Disclaimers : Les personnages de « Naruto » ne sont pas ma propriété.

Pour combattre la grisaille et le froid, voilà un petit chapitre estival au bord de la mer.


J'étais transporté de joie. Tout semblait aller beaucoup mieux. Etait-ce simplement l'effet qu'Hinata me provoquait ? Une personne pouvait vraiment nous remplir ainsi de joie ? Il semblait bien que ce soit le cas. Dans le parc, j'avais dit au revoir à la belle aveugle... Etions-nous en couple ? Je ne savais même pas comment on pouvait déclarer que nous étions en couple. Est-ce qu'on posait une question du genre « Veux-tu être ma petite-amie ? » ou était-ce un accord tacite entre les deux ? Toujours est-il que nous nous étions promis de nous revoir très vite et nous avions échangé nos numéros de téléphone. Sur le chemin du retour, je me sentais comme sur un petit nuage. J'avais presque envie de hurler ma joie d'avoir séduit Hinata. La seule marque de mon bonheur était un sourire béat et idiot sur les lèvres.

Je glissai la clé dans la serrure tout en sifflotant. Quelle transformation ! J'étais passé d'un dépressif qui n'avait pas pris de douche depuis deux semaines à l'homme le plus heureux du monde en une après-midi. C'était presque irréaliste ! J'étais sûr et certain que Shikamaru et Shino seraient content de me voir ainsi.

Dans le hall, j'ôtai mes chaussures. J'entendis des voix qui provenaient du salon. Je reconnu immédiatement celle de mon ami. La seconde m'était familière sans que je ne puisse dire à qui elle appartenait. Je captai des bribes de phrases sans vrai sens. Sans une seconde d'hésitation, j'allai rejoindre mon ami. Il ne me fallut qu'un instant pour reconnaître l'homme qui discutait avec Shikamaru : c'était son père, Shikaku ! Ca me choquait encore de voir la ressemblance entre mon ami et son père. Ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau mis à part les deux cicatrices sur le visage du père.

-Bonsoir, M. Nara !

-Ca fait plaisir de te voir, Kiba ! Tu m'as l'air en forme ! Je vois bien là l'œuvre d'une femme : il n'y a rien de tel quel qu'un sourire de sa bien-aimée pour remettre du baume au cœur d'un homme. Je me trompe ?

-Nan, m'sieur ! D'un autre côté, je ne sais pas vraiment tout ça me mènera... Je ne sais même pas si elle veut que nous soyons en... en couple.

Ok, ça commençait à ne plus aller : je devenais timide, nerveux. Les mots ne venaient plus aussi facilement qu'avant.

-Ah ! J'ai connu ça. Il m'a fallu du temps avant de pouvoir me vanter d'être en couple avec Yoshino... J'imagine que c'est le lot de tous les hommes qui aiment les femmes de caractère. Un jour tu connaîtras ça, Shikamaru. Sinon, comment s'appelle la petite veinarde ?

Immédiatement, mon ami se renfrogna. Sa rupture avec Ino l'avait peut-être plus secoué qu'il n'avait bien voulu l'admettre si bien qu'il ne voulait plus entendre parler de couple pendant un certain temps.

-Hinata...

Un immense sourire un peu rêveur illumina mon sourire tandis que je pensais à la jeune femme, à son odeur, à sa voix, à ses cheveux, à ses lèvres douces... J'avais bien dit que ma famille avait un drôle de lien avec les chiens et bien j'avais aussi le caractère d'un chien : quand j'aimais, j'aimai inconditionnellement.

-Je suis sûr que tout ira pour le mieux entre vous deux et c'était pas trop tôt. Je suis certain qu'Hana sera très heureuse de l'apprendre !

-Que... Quoi ? Hana ? Hana, ma sœur ?, m'exclamai-je incrédule.

Pourquoi parlait-il de ma sœur ? Il lui était arrivé quelque chose et je n'étais pas au courant ?

-J'ai vu ta sœur, il y a quelques jours, et elle te passe le bonjour.

-Oh... Euh... Elle vous a dit autre chose ?

-Oui. Tu lui manques. Et aussi, elle m'a dit qu'elle tentait de raisonner ta mère pour qu'elle t'autorise à retourner chez elle mais tu sais comment ta mère est quand il s'agit de ses chiens...

-Je crois qu'elle m'en voudra toujours pour le chien... 'faut dire que j'ai quand même bien déconné ce jour-là...

