Merci tout le monde pour les commentaires et les following! :3 Ça ne paraît pas beaucoup, mais je les lis tous et ça me fait toujours plaisir! Alors... Le mois de Novembre est terminé et vous devez tous remercier NaNoWriMo pour ce chapitre, parce que j'ai réellement pris le temps d'écrire ces temps-ci!

Je sais que beaucoup d'entre vous sont aux études et si ce chapitre peut vous donner une petite pause relaxante, alors ce ne sera pas pour rien que je l'aurais écrit! Prenez soin de vous et pour les nouveaux à suivre cette histoire (premièrement, bienvenue!), la prochaine update est... arbitraire. Peut-être avant que l'école ne recommence, tiens, pourquoi pas! Une bonne résolution (est-ce que je me mets dans la merde? Probablement.) On verra bien! Laissez-moi un commentaire pour me motiver ahahha Passez de bonnes fêtes et prenez du temps pour vous!

PREVIOUSLY ON... L'équipage de Star Fleet est allé à un petit bal sur une planète (pour fêter l'incorporation de cette planète à la Fédération)! Spock a eu un autre break down! Kirk panique et essaie de l'aider! Il l'amène à l'infirmerie! Mais... La mère de Kirk s'est fait prendre, son vaisseau et elle, par un vaisseau drôlement familier? Kirk revient sur la planète pour ramener tout son petit monde, mais... Ils ne peuvent plus communiquer avec le vaisseau! Ils sont coincés sur la planète! Ah aussi! McCoy s'est fait attraper par des geôliers...


Chapitre 18

- Vous allez nous donner les informations que vous le vouliez ou non, dit un des deux gardes.

McCoy les regarda, plus que peu impressionné.

- Bitch please, c'est pas mon premier interrogatoire, okay. Je connais la chanson. Et puis, non seulement vous êtes les trucs les moins menaçants de l'univers, mais en plus-

- Vous allez nous donner les informations nécessaires afin de rentrer dans le QG de Star Fleet et dans votre NCC-1701.

- Écoute, mon con, je ne suis pas un putain de chandail rouge, okay? J'en ai rien à foutre de tes consignes! J'en ai rien à foutre de tes ordres, okay? J'en ai rien à-

Et un des gardes lui envoya un coup de laser paralysant assez grave.

- Mais qu'est-ce que t'as fait, Karl! Dit l'autre garde, alarmé.

Le premier garde, nommé Karl, se retourna, toujours tremblant.

- J'ai paniqué, il me criait dessus!

L'autre se passa une main sur le visage.

- C'est la quatrième fois, Karl, murmura-t-il, exaspéré.

- Il était sur « paralysant » au moins cette fois, dit-il avec un sourire forcé, essayant de trouver des points positifs.

L'autre expira lourdement avant de partir de la salle. Karl regarda l'homme inconscient devant lui avant de demander :

- Tu vas chercher-?

- Un bac d'eau, oui, Karl!


Spock se réveilla doucement au bruit d'une mélodie familière.

The question of my heart came to my mind…

Il ouvrit les yeux, rapidement alerté par la couleur éclatante des murs et par le bruit des constants « bip » près de son oreille.

- C'était du sérum de vérité.

- Quoi? Croassa Spock, sursautant presque à la voix de Chapel.

- Ce que vous aviez ingéré. Les résultats sont arrivés et c'était du sérum de vérité.

Le cerveau du mi-Vulcain prit un peu plus de temps que normal pour comprendre que tout ce qu'il avait bu ou mangé dans les derniers heures étaient sur cette nouvelle planète et que, donc, c'était au bal qu'il avait ingéré le sérum.

- Je dois le dire à Jim! Cria-t-il presque.

Ce fut au tour de la médecin de sursauter.

- Quoi? Non, il vient tout juste de partir! Et vous devez reprendre des forces, l'on ne sait pas si vous avez encore la présence du sérum dans votre corps, cela pourrait être dangereux de-

- Je dois le dire à Jim, c'est une question de sûreté pour tout le vaisseau!

La médecin ne fut décidément pas contente de son patient et s'approcha du visage de l'autre, ses traits soudainement sérieux et sévères.

- Vous ne me laissez pas le choix, Monsieur Spock, dit-elle en se préparant, comme si elle allait relâcher une bombe nucléaire. Ce ne serait pas logique de votre part de perdre toutes les forces que vous venez à peine de gagner.

