Je veux dire... Trois mois? Comparé à mes anciens hiatus? Mais que vous êtes choyés! (une petite blague bon...)

Je tiens à dire bonjour à tous les nouveaux followers/lecteurs, ça fait plaisir de vous accueillir dans cette aventure! ;) Et pour les plus anciens, honnêtement, bravo pour être encore là parce que franchement, ça va bientôt faire deux ans (et ouais, j'ai fini par regarder depuis quand j'écrivais cela)! Votre support est tout ce qu'il y a de plus important!

Deux avertissements pour ce chapitre: 1- J'ai introduit un personnage non-binaire, alors ne pensez pas que j'ai eu un spasme en plein milieu du chapitre (et si par mégarde, j'ai mal écrit ou usé des pronoms non-binaires, je vous en prie, dites-le-moi, parce que je trouve cela essentiel à savoir!) 2- Une question très importante sera posée à la fin du chapitre alors s'il-vous-plaît la lire et y répondre autant que possible dans les commentaires! Merci!

Mais je vous laisse à la lecture...

PREVIOUSLY ON... Bones s'est fait enlever par les gardes du Général! Spock s'est sauvé de l'hôpital pour aller aider Jim! Uhura comprend que la planète n'est pas dans la Fédération, mais est enlevée aussi! Le vaisseau perdu de Maman Kirk et tout son équipage sont sur la planète aussi (Kirk ne le sait même pas)! Khan est une femme? Spock veut aller sur la planète avec un petit vaisseau et Victor est promu Capitaine temporaire!


Chapitre 19

Victor faisait les cent pas de long en large de la salle des machines, créant une brise insistante derrière lui. Toute son équipe était là, formant deux rangs bien droits avec assez d'espace pour que leur chef de département, pris dans ses pensées, puisse faire ses grandes enjambées sans problème. L'Ullien passait sa main dans ses cheveux déjà assez en pagaille et bientôt, ils seraient noirs à force de mettre toute la graisse de ses mains à travers ses mèches incolores. Scotty s'en inquiéta.

- Hum…

Mais Victor l'arrêta d'un signe de la main.

- C'est l'anxiété.

Scotty recula en hochant la tête, se rangeant de nouveau dans sa ligne. Deux allers-retours plus tard, Scotty sortit de nouveau du silence et de l'ordre.

- Ne devrais-tu pas… aller à la passerelle… Capitaine?

Et tous ceux dans les deux rangées tournèrent la tête vers Montgomery, en plein outrage. Victor s'arrêta finalement, prêt à affronter la situation. En voyant que Victor ne contredisait pas Scotty, tous les yeux présents s'agrandirent à la réalisation que Victor, maigre, anxieux, intraverti, Victor, était maintenant leur Capitaine. Tous passèrent du regard de Scotty à Victor, essayant d'avoir n'importe quelle sorte de réponse.

- Oui, hum… se décida finalement Victor à dire. Le Capitaine Kirk et son second, Spock, sont présentement hors du vaisseau et… possiblement en danger. Tout comme la moitié de l'équipage.

Les murmures débutèrent finalement parmi tous les chandails rouges à moitié réveillés. Ils devaient tous se croire dans un cauchemar.

- Et je suis le seul chef de département sur le vaisseau, expira Victor, comme s'il annonçait sa mort. Il repassa ses mains dans ses cheveux qui tenaient maintenant tous seuls dans les airs, leur donnant un air grotesque. Alors… Je suis le… Capitaine.

Il frissonna à la simple mention du titre et essuya ses mains moites sur ses pantalons.

- Et j'espère que vous serez prêts et prêtes à être à votre meilleur, dit-il fébrilement avant de chuchoter, parce qu'on va en avoir de besoin.

Devant les nombreux hochements de têtes, Victor reprit un peu plus d'aplomb et débuta donc son plan, sa voix toujours un peu hésitante.