-Attend, tu fais allusion à LA connerie ?, m'interrompis Shikamaru, Tu n'as jamais voulu me dire ce que tu avais fais pour faire enrager ta mère à ce point-là...

-Bon... Je crois que tu as le droit de savoir. Après tout, ça fait trois ans qu'on vit ensemble alors... J'ai tué l'un des chiens... En fait, c'était un chiot, commençais-je, les dents serrées comme si cela m'infligeait une douleur physique.

-Tu as... tué... Ce n'était pas intentionnel quand même ?

-Nan... C'était un soir où on avait fait la fête jusqu'à pas d'heure. Et, comme d'habitude quand je suis en soirée, j'ai beaucoup trop bu. J'ai quand même repris le volant. Jusque là rien à signaler. Quand je suis rentré le lendemain, toujours alcoolisé puisque j'avais bu jusqu'à... je dirais 4h du mat'... Ma mère m'a passé un savon et, comme punition, elle m'a fait veillé les chiots. L'un d'eux était malade et nécessitait une surveillance constante. Bien sûr, je me suis endormi comme une larve alors que j'étais de veille... Tu sais comme l'alcool me donne envie de dormir... Et le manque de sommeil n'aide pas. Comme tu t'en doutes, le chiot malade est mort par ma faute... Et voilà pourquoi ma mère m'a mis à la porte de la maison. Elle m'a dit que je n'étais qu'un bon-à-rien qui ne méritait pas d'être son fils, qu'elle ne voulait d'irresponsable comme moi sous toit, etc.

Une expression de profond ennui passa sur le visage de mon ami puis il appuya son front contre son poing droit en soupirant. Il secoua légèrement la tête de droite à gauche puis la releva et me regarda.

-Comment ta mère peut t'en vouloir pour ça ? Franchement, qu'elle soit en colère, d'accord. Mon père aussi aurait été furieux si j'avais causé la mort de l'un des faons de l'élevage mais quand même... Ca fait trois ans ! Elle devrait s'être calmée depuis le temps !

-Shikamaru, c'est l'orgueil qui la fait rester sur ses positions. Elle ne baissera pas pavillon... Tsume peut sembler un peu folle parfois, fit Shikaku.

-Pour moi, ça a plutôt l'air d'être de la bêtise !, déclara le fils.

-Parfois bêtise et orgueil sont difficilement dissociable, dit laconiquement le balafré.

Shikaku était typiquement le genre de père que j'aurais rêvé d'avoir : on pouvait parler avec lui, il ne se mettait pas en colère, il restait assez calme et avait un côté philosophe. Même si j'en parlais peu, l'absence de père me faisait souffrir et j'enviais mes amis qui avaient leur deux parents. Il n'y avait que mon ami absent, Naruto, qui avait moins de chance que moi : il était orphelin. Je me pris à nouveau à penser à lui, à me demander ce qu'il devenait, où il était. Curieusement, je me dis que je ne reverrais certainement plus qu'il était loin et avait trouvé une vie paisible... Si j'avais su...

Shikamaru

Ce que je venais de découvrir sur la mère de Kiba m'avait totalement refroidi. J'étais médusé. Je ne comprenais pas comment une mère pouvait ce comporter ainsi avec son fils. Même ma mère qui, pourtant, était un vrai tyran domestique ne m'aurait pas fait ça. Maintenant, je n'avais plus envie d'embêter Kiba avec cette histoire de petite-amie...

J'attendrai. Demain, il serait encore temps pour le questionner.

Nous changeâmes de discussion, nous refîmes le monde. Mon père adorait ça, refaire le monde. Vers 23h, la sonnerie de mon téléphone portable retentit et je décrochai sans attendre. Je ne tardais pas à tendre mon portable à mon père en lui disant :

-C'est M'man. Elle veut te parler... Ou plutôt t'engueuler.

Je pus presque suivre la conversation tant ma mère hurlait au téléphone. Elle demandait à mon père pourquoi il ne rentrait pas, pourquoi il ne la prévenait jamais... Les trucs habituels, quoi. Mais ça nous faisait toujours sourire de voir mon père sans défense face à ma mère. Il avait toujours l'air d'être stable, droit et autoritaire avec tout le monde mais dès qu'il était question de ma mère, toute sa sévérité s'écroulait.

Mon père et moi étions les deux mêmes physiquement parlant et souvent -comme ce jour-là- je me demandais si la ressemblance était seulement physique ou si je lui ressemblais aussi sur le plan moral si comme lui, j'épouserai une femme autoritaire...

