le professeur ne répondit pas et ne fit que lui pointer la chaise restante, celle à côté de Spock. Aussitôt, le garçon aux cheveux blonds ignora le professeur et regarda son collègue de classe aux oreilles pointues.

- Vulcain, non? Demanda-t-il, définitivement curieux.

- En partie, oui, mais ce serait plus facile de m'adresser sous le nom Spock.

- Finalement quelqu'un d'intéressant, dit-il avec un nouveau sourire avant de se présenter lui-même. Jim, Jim Kirk.


9 ans plus tard...

- Kirk, je ne crois pas que ce soit une bonne idée, le supplia Spock.

- Tu dis toujours ça, répondit Kirk sans même le regarder.

- Et j'ai toujours raison!

- Tu voudrais! De toute façon, depuis quand est-ce que tu t'en fais autant? Dois-je te rappeler qui en a eu l'idée en premier? Allez, je ne peux pas le faire sans toi, ô génie du crime.

- La flatterie n'affectera jamais mon jugement, dit Spock, tout de même souriant.

- Je sais, c'était juste en boni, dit Jim en tapotant un peu la joue de son meilleur ami.

Cela faisait déjà 9 ans qu'ils étaient amis et ils ne s'étaient pas même questionnés sur cette amitié une seule fois depuis. Et même si Jim était définitivement une mauvaise influence, la mère de Spock était trop heureuse que son fils se soit fait un ami pour qu'elle dise quoi que ce soit. Elle traitait Jim comme son propre fils, le faisant même habité chez eux pendant des semaines, lorsque la mère de celui-ci allait en voyage et le laissait avec son beau-père. La mère de Jim adorait Spock et en parlant comme un saint. Même si la plupart de leurs plans pour se mettre dans le pétrin venait du Vulcain, Jim ne disait jamais rien, aimant savoir la vérité et voir le vert de remord monter au teint de Spock lorsque sa mère parlait de lui comme un Dieu de la bonté.

Les deux étaient reconnus partout dans leurs entourages comme des «enfants à problèmes», mais Jim préférait dire qu'ils appréciaient la vie. Et si cela devait mettre certaines personnes en colère ou lui garantir quelques séjours en prison pour 24 heures, qu'il en soit ainsi. Spock admirait le côté impulsif de Jim, même si parfois, il aurait aimé son ami avec un peu plus de raison. Il n'avait presque pas le temps de penser avant que Kirk ne revienne cogner à sa fenêtre pour l'amener à quelque part ou lui faire part d'un plan pour une revanche (ou simplement pour le plaisir de la chose). Il adorait cela, même s'il ne l'avait jamais dit verbalement. Et comme l'école n'avait jamais été un problème pour les deux, ils pouvaient passer plusieurs jours à sécher et comme ils avaient passé un accord avec la secrétaire, des années auparavant, elle ne dirait rien en autant qu'ils gardaient leurs bonnes notes.

Aujourd'hui, ils s'étaient éclipsés dès leur premier cours, pour se retrouver dans les toilettes pour homme. C'était rare que Spock doute de leurs plans, mais là… C'était gros. Ils partirent directement, sachant que le temps manquerait.

Des corridors vides débouchèrent sur de nouveaux corridors vides avant qu'il ne le trouve. Le bureau. Celui qu'ils avaient visité tant de fois et les dernières fois, pour faire du repérage. Celui du directeur.

Lors de leur dernière rencontre, il les avait presque expulsés de l'école, mais ils savaient qu'avec leurs notes extraordinaires, il ne pouvait pas se permettre de les perdre. Le directeur ne savait vraiment plus quoi faire avec eux. Ils avaient lavé les salles de bains, les classes, les vestiaires… Ils avaient fait des copies, des devoirs supplémentaires… Rien à faire. Rien ne détruirait leur amitié et leur amour pour les mauvais coups.

À leur arrivée, la porte était déjà verrouillée. Heureusement, Spock avait prévu le coup et avait fabriqué lors de la dernière semaine, un dispositif qui leur permettrait de déchiffrer le code électronique de la porte. Le principal avait placé cette serrure spécialement à cause des deux garçons, mais cela ne prit que quelques secondes avant que l'instrument du Vulcain ne leur ouvre la porte.

- Pauvre petit naïf, chuchota Jim à Spock.

