Woooowwwww... Mars, hein? Ça fait un sacré bout, ça... Wow. Désolé. Hahahha, non, mais réellement, je voulais être sûr de mon coup et je n'arrivais pas à être satisfait de ce que j'écrivais. Mais voilà, je crois l'avoir, finalement. Je tiens à prendre cette petite préface pour vous remercier tous pour les commentaires et les follows. Cela m'a réellement permis de terminer cette fic qui me tenait vraiment à cœur! Merci d'avoir été là! :)

Aussi, j'aimerais mentionner que même si cette fic est terminée, je pourrais accepter des demandes de OS spécifiques (dans les commentaires ou dans mes messages personnels), alors n'hésitez pas. Oui, je les ajouterais aussi sur ce document aussi afin que vous puissiez les retrouver plus facilement si vous le voulez. Mais en ce qui concerne cette histoire, je n'y changerais pas grand chose. Peut-être que je pourrais faire des OS pendant l'Académie ou leurs enfances, mais aucun détail ne changera la fin de cette histoire. Merci encore!

PREVIOUSLY ON... L'équipage de l'Enterprise a été invité à un bal, mais oh non! c'était un piège et, maintenant, Uhura est tenue prisonnière par Khan (une supervilaine qui désire punir son peuple pour le génocide causé aux femmes de cette planète). Ah, aussi! L'équipage de Mme. Kirk a été perdu par la Fédération, mais qui l'a retrouvé? Victor et Spock, bien sûr! Qui ne sait pas encore que sa mère est prisonnière sur la même planète qui détient Uhura? Et oui, c'est notre Jim! Ah et n'oubliez pas que nous avons laissé Kirk en plein combat avec un garde pour connaître l'emplacement d'Uhura!

Bonne lecture, les enfants, et bon dernier chapitre!


Chapitre 20

Cela faisait au alentour de 13 jours terriens qu'ils étaient pris en captivité. Winona ne manquait pas de compter les heures, mais depuis quelques jours, c'était le doute qui faisait sa marque sur ses calculs. Elle disait 13, mais cela pouvait tout autant être 12 ou même 14. Pourtant, elle continuait de dire 13 à ses collègues prises avec elle. La constance, elle se disait à elle-même, la constance va les rassurer. Un élément sur lequel elles pourraient toutes compter alors que tous leurs quotidiens venaient d'être tournés à l'envers. Surtout depuis ce matin…

Les gardes s'agitaient avec une excitation encore jamais éprouvée et ne regardaient même plus les prisonniers. Ils se contentaient de marcher avec assurance le long du corridor, certains portant même au visage un sourire en coin. Les femmes n'étaient pas stupides, elles savaient que quelque chose se tramait.

- Ils vont nous laisser ici, dit Norma, qui n'avait cessé de baisser le moral déjà bas des autres femmes. Je sais ce qu'ils font pour l'avoir déjà vu. J'ai déjà été sur un vaisseau qui a dû…

Winona lui aurait probablement demandé de se la fermer si elle n'était pas la seule femme à encore parler, même après 13 (ou 12 ou 14) jours. Les autres n'en avaient plus l'énergie.

Goyla frappa doucement le bras de Norma pour qu'elle se taise : une marche, un coup de pied violent, qu'elles reconnaissaient déjà toutes s'approchait dans le corridor. Toutes baissèrent les yeux, mais Winona regarda la cellule en avant de la leur, où quelques hommes dormaient (ils donnaient à peine à manger aux hommes, encore moins qu'aux femmes et ceux-ci ne pouvaient faire que dormir pour passer les heures en souffrant le moins possible).

« C'est la première fois en dix ans que je vois une femme… », pouvait très clairement entendre Winona, en s'exaspérant du manque de subtilité de Khan.

- Et nous, on est quoi? Murmura Norma avant d'être de nouveau arrêtée par Goyla.

Heureusement, les deux figures ne semblèrent rien avoir entendu.

« Une chasse aux sorcière. »

Winona pouvait facilement entendre la voix de la nouvelle femme, celle aux côtés de Khan, et elle la détesta immédiatement. Winona osa garder son regard et essaya d'insérer le doute dans l'esprit de cette nouvelle femme : la place la plus juste était de quel côté des barreaux? La jeune femme, celle qui ne se cachait pas sous une cape superflue, semblait incertaine.