Et elle s'éloigna lentement, laissant le message faire son effet. Le Vulcain tourna vert.

- Vous avez raison, ce serait très illogique et irresponsable de ma part.

Elle hocha la tête calmement.

- Parfait, alors attendez-moi quelques secondes, je vais aller chercher votre dossier, il y a quelque chose qui me dérangeait.

Elle alla dans l'autre pièce tout en continuant de lui parler.

- Il est écrit que vous avez été brûlé à l'âge de cinq ans, mais à voir votre blessure, je dirais qu'elle est bien plus récente, je dirais même qu'elle-

Elle s'arrêta lorsqu'elle revint près de son patient afin de lui montrer à l'aide de photographies, mais ne vit qu'un lit déserté.

- Merde!

Elle lança le dossier sur le lit avant de courir vers la porte menant vers le corridor principal du quai. Chapel n'entendit rien, mis à part l'ascenseur qui montait. Elle grogna et retourna vers son infirmerie sachant très bien qu'elle n'avait ni le droit ni le temps de courir après des patients. Elle envoya tout de même un message à la passerelle de l'appeler dès que Spock se montrerait.


Uhura était en mode espionnage et passait d'un corridor à un autre avec tant de grâce qu'elle ne faisait pas le moindre bruit (et c'était dire vu son habit et ses chaussures!) Aussi, elle dut se rendre compte que ce n'était pas la première fois qu'elle faisait cela. Elle roula même les yeux en se remémorant le nombre de fois que Bones s'est mystérieusement fait enlever et qu'elle dut le secourir.

Elle eut un petit rire à s'imaginer Léonard exaspérant de s'être encore fait prendre en otage.

Mais soudainement, au coin du long corridor, elle entendit des individus discuter. Elle s'arrêta un instant, essayant de comprendre se qu'ils/elles se disaient, mais elle ne pouvait pas identifier la langue, même après quelques minutes. Il n'y avait que quelques mots par-ci, par-là, comme « chef », « soir » ou « prendre », mais c'était bien faible pour une femme du niveau d'Uhura.

Pourtant je connais toutes les langues de la Fédération, même les nouvelles, cela n'a aucun sens! C'est une célébration de l'association entre la Fédération et cette planète, non? Ils devraient-

Et soudainement elle comprit et se trouva imbécile de n'avoir rien vu plus tôt. Cette planète n'est pas dans la Fédération! C'est pour cela qu'elle ne connaissait pas la langue!

Uhura commença donc réellement à s'inquiéter. Tout l'équipage était en territoire hostile et dangereux sans même le savoir! Elle devait le dire à tout le monde et absolument trouver Bones.

Elle fit un mouvement brusque vers l'arrière tout en sortant son communicateur, mais aussitôt, deux énormes bras la prient de bord en bord et plaquèrent un tissu sur sa bouche. Elle tomba inconsciente dans la seconde.


- Enfin une soirée calme, dit gentiment Victor, son thé paisiblement posé entre ses mains.

Il prit une grande respiration. Il ne pouvait entendre que le ronronnement du moteur. La plupart de l'équipe était déjà dans leurs chambres, Victor n'ayant voulu garder qu'un nombre assez restreint d'individus pour travailler. Et par restreint, il voulait dire Scotty, Keenser et lui-même.

Une musique lente et douce s'incrusta aux bruits ambiants. Victor se retourna, déjà un sourire au visage.

- Et bien, si on ne peut pas aller au bal, aussi bien en amener l'ambiance, dit Scotty.

- Tu serais allé? Tu aurais porté un costume? Le chef de département lui demanda.

Victor était tellement relax que cela ne sonna même pas comme une blague, plus comme un réel intérêt.

Scotty ne fit que le regarder et se mit à rire. Question répondue.

Les chandails rouges étaient souvent réputés pour être les plus réservés, sérieux même, mais tout ceux qui avaient vu une vraie fête de département savaient la vérité. Le côté sérieux ne pouvait pas être constamment là et, lorsque ce côté partait en vacance, c'était le diable qui ressortait.

Keenser se leva et s'approcha de Victor en lui offrant une main. La musique jouait encore.

- Oh, mais bien sûr, mon cher, répondit Victor en allant vers le centre de la pièce avec lui.