- Oui, évidemment, parce que c'est récurrent que des élèves viennent le voler dans son bureau avec un décodeur portatif fabriqué maison.

- Est-ce tu dois vraiment toujours ramener les blagues au premier degré? Demanda l'humain, sincèrement curieux et un peu énervé qu'il gâche toujours ses sarcasmes. Ça me rend incroyablement moins drôle, tu sais?

- Je sais, répondit Spock avec un sourire en coin, satisfait.

Ils n'eurent pas vraiment de problème à trouver les clés du directeur et dès qu'ils les prirent, ils se mirent à courir le plus vite possible, le plus loin du bureau qu'ils purent.

Parmi les clés de maison, les clés de voiture et les clés de tiroirs confidentiels, il n'y avait vraiment qu'une seule qui les avait obsédés depuis des mois.

Celle du vaisseau personnel du directeur.


- Tu m'avais dit que tu saurais le conduire!

- J'ai dit ça. Et maintenant, je ne le dis plus, se mit à crier en retour Spock à son copilote.

C'était un vaisseau à deux places qui avait semblé facile à conduire. Spock avait bien fait quelques recherches et aurait pu dire la description parfaite de chaque pièce du vaisseau et de leurs fonctions, mais lorsqu'il advenait de conduire quelque chose, avec l'instinct du moment, toutes ses connaissances lui paraissaient bien futiles.

Surtout lorsque cette difficulté pourrait leur coûter la vie. Comme lors de la dernière minute, où Spock venait tout juste de perdre contrôle du vaisseau.

Ils n'étaient qu'à quelques dizaines de mètres du sol quand l'engin se mit à trembler. Spock essaya de le contrôler comme il pouvait, mais rien à faire, ils chutaient.

Les deux amis se regardèrent, pour leurs dernières secondes avant leurs très probables morts. Jim pouvait voir le remord dans les yeux de Spock.

Comme si c'était de sa faute!

Non. Ce n'était pas comme cela que James Tiberius Kirk allait mourir. Pas aujourd'hui et pas demain. Et certainement pas dans un foutu vaisseau!

Il avait toujours laissé les commandes à Spock et le mi-Vulcain, même s'il ne lui en avait jamais parlé, savait très bien pourquoi. D'ailleurs, le vaisseau avait été l'idée de Spock et comme Jim n'aurait jamais avoué sa peur de voler devant son meilleur ami, il avait accepté. Son père en était mort, alors ce n'était pas totalement illogique, non?

Kirk donna un dernier regard à son copilote et reprit les commandes du petit vaisseau. Cela lui parut presque naturel, même si apprendre à conduire en plein crash lui aurait pu être difficile pour certains.


C'était trop demander de faire un plan et que celui-ci se passe comme prévu? Sans conséquences quelles qu'elles soient?

Apparemment, oui.

Pour la troisième fois du mois, Jim et Spock étaient assis dans les mêmes deux chaises bancales du bureau du directeur, essayant de ne pas regarder dans les yeux sombres de l'homme derrière le grand bureau.

L'homme se contenta de pousser un profond soupir avant de peser sur la touche raccourci 1 de son téléphone, qui, depuis quelques années, était le numéro de la mère de Jim. Inutile de dire que le raccourci 2 était celui de la mère de Spock. Leur directeur leur avait même avoué un jour qu'il parlait plus avec leurs mères qu'avec n'importe quel professeur de son école.

Dring. Dring. Dring.

Le directeur mettait toujours le téléphone sur haut-parleur, probablement pour que les enfants se sentent intimidés par la réaction de leurs parents.

- Oui, allo?

- Madame Kirk? demanda le directeur.

- Oh non, dit Winona en reconnaissant la voix du principal. Qu'est-ce qu'il a fait encore?

- Non seulement votre fils est passé par effraction dans mon bureau, mais il a volé mes clefs. Ensuite, votre fils et son fidèle acolyte ont pris possession de mon vaisseau personnel et…

- JAMES TIBERIUS KIRK! TU ES MONTÉ À BORD D'UN VAISSEAU? EST-CE QUE TU COMPRENDS QUE TU AURAIS PU MOURIR OU PIRE! TES PLANS SONT ALLÉS BEAUCOUP TROP LOIN CETTE FOIS JEUNE HOMME!