Winona entendit, comme elle le faisait lorsqu'elle prenait le temps de le faire, plusieurs ventres gargouiller, le sien inclus. Elle se demandait si la jeune femme les entendait, elle aussi.

« L'enlèvement de masse ? »

Et cette fois-ci, Winona doubla sa concentration sur la conversation en face d'elle. Avait-elle bien entendu ? Elle écouta sans manquer une seule des syllabes qui suivirent. Jusqu'à ce que cette ignoble créature qui aimait tant les regarder le soir lorsqu'il croyait qu'elles ne pouvaient pas entendre son souffle ou sentir son odeur de galles arriva de l'autre côté du corridor.

« … encore une heure, mon Général,… »

Merde.

Les trois personnages partirent enfin de devant leur cellule et, la porte à peine refermée, Winona se leva malgré tous ses muscles qui lui imploraient de ne pas le faire. Elle n'avait pas mangé depuis presque 36 heures, mais si elle ne faisait rien, cela n'allait être que de plus en plus difficile de bouger. Elle voulut chuchoter à ses collègues prises dans sa cellule le discours qu'elle préparait depuis plusieurs jours, mais lorsqu'elle n'entendit aucun garde marcher proche de leur position, elle décida autrement :

- Ils vont partir dans une heure, elle dit haut et fort, quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis bientôt deux semaines, et les autres furent surpris de la force du son, certains hommes parurent même se réveiller. Je sais que nous attendions que Star Fleet vienne et nous trouve, mais il est maintenant clair qu'ils n'auront pas le temps et qu'il va falloir prendre notre situation en main.

- S'il reste juste une heure avant qu'ils partent, on n'a qu'à attendre qu'ils fassent exactement ça et, après, on sort. On a des outils pour faire ça depuis plusieurs jours, dit une des officiers dans la cellule voisine à celle de Winona.

- Ouais, mais on n'est pas sûres qu'ils vont pas vouloir « faire le ménage » avant de partir, ajouta Norma, en parlant un peu plus haut qu'elle ne s'était permise au fil des derniers jours.

Il y eut un silence dans tout le corridor et c'est dans ce vide complet que Winona remarqua qu'une vieille femme pleurait silencieusement dans le coin de leur cellule.

- Norma a un point, on ne peut pas attendre jusqu'à ce qu'ils… nous mettent en ligne, dos à eux. On ne peut pas. Et on a l'avantage : ils sont complètement désorganisés. La preuve : pas un garde depuis au moins deux minutes. C'est bien la première fois.

- Alors quoi? On sort et on se fait tuer en troupeau au lieu d'en ligne? On n'a pas d'arme, Kirk, on n'a pas de plan et on n'a pas d'énergie.

C'était un homme dans la cellule en face de la sienne qui venait de dire cela. Il n'avait que son torse de relevé, grâce à ses bras, et ses jambes semblaient complètement paralysées sur le sol froid.

- Je ne veux pas une guerre, Pitts, je veux juste être capable de rejoindre les radios avant qu'ils ne les amènent peu importe où ils vont. Et il faut le faire avant qu'ils ne veulent nous mettre en rangs.

Un nouvel éclat d'espoir s'installa dans les yeux de Pitts et, pour la première fois, il sembla presque sourire. Il ramena ses jambes vers lui avec un certain effort qui le fit paraître encore plus faible et pâle. Il comprenait où elle voulait en venir.

Norma interrompit comme elle savait bien le faire :

- Attends, pourquoi la radio? Qu'est-ce qu'on en a à faire des radios?

Goyla se coucha parterre, exaspérée, sans même prendre le temps de frapper de nouveau Norma. Celle-ci la regarda faire le geste :

- Ben quoi ? Je dois pas être la seule qui ne comprend pas.

- Non, moi aussi, je ne comprends pas, cria une voix environ trois cellules plus loin.

- Merci, cria en retour Norma, avant de chuchoter à Goyla, tu vois?

Et Winona expliqua son plan assez simple de prendre contrôle des radios pour avertir Star Fleet de leur position et de l'urgence. Pitts hochait la tête et le Capitaine, en diagonale de la cellule de la femme et à côté de celle de Pitts, resta au sol, probablement inconscient. Elle prit cela comme un signe d'approbation. Elle prit ceux qui avaient le plus d'énergie et qui étaient capable de marcher sans trop manquer de souffle.