- Bon… débuta de nouveau Victor en prenant la plus grande respiration de l'Univers… Je vais nommer ceux que je veux sur la passerelle. Skargraft, linguistique. Hôlmîtî et Triblr, pilotage. Koar, Gorl et Yall, science, peu importe ce qu'ils font, je crois qu'ils regardent les écrans ou peu importe, vous savez ce que vous devez faire, vous avez fait les formations, je l'ai lu dans vos dossiers. Skargraft, tu te prendras un ou deux aides. Vous avez deux minutes pour y aller et vous préparer, je veux que tout soit contrôlé lorsque j'arrive. Ouvrez des manuels d'instructions, je m'en fou, je veux cette passerelle active malgré le fait que ce ne soit pas notre place. On va leur montrer que les chandails rouges sont indispensables, allez!

Et il clappa des mains très vite et les quelques noms coururent immédiatement vers la porte, cherchant à arriver le plus rapidement possible vers la passerelle. Même lui fut surpris de l'autorité avec laquelle il avait parlé. Par contre, une des officiers nommés voulut partir, mais fut vite arrêtée par le bras de son collègue à côté d'elle.

- Capitaine?

Un long nerf gelé traversa encore son dos.

- Oui?

- Quel Triblr? Demanda l'officier retenant sa collègue. Nous sommes deux et-

Victor s'approcha du chandail rouge, un Bétazoïde assez confiant de sa personne.

- Vous avez passé des cours en pilotage, M. Triblr?

- Et bien, non, mais… C'est normalement des hommes au-

- Et donc, une pilote certifiée serait moins compétente que votre égo surdimensionné, peut-être?

Et Victor patienta, le regardant avec autant de dégoût qu'il méritait.

- J'attends une réponse, M. Triblr, et Magnolia aussi, dit-il en baissant la main bloquant le passage à la femme.

- Non, Victor, admit le Bétazoïde.

- Désolé, je ne crois pas encore vous avoir entendu, il doit encore y avoir un peu de votre sexisme coincé dans mon oreille…

- Non, Capitaine, dit finalement le Bétazoïde, rouge devant cette attention qu'il ne pensait pas avoir.

- Non, Magnolia. Ce n'est pas moi que vous essayez ridiculement de sous-estimer.

Triblr expira lourdement par le nez, s'énervant finalement sous la constance de Victor.

- Non, Magnolia, grommela l'homme.

- C'est ce que je croyais. Magnolia, vous pouvez y aller, dites aux autres que je serais là sous peu. Dites aussi aux membres de l'équipage déjà présents sur la passerelle qu'ils pourront rester, j'expliquerais tout là-bas.

Magnolia Triblr partit finalement avec un hochement de tête, un sourire et un «Oui, Capitaine». Elle, enfin hors de vue, Victor regarda l'autre Triblr.

- Vous êtes chanceux que j'ai besoin de tout mon département, Triblr, ou je vous aurais exilé moi-même de mon vaisseau. Je veux du respect, du professionnalisme. On n'a pas le temps pour le doute ou le jugement injustifié. C'est clair? Parfait! On fait ça aujourd'hui et on dort demain, ça vous va? Le reste, je vous veux ici, au cas où… Merci encore!

Et le groupe se dispersa aussi efficacement qu'il s'était organisé. Victor pris soudainement l'attention de Francis II et de Xylzom, deux de ses meilleurs ingénieurs, et leur demanda d'aller aider au poste de téléportation au cas où les deux officiers de la sécurité en poste aient des questions ou de nouveaux problèmes. Il les remercia encore une fois et retourna vers Scotty et Keenser, les deux momifiés de surprise devant les ordres de Victor et sa soudaine assurance.

- Keenser, tu vas être en charge du département d'ingénierie, alors fais-y attention, j'ai fini par m'y attacher. Et ne laisse pas Derla toucher la radio, ses griffes brisent toujours les touches.

Il prit une nouvelle fois une respiration pleine de responsabilités en regardant tout son département s'activer. Ses machines et ses officiers. Keenser fit un petit son fier et partit vers le brouhaha qui se préparait, se bombant un peu le thorax.

