~Le plus beau jour de ma vie~

Hello le monde, je vous propose aujourd'hui une fiction dramatique sur Inazuma Eleven, elle relate l'histoire d'un mariage où l'amour est à sens unique, où l'adultère prend très vite place et où les cœurs se détruisent (et à côté de ça je travaille sur une autre fic axée sur l'humour, sur IE également, nique la logique xD)

Je viens de gâcher mon introduction mystérieuse x)

Je ne vais pas présenter les personnages dans cette préface, car j'ai tenté de jouer un peu le mystère sur leur identité, bien qu'elle soit malgré tout très vite dévoilée, so enjoy your read ;)

Le regard navré, je me contemple dans ce triste miroir qui reflète mon image morose. N'est-ce pas pourtant moi qui tiens ce bouquet ? Qui porte cette robe de princesse à la blancheur extrême ? Dont la coiffure et le maquillage ont nécessité des efforts minutieux ? Si. On m'a préparé à ce que l'on appelle "le plus beau jour de ma vie". Pourtant, ce terme hypocrite n'est sorti de la bouche que de mes proches, aveuglés par leurs beaux sentiments, incapables de voir mon désespoir. Je profite, oh, oui, je profite du court temps de solitude que l'on m'accorde en ce jour solennel : celui où je dirai "oui", celui où je gâcherai ma vie. Mais qu'importe, n'est-ce pas ? Si seulement on m'avait prévenue, si on avait juste pu me dire, que mes amours d'adolescentes me feraient aller si bas. Et puis, suis-je réellement une adulte ? À 19 ans...Ne puis-je pas encore être considérée comme une enfant ? Quoique je sois, aujourd'hui, on ne me laisse pas le choix, on me veut sous peu devant l'hôtel.

-Tu es prête ma chérie ? Interroge mon père, le sourire au coin des lèvres.

-Oui. Je me contente de lâcher, sur un ton, voulu naturel.

Il passe son bras autour du mien, je remonte mes gants, agrippe mon bouquet, nous quittons cet endroit, traversons quelques couloirs, sortons discrètement et nous ouvrons la porte de l'église. Une vaste pièce domine sous nos yeux. Le public est nombreux, tous sourient. À croire que c'est mon malheur qu'on fête aujourd'hui. Ils retiennent leur souffle, mes talons, faisant écho sur le carrelage, m'angoissent encore plus. Je déteste le bruit monotone et répétitif qu'ils émettent

Je le vois, il me sourit, il a l'air de m'aimer, il a l'air heureux, et pourtant, il n'a même pas fait l'effort de se délester de ce stupide bandeau orange qui ne quitte sa tête que lorsque les bras de Morphée l'accueillent. Je balaye mes invités du regard, jusqu'à ce que mes yeux tombent sur ceux d'Axel. Je m'arrête brusquement. Tout le monde me regarde, je m'excuse par un sourire chimérique et reprends ma marche.

Comme il beau, dans son smocking blanc, il s'est même débarrassé de sa coiffure en pics pour la journée, au profit d'une autre plus sérieuse et mature, ses cheveux sont lissés et tombent sur ses épaules. Il est si beau, il me regarde, pourquoi ne suis-je donc pas avec lui ? Enfin, de toute façon, je ne suis que la future femme de son meilleur ami, il n'a pas la moindre raison de me vouloir auprès de lui. Et, pourtant, j'ai envie de le rejoindre, de vider mon cœur, d'expliquer aux gens ce que je ressens...Mais j'avance, serrant mes fleurs, aux côtés de mon père et suivie par deux demoiselles d'honneur.

"Avance, ne le regarde pas, et avance", m'ordonne une voix dans ma tête, cette voix lâche qui m'intime toujours de me soumettre aux conventions, cette voix qu'une fois encore, j'écoute. Tous les yeux sont braqués sur moi et s'extasient silencieusement sur la "beauté de la mariée et sa magnifique robe de princesse". Enfilez-là donc, vous, cette robe, et emparez-vous du fardeau qui m'incombe, cette tâche que j'ai. Et puis, il y a Axel, comme les autres, il me regarde, ses yeux sévères ne quittent pas mon corps, et, pourtant, sa douce main est tenue par une autre. Célia Hills, elle n'a pas eu la bêtise de faire comme nous et d'aimer ce capitaine, à l'époque, et encore, les autres ont eu le droit à la victoire de la défaite. Comme j'aimerais, moi aussi, avoir perdu ce jeu des amoureux, et être n'importe où, ailleurs que sous ces arcades en marbre.

Ce bruit, le bruit unique, lent et régulier qu'émet le choc entre mes talons et le sol, j'aimerais l'accélérer, en me retournant, en m'enfuyant de ce lieu où sera scellé mon emprisonnement. Mon père lâche mon bras, et s'écarte doucement, en me souriant, comme tout bon père sourirait à sa fille pour son mariage. Je lui rends ce sourire, il semble vrai, mais il cache juste mes pensées, après tout, durant toutes ces années de lâcheté, l'unique chose que j'ai développé, c'est la capacité de masquer tout ce que les gens n'ont pas à savoir, allant de ma peine, à chacune de mes faiblesses.