- Il allait me tuer, Spock, j'ai tous les droits.

- Tu as aussi le droit de l'attacher, répliqua Spock, son phaser toujours pointer sur Jim.

- Il ne va pas me dire où est le vaisseau, il ne veut pas-

- Et il ne le fera pas mort!

Kirk se retourna, tenant toujours le couteau dans les airs, pointé vers le bas, vers le torse d'un garde agonisant. Spock le regarda dans les yeux, parce que de voir tout ce qu'il voyait lui donnait mal au cœur. Il secoua la tête :

- On n'a pas le temps de discuter.

Kirk, en un instant, fut de nouveau dos à lui et dit :

- Parfait.

Spock vit le brusque mouvement de main que Kirk fit autour de son couteau et, sans même y penser, il tira, avec la fonction « paralyser ».

La seconde parut soudainement s'arrêter, même pour Spock qui retint son souffle. Kirk se retourna tranquillement, un corps maintenant complètement figé sous lui. Frustré, il se releva et Spock enleva son phaser de vers le garde pour le remettre dans une de ses poches.

Prisonniers échappés, je répète, nous avons des prisonniers du secteur E2 d'échappés. Supposément trois ou quatre, à pieds et sans arme. Ils partaient vers le secteur Sud.

Les deux hommes perdirent le fil de ce qui venait de se passer pour écouter la radio sur le corps paralysé.

- Quels prisonniers? Dit Kirk à voix haute. Tu savais qu'il y avait des prisonniers à bord? Ce n'est pas nous, il ne reste que Nyota et nous…

En voyant l'expression de Spock, un état profond de malaise et de gêne, Kirk fronça les sourcils.

- C'est qui? Tu savais qu'ils étaient là? Comment est-ce que tu savais?

- Il faut que l'on trouve Nyota et que l'on parte d'ici au plus vite, dit Spock d'une petite voix, plus perdu que pressé, pourtant.

Kirk avait peur de demander :

- Qui sont les prisonniers, Spock?

Spock regardait le sol et le plafond, pas encore prêt à avouer son omission.

- Il faut qu'on trouve Nyota…

- Okay, okay, laisse-moi juste… Merde! Je t'aime, Spock, et je fais ça par amour, pour enlever la tension, mais…

Et Kirk poignarda plusieurs fois le mur de métal malléable à sa droite. Il le fit jusqu'à ce que toute la pression qui se trouvait entre ses deux oreilles se dissipe et qu'il redevienne qui il était, qu'il puisse voir clair dans ce qui se passait.

- Fuck! Fuck! Désolé, je-

Il n'arrivait plus à formuler une seule phrase et il n'osait pas demander, confirmer. Il regarda Spock, les yeux remplis du stress qu'il ne savait plus où projeter.

- Ma mère est ici, il demanda entre deux respirations lourdes.

Spock hocha la tête, soudainement gêné dans son corps. Il ne savait plus où se mettre : il y a une minute, il empêchait Jim de tuer un autre être vivant et maintenant, il était sensé lui demander pardon ? Il voulait rentrer à la maison.

Les deux mètres point sept qui les séparaient semblaient se charger et se décharger d'électricité à chaque seconde et Spock essaya d'envoyer des ondes calmes vers Jim, mais il savait qu'il en était incapable sans pouvoir le toucher directement.

Enfin, Kirk se calma, plus épuisé qu'autre chose, et Spock put dire :

- On doit faire vite, Star Fleet arrive bientôt, dans 27 minutes, en fait, et je leur ai dit que nous étions tous les deux à bord du vaisseau.

Kirk ferma ses yeux comme pour contenir tous les sentiments qui lui passaient de la tête aux pieds dans le noir de ses paupières, essayant de rassembler objectivement les informations qui lui étaient jetées au visage comme du vinaigre.

- Okay, c'est pas… C'est pas correct de faire ça, Spock… shit! On va devoir se parler de communication, okay, parce que… Ça ne va pas fonctionner comme ça… Je ne vais pas pouvoir… chaque fois.

Spock prit son propre télécommunicateur et demanda :

- Quelqu'un sait où se trouve le garage? Ou un entrepôt à vaisseaux? Nous sommes dans le secteur… N3!