Victor partit ensuite vers la porte de sortie, s'arrêtant tout juste avant de la passer.

- Scotty, tu viens? Je n'ai personne d'autre pour faire mon commandant.

Et Scotty courut après, soulagé d'avoir une place et d'aller avec Victor.

C'est dans l'ascenseur que Victor perdit finalement tout son contrôle. Quelques larmes coulèrent silencieusement sur ses joues et il chuchota :

- J'ai crié. C'est comme ça qu'ils vont se souvenir de moi lorsque l'on va échouer. Que je leur ai crié dessus.

Scotty voulut dire quelque chose, mais la porte avertit qu'elle allait ouvrir et Victor essuya ses yeux et reprit son souffle.

Les portes s'ouvrirent et Victor s'exclama immédiatement :

- J'ai besoin de parler à Spock.


Kirk avait regroupé ses quelques chefs de département, essayant de faire le tout de manière plutôt subtile, avec l'aide de Sulu, et leur expliquait rapidement la situation.

- Ce que j'aimerais maintenant, ce serait que tous ceux en ingénierie et en science attendent à l'extérieur afin que tout le monde soit téléporté le plus rapidement possible.

Un.e officier fronça les sourcils :

- Mais… Il y a encore des personnes manquant à l'appel, on ne va pas juste les laisser ici et attendre.

Kirk secoua la tête :

- Le moins de personne que j'ai ici, Hargner, le moins que j'ai à surveiller.

- Avec tout le respect que j'ai pour vous, Capitaine, je ne pars pas tant que mes collègues sont dans une situation potentiellement dangereuse et je sais que mon département ne le fera pas non plus.

Les autres chefs de départements hochèrent la tête en approbation. Kirk resta un peu surpris de l'aplomb de saon chef. Il essaya de ne pas trop sourire de fierté et regarda Sulu avant de rajouter :

- D'accord, mais je veux que taon équipe soit au courant qu'elle a le droit de partir et de ne pas faire face à ce danger, elle n'est pas entraînée pour cela. Cela vaut pour toutes vos équipes. Tous ceux qui veulent sortir pour le téléporteur le peuvent.

Ils hochèrent tous la tête, Hargner inclus.e.

- Je veux des équipes de six pour les recherches et je veux un constant rapport par communicateur pour être certain que tout va bien. Vos équipes se réfèreront à vous, vous vous réfèrerez à moi. Personne ne se met en danger, nous avons déjà une dizaine d'absents-

Sulu s'approcha un peu de lui.

- Huit, Capitaine.

Cela prit un certain temps à Kirk pour comprendre :

- Tu as fait un dénombrement?

Sulu hocha la tête, un peu gêné maintenant.

- Euhh… Merci, Sulu.

C'est vraiment intelligent, pourquoi est-ce que je n'y ai même pas pensé?

- Ok, se reprit-il, on trouve les huit personnes et en attendant, ils vont avoir réparé le problème technique.

- Problème technique? Demanda un chef.

- Oui, avoua le Capitaine, nous ne pouvons pas les appeler, mais ce n'est que temporaire, j'ai déjà vu ce genre de problème. Très facile à réparer, mentit-il complètement.

À vrai dire, Kirk n'avait aucune idée de ce qui se passait. Pourquoi les communicateurs sur la planète fonctionnaient-ils, mais que le lien avec le vaisseau était brisé?

- Donc, on les trouve, on se regroupe, on part. Des questions?

Tous secouèrent la tête.


- Commandant Spock, vous me recevez?

Spock n'avait presque pas assez d'espace pour appuyer sur l'intercom, il dut se tourner complètement avant d'étendre le bras, sentant une crampe s'éveiller dans sa jambe inconfortable.

- Clairement, Capitaine, dit Spock afin de rassurer Victor.

