VIRUS

Disclaimer : Les personnages de The Sentinel et Stargate SG-1 de ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent à leurs productions et à leurs scénaristes respectifs.

Style : C'est un cross-over entre mes deux séries préférées. C'est aussi une fic slash (ma première, soyez indulgents, m'sieurs dames !). Pour ceux que ça inquiète, il y a des baisers et plus, mais le plus est seulement suggéré.

Résumé : Je ne sais pas comment résumer cette fic sans en dire trop. Disons seulement que SG-1 va apprendre ce qu'est une Sentinelle…

Auteur : Cybelia - cybelia_mail@tiscali.fr

Note de l'auteur : Merci à mes futurs lecteurs et lectrices. Merci aux membres de la ML French Sentinel qui m'ont fait découvrir avec bonheur la voie du slash. Bonne lecture !

1er jour

Lundi, 20h30, loft, Cascade :

Les mains de Blair tremblaient en composant le numéro du Central.

Voix :         Banks, j'écoute !

Blair :         Simon, c'est Blair. Jim a disparu !

Simon :       Il n'est pas rentré avec vous ?

Blair :         Si. On discutait de l'affaire Wilkins en préparant le dîner lorsqu'une lumière blanche l'a enveloppé et il a disparu sous mes yeux.

Il y eut un blanc à l'autre bout du fil.

Simon :       …Sandburg, vous avez bu quoi ?

Blair :         Rien ! Je vous jure que c'est la vérité !

Simon comprit que les nerfs du jeune homme étaient sur le point de craquer.

Simon :       Ok ! Ne bougez pas ! Je vous envoie quelqu'un.

Blair :         Merci.

Il raccrocha et s'effondra sur le canapé, la tête entre les mains. Jim, où es-tu ?

Quelque part  ailleurs, au même moment :

Jim ouvrit les yeux, luttant contre la nausée qui l'envahissait. Il regarda autour de lui, surpris de ne plus être dans le loft, avec Blair. Il mit quelques secondes à réaliser qu'il se trouvait dans une sorte d'entrepôt militaire. Une alarme sonnait à tout rompre et des gyrophares rouges tournoyaient sur les murs. Il commença à faire un tour sur lui-même pour étudier les lieux. Il s'interrompit en découvrant l'immense anneau qui trônait au centre de la pièce. Il estima que l'engin devait mesurer dans les 7 mètres de diamètre et devait peser pas mal de tonnes. Il était décoré de symboles étranges que Jim ne connaissait pas. Il continua son tour et se trouva nez à nez avec une douzaine de militaires, fusil mitrailleurs au poing. Les ayant entendus entrer, il ne fut pas surpris et leva docilement les mains pour leur montrer qu'il n'était pas armé. Heureusement que j'ai posé mon flingue en rentrant ! Il se demandait comment il allait se sortir de là lorsqu'un homme, qu'il reconnut comme un Général de l'US Air Force entra, suivi d'un Colonel et d'une femme Major.

Général :   Qui êtes-vous et comment êtes-vous arrivé ici ?

Jim :           Je m'appelle James Ellison, je suis Inspecteur de Police à Cascade, état de Washington. Pour ce qui est de votre deuxième question, je ne vais pas pouvoir vous répondre car je n'en ai pas la moindre idée…

Le Colonel et le Major se regardèrent. Puis, le Colonel se tourna vers le Général.

Colonel :    Mon Général, je propose qu'on le mette en cellule et qu'on l'interroge.

Général :   C'était bien mon intention. A ses hommes : Emmenez-le dans le quartier d'isolement 25 et envoyez le Docteur Frasier pour qu'elle l'examine.

Deux hommes s'approchèrent de Jim qui les suivit docilement. Tant qu'il ne savait ce qu'il faisait là et comment il y était arrivé, il valait mieux qu'il obéisse.