Kirk garda ses yeux fermés et passa une main forte contre le visage, se maudissant de ne pas avoir pensé à demander cette information à son équipe, d'avoir perdu la tête, d'avoir presque... C'était comme s'il avait perdu notion de qui il était… Si Spock n'était pas arrivé… Il voulait que tout cela finisse et qu'il mette cela derrière lui… Il voulait être avec sa mère, qu'elle lui dise que tout irait bien comme elle avait l'habitude de faire après qu'il ait fait une autre erreur monumentale.

Pas plus d'une minute plus tard, un de leurs officiers (qui s'était perdu dans ce coin plus tôt en cherchant Beetve) leur donna des indications. Ils partirent immédiatement dans la direction que leur indiquait l'officier.


Uhura regardait le vaisseau de l'extérieur, essayant de nouveau d'allonger le temps. Il n'était pas vraiment extraordinaire, mais puisque c'était le plus beau du lot, Uhura se dit que le Général devait y trouver une certaine fierté.

- L'avez-vous construit ici? Elle demanda et Khan semblait attendre impatiemment que quelque chose arrive.

- Non, nous l'avons volé, répondit-elle sans s'en soucier vraiment.

Et Uhura crut pendant une seconde que c'était une marque de sarcasme venant de Khan, avant de se rappeler le contexte. Elle ne rie pas.

- De qui?

Khan se tourna vers elle, finalement, et Nyota se sentit immédiatement plus petite. Elle n'avait pas senti cela depuis qu'elle était avec l'autre femme et, maintenant, une peur s'installa dans son estomac. Khan s'approcha d'elle sans jamais quitter ses yeux du regard.

- Toutes ces questions… Ne gaspille pas ta salive pour te gagner du temps. Personne ne viendra. Ils sont probablement déjà partis, puisqu'ils ont repris tous les autres. Manquer un officier, ce n'est pas si mal? Si je te laisse rester avec moi, si je te laisse prononcer une syllabe, si je te laisse respirer et consciente, saches que c'est du fond de ma générosité, alors, s'il-te-plaît, arrête de faire comme si tu avais le contrôle. Tu te fous bien de savoir à qui est-ce que j'aurais pu voler ce vaisseau et moi aussi…

Khan lui respirait au visage, à peine quelques centimètres plus haut qu'Uhura et celle-ci repoussa l'haleine de l'autre d'un soupir dégoûté. Les yeux de Khan s'étincelèrent et elle sourit.

- La voilà… Nyota Uhura.

Elle préféra se taire, car elle savait qu'elle s'emporterait trop vite. Elle n'était pas cela : haine et dégoût. Nyota détourna son regard de la cape et pratiqua quelques techniques pour prendre de grandes respirations. Khan voulut rajouter quelque chose, mais Meverich arriva finalement et, cette fois, à la course.

- Général! Des prisonniers se sont échappés! Au moins trois et nous ne savons toujours pas où ils sont. Les gardes se sont dispersés pour mieux- Pourquoi est-ce que vous souriez?

Et, en effet, elle souriait.

- Parce que tout se forme dans un crescendo que même moi, je n'aurais pas pu mieux chorégraphier, Mev. Nous pouvons maintenant partir sans même devoir passer par ces stupides gardes.

- Vous avez fait ces prisonniers s'évader? Demanda Meverich, perplexe.

- Non, non, mais j'imagine que j'aurais dû, dit-elle en regardant le vaisseau. Tout est véritablement en notre faveur.

Elle rit un peu et rajouta un petit « enfin ».

- Et les gardes, Général?

Elle le regarda avec le plus de compassion qu'elle pouvait.

- Ils n'auront qu'à pourrir dans des prisons de la Fédération jusqu'à la fin de leur pathétiques vies. Peut-être qu'au moins l'un d'entre eux comprendra alors ce qu'avoir mal signifie.

Elle se tourna vers Nyota.

- J'ai entendu dire que, dans leurs prisons maximums, il n'y a même pas de garde, qu'ils les laissent tout simplement s'entre-déchirer avec juste un peu de nourriture par mois. C'est génial!

Tout en parlant, le Général embarqua dans le vaisseau, vers la console. Uhura repéra rapidement un phaser sur le mur du vaisseau qu'aucun des deux autres, stupidement, ne prit le temps de mettre hors de sa portée.