J'espère bien que la ressemblance s'arrête au physique !

-Allez les garçons, la patronne veut que je rentre. On se reverra bientôt !, trancha mon père.

Kiba

Deux mois plus tard 1er Juillet.

Chôji avait débarqué une ou deux semaines après la visite du père de Shikamaru. Nous n'avions pas tardé à retrouver nos habitudes malgré la présence de sa petite-amie, Karui. D'ailleurs, la couleur avait été tout de suite annoncée avec elle : il ne fallait pas lui faire de réflexion puisqu'elle explosait à la moindre provocation. Malgré tout, ils filaient le parfait amour... J'étais jaloux. Ca ne se passait pas mal entre Hinata et moi mais nos entrevues se réduisaient à quelques heures volées par-ci par-là parce que Neji ne cessait de surveiller sa cousine et que s'il me voyait avec elle, ça irait très mal pour mon grade. De son côté, Shikamaru semblait...blasé, beaucoup plus que d'ordinaire. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi mais voir ses deux amis d'enfance en couple alors que lui était célibataire semblait lui peser. Mais bon, mes soucis pour Shikamaru s'envolaient dès que je voyais Hinata ou qu'elle m'appelait.

Puis il y eu un samedi soir un peu différent des autres puisqu'Asuma amena Kurenaï à la maison. Contrairement à nos samedis soirs habituels, nous ne passâmes pas notre temps à boire. Nous avions fais les choses bien. Suite au repas, Shikamaru et notre ancien professeur entamèrent une partie de shogi. Chô et moi assistions à la partie sans saisir les subtilités du jeu, c'était pas du tout notre truc. Au bout d'un moment, Asuma lança une proposition qui ne manqua pas de tous nous surprendre.

-Ca vous dirait de passer des vacances au bord de la mer ?

-Si c'est une tactique pour me concentrer, c'est raté. Vous savez qu'il m'en faut plus !, répondit son adversaire.

-Non... Je suis sérieux ! Ca ne te dirait pas de passer les vacances loin de cette ville ?

-C'est pas que ça ne me plairait pas mais je suis totalement fauché donc ce sera sans moi !, rappelais-je.

-Justement, ça ne te coûtera pas grand chose : on logera dans la résidence secondaire dont j'ai hérité à la mort de mon père. Et d'ailleurs, tu pourrais amener ta petite-amie ! Ca vous ferait une occasion de passer du temps ensemble, loin de son cousin despotique.

Je devins immédiatement écarlate. Comment savait-il pour Neji ? Seul Shikamaru était au courant de mes problèmes de « couple ». Il avait osé en parler avec Asuma ! Je fusillai mon ami du regard. Néanmoins, je savais qu'il n'aurait pas parlé de ma vie privée avec n'importe qui.

-Alors, Kiba, qu'est-ce que tu en penses ? Trois semaines à pouvoir faire ce que tu veux avec ta chère Hinata... Ce ne serait pas le rêve ?, me dit le futur marié sur un ton plein de sous-entendus.

Il savait très bien tenter les gens et ça se voyait sur mon visage que je n'avais qu'une envie : accepter. En fait, j'aurais accepté même si la destination était le pire endroit du monde juste pour échapper au regard de Neji. D'ailleurs, je me demandais toujours comment un aveugle pouvait surveiller quelqu'un...

-Je prends ça pour un oui. Et vous deux, vous venez ?, enchaîna le professeur, bien décidé à tous nous faire venir.

Chôji accepta tout de suite. Shikamaru, quant à lui, prit plus de temps à donner sa réponse -Il viendrait il n'avait rien de mieux à faire de toutes façons.

C'est ainsi que je pris la route avec Hinata, accompagnée de Light, et Shikamaru. Chôji et Karui partaient ensemble depuis la maison des Akimichi. C'était la première fois que Shikamaru et Hinata avait l'opportunité de discuter : les rares fois qu'ils s'étaient « vus », cela avait duré quelques instants et ils s'étaient contenté de s'échanger quelques formalités. Au bout d'une demie-heure de silence, mon ami avait commencé à interroger Hinata.

-Alors, Hinata, tu n'as pas eu trop de mal à pouvoir venir ? Kiba m'a dit que ton cousin était du genre surprotecteur...

-Oh... Eh bien, j'en ai parlé à mon père... J'ai dit que je partais avec des amies mais Neji a insisté pour venir avec moi. Finalement, mon père a eu le dernier mot, comme toujours.