Cellule du quartier d'isolement 25, quelques minutes plus tard :

Après que la Doctoresse l'ait examiné sous toutes les coutures sans répondre à une seule de ses questions, Jim eut la visite de son comité d'accueil, agrémenté d'un civil dont le regard et les lunettes lui firent étrangement penser à ceux de Blair. Ca doit être un scientifique ou quelque chose comme ça.

Général :   Inspecteur Ellison, nous avons vérifié votre identité. Pouvez-vous nous raconter ce qu'il s'est passé avant que vous arriviez ici ?

Jim :           D'accord. J'étais chez moi, en train de discuter avec mon colocataire lorsque j'ai ressenti comme un malaise. J'ai fermé les yeux et quand je les ai rouverts, j'étais dans votre entrepôt.

Le Colonel regarda le civil et le Major tour à tour. Il avait l'air d'en savoir plus que Jim au sujet de ce qui lui était arrivé. Le civil se tourna alors vers lui :

Civil :         Votre colocataire s'appelle comment ?

Jim répondit, surpris :

Jim :           Blair Sandburg, pourquoi ?

Le civil eut un mouvement de recul en entendant le nom et sortit précipitamment. Le Colonel soupira :

Colonel :    Je déteste quand il fait ça…

Tous sortirent et Jim se retrouva à nouveau seul. Il les entendit parler derrière la porte.

Général :   Rendez-vous dans la salle de briefing dans 10 minutes. Et, Colonel O'Neill, retrouvez le Docteur Jackson !

Colonel :    A vos ordres, mon Général !

Jim entendit les pas s'éloigner et s'allongea sur sa couchette. Il était près de 22 heures – heure de Cascade - et il se sentait épuisé. Quelques minutes plus tard, il dormait.

23h10, Salle de briefing:

Quand tout le monde fut arrivé, le Général Hammond se leva.

Hammond :     Docteur Frasier, je vous écoute.

Janet :        Eh bien, tout d'abord, ce n'est pas un Goa'uld. Ensuite, je n'ai rien trouvé d'anormal, à part une hypersensibilité à la lumière.

Daniel :      Normal, c'est une Sentinelle !

Tous le regardèrent, surpris.

Jack :         Une quoi ?

Daniel se leva et distribua des rapports à tout le monde. Il était inscrit sur la couverture : "La Sentinelle" par Blair Sandburg.

Daniel :      Une Sentinelle est un humain qui a tous ses sens hyper-développés. Il voit plus loin, entend mieux, etc… que nous tous réunis.

Jack :         Et Ellison en est une ?

Daniel :      Exact ! Si vous lisez la thèse de Blair Sandburg, vous verrez qu'il a étudié l'inspecteur Ellison pendant 4 ans. Et qu'il détaille tous les aspects de ses dons.

Sam :          Mais, comment se fait-il que nous n'ayons jamais entendu parler de ça. Si Sandburg a diffusé sa thèse, il devrait être riche et célèbre…

Daniel :      … et Ellison aurait été disséqué comme un rat de laboratoire. C'est pour ça que Sandburg a réfuté sa thèse en disant qu'il avait tout inventé pour se faire mousser.

Hammond :     Et si c'était vrai ? Si Sandburg avait tout inventé ?

Daniel :      Vous pensez qu'un homme aurait renoncé à plusieurs millions de dollars pour rien ? A mon avis, si Sandburg a tout nié, c'est parce que tout était vrai et qu'il ne voulait pas que son ami ait des ennuis à cause de lui.

Le silence s'installa. Il fut rompu par la seule personne qui n'avait encore rien dit.

Teal'c :       Je pense que Daniel Jackson a raison. J'ai entendu parler d'une légende concernant un Goa'uld qui pouvait voir et entendre ses ennemis à plusieurs kilomètres de distance. C'était peut-être une Sentinelle qui avait été choisie comme hôte.

Hammond :     Je suis d'accord avec Teal'c.

Le Jaffa baissa la tête en remerciement.

Jack :         Ok, admettons que James Ellison est une Sentinelle. Passons à l'autre point bizarre de cette histoire : son arrivée ici. Ca ne vous fait pas penser aux méthodes de notre ami Thor ?