Et ils dansèrent brièvement, toujours un peu en riant. Victor se sentait réellement bien. Pour une fois, il n'avait plus ce stress acide au fond de son estomac et il n'avait plus mal dans les jambes à force de courir. Il ne se passait plus la main dans les cheveux, ce qui leur donnait pour une fois une allure passable. Il était bien content. Keenser et lui finirent par un magnifique porté et Scotty applaudit aussitôt.

Victor retourna à son thé et dit très doucement :

- C'est probablement la meilleure soirée que j'ai passé sur un vaisseau. Ils sont tous tellement… froids. Ça ne ressemble jamais à chez moi. Sauf ce soir.

- C'est à cause que tout le monde est parti ou la musique ou…?

Victor hocha les épaules.

- C'est un sentiment de complétude.

Et Scotty hocha la tête, gravement.

- Et toi? Ou en fait, vous deux? Je sais que vous n'avez pas toujours été ensemble, vous venez de différentes places. Comment est-ce qu'on se sent dans le vaisseau le plus malchanceux du monde?

Keenser dit sa réponse dans son propre langage et Victor comprit qu'il préférait être sur le vaisseau que pris dans une base dans le froid. Qu'il préférait travailler et pouvoir interagir avec d'autre personne que Montgomery.

- Wow. La vérité sort, j'imagine, s'exclama Scotty en faisant semblant d'être offensé. Pour ma part, je ne trouve pas ce vaisseau si malchanceux. Nous avons pu avoir des chambres et de la nourriture et on peut finalement travailler!

Keenser hocha la tête.

- Oui et bien attendez un peu. Tout part très vite en vrille ici. C'est comme ma promotion en tant que chef de département… je suis trop jeune et maladroit! Juste l'autre jour, j'ai passé toute la journée à l'infirmerie à cause d'une brûlure.

- Oui, on a vu les larmes, Victor, dit Scotty avec un petit rire. Mais tu ne devrais pas te sous-estimer comme cela, même moi je ne saurais faire mieux… et c'est dire, c'est moi!

Keenser planta sa main contre son visage et alla se rasseoir sur sa passerelle préférée.

Victor accepta tout de même le compliment, essayant de ne pas devenir rouge (et chez une espèce qui était probablement l'équivalent terrien d'un albinos, c'était plutôt difficile).

- Hey, je cherchais justement sur les Ulliens et… est-ce que c'est vrai que vous pouvez lire les pensées? Comme les Vulcains qui peuvent partager des pensées avec quelqu'un?

Victor secoua la tête à Scotty.

- C'est plus… l'on peut regarder dans la « bibliothèque » des souvenirs et voir ce qu'un autre aurait vu. Mais c'est rendu très… controversé. Certains l'utilisaient à des fins scientifiques avant que notre peuple ne comprenne à quel point c'était inapproprié. Ils commettaient des viols. Et puis, certains ont eu des problèmes de dissociation après seulement quelques pratiques. C'est… complexe et peu recommandé, même si c'est consentant.

Victor enfoui son nez dans sa tasse. Il n'en parlait jamais à la maison (cela avait amené tant de honte à leur espèce). Cela faisait tout de même un peu de bien de le sortir. Et juste alors qu'il allait faire une petite blague, il vit du coin de son œil un bouton rouge clignotant.

Le repos était terminé. Il sentait cette tension dans son ventre s'étirer de nouveau après sa courte sieste.

- Tiens, c'est jamais un bon signe ça, dit Scotty en voyant la même chose.

Keenser approuva et descendit de sa passerelle.

Victor passa rapidement sa main dans ses cheveux en allant plus près du bouton et de son tableau.

Il vit le problème.

- Quoi? Non, non, il doit y avoir un problème. Je vais repartir la recherche…

Les deux présents avec lui expirèrent de soulagement. Il repartit le test.

- Bon, alors tu vois, dit Scotty, c'est pas trop malchanceux finalem-

Le bouton rouge clignota de nouveau.

- Non, non, non!

- Scotty, appelle-moi le Capitaine tout de suite! Keenser, va réveiller tout le monde!

Il le regarda comme pour dire « tout le monde? »

- Tout le monde, aller vite! Cria l'Ullien et Keenser partit au pas de course.

- Victor, la ligne est bloquée, répondit Scotty après avoir essayer d'appeler.

Le plus jeune passa ses mains dans ses cheveux en panique.