- Parfait, je vais vous répéter une dernière fois les consignes. Tout d'abord, il faut…

Mais Spock écouta à moitié, se souvenant très bien de ce qu'il devait faire. Dans le mini-vaisseau, les statistiques du demi-Vulcain s'additionnaient et se bousculaient dans un si petit espace. Il essayait de se calmer en fait : c'était la première fois qu'il conduisait un vaisseau sans Kirk. Il avait pratiqué à l'Académie, mais jamais il ne l'avait vraiment fait… seul.

- … un des GPS du vaisseau dans la balise et donc on va pouvoir la retracer. Aussi…

Une image du plus vieux Spock s'éveilla dans son esprit et, bien qu'il se demanda pourquoi, il se souvint rapidement que dans cet autre Univers, Kirk était mort sans que Spock ne puisse rien y faire. Il ne voulait pas que cela arrive dans son Univers aussi, ça ne pouvait pas arriver. Il regarda à sa droite où se trouvait cinq phasers et la balise. Il allait la poser, faire monter l'équipage, retrouver Kirk, le ramener, mettre une bonne collée à ce général Khan et revenir avant que Star Fleet n'arrive.

Pourcentage de chance d'un scénario pareil : 3,2%

Pourcentage de chance que son vaisseau s'écrase sur la planète et qu'il meurt instantanément : 21,57%

Mais avec Kirk, les statistiques ne servaient à rien, il se dit, Jim arrivait toujours à contrecarrer les lois des mathématiques.

- Vous avez compris, Commandant Spock?

- Absolument, Capitaine, dit-il rapidement avant de changer de sujet. Dans combien de temps est-ce que Star Fleet devrait arriver?

- Une heure et 17 minutes, Commandant.

Spock rectifia le tir : 2,17% des chances que tout aille bien.

- Monsieur Spock, je grchdfrtrrhgft…

- Désolé, Capitaine, je n'ai pas capté cela.

- Chdrtfgr ksdt…

- Il semble que le contact se soit brisé juste ici, Capitaine. Je vous reparle bientôt.

Enfin seul, Spock commença immédiatement à s'inquiéter, pris avec ses chiffres qui remplissaient chaque parcelle d'air et il avait de la difficulté à respirer, mais il continua à prendre de grandes respirations, les poussant de ses expirations.

Il se dit soudainement qu'il aurait dû appeler sa mère avant de partir…

Elle devait s'inquiéter…

Elle devait…

Non! Elle serait bien déçue si son fils avait pris son temps au lieu d'aller chercher Kirk, son second fils, et Winona, sa grande amie!

Et puis, il l'appellerait après!

Il prit de grandes respirations, mais fut vite le souffle coupé par une douleur soudaine et violente dans son dos, près de son épaule. Il appliqua comme il put dans l'espace restreint une main sur l'endroit où provenait la douleur et crispa sa mâchoire dans la souffrance pour ne pas crier. Une chance, il n'avait pas vraiment à piloter le vaisseau (la plupart, en tout temps, était sur pilotage automatique) et fut plusieurs minutes à se tortiller afin d'avoir un peu moins mal, ne comprenant pas ce qui se passait. Enfin arrivé à l'atmosphère de la planète, la douleur commença à s'adoucir. C'est après que son esprit soit libéré de douleur qu'il comprit que le mal était venu de sa cicatrice dans le dos, celle de l'incendie, mais il ne comprit pas vraiment comment c'était possible. Il savait pourtant que c'était exactement de là. Il connaissait cette marque comme si elle avait été sur son propre visage.

Sans réponse à ses questions, il continua ses calculs.

Pire scénario : Star Fleet arrive avant qu'il ne puisse ramener tout le monde, le prenant en train de mentir et trouvant le vaisseau sans Capitaine légitime. L'équipage serait réparti à travers différents vaisseaux de la flotte et Kirk ne serait plus jamais Capitaine. 5,43%

Il se dit que c'était assez bas et continua de penser à ce chiffre afin de ne pas calculer le pourcentage pour les scénarios où Kirk ou lui-même mourrait. Il avait trop peur du résultat. Et c'était sans compter les statistiques en faveur de la mort de Mme. Kirk et de tout son équipage. D'ailleurs, le fait que le vaisseau de sa mère était exactement sur cette planète était un détail que Spock était très confortable de ne pas mentionner à Jim. Spock devait laisser Star Fleet contrôler ce problème. C'était trop important.