Je haussais un sourcil quand j'entendis ma petite-amie ne pas bafouiller à cause de sa timidité maladive. C'était bien la première fois qu'elle s'exprimait aussi clairement avec un presque inconnu.

Shikamaru continua à lui poser des questions comme : qu'est-ce que tu fais dans la vie ?, quelles sont tes passions ?, etc. Des questions banales mais qui permettait de mieux connaître une personne, des questions que je n'avais pas osé lui poser. Je connaissais très peu de choses sur Hinata. J'appris ainsi qu'elle rêvait d'être institutrice mais qu'elle pensait ce rêve inaccessible parce qu'elle était aveugle. Une larme perla à ses yeux pendant qu'elle parlait et, tentant d'être le plus doux possible, je l'essuyais avant qu'elle n'ai le temps de réagir. Ma prévenance fit sourire mon ami. Il n'avait pas l'habitude de me voir ainsi alors il ne pouvait que sourire de ma maladresse.

Au bout d'une heure et demi de route, je pris le relais. Nous arrivâmes deux heures plus tard. Nous étions les premiers sur place. Shikamaru vérifia plusieurs fois l'adresse, pensant que nous nous étions trompés, mais non. La maison que nous occuperions avait des allures de manoir avec une terrasse très sympa qui donnait sur la mer. Finalement, Asuma nous avait caché certaines choses sur sa famille.

Nous n'avions plus qu'à attendre les autres. Hinata et moi nous assîmes sur les quelques marches permettant d'accéder à la porte d'entrée pendant que Shikamaru tentait de contacter Asuma. Il ne fallut pas longtemps avant qu'une jeune femme, à peine plus vieille que nous, ne vienne nous parler... Enfin, parler, c'était un bien grand mot. Dans son cas, ça ressemblait plus à une engueulade.

-QU'EST-CE QUE VOUS FAITES LA?! C'EST UNE PROPRIETE PRIVEE !, hurla-t-elle depuis la maison voisine.

Shikamaru baissa son téléphone portable et soupira.

-Encore une cinglée qui a ses règles..., murmura-t-il.

-QU'EST-CE QUE TU VIENS DE DIRE, GAMIN ? DE QUEL DROIT TU PARLES DE MOI AINSI ?!

Ca allait chauffer pour le matricule de Shikamaru. Elle avait une bonne ouïe, en plus d'avoir du coffre.

-Descends de tes grands chevaux... On est invité par le propriétaire de la maison, Asuma..., expliqua-t-il sans perdre son sang-froid.

En fait, il ne perdait jamais son sang-froid même quand on l'insultait.

La jeune femme sembla redescendre d'un ton et va à notre rencontre. Elle coiffait ses cheveux blonds en couettes (quatre couettes pour être précis).

-Vous êtes les invités des Sarutobi... Asuma... Il a prévenu mes parents qu'il y aurait un peu « d'agitation »..., fit-elle beaucoup plus humblement. Au fait, j'ai appris pour son père, transmettez lui mes condoléances.

-Tu as l'air de bien connaître la famille d'Asuma...

-Asuma est en quelques sortes un ami de vacances. Je le connais depuis ma naissance. Sa famille vient toujours ici et on s'entend plutôt bien.

La conversation dura encore quelques minutes avant qu'elle ne se présente (Elle s'appelait Temari) et qu'elle ne prenne congé, prétendant avoir des choses à faire. Quand ce fut fini, Shikamaru se laissa tomber dans le sable tout en soupirant.

-Ahhh ! Ces femmes !

Hinata éclata de rire. Apparemment le caractère du jeune homme l'amusait beaucoup. C'est vrai qu'il y avait quelque chose de comique dans sa façon d'être : toujours blasé et ennuyé, toujours à râler...

Il fallut attendre une bonne demie-heure avant qu'Asuma et Kurenaï n'arrivent. En quelques semaines, le ventre de la jeune femme s'était largement arrondi mais elle semblait plus épanouie que jamais. Je n'aurais jamais imaginé voir mon ancienne professeur, si effacée d'ordinaire, aussi radieuse. Shikamaru ne manqua pas de remarquer ce changement qui sembla aussi l'affecter puisqu'il esquissa un petit sourire. A côté de moi, Hinata vint se blottir contre moi, intimidée...

-Ce sont tes anciens profs, n'est-ce pas ?, me demanda-t-elle d'une voix si basse que je fus le seul à l'entendre.

-Oui.