Je gravis une marche solitaire, afin de me retrouver face au prêtre, droite, à côté de mon futur mari, il est heureux, je le ressens. Pourquoi diable ne le sommes-nous pas tous les deux ? Pourquoi dois-je ainsi le tromper, juste parce que je suis devenue faible, incapable de le peiner.

L'homme d'Église débute son long discours, une tirade réconfortante et horrifiante. J'en profite, de ces mots, qui me tranchent en deux. D'une certaine manière, il s'agit du dernier réconfort que j'aurais avant de prononcer le mensonge capital, mais d'une autre, ce flux de paroles dont je vais vainement jurer le respect m'effraie. Je suis si lâche que je vais tromper Dieu de l'une des pires manières qui soient, pour ce que l'on se tue à nommer à ma place "le plus beau jour de ma vie".

Le prêtre a fini son apaisante tirade qui torturait mes entrailles, le moment fatidique approche.

-Mademoiselle Nelly Marcha Natsumi Raimon, consentez-vous à prendre pour époux monsieur Mark Pablo Mamoru Evans, ici présent ? Promettez-vous devant Dieu que vous le chérirez, vous le protégerez et que vous l'aimerez dans les bons comme dans les mauvais moments, jusqu'à ce que la mort vous sépare ? M'interroge-t-il, d'une voix solennelle.

NON, non, non et non, et encore non, et pourtant...

-Oui, je le veux, je réponds, obligée par cet être qui s'est emparée de moi.

Mark prend délicatement un anneau, posé sur un coussin en soie que lui tend l'une des demoiselles d'honneur. Il le place sur mon annuaire.

Ô mon amour, je t'en supplie, sauve-toi de cet enfer qui te tend les bras, tu as cette ultime chance de me l'enlever brutalement, de le jeter contre le sol et d'épargner ton destin...Alors pourquoi n'en fais-tu rien ? Pourquoi installes-tu ce lien ? C'est à partir de maintenant que le malheur te tiens.

- Monsieur Mark Pablo Mamoru Evans consentez-vous à prendre pour épouse mademoiselle Nelly Marcha Natsumi Raimon, ici présente ? Promettez-vous devant Dieu que vous la chérirez, vous la protégerez et que vous l'aimerez dans les bons comme dans les mauvais moments, jusqu'à ce que la mort vous sépare ? Répète le prêtre.

-Oui, je le veux, affirme-t-il aveuglé par je-ne-saurais-dire-quoi.

Nous sommes condamnés, il me sourit comme si rien de mieux ne pouvait avoir lieu, et toute l'hypocrisie de mon corps répond à ce maudit rictus, comme si j'étais une femme comblée.

Mes doigts se posent sur le second anneau, resté sur le coussin de soie, je m'en empare, en tremblant. Non, Nelly ! Ne tremble pas, ne gâche pas ces années de mensonges par un geste maladroit, tout doit être calculé, tout doit sembler réel.

J'enfonce à mon tour le morceau de ferraille sur la phalange de mon désormais mari.

-Si quelqu'un à une raison de s'opposer à cette union, qu'il le dise maintenant ou qu'il se taise à jamais, récite le prêtre.

Axel, lèves-toi ! Ah...non...tu es avec Célia.

Mais bon sang, que quelqu'un se manifeste, est-ce que ça intéresse quelqu'un que, moi, je m'oppose à cette union ? Non, vraisemblablement, non.

-Je vous déclare unis par les liens du mariage, vous pouvez embrasser la mariée, termine l'homme d'Église en souriant chaleureusement.

La bouche de Mark se plante sur la mienne, les applaudissements retentissent, le bonheur est présent, sauf dans mon coeur, j'ai l'impression qu'on félicite ma condamnation au déshonneur.

Nos lèvres se décollent et mon dégoût prend forme, ce baiser, censé sceller notre union, scelle bien plus notre autodestruction. Tous applaudissent, se lèvent et montrent leur joie.

Puis, on nous conduit à l'extérieur, mes invitées femelles se regroupent au centre de la place, tandis que je reste debout sur les marches. Je me tourne, dos à elles, voyant l'intérieur de cette église qui vient de créer ma peine éternelle. Et, d'un geste agile, je lance mon bouquet. Il va désigner la prochaine victime, paraît-il. Je n'ose même pas regarder, je ne veux pas savoir qui est celle qui a reçu le maudit bouquet.. "Célia, c'est Célia !" S'extasient toutes les femmes, qui en semblent réjouies.

De mon côté, le fait de savoir cela accroît ma rancoeur. Et si cela arrivait ? Et si Axel l'épousait ?

Ces avec ces tristes pensées dans la tête que je m'engouffre dans la limousine qui m'a, un peu plus tôt, conduit dans cette affreuse église. C'est fini. Dois-je me réduire à être heureuse d'avoir passé l'étape du mensonge éternel, ou dois-je au contraire me blâmer de nous avoir, Mark et moi, condamnés ? Je l'ignore, mais je n'ai qu'une envie : pleurer sur notre sort. Des filles, dans certains pays, sont forcées de se marier, puis se font violer. Et moi, c'est en toute lucidité que j'ai accepté, ce n'est pas ce je veux. Même pour Mark, il ne mérite vraiment pas ça, c