Les autres acquiescèrent.

Sam :          Mais, pourquoi est-ce que les Asgards nous auraient envoyé une Sentinelle ?

Hammond :     Il y a sûrement une très bonne raison à cela. Ils ne nous ont jamais contactés pour rien.

Jack soupira.

Jack :         Ce serait sympa si Thor pouvait venir nous expliquer ce qu'il attend de nous cette fois-ci.

Daniel :      En attendant, je pense qu'il serait judicieux de faire venir Blair Sandburg ici.

Jack le regarda avec étonnement.

Jack :         Daniel, je vous rappelle que le projet Stargate est classé "Top-secret" et vous voulez que l'on mette un civil dans la confidence ?

Daniel :      J'en suis bien un, moi !

Jack :         Daniel, vous savez ce que je veux dire ! Ce n'est pas pareil, vous…

Le Général Hammond l'interrompit.

Hammond :     Le Docteur Jackson a raison. Si Thor ou un autre Asgard nous a envoyé Ellison ici, c'est sûrement en rapport avec ses pouvoirs de Sentinelle. Et, je crois qu'on ne prend pas de risques à faire venir le Professeur Sandburg. N'oubliez pas que lui aussi a un important secret à préserver. Docteur Jackson, Colonel O'Neill, vous allez conduire l'Inspecteur Ellison dans des quartiers du secteur 13. Expliquez-lui qu'il est libre de circuler, mais seulement accompagné d'un garde ou de l'un de vous. Je m'occupe du Professeur Sandburg.

Minuit passé, Cellule du quartier d'isolement 25:

Jim fut réveillé par les voix du Colonel et du Civil qui s'approchaient. Il s'assit sur sa couchette et attendit qu'ils entrent.

Daniel :      Je me demande pourquoi Thor nous l'a envoyé.

Jack :         J'espère qu'il ne va pas tarder à nous le dire.

Ils entrèrent dans la cellule. Jim ne leur laissa pas le temps de parler.

Jim :           Qui est Thor ?

Daniel ouvrit la bouche pour répondre, mais Jack fut plus rapide.

Jack :         Daniel !

Daniel :      Jack ?

Jack :         Je vous rappelle que tout ceci est « Top Secret ». Je ne suis pas certain que le Général serait ravi si vous racontiez tout à l'Inspecteur Ellison.

Daniel soupira et haussa les épaules.

Daniel :      Ok ! Mais, si Thor nous fait une des apparitions dont il a le secret, vous serez bien obligé de tout lui dire…

Jim les regardait tour à tour. Il ne comprenait rien à leur petit jeu, mais il avait hâte que cela cesse.

Jack :         Nous allons vous conduire dans des quartiers plus agréables. Si vous voulez bien nous suivre…

Le policier obéit. Ils le conduisirent en silence à travers un dédale de couloirs. Jim avait plein de questions à leur poser, mais il savait qu'il n'aurait aucune réponse du militaire. Jack O'Neill d'après ce qu'il avait entendu. Et le civil semblait s'appeler Daniel Jackson. Jim trouvait de plus en plus que ce dernier ressemblait à Blair, pas physiquement, mais dans sa manière d'être, de parler… Ils s'arrêtèrent devant une porte.

Jack :         Voici vos quartiers. Un garde sera posté en permanence devant votre porte.

Daniel :      Si vous souhaitez nous voir, ou quoi que ce soit d'autre, demandez-le lui.

Jim les remercia et entra. La pièce était meublée sobrement – comme tous les quartiers militaires….

Daniel :      On doit vous laisser. Si vous avez besoin…

Jim :           …Je sonnerai le service d'étage.

Daniel sourit et regarda Jack. Celui-ci n'avait pas remarqué que la réplique de Jim aurait pu sortir de sa propre bouche. Les deux hommes sortirent. Une fois seul, Jim s'allongea et réfléchit. Il pensa à Blair. Son ami devait être dans tous ses états…