Après multiples secousses, le Commandant, s'approchant de la planète, s'approchant de savoir quel scénario gagnerait, essaya d'appeler Kirk.

- Kirk? Kirk, est-ce que tu m'entends?

Aucune réponse.

- Jim? Est-ce que tu peux m'entendre? J'arrive avec une balise pour monter l'équipage!

Pourquoi est-ce qu'il trouvait que cela sonnait un peu trop désespéré?

Il attendit quelques secondes avant de réessayer, mais un bruit de statique l'en empêcha.

- Spock, don't you dare. J'ai tellement de personne déjà et c'est un territoire hostile et… Attends! Qui est en charge de l'Enterprise! Spock! Tu as délaissé notre enfant juste comme ça! Dans les bras d'étrangers!

Spock eut finalement un sourire aux lèvres et il crut que cela faisait des années qu'il n'avait pas souri comme cela et qu'il n'avait pas entendu la voix de Kirk.

- Jim, calme-toi, j'arrive bientôt.

Et, effectivement, le vaisseau se préparait à atterrir juste à côté de l'immeuble où se trouvait le bal, à l'entrée. Que quelques officiers s'y trouvaient et Spock, bien que heureux de voir qu'il y en avait en sécurité, trouva bizarre qu'il y en ait si peu. L'atterrissage se fit parfaitement et Spock en était bien heureux. Le demi-Vulcain s'attela immédiatement en sortant de poser la balise et de répéter exhaustivement toutes les indications de Victor aux quelques officiers et en mis deux en charge d'être sûrs que ces règles étaient suivies par tous. Il partait tout juste lorsque les premiers voyages débutaient.


Khan marchait solennellement, l'énorme cape sur ses épaules de nouveau, à travers sa prison où résidaient, en piteux état, ses prisonniers. Elle avait d'ailleurs décidé d'amener Uhura avec elle, question, principalement, de l'impressionner. Uhura, par contre, ne pouvait réprimer un sentiment de nausée face à ce décor ridicule. Aucun être vivant ne devrait avoir le pouvoir de faire cela, mettre presque des centaines d'individus en cage.

Tout de même, devant jouer le rôle afin de donner plus de temps au secours, Nyota essaya du mieux qu'elle pouvait de ne pas montrer le profond dégoût qu'elle ressentait.

- C'est la première fois en dix ans que je vois une femme… une autre… elles ont toutes été… Ma mère et mes fières camarades… toutes tuées, chuchota Khan afin de ne pas être entendu par les prisonniers ou les gardes qui pourraient entendre la voix un peu trop aigüe pour être masculine.

Uhura essaya de se souvenir du bal et, à bien y penser, elle n'avait vu que des hommes dans les natifs.

- Pourquoi? Demanda-t-elle, encore une fois pour gagner du temps.

Khan s'arrêta et Uhura pu voir l'éclat de ses yeux sous le capuchon de la grande cape. Le regard n'avait alors rien de négatif, simplement de la surprise pure et un peu de respect.

- Mais parce que le genre féminin et tous les autres genres sont un danger pour l'homme et qu'un danger pour l'homme n'est pas proie bien longtemps. Ma mère, d'ailleurs, dit-elle en relevant le menton et en continuant de marcher, s'est suicidée avant qu'ils ne puissent la prendre.

Uhura murmura :

- Une chasse à la sorcière.

- Non, trancha Khan rapidement, un brin plus fort. Les sorcières ont quelque chose de supérieurs, un pouvoir. Si nous avions eu des pouvoirs, cela n'aurait pas été une chasse, cela aurait été une guerre. Nous n'avions rien de plus qu'une envie d'égalité.

