Voici le recceuil de Hors série de MPP. Comme Iwa et Oikawa sont enfin apparu dans MPP je peux poster le premier chapitre les concernant. je ne sais pas pourquoi j'avais envie qu'Iwa s'en prenne plein la figure, bien que Moniwa aurais pu faire l'affaire (non parce qu'il a trop une tête de bisounours qui donne envie de l'embêter moniwa). Puis l'amour qui commence sur la haine c'est pas mal. Le prochain OS sera du point de vu d'Ukai. SUr ce bonne lecture.


Chapitre un : L'arrivée au château

Iwaizumi soupira en se passant la main dans ses cheveux, toujours aussi impossibles à dompter. Ces derniers mois avaient été horribles et aujourd'hui ne semblait pas vouloir faire exception. En fait, depuis qu'il avait appris qu'il faisait partie des sélectionnés, au début juillet, tout allait mal. D'habitude, la réponse au test n'est annoncée que les premiers jours de janvier, mais apparemment son score avait été tel qu'ils savaient déjà qu'il n'y en aurait pas de meilleur pour le vampire avec qui il allait se retrouver coincé pendant un an. Et il n'avait pas la moindre envie de rencontrer celui qui lui était sois-disant destiné. Tout d'abord, c'était à cause de ça que sa copine l'avait plaqué il y a un mois, même si elle le savait depuis plus longtemps. Après tout, il ne lui avait pas caché qu'il faisait partie des sélectionnés. Mais non, mademoiselle ne l'avait pas cru quand il lui avait dit que ça ne changerait rien et que ce serait juste une année sans se voir, elle avait préféré casser et se trouver quelqu'un d'autre avant même que cette foutue année commence.

Et puis il avait eu les problèmes avec son casier judiciaire, parce que l'administration ne vérifiait ce genre de chose qu'après, bien sûr. Pire, alors qu'il avait plus ou moins réussi à couper avec la mafia, ces boulets de flics l'avaient replongé en s'assurant qu'il était maintenant clean. Il n'avait jamais eu le choix d'appartenir à la mafia, alors réussir à s'en sortir vivant était une sorte de miracle et dû à des années de labeur et de négociations, qui bien sûr avait été réduit à néant en un instant, foutu conseil. Et du coup, il failli non seulement perdre sa place dans son club, à l'université, mais en plus il avait été interdit de compétition et renvoyé de son boulot au bar. Quoi que ça, c'était juste parce qu'il avait foutu une baigne à un client, mais le type saoul avait malmené un jeune qui avait la malchance de ressembler un peu à une fille. Pour continuer dans sa liste des malheurs, l'appartement au-dessus du sien avait eu sa plomberie cassée, ce qui fait qu'il s'était retrouvé inondé parce que la salle de bain était au-dessus de son salon, et son frigo l'avait lâché. Plus une et autres milles petites choses.

Quant à aujourd'hui, il avait dû récupérer le chat de la vieille dame de son palier qui s'était enfui, avant qu'on vienne le chercher. Ledit chat était bien sûr coincé dans un arbre et Iwaizumi avait dû courir sur le retour pour ne pas être en retard, ce que le félin avait moyennement apprécié vu les marques de griffures laissées sur ses bras. Et ça faisait maintenant une heure et demie qu'il attendait. Il ressortit la convocation et vérifia l'horaire et le jour. C'était bien aujourd'hui, à la bonne heure. Les envoyés du conseil étaient en retard. Il allait passer un an enfermé avec un vampire, et la pensée le fit soupirer une nouvelle fois. Il n'avait pas vraiment envie de se retrouver isolé avec de parfaits inconnus. Hé bien, au moins, il y avait Kageyama et Yahaba normalement, à moins qu'il y ait un bâtiment pour les conjoints de vampires, un pour ceux des anges et un autre pour ceux des métamorphes. Un homme habillé d'un costume noir arriva en courant et s'arrêta, essoufflé, devant lui.

-Monsieur Hajime Iwaizumi ? Demanda-t-il.

-Oui.

-Veuillez s'il vous plaît bien me suivre avec vos affaires, on a eu un contretemps et la voiture est encore chez le précédent concubin, qui demeure introuvable. Si vous avez une idée d'où se trouve Tobio Kageyama, veuillez nous la transmettre.

Et bien, si les chiens du voisin de Kageyama s'étaient encore une fois échappés, Iwaizumi était prêt à parier que le pauvre adolescent devait se trouver accroché dans un arbre, trois molosses aboyant en bas. Il fit rapidement le chemin jusqu'à la maison de son kouhai et salua sa mère avant de déposer ses affaires dans le coffre de la voiture noire. Ils avaient même droit aux vitres teintées. Le pauvre agent épuisé le suivit, toujours la respiration difficile, jusqu'au parc, où il trouva bel et bien Kageyama, un sac de course avec lui, dans un arbre. L'agent tourna de l'œil à la vue des chiens.

-Génial, qui va m'aider à les ramener tous les trois maintenant, souffla Iwaizumi, dépité.

Avec quelques difficultés, il parvint à ramener les trois chiens à leur propriétaire et Kageyama boudant- parce que, décidément, les animaux ne l'aimaient pas et qu'il ne savait même pas pourquoi- à sa mère, avec en prime l'agent évanoui sur son dos. Iwaizumi pensait avec ça avoir eu sa dose de contrariété pour la journée, mais il fallut qu'ils soient bloqués dans les embouteillages après avoir récupéré un futur magicien, ils étaient donc serrés comme des sardines. Bien sûr, ils loupèrent l'avion, à quelques minutes près (sachant qu'à la base ils étaient déjà sensés avoir pris celui qui précédait), et les agents préférèrent attendre le prochain plutôt que de prendre le train pour traverser tout le pays. Bien sûr, l'avion eut un problème technique et il décolla avec plus de deux heures de retard. Et bien que ce soit un vol de nuit, Iwaizmi dut supporter un voisin de siège particulièrement gênant avec sa musique.