Nous nous levâmes tous les deux d'un seul homme. Ma petite-amie épousseta sa robe gris clair, soucieuse de faire bonne impression. Comme si sa tenue vestimentaire importerait. Il suffirait qu'elle ouvre la bouche pour qu'elle charme mes amis. Comment ne pas craquer face à une fille aussi innocente et touchante ?

-On voit enfin la fameuse Hinata ! Qui aurait pensé que tu aurais une copine aussi mignonne, hein, Kiba ?, plaisanta Asuma.

Immanquablement, elle se mit à rougir. Elle rougissait pour un rien.

-Asuma est un crétin. Ne t'en fais pas, Hinata !, tenta de la rassurer Kurenaï.

Nous ne tardâmes pas à nous installer dans la grande maison qu'Asuma ouvrit. Par ailleurs, ce dernier nous montra nos chambres avant de nous laisser nous installer. Notre chambre se trouvait au premier étage, tout comme la chambre de Kurenaï et Asuma. Au second, Shikamaru occupait la chambre en face de celle de Chôji et Karui. Tout était parfait à mes yeux mais quelque chose dérangeait l'aveugle. Dès que la porte de notre chambre fut fermée, la jeune femme s'assit sur le lit et s'ouvrit.

-Ki.. Kiba, dis-moi... Il n'y a qu'un lit...

-Ouep... Un lit double... Tu as peur de dormir avec moi ?

-Je... Je ne suis pas à l'aise avec tout ça. C'est la première fois que je dormirais avec quelqu'un...

-Ne t'inquiète pas, lui dis-je en la prenant dans mes bras, je serais doux et...

-Justement... C'est qui me fait peur... J'ai peur de tout ce que ça implique de dormir avec quelqu'un. Je ne me sens pas prête pour ça.

-Je ne ferai rien qui puisse te mettre mal-à-l'aise. J'ai pas envie de te brusquer, murmurais-je dès que j'eus compris où elle voulait en venir.

Au risque d'être pris pour un simple d'esprit, je n'avais pas pensé à ce qu'on serait peut-être amené à faire dans ce lit. Etre avec elle me suffisait, pour le moment, mais qui sait quand arriverait l'envie de lui faire l'amour... Cette pensée me faisait trembler. Elle était ma première petite-amie et ça serait aussi ma première fois alors j'avais peur de tout faire capoter. Je passai mes mains sur ses joues chaudes avant de l'embrasser délicatement, tendrement.

Un peu plus tard dans l'après-midi, Chôji et Karui arrivèrent. S'en suivit une semaine de pur bonheur sans que rien ne vienne troubler notre tranquillité. Au programme : balades sur la plage, baignades, etc. Il n'y avait peut-être que Shikamaru qui semblait ne pas vraiment en profiter : il râlait beaucoup, peut-être plus que d'ordinaire.

Hinata

Même si Kiba m'assurait qu'il n'était pas pressé pour faire l'amour avec moi, j'étais certaine que ça nous arriverait avant la fin de notre séjour ici. En fait... J'en avais envie mais j'avais peur. Est-ce que ça faisait mal? Qu'est-ce que ça faisait? Mais surtout comment le dire à Kiba? J'avais besoin de conseils sauf que j'étais entourée d'hommes hormis Kurenaï et Karui -que je voyais assez peu puisqu'elle passait son temps avec Chôji. Il n'y avait que Kurenaï qui pouvait m'être de bons conseils.

D'ailleurs, on était devenues assez proches puisque nous étions en infériorité numérique et qu'elle m'aidait tout les jours à attacher mon maillot de bain. Quand nous fûmes seules, je pris mon courage à deux mains.

-Kurenaï, est-ce que je pourrais vous demander quelque chose?

-Oui, tout ce que tu veux.

-Je... Enfin... Kiba et... Vous savez..., bafouillais-je sans arriver à aligner deux mots tant j'étais gênée et confuse de parler de choses si intimes.

-Hinata, tu es écarlate... Qu'est-ce qui te tracasse? Ca a à voir avec Kiba, c'est ça?

-Oui... Comment on dis à un garçon qu'on a envie de...

-De coucher avec lui?

-Oui... C'est... C'est mon premier petit-ami et... et je n'ai pas envie de le décevoir.

-Et c'est réciproque. Le connaissant, je suis sûre qu'il ne veut ni te brusquer ni te décevoir.

-Mais... Comment je dois m'y prendre?

-Hmmm... Je crois que le mieux c'est de laisser les choses se faire naturellement... Ou de jouer franc jeu... Kiba n'est pas très fin. Les sous-entendus, c'est pas son fort.