- Et moi? Demanda-t-elle, question qu'ils furent au moins un peu surpris lorsqu'elle le prit en moins de quelques secondes et paralysa Meverich qui la suivait d'un peu trop proche, derrière elle.

En entendant le bruit du phaser, Khan fut à peine surprise.

- Et moi? Redemanda Nyota. Je vous accompagne dans votre space trip comme une sorte d'animal domestique? J'en serais pas si certaine!

Khan ne l'écoutait même pas, elle ne faisait que regarder l'officier qu'elle était avec un peu de fierté. De la fierté qui donna envie de vomir à Uhura.

- C'est pour ça, exactement, que je t'ai choisie, Nyota. Ce petit… croquant.

Et Uhura n'attendit pas la fin de ce discours machiavélique, elle avait une arme, maintenant, elle n'avait pas besoin d'attendre. Elle fusilla vers Khan.

Rapidement, celle-ci se recouvra de toute sa cape sombre et lourde et, grâce à un mécanisme que Nyota ne connaissait pas, le tissu absorba les coups.

- Tu penses que je portes cela que pour le style?

Nyota fusilla encore plusieurs coups, pensant peut-être diminuer la défense de l'autre femme. Rien n'y faisait. Enfin, Khan retroussa sa cape et sortit son propre phaser. Seulement, sans même le voir, Uhura savait que le sien était sur « tuer ». Elle leva ses deux mains en signe de paix. Khan souriait toujours.

- C'est beau. Je viens… je vais venir.

Khan sembla penser à ces mots comme une proposition.

- Lance le fusil par le porte et verrouille-la, s'il-te-plaît, nous sommes déjà en retard.

Nyota hocha la tête et jeta son phaser par la porte sans même regarder où exactement et Khan rangea son phaser, satisfaite.

Bang…...

Uhura ne bougea pas d'un poil, essayant de comprendre si elle avait mal quelque part ou peut-être en attendant un second tir. Assise sur la chaise du conducteur, Khan ne bougeait plus, mis à part ses deux bras qui ballotaient dans le vide. Uhura finit par se retourner pour voir une des prisonnières la mettre en joue.

- Star Fleet arrive dans moins de 15 minutes, alors, chérie, tu en as moins d'une pour me convaincre de ne pas-

- Je ne suis pas d'ici! Je- Je suis venue avec mon vaisseau et… prenez-le, dit Nyota en lui tendant le télécommunicateur. J'ai dû le fermer pour qu'ils ne l'entendent pas, mais… s'ils sont toujours dans les parages, ils devraient vous confirmer mon identité.

Winona regarda le télécommunicateur pendant quelques secondes, reconnaissant le modèle de la Fédération, avant de le prendre tranquillement.

- Et vous êtes de quel vaisseau?

- L'USS Enterprise, le NCC-1701.

Winona roula des yeux avant d'actionner le bouton pour envoyer un message. Uhura pensait avoir entendu un petit « évidemment » sortir avec un grognement.


- Tibérius, tu es là? C'est ta mère, alors réponds.

Kirk s'arrêta immédiatement entre deux pas et failli tomber en perdant son équilibre. Une douche froide semblait lui avoir passé sur le corps.

Il pesa lentement sur son télécommunicateur.

- … oui?

Spock regarda l'engin avec d'aussi gros yeux. Jim n'avait pas touché au volume, pourtant celui-ci tripla en une seule phrase…

- Jim Tibérius Kirk, qu'est-ce que tu fou ici? Si tu essayais de me sauver, je dois dire que ça t'en as pris du temps! Et que… ça n'a pas vraiment aidé. Donc, si tu pouvais nous faire un peu d'espace, Star Fleet devrait bientôt arriver, ah et m'identifier quelqu'un… C'est quoi ton nom ? Uhura ? Une Uhura est là, alors si tu pouvais regrouper tes moutons avant de partir, ça aussi, ce serait apprécier. Tu ne peux pas juste laisser trainer tes officiers comme du linge sale!

- Hum… Oui, j'arrive, ne pensa qu'à dire Kirk, perdu encore plus qu'il y a quelques instants et pourtant soulagé comme jamais.

- « Hum… Oui, j'arrive » qui?