Uhura, en continuant de regarder les prisonniers, ne pu se résigner à sympathiser avec le Général. Elle voulu lui cracher dessus et lui crier « Et regarder ce que vous faites en retour! Votre mère aurait honte! », mais elle n'en fit rien. Elle devait rester dans les bonnes grâces et découvrir tout ce qu'elle pouvait afin d'aider lorsque les secours arriveraient. Nyota se tenait à cette idée aussi fort qu'elle le pouvait.

- Et pourtant vous êtes à la tête? Demanda-t-elle entre ses dents.

Khan émit un petit son de contentement.

- Seuls mes plus hauts gardes connaissent la vérité. Les autres préfèrent le mystère. « Cela pourrait être n'importe qui! », ils se disent tous. Naïfs! Aucun de ces porcs n'aurait pu amener notre peuple où je l'ai hissé.

- L'enlèvement de masse? Ne put se retenir de souffler Nyota.

Khan s'arrêta de nouveau et bien que l'officier ne pouvait voir ses yeux, elle savait alors qu'elle avait réellement fait une bonne gaffe. Pourtant, le Général continua son chemin comme si elle n'avait rien entendu.

- Vous verrez, Nyota, vous verrez qu'une femme peut accomplir n'importe quoi, et ce, même sous la plus féroce des semelles masculines.

Uhura se dit que c'était précisément le moment où, dans une histoire, le vilain racontait tout son plan machiavélique au protagoniste. Elle prit une grande inspiration et essaya, du coin de l'œil de comprendre comment les verrous de la prison fonctionnaient.

- Je croyais que vous vouliez l'égalité.

Khan s'arrêta devant une cellule recueillant seulement des femmes. La plupart avait l'air trop épuisée pour la regarder ou simplement l'entendre arriver. Une seule femme osa regarder le Général dans les yeux, sans même broncher une seconde, pleine d'un feu infatigable. Elle avait la haine d'écrite dans le visage, mais l'intelligence et la supériorité dans les yeux. Nyota la regarda quelques secondes, croyant voir en elle quelque chose de familier.

- Je ne veux pas l'égalité, Nyota, je ne l'ai jamais voulu. Je veux que les hommes comprennent ce que cela fait de vivre sous constante peur. Je veux qu'ils sachent comment la peur et la haine peuvent envahir quelqu'un si profondément qu'elle se suicide tout juste avant d'en être consumée. Une bonne vieille vengeance, ma chère, c'est tout ce qui me reste.

Nyota voulut s'indigner, dire que cela ne changerait rien et que cela n'aiderait en rien le futur, mais tout juste avant qu'elle ne pu dire quelque chose, un petit personnage fit son entrée dans la conversation. Elle l'avait déjà vu, au bal, plus tôt.

Le regard toujours collé à celui de la femme dans la cellule, Khan écouta Meverich lui faire le bilan.

- Il reste encore une heure, mon Général, et, déjà, tout est en place.

- C'est très bien, Meverich, merci.

- Merci, mon Général.

Et le petit Mev laissa ses yeux se poser sur Uhura quelques secondes avant de partir d'où il revenait, allant se préparer, lui aussi, pour ce qu'il allait se passer.

Khan se retourna vers Uhura et dit simplement :

- Et bien, ma chère, le temps est venu de dire au revoir à tout ce que l'on connait.

Nyota n'aima pas vraiment ce que cela voulait impliquer, mais, bien obligée, elle suivit le Général qui sortit enfin de la prison interminable.

Ce qu'elles ne virent pas fut la femme au regard de feu s'activer dès leurs ombres parties au loin. Toutes les femmes autour d'elle en firent de même.


Kirk marchait de corridor à corridor, seul. Il avait été avec Sulu, mais lorsqu'il avait trouvé Froli, il avait dû le laisser pour qu'il le raccompagne vers l'entrée du bâtiment. Il savait que ce n'était pas prudent de sa part, mais il n'était pas dans un état pour la prudence. Depuis quand l'était-il de toute façon?