-Encore une heure de voiture et vous serez arrivés, annonça le conducteur fatigué, vous êtes les derniers. Chaque fois c'est pareil, m'enfin la dernière fois c'était pire, certains sont arrivés à midi, cinq ou six heures, c'est pas si mal.

-Au fait, on vous a donné les dépliants ? Demanda son collègue, qui comprit la réponse à la tête que tout trois firent. Non ? Bah ce n'est pas très grave, vous avez une réunion à huit heures, non ?

-Oui, c'est huit heures cette année, ne soyez pas en retard. Ils vous expliqueront tout pendant, confirma le conducteur. Puis après, il aura les rencontres, me demande si ça sera autant le foutoir que l'année dernière.

Le futur sorcier, Shibayama, et Kageyama s'endormirent pendant le trajet et personne ne trouva le courage de les réveiller à l'arrivée. Et bien, cette fois-ci, il n'y eut personne à porter, le personnel se chargea de transporter les deux plus jeunes jusqu'à leur chambre. Iwaizumi suivit son propre guide qui avait eu la gentillesse de prendre ses sacs de voyage, ne lui laissant que celui du sabre.

Il soupira comme la porte de sa chambre se refermait, le laissant seul. Il se demanda si cela valait vraiment le coup de dormir, deux heures avant la réunion. Il posa le sac contenant le sabre contre le mur, vérifiant plus par habitude que par nécessité avant d'ouvrir la fenêtre pour faire entrer de l'air frais et froid. Cela devrait le maintenir éveillé un peu. Il s'approcha de la porte de la salle de bain. Une main se posa sur son épaule en même temps qu'une voix parvint à son oreille.

-Tu…

Iwaizumi balança son coude en arrière en même temps qu'il attrapait son canif dans sa poche, car bien sûr si un voleur s'introduisait, il fallait que ça tombe sur lui. Il planta la lame dans l'épaule de l'intrus en se retournant alors qu'il attrapait le manche de son Katana et le tirait de son fourreau. Iwaizumi ne lui laissa pas le temps de se reprendre, le faisant chuter et s'installa sur lui la lame de son sabre sur la gorge. L'homme sous lui devait avoir son âge, les yeux et les cheveux bruns, du genre à faire tourner la tête des filles, devina Hajime. Pas spécialement le type de personne avec qui il arrivait à s'entendre. Hé bien, ce n'était pas comme s'il devait s'entendre avec lui.

-Comment tu es entré ? Demanda-t-il, parce qu'il était au quatrième étage et il n'avait pas entendu la porte s'ouvrir. Même s'il était fatigué, il doutait d'avoir pu ne pas prêter attention à ce genre de bruit.

Le brun le fixa, toujours aussi choqué.

-Mais t'es complètement malade, ma parole ! Ça fait mal ! Se plaignit l'intrus, dont les yeux s'embuaient et la voix retombait à un niveau normal. Ne me dis pas que tu es Iwaizumi ?

Hé bien, se faire poignarder était en effet douloureux. Par contre, comment le brun pouvait-il savoir son nom ?

-Iwaizumi Hajime, si. Comment…

-Parce que je suis Oikawa Tooru, ton vampire, espèce de brute.

Iwaizumi retint un juron alors que la porte s'ouvrait, le cri d'Oikawa avait dû réveiller les autres résidents. Il retira le canif, faisant couiner le vampire.

-Hum, désolé. Je t'avais pris pour un voleur. Même si ça ne me dit pas comment tu es rentré. Déclara-t-il rengainant, alors qu'un superviseur s'occupait d'appliquer un mouchoir contre la blessure du brun qui saignait pas mal.

-Il y a un putain d'arbre en face de la fenêtre ! Oikawa semblait faire une crise de nerfs et continua de crier. Et tu as ouvert cette fenêtre ! Un voleur, mais faut te faire soigner !

Iwaizumi ne se sentait pas d'humeur à traiter avec un hystérique, surtout en sachant que ledit hystérique était la source de tous les derniers problèmes qui lui était arrivés. Parce que si Oikawa n'avait pas fait de demande, on lui aurait juste renvoyé une lettre qui lui indiquait de continuer sa vie après le test, et non de venir ici. Et il était sûr et certain que le brun n'était pas sensé venir, du moins pas avant la réunion.

-Je viens d'arriver à six heures du matin, après avoir passé la journée et la nuit à voyager. On est au quatrième étage, et personne m'a prévenu qu'un stupide vampire allait survenir par derrière alors, franchement, ferme-la !

Iwaizumi conclut ces paroles par un coup de boule envoyé droit dans le nez du brun, qui se retrouva de nouveau allongé par terre, gémissant. Il n'allait pas traiter avec quelqu'un en pleine crise de nerfs, hors de question, il était trop fatigué. Il soupira, et bien au moins rien de pire ne pouvait arriver.

-Le bureau du directeur du château, je suppose, questionna-t-il le pauvre employé qui hallucinait et eut du mal à lui répondre.

-Heu oui. Il est au premier étage… je vais aller le chercher… après l'avoir déposé à l'infirmerie.

Avec un peu de chance, le directeur le renverrait chez lui. Quand il sortit de la chambre, il vit que plusieurs personnes le dévisageaient. Hajime pria vraiment pour qu'on le renvoie parce que sinon, ça allait être l'enfer.