- D'accord, alors on va devoir aller amener quelqu'un direct sur la planète. Non, attends, c'est stupide, non, pas ça. Bon, alors, tu vas m'appeler ceux à la téléportation, je crois que c'est Lysla et Meadr ce soir. Appelle-les et dis-leur de ramener tout le monde le plus vite possible et de se préparer.

Bien que Scotty ne comprenait toujours pas, il ouvrit tout de même son communicateur et les appela.

Victor, lui, appela Spock en espérant ô combien que celui-ci réponde.

- Spock à l'écoute.

Victor lâcha un énorme souffle de soulagement. Scotty, ne prenant même pas la peine de cacher son micro, lui demanda alors :

- Elles veulent savoir pourquoi!

Il pense donc faire d'une pierre deux coups en explicable devant Scotty, avec Spock à l'autre bout de la ligne.

- Vous savez le vaisseau de Star Fleet pris en otage, celui avec Mme Kirk dedans? Eh bien, il est là. Sur la même planète où presque l'entièreté de notre équipage est dessus.

Et dans la même pièce, l'on entendit cinq forts « ah merde! »


Uhura se réveilla tranquillement et, restreinte dans ses vêtements et ses mouvements, elle dut bien se rendre compte que quelque chose n'allait pas.

Sans laisser voir quoi que ce soit, elle essaya sans faire de bruit de mesurer à quel point elle était ligotée. Alors même qu'elle essaya de mesurer la grosseur de la corde, elle entendit une voix familière qui lui chuchota « bienvenue au club ».

- Chuuuuuuuut! cria un homme. Pas un mot avant que le général n'arrive.

La linguiste finit par rouvrir les yeux, comprenant que cela ne servait à rien de prétendre d'être toujours dans les vapes. Elle tourna la tête pour voir un Bones complètement détrempé.

- Bon, ça va, Karl, comme si j'avais encore peur de toi! T'as même plus le droit d'avoir ton laser, Phinéas te l'a enlevé. Et avec raison! Tu sais que ça fait mal ce truc? Tu m'as fait mal, Karl, tu m'as fait mal!

Karl baissa les yeux, soudainement honteux. Uhura regardait la scène, complètement confuse. Que se passait-il?

- D'ailleurs, où est Phinéas, il a dit qu'il nous amènerait quelque chose à manger.

Karl hocha les épaules.

- Vous parlez notre langue? Je croyais que…

Mais elle se la ferma aussitôt, ne voulant pas dévoiler ce qu'elle savait. Hocher les épaules étaient un signe clairement terrien, mais alors comment est-ce qu'ils pouvaient venir d'une planète qui n'était pas dans la Fédération et pourtant avoir des mimiques humaines?

Heureusement, Karl n'était pas le crayon le plus aiguisé et ne comprit rien de ce raisonnement. Il voulut même répondre à sa question, mais la porte principale de cette pièce sombre s'ouvrit. Karl cria soudainement, essayant probablement d'avoir l'air autoritaire :

- Silence, otages!

Une grande silhouette recouverte d'un drapé lourd bleu foncé. Une étoffe qui recouvrait le personnage de la tête aux pieds.

Karl se mit immédiatement à genoux devant la silhouette qui avançait toujours.

Des bras se font enfin voir et enlèvent complètement la lourde cape. Sous le tissu se trouvait une magnifique femme à l'allure jeune et à la chevelure d'un gris énergétique. Elle portait une robe jaune foncée assez flatteuse sur sa beau un peu mulâtre, mais c'était surtout ses deux yeux noirs qui captaient l'attention d'un regard.

Uhura et McCoy étaient tous les deux complètement ébahis par une telle beauté. Toutefois, Bones essaya de se souvenir, croyant avoir déjà vu cette femme.

La femme se retourna vers Phinéas (que les deux otages n'avaient pas vu de par l'entrée phénoménale de la première) et prit quelques amuse-bouches afin de les amener vers les otages.

- Karl, voudrais-tu bien les détacher, ce sont nos invités après tout.

Et l'homme s'activa immédiatement.

- Alors, on me dit que vous n'êtes pas très très bavard… est-ce qu'il y a quelque chose que je pourrais faire pour aider cela? Quelque chose à manger, une somme importante en argent, un poste important? De ce que je sais, rien ne peut arrêter un terrien de parler, elle dit, un brin amusée, alors aussi bien en retenir une récompense, non?

Enfin détachés, les deux membres de l'Enterprise se regardèrent, essayant de se parler de façon non-verbale.

La voix de la femme se fit plus insistante.

- Si un de vous essaie quoi que ce soit, je lui tords le cou. L'autre parlera afin d'avoir sa vie sauve.

Elle s'avança devant eux et se pencha, comme si elle n'avait peur de rien, comme si elle savait que peu importe ce qui allait se passer, elle aurait la main forte.

- Il faut vous apprendre à penser ou est-ce que je dois vous faire un dessin?

Ils ne dirent rien. Et, prise de colère, elle prit Uhura par les cheveux avec une force surprenante. Uhura tapa la femme, mais elle prit rapidement ses bras et les mis derrière le dos de la linguiste.

- Alors, Capitaine, dit-elle en s'adressant à Bones, ce sera quoi? Parler ou tuer?

- Quoi? Bones n'est pas le Capitaine! S'exclama Uhura à travers la douleur.

McCoy ne fit que murmurer un « pas encore » entre ses dents.

La femme, aussitôt, envoya un regard de haine vers le soldat présent: Karl.

- Je croyais que vous étiez certain!

- Oui, mais général, il a même dit qu'il était « le Capitaine James Kirk ». Vous étiez là aussi-

Elle lâcha aussitôt Uhura pour frapper Karl à l'épaule et en plein ventre. L'homme, à moitié plié, fit tomber son laser sans faire exprès et la femme le ramassa immédiatement avant de le pointer vers Uhura, tout cela alors que l'écho de douleur de Karl parcourait toujours la pièce.

- Vous restez bien calmement là, dit-elle dans un grognement.

Et elle tira soudainement sur Karl sans même le regarder. Bones ne put s'empêcher :

- C'est vous, le général Khan?

Uhura lui frappa l'épaule. Khan était à deux doigts de tuer quelqu'un d'autre, mais elle souriait bizarrement du coin de sa bouche, comme si elle avait attendu trop longtemps que quelqu'un ne lui demande pour réellement se mettre en colère.

- Quel est le problème? Khan est un nom d'homme? Et une femme ne peut pas utiliser un nom d'homme même si c'est la seule façon d'avoir de la crédibilité? L'on vous aurait présenté le général Chantal, est-ce que vous auriez été aussi sérieux à propos de l'invitation?

- Votre nom est Chantal? Demanda Bones, encore une fois déplacé.

- Non! Mon nom est Khan et il est fait pour régner dans la terreur. Il est fait pour apporter discipline dans les rangs. Il est fait pour me présenter comme je suis: un champion. Je suis le général Khan.

- Vous n'avez pas besoin de prétendre d'être un homme pour être menacent, dit Uhura.

- Et je n'avais pas besoin de porter cette robe pour être belle aux yeux, mais je l'ai fait. Tout est dans l'apparence, ma chérie. Tenez, vous êtes dans Star Fleet, l'on vous nomme par votre nom de famille…

- Uhura, finit-elle par dire.

Khan s'avança alors plus près de la linguiste.

- Et combien de personne connaît votre prénom? Votre lieu de naissance? Vous connaissez le nom de l'homme à votre gauche?

Elle hocha la tête.

- Léonard.

Khan tourna sa tête vers Bones.

- Et vous, Léonard, connaissez-vous son prénom?

Il chercha plusieurs secondes.

- Je suis sûr de l'avoir déjà su, donnez-moi quelques secondes…

Khan, les bras maintenant sur les cuisses de Nyota, la regarda à travers les yeux, essayant de marquer un message de grande importance dans l'esprit de la linguiste.

- Quel est ton prénom, ma chérie?

Uhura se dit qu'elle avait déjà donné trop d'informations sur elle-même, mais qu'elle ne trouvait pas de meilleure distraction et que, pendant leur petite conversation, le temps passait et les autres allaient les retrouver.

- Nyota.

Khan sourit.

- Eh bien, Nyota, la vérité est qu'ils n'ont pas besoin de savoir ton nom. Ils savent déjà ton sexe, la couleur de ta peau et les formes de ton corps et tout cela, c'est assez pour eux.

- Pas tous-, voulut dire Nyota avant d'être coupée.

- Mais juste assez pour que ce soit la norme.

Khan se releva et appuya un baiser sur la tête d'Uhura.

- On arrive pas au sommet, comme être général, avec un nom comme Nyota. C'est Uhura, c'est Khan.

Uhura ne dit rien. Bones s'essaya:

- Nous sommes en deux mille-

- Ferme-la, dirent les deux femmes en même temps.

Khan se reprit vite en main et, de sa ceinture, sortit un laser massif, au moins trois fois plus gros que celui de Karl.

- Bon, j'en ai marre de tourner autour du pot avec vous deux. Vous allez parler ou on trouvera quelqu'un d'autre qui pour le faire. Votre choix.

Elle regarda Nyota.

- Ton choix.

Et elle pointa le laser vers Bones.


Spock, Victor, Scotty, Lysla et Meadr étaient tous dans la petite salle de téléportation et essayaient tant bien que mal de trouver une solution. Victor et Scotty essayaient de débloquer les ondes afin de pouvoir localiser leur équipage sur la planète.

- Et maintenant? Demanda Victor, déjà les mains et l'uniforme complètement sales.

- Rien, répondit Lysla en essayant encore d'avoir un contact ou une image.

Spock se mit à l'écart quelques secondes et fit son devoir de second : il appela Star Fleet.

Il leur parla du vaisseau retrouvé dans les parages et donna le numéro de la planète. Il dit également qu'il croyait la planète peut-être hostile.

En arrière, par contre, Spock pouvait toujours entendre les autres.

- … peut pas voir et même chose pour les ondes!

- Le problème c'est que je ne sais pas où envoyer les gens et où les prendre.

«Et donc, il n'y a que quelques membres de l'équipage seulement sur cette planète?» demanda l'agent de Star Fleet.

Spock commença à transpirer abondamment. Il ne se souvenait que de Chapelle qui lui disait être incertaine que l'effet du sérum se soit effacé. Il prend une grande respiration.

- Et maintenant?

- Oui, que quelques personnes, Madame.

«Parfait, alors ne bougez pas, nous devrions avoir des gens sur place dans deux heures.»

- Parfait, merci!

Spock referma aussitôt son communicateur et se retourna vers le petit groupe.

- J'y vais manuellement.

- QUOI? Cria l'Ullien, croyant perdre raison en l'humanité.

- Si nous pouvons indiquer un endroit sur la planète, avec une balise qui n'aurait pas besoin des ondes pour être repérée, cela pourrait marcher, non? Et la seule façon de faire cela est d'envoyer quelqu'un manuellement avec un petit vaisseau.

Victor attendit un peu, calculant l'ampleur des dangers que cette action pourrait créer. Bien que le chiffre l'alarmait, il savait que Spock l'avait déjà bien pris en compte. Il hocha la tête.

- Quoi? S'exclama Scotty. Le Capitaine ne serait jamais d'accord avec ça!

Victor fit comme s'il n'avait rien entendu. Spock répliqua tout de même :

- Non, c'est vrai, il aurait insisté pour y aller lui-même. Mais comme il n'est pas là pour se porter volontaire…

Non, il est sur cette planète sans savoir que sa mère s'y trouve. Sans savoir qu'il est en danger.

- Il faudra que ce soit une personne, et je dis bien une personne, à la fois sur la balise, c'est très important! Et que la personne ne bouge pas et qu'elle soit directement sur la balise. Je ne veux personne à un mètre de ce point lorsque la téléportation arrivera, c'est très important à spécifier, c'est compris?

Victor ne parlait pas aussi autoritairement, normalement, mais les dangers reliés à ce qu'ils allaient faire étaient tellement immenses qu'il dut oublier sa politesse quelques secondes. Spock hocha la tête sans attendre.

- Parfait, donc, Victor, vous êtes en charge de l'Enterprise pendant mon absence.

Victor voulut mourir et Scotty le reprit tout juste dans une faiblesse des jambes.

- Mais, je- Non- Je-

- Vous êtes le seul chef de département présent sur le vaisseau, dit factuellement Spock.

- Mais je ne suis que… dans vos années terriennes, je n'ai que 20 ans!

- Et bien, bravo pour vous, Capitaine, répliqua Spock, un peu confus par ce qui posait problème au jeune ingénieur.

Et Victor faillit bien encore s'écrouler. Une chance, Scotty le rattrapa rapidement, le gardant sur ses pieds.