- Hum… Oui, j'arrive... maman?

- Parfait, alors amène-toi. Garage. Prends la deuxième droite après être arriver au SS Ouest.

Kirk regarda son télécommunicateur, la bouche ouverte et les yeux ronds. Cela lui prit plusieurs secondes avant d'assimiler le tout. Enfin, il demanda à Spock qui semblait tout autant perplexe :

- Il nous reste combien de personne sur la planète?

Spock essaya de le réconforter, évidemment :

- Pas plus d'une dizaine ont pu entendre ça… et c'est s'ils écoutaient…

Kirk hocha la tête essayant de se dire que ce n'était pas tant que ça :

- Ça aurait pu être pire, il finit par dire et Spock hocha la tête pour approuver.

Il voulait courir vers là et chercher Uhura et être sûr que sa mère allait bien, mais… Il se jeta dans les bras de Spock qui le supporta, quoique pris par surprise.

- Ma mère va bien... ma mère va bien, dit-il en reniflant, respirant laborieusement dans l'épaule de son meilleur ami.

Spock porta ses bras dans le dos de l'autre, le frottant chaleureusement de ses mains. Il passa une main réconfortante contre sa nuque et se forçait de passer des ondes calmantes, finalement qu'il pouvait le toucher sans avoir peur d'une crise de nerf.

Après une minute environ, ils coururent jusqu'au garage, Spock arrivant juste un peu avant, grâce à son meilleur cardio. Il put alors voir le duo les attendant juste devant un des plus gros vaisseaux du garage. Un phaser dans la main de Winona.

- Mme. Kirk, il lui dit en arrivant près des deux.

Elle lui offrit un petit sourire sec, mais sa prise sur le phaser s'allégea définitivement dans sa main tremblotante. Uhura regardait la femme à ses côtés comme la plus étrange des créatures, mais cela ne changea rien à l'assurance de la femme et tout cela, malgré sa pâleur et ses cernes, ses traits tirés par le courage qu'apporte l'urgence du moment.

Jim arriva finalement, en sueur et cherchant sa respiration.

- Bon, il était temps, dit la mère à elle-même.

Jim regarda sa mère, les yeux brillants, et la prit immédiatement entre ses bras, ne prenant même pas en compte qu'elle tenait un phaser mortel. Il la serra aussi fort que toutes les inquiétudes qui l'avaient monté au cœur au cours des dernières heures. Cette accolade dura pourtant un peu moins longtemps que celle qu'il venait de donner à Spock, ne pouvant pas avoir l'air aussi déstabilisé qu'il s'était permis de l'être avec le mi-Vulcain.

- Huit minutes, Spock l'avertit.

Il ne l'écoutait pas. Il se décolla doucement de sa mère et vit les yeux de celle-ci pleins d'eau, quelque chose de complètement extraordinaire pour lui. Il prit sa main pour lui donner encore un peu de soutien. Elle semblait si fatiguée.

- Hum… commença Kirk en se raclant la gorge. Maman, voici mon officier Uhura, experte en linguistiques. Uhura, c'est ma mère, Winona Kirk.

Winona laissa immédiatement le phaser tomber à ses côtés et elle lui sourit. Elle donna un hochement de tête vers Nyota et la jeune femme en fit de même devant la bizarrerie de la situation. Uhura marcha ensuite vers Spock qui lui dit tout bas comment se rendre au vaisseau. Elle hocha la tête et il lui envoya des ondes calmes en lui touchant l'épaule délicatement. Un manœuvre qu'il avait bien fait de perfectionner au fil des années avec ses amis… donc avec Jim et Nyota.

- Je vais bien que je te dis! Répéta Winona, même si les deux garçons pouvaient facilement voir les diverses blessures (et c'était sans parler du bruit que faisait son estomac).

- Je sais que c'est important, mais six minutes, Jim, et cela prend six minutes à aller à la balise.

Kirk hocha la tête.

- Je veux tous les membres de l'équipage dans le vaisseau dans la seconde, exclama tout de suite Spock dans son télécommunicateur. Nyota a été retrouvée et la situation est sous contrôle. Je répète : je veux tous les membres de l'équipage restant sur le terrain à la balise et en route vers le vaisseau.