Finalement, elle ne m'aidait pas beaucoup. Je décidai alors de ne pas l'embêter plus longtemps... Nous allâmes retrouver les autres sur la plage pour une énième baignade. J'adorais l'eau mais, avec mon handicap, je restai souvent près de Kiba. Quand je m'éloignais, il ne tardait pas venir. Il était très prévenant, très protecteur.

Shikamaru

Jamais je n'aurais cru dire ça mais bordel, je déteste ces vacances! Je déteste être célibataire et entouré de couple! Avant, au moins, Kiba et moi nous soutenions dans notre célibat mais là, j'étais seul. Je ne parlais pas de ce que j'entendais dans la chambre de mon meilleur-ami... D'ailleurs, je pris l'habitude de sortir le soir pour ne plus les entendre batifoler. J'étais même déçu de mon meilleur-ami. Je ne pouvais presque jamais être avec lui et discuter. Il passait tout son temps avec Karui.

Le seul que j'étais "content" d'entendre batifoler, c'était Kiba. Il avait aussi le droit au bonheur et honnêtement, il avait 20 ans, il fallait bien que ça lui arrive un jour ou l'autre. Comment je découvris le pot-aux-roses? Un soir, j'étais passé devant la chambre de Kiba pour lui demander quelque chose mais je les entendis murmurer des phrases du genre : "J'ai envie qu'on le fasse", "Tu es sûre d'être prête?", etc. Assez bateau et niais mais bon...

Ce même soir alors que j'avais décidé de me promener seul sur la plage et que je fumais une cigarette, je tombais nez-à-nez avec la voisine, Temari. Elle semblait de meilleure humeur. Elle me fit même un petit sourire. Nous restâmes à discuter ensemble sur la plage, assis dans le sable. Ce rendez-vous devint récurrent et nous nous vîmes tous les soirs jusqu'à mon départ. La plupart du temps, on se disputait mais nos disputes avaient toujours quelque chose d'agréable. Nous entendions comme chien et chat mais nous étions incapable de nous passer de l'autre.

La veille de mon départ, je retrouvais Temari. Elle était déjà sur place. J'esquissais un sourire en la voyant. Je devais bien l'avouer : elle était belle et... il y avait une lueur de malice dans ses yeux.

-Alors, Shikamaru, prêt pour ton départ?

-Ouais... A peu prêt. Malgré tout, ces vacances sont assez décevantes... Mes potes étaient tous avec leur copine respective et moi, j'étais le seul célibataire.

-Alors on va changer ça...

-Quoi donc?

Elle ôta son chemisier, son short et ses sous-vêtements avant de se lancer à l'eau. J'étais bouche bée. Jamais je n'avais vu une fille se déshabiller aussi vite.

-Alors? Tu viens ou tu es une poule mouillée?, cria-t-elle alors qu'elle avait de l'eau jusqu'à la taille.

Elle n'allait pas être déçue. Au moins, j'aurais un souvenir mémorable de ces vacances. Je me déshabillais en quelques secondes et m'élançais à mon tour dans l'eau. Je m'approchais d'elle et lui demandais :

-Tu crois toujours que je suis une poule mouillée?

Avant de me répondre, elle retira l'élastique qui retenait mes cheveux.

-Tu sais, tu es plutôt beau gosse..., me fit-elle d'un ton qui ne lui ressemblait pas.

Temari n'était le genre de fille à faire des compliments sur le physique de quelqu'un et pourtant...

Dans un élan de folie, je la pris dans mes bras et l'embrassais avec une passion et une fougue qui ne me ressemblait pas du tout. Au final, nous nous montrions mutuellement des parties de notre personnalité que personne ne connaissait. Je ne voulais plus qu'une chose d'elle : sentir son corps contre le mien, sa peau contre la mienne. Je la voulais toute entière mais je savais que c'était impossible : nous étions incompatibles et je ne voulais pas m'embêter pour une fille que je ne verrais plus. Cependant nous continuâmes à nous embrasser de longues minutes avant de nous séparer à regret.

Le lendemain, nous partions. Je pensais que tout irait bien, que tout roulerait pour mes amis. Malheureusement, ce n'était que le début de nos ennuis.


Voilà la fin de ce chapitre. Désolée pour l'attente assez importante. J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à poster un review.

Il faudra attendre pour les prochains chapitres. Je pense les publier au rythme d'un chapitre par mois.

-Neolysia-