- Madame, commença le proviseur intimidé par la colère de la mère, il n'y a pas eu de mal, il n'est pas nécessaire de…

- PAS NÉCESSAIRE DE QUOI AU JUSTE? MON FILS AURAIT PU MOURIR! IL NE SAIT PAS COMBIEN VOLER EST DANGEREUX! PARFOIS JAMES TU PEUX ÊTRE D'UNE…

Mais le directeur raccrocha vite avant que Winona puisse finir sa phrase. Il regarda Jim avec un petit sourire gêné et compatissant.

- La prochaine fois, je lui enverrais un message écrit, dit-il au jeune garçon.

Jim en était reconnaissant, même si, il savait que sa mère lui avait crié dessus plus par peur que par colère. Il savait bien que lorsqu'il rentrerait, sa mère serait là, les bras ouverts et regarderait chaque parcelle de son corps pour être sûre qu'il n'avait mal nulle part. La vérité était que Jim avait bien aimé voler, au final, et qu'il sentait qu'il recommencerait bientôt.

Le directeur décida de peser finalement sur raccourci 2 avec un dernier regard pour les deux garçons. Jim se retourna vers le mi-Vulcain, voyant le vert lui monter aux joues. Pourtant, Jim savait que tout irait bien, la mère de Spock était aussi colérique qu'un ours en peluche.

- Bonjour, Madame Grayson?

- Oh bonjour, monsieur le directeur. Comment allez vous? Et votre fille, en meilleur santé, j'espère?

- Euh… Oui, oui, merci. Mais, je vous appelais pour votre fils, madame.

- Oh, Spock est là? Bonjour mon chéri, dit-elle dans le vide. Et si Spock est là alors James aussi? Bonjour James!

- Bonjour maman, répondit Spock, gêné d'interrompre le principal dans son discours.

- Bonjour madame Grayson, répondit Jim ne pouvant réprimer un sourire face à la situation.

- Madame Grayson, j'ai bien peur que les garçons n'aient encore une fois désobéi aux règles de l'école…

Et s'ensuivit un long monologue sur l'histoire des deux garçons et du vaisseau, entrecoupé de questions plus ou moins importantes venant de la mère du mi-Vulcain et de rire que l'on pouvait entendre à travers le téléphone même si elle avait essayé de le cacher.

- Mais les garçons vont bien?

- Oui, mais…

- Et le vaisseau est en un morceau?

- Oui, c'est d'ailleurs un miracle, mais…

- Alors tout va bien, finit par dire Amanda, comme si la discussion était finie. James, chéri, est-ce que tu viens toujours souper à la maison ce soir?

- Euh… Oui, madame Grayson.

James avait bien 16 ans, mais elle persistait toujours à l'appeler «James, chéri». De toute façon, ce n'est pas comme s'il n'était pas habitué.

- Bien alors, je vous revois tous les deux ce soir. Bonne journée, monsieur le directeur, et merci de m'avoir averti de cette petite aventure. Passez une belle journée!

Le directeur finit par les renvoyer en classe même s'il savait qu'il ne ferrait jamais de même. De toute façon, il n'y avait même pas eu une égratignure sur le vaisseau et ils étaient venus pour rapporter les clefs quand le principal les prit.

Ils eurent à peine le temps de sortir et James allait se mettre à rire lorsqu'il fonça dans quelqu'un.

- Oh, désolé.

- Non, ça va. En fait, j'étais venu pour vous deux, débuta l'homme avec un regard chaleureux. Mon nom est Christopher Pike et ce que vous avez fait aujourd'hui est plutôt exceptionnel. Un décodeur fait maison et atterrir ce vaisseau comme vous l'avez fait, c'est très impressionnant.

- Est-ce que vous nous espionnez ou quelque chose comme ça? demanda Jim, sur ses gardes.

- Non, non, ne t'inquiète pas. Je suis un ami du directeur et il m'a tout raconté. J'étais venu à la base pour vos résultats spectaculaires mais je dois dire que ceci… est beaucoup plus intéressant. Christopher prit une pause avant de leur faire un grand sourire. Qu'est-ce que vous diriez si je vous proposais une place dans l'académie Star Fleet?

Spock et Jim se regardèrent avec un grand sourire.