Sa mère donna un baiser sur le front de Jim avant de retourner vers les cellules pour aider ses collègues. Jim et Spock coururent dans l'autre direction afin de trouver la balise et de la rapporter en même temps.

- On peut faire ça? Demanda Kirk.

- En la tenant en se faisant monter? Proposa Spock, incertain.

Kirk hocha la tête, prenant la balise d'une main et la main de Spock de l'autre. Il passa son pouce sur les jointures de Spock et essaya de trouver un peu de support. Il y avait trop de sentiments qui se balançaient dans son esprit et il ne savait plus s'il devrait être soulagé et calme ou alerte et pragmatique.

Ils apparurent dans la salle de téléportation et les femmes aux postes ne parurent même pas porter attention à leurs mains jointes. Elles vinrent vers le Capitaine et lui dirent :

- Star Fleet vient de faire le contact et Victor essaie de retarder le moment, mais…

- Il perd complètement les pédales, finit l'autre officier, voulant leur faire perdre le moins de temps possible.

Jim et Spock se lâchèrent les mains avant de partirent à courir vers la passerelle et Jim se dit qu'il en avait sérieusement mare de courir pour aujourd'hui. En fait, il en avait simplement mare de cette journée et ne pouvait pas attendre avant qu'ils soient enfin au moment d'aller se coucher et il chuchoterait un petit « bonne nuit » à Spock avant de se fermer les yeux et de se laisser encercler par ses bras et-

- Ahhh, lâcha douloureusement Spock à sa droite en portant une main vers son dos.

- Spock, ça va?

- Oui, je… et il continuait de marcher jusqu'à ce qu'il arrive à l'ascenseur, là où il s'écrasa contre le mur en cliquant sur le bon bouton.

Kirk n'arrivait pas à penser et n'arrivait pas à se souvenir s'il savait pourquoi Spock avait mal. Il ne l'avait pas vu se blesser.

- C'est rien, c'est juste mon dos. On verra ça plus tard. J'irais voir Chapel, murmura-t-il en se replaçant un peu plus droit et en replaçant un peu des cheveux de Kirk.

Kirk stoppa sa main pour toucher le chandail de Spock.

- Je peux voir?

- Jim, on va arriver et tu ressembles à un cadavre.

- Merci, mais les compliments seront pour plus tard. Maintenant, laisse-moi regarder. Deux secondes.

Spock hocha la tête, grimaçant toujours sous la douleur, et Kirk releva l'arrière de l'uniforme bleu et sale. Une énorme racine comme un éclair écarlate illuminait le dos pâle par sa rougeur explosive. Il voulut y toucher, mais avait peur de faire encore plus mal à Spock. Toute la peau se son dos, presque, était ondulée et semblait littéralement brûler à petit feu. Kirk regarda encore un peu, croyant revoir la cicatrice qui avait toujours accompagné le dos de son ami. Mais voilà, cela n'était pas une cicatrice. Tout le contraire, en fait, elle semblait se ramifier et agrandir à chaque seconde. Kirk descendit le chandail et ne dit :

- On apparaît et on file direct au centre médical.

Kirk prit de nouveau sa main et Spock lui offrit un petit sourire rassurant entre deux vagues de douleurs. Il plaça alors encore son attention sur le Capitaine et continua à replacer les cheveux blonds et à recadrer son uniforme doré.

Les portes s'ouvrirent.

- Arrête d'y toucher, c'est très bien comme-

- Oh! Sûr! Si tu veux qu'ils croient que tu viens de te battre contre une bête féroce-

- J'ai à peine couru!

- Capitaine Kirk? Demanda l'ignoble visage de l'amiral, tout renfrogné dans ses plis.

Spock lâcha l'uniforme de Kirk et se mit aussi droit que possible, mordant sa langue sous la douleur du mouvement. Les garçons marchèrent vers l'avant de l'écran et Victor sembla s'écrouler de soulagement. Toute la passerelle semblait exténuée.

- Enfin, Amiral Marcus, vous nous avez fait attendre! S'emporta Kirk dans une improvisation (un de ses talents particuliers).

- C'est vous, en fait, qui êtes en retard, précisa Marcus, froidement.

Kirk regarda sa montre (brisée, mais, cela, Marcus ne pouvait pas le voir).