L'on avait attaqué son équipement, sa mère et son vaisseau étaient introuvables et, pour couronner le tout, Spock se ramenait malgré le fait qu'il devrait être hospitalisé, comme s'il avait besoin de ce stress supplémentaire.

Il était à bout de nerfs et il avait besoin que soit tout se règle et vite ou qu'il trouve un ennemi avec qui se battre. Il ne se battait pas souvent, Spock l'avait presque toujours tiré d'affaire à temps, mais lorsqu'il devait cogner quelque chose, il devait cogner quelque chose.

Il respirait fort et bien qu'il n'ait pas pensé à prendre de phaser, il avait trouvé un couteau assez long dans la cuisine. Son équipage avait trouvé cinq des huit disparus, mais il manquait encore Bones, Beetve et Uhura et il commençait à s'impatienter.

Son communicateur s'activa :

- Capitaine, nous avons retrouvé le docteur, mais il ne coopère pas vraiment – COOPÉRER ÇA IRAIT MIEUX SANS VOS PATTES SUR MOI, JE NE SUIS PAS BLESSÉ, JE SUIS UN MÉDECIN-.

- Vous allez lui dire que s'il ne ramène pas son cul au vaisseau, je vais devoir le faire avec mon pied, avertit Kirk.

Plus rien. Il écouta au loin pour savoir s'il n'entendait pas les pas d'un garde. Il fit le saut lorsque son communicateur s'activa de nouveau.

- Où es-tu?

- Reste près de l'endroit du téléporteur, Spock, je ne veux pas que tu viennes à l'intérieur.

- Trop tard.

Est-ce que c'était de l'humour qu'il entendait dans sa voix. Est-ce qu'il était sûr que c'était Spock?

- Tu vas bien?

Il y eut un temps d'arrêt qui alarma Kirk.

- Je vais très bien.

- Je sais quand tu mens.

- Alors tu saurais que je ne mens jamais.

- Dans tes rêves, dit-il avec un petit rire. Juste avant-hier, tu m'as dit que je ne ronflais pas-

- Un sifflement à peine, une respiration forte, peut-être-

- Je fais pratiquement de l'apnée du sommeil, Spock! Je le sais, parce que je me réveille moi-même la nuit!

Un silence.

- Où es-tu?

Ce n'était pas que Jim ne le voulait pas tout près, mais… il avait peur. Il avait un mauvais pressentiment. Et pourtant, il se dit qu'il valait mieux que Spock soit près de lui afin qu'il puisse le protéger.

- Troisième étage. Nord.

Il s'attendait à une réponse, mais une autre voix résonna dans le communicateur.

- Capitaine, ici Hargner, on a trouvé Beetve.

Kirk s'arrêta et pensa avant de répondre.

- Parfait. Maintenant, je vous mets en charge, Hargner, de me téléporter au moins le trois quart de l'équipage, dit-il avant de rajouter pour être clair. C'est un ordre.

- Mais, Capitaine, ils ne voudront pas…

- Faut-il que je me répète? Dit-il agressivement avant de se reprendre et de continuer, plus lentement. Je ne laisserais pas tout mon équipage couler pour un matelot. Vous pourrez garder quelques officiers par département, mais pas plus. Et je les veux prêts à partir dans la seconde que je le dis.

- Oui, Capitaine.

Même le bout de ses doigts étaient nerveux et il n'en pouvait plus de rester sur place plus de quelques secondes. Il devait absolument faire quelque chose. Uhura était encore manquante, sa mère était probablement kidnappée à quelque part dans un coin de la galaxie et Spock n'était même pas sensé être hors de son lit d'hôpital, il-

- Halte, visiteurs, vous n'avez pas accès à cette zone.

Kirk se retourna et rapidement mit ses mains dans son dos pour cacher son arme et regarda l'unique soldat s'approcher.

- Les mains dans les airs, ordonna l'homme.

- Fretti gythrew joiiirtu, improvisa Kirk.

- Quoi? Demanda le soldat, maintenant à un mètre, son fusil toujours sur Kirk.

- Zyrteed gythraw hyul die nomn, continua-t-il, essayant d'avoir l'air confus.

Le garde poussa un soupir d'exaspération avant de mimer ce qu'il dit.

- Lever. Vos. Deux. Mains.

Et la fut son erreur. Le fusil maintenant pointé vers le plafond, Kirk poussa le soldat avec tout son poids. Le soldat tomba parterre, juste sous Jim, et le fusil, encore plus loin. Kirk ne put faire quoi que ce soit pourtant lorsque le soldat lui envoya un coup à la tempe et il perdit contrôle sur l'autre. Le soldat se remit donc sur ses pieds afin de récupérer son fusil, mais Kirk planta, sans même y penser, son couteau dans le mollet de l'homme qui hurla au meurtre. Celui-ci jura avant d'essayer d'enlever le couteau de dans sa jambe. Kirk, en gentilhomme, le fit pour lui.

Il le frappa derrière les jambes, faisant tomber le soldat sur le dos et porta le couteau à sa gorge, se mettant complètement sur lui afin qu'il ne bouge pas.

- Où est-ce qu'ils retiennent la prisonnière?

Le soldat, quoiqu'en terrible douleur, offrit un rire gras.

- Il va falloir être plus spécifique.

Kirk fronça les sourcils avant de prendre les épaules du soldat avant de les plaquer sur le sol, créant un choc au sol avec la tête du garde.

- Où est Uhura? Où est mon officier?

Cela prit quelques secondes au soldat avant de revenir à lui.

- Le Général a décidé de garder son otage préféré en échange de tout votre équipage. Si j'étais vous, Monsieur James Kirk, je repartirais avant qu'il ne change d'idée.

À bien y penser, il est vrai qu'il avait été assez facile de trouver les sept autres.

- J'ai demandé « est-elle? »

Un nouveau rire gras mélangé à un peu de sans dans les dents.

- Qui sait? Dans les quartiers du Général ou dans un trou à pourrir.

Jim bouillait de rage. Il n'allait pas laisser un membre de son équipage se faire tuer et il n'allait pas laisser cet imbécile de garde l'empêcher de la retrouver. Il pouvait tous les trouver et il allait le faire. Ses mains tremblaient. Personne n'allait mourir. Il prit son couteau à deux mains. Personne n'allait mourir. Il mit le couteau au-dessus de sa tête, prêt à frapper au cœur, la panique grandissant dans le regard du garde. Personne n'allait mourir.

- Jim!

Jim se retourna rapidement, les mains toujours levées pour frapper, et vit Spock dresser un phaser vers lui.

- Jim, laisse tomber le couteau.


...

Question... Alors, je sais que je vous ai tous avertis que cette histoire tirait à sa fin et je veux alors avoir votre avis, parce qu'en écrivant cette partie, j'ai eu un regain d'inspiration (évidemment...) et je me suis rendu compte que je pourrais très facilement continuer cette histoire. Ma question serait donc: Est-ce que vous préféreriez que je termine cette histoire comme prévu, question que nous aillons tous un peu de "closure" (bien que je pourrais faire des OS additionnels sur cette histoire à la demande de lecteurs) ou bien est-ce que vous aimeriez que je continue le tout en suivant le simili ordre que j'ai déjà entrepris (si vous suivez bien, après cela, je serais rendu au troisième film de l'Original Serie (hint: À la recherche d'Uhura?)). Ma cadence n'en serait par contre pas plus rapide et je comprendrais donc si vous voudriez que cette histoire ne s'éternise pas non plus... Le cas échéant, il ne me resterait pas plus de deux-trois chapitres (l'épilogue inclus).

S'il-vous-plaît y répondre dans les commentaires, je me fierais presque uniquement à vos avis!