- Ah bon? Eh bien, je ferais mieux de faire réparer cela. Je ne vous ai pas fait attendre trop longtemps, je l'espère. Et l'équipage sur la planète, tout va bien? Nous avons suivi vos consignes, mais je dois avouer que j'étais profondément inquiet.

- Oui, j'ai cru comprendre que vous aviez de la famille parmi les prisonniers. Il faut dire, M. Kirk, que je suis assez impressionné. M. Pike m'avait averti que vous étiez assez impulsif, parfois, mais… Eh bien, voilà, j'apprécie votre sang froid, Capitaine.

- Ah, merci, Amiral, mais il ne fallait vraiment pas vous inquiéter pour moi, dit-il comme si cela venait du fond de son cœur. Tout de même, ces mots venant de vous représentent beaucoup!

- J'espère bien, ajouta l'Amiral avant de rapidement changer de sujet. Nous évacuerons les prisonniers et la justice sera exécutée sur les gens présents. En fait, ils sont déjà derrière les barreaux, les prisonniers ont renversé les gardes et les ont embarrés dans leurs anciennes cellules. Nous avons la situation sous contrôle, Capitaine, merci de votre aide.

- C'est mon devoir, Amiral.

Et l'homme sembla bien satisfait et bien plus reposé que lorsque Kirk était arrivé sur la passerelle. Kirk se félicita lui-même. La vidéo termina. Il regarda Victor.

- Merveilleux travail, Victor. Je vous prête l'Enterprise et rien n'arrive? Je ne pourrais pas en dire de même de moi, il ajouta. Maintenant, est-ce que Sulu est là?

- En position, Capitaine.

- Ah, s'exclama Kirk en le voyant enfin. Cher Sulu, emmenez-nous vers la station Star Fleet la plus proche afin que nous puissions dormir à tête reposée ce soir. Demain, nous pourrons, à notre rythme, être certains et certaines que tout va bien avec notre Enterprise et ce sera un jour de repos pour tout le monde. Le lendemain, nous repartirons. Alors, faites transmettre le message qu'ils apprécient tous le congé. Bonne nuit à tous, il dit avant de changer son ton de voix pour quelque chose de moins formel, et je vous remercie… personnellement. En tant que votre Capitaine, mais aussi en tant que Jim Kirk… merci.

Et l'équipage hocha la tête, ému d'une telle reconnaissance.

- Bon, je dois aller porter notre cher Commandant pour voir un médecin, alors je vous souhaite à tous un excellent sommeil et je vous verrais pour plus d'information demain! Dormez bien, les enfants!

Et c'était la première fois qu'il les appela comme cela, mais ce ne fut absolument pas la dernière. Malgré le fait que plus de la moitié de l'équipage était plus vieux que lui, c'était comment il les voyait : ses enfants. Il était leur gardien et les appeler de cette façon le lui rappelait chaque fois qu'il prononçait ces mots.

Quelques têtes lui dirent un bref et confus « bonne nuit, Capitaine ». Dans quelques mois, ils seraient tellement tous habitués que le tout ressemblerait à une chorale professionnelle. Et en passant à travers les corridors pour emmener Spock voir un médecin et en voyant son équipage tout d'un coup plus fatigué sous la résolution positive de cette mission (qui n'était même pas sensée en être une), il se calma doucement. Arrivés à l'infirmerie, il respirait normalement et pouvait de nouveau sourire. De loin, Bones prenait soin d'Uhura et il offrit aux deux un petit sourire qu'il espérait réconfortant.

- Ah… parce que maintenant, on est intéressé par ce que j'ai à dire? Débuta Chapel, dans une entrée dramatique.

Spock voulut sortir de là, mais Kirk le retint de le faire en poussant un petit rire. Il laissa ses doigts traîner sur les poignets de son Commandant. Il avait hâte à leur lit et au moment de s'endormir à ses côtés. Spock ne semblait plus avoir si mal et Kirk pouvait enfin voir un avenir où tout irait pour le mieux, où tout finirait inévitablement bien. Il n'aurait plus à se cramponner à chaque espoir optimiste jusqu'aux bouts de ses ongles comme il avait appris à le faire toute sa vie. Tout irait bien. Avec son Enterprise, ses amis, sa famille et son Spock, ce n'était plus un espoir qu'il brandirait comme un drapeau en temps de guerre, ce serait un fait qu'il porterait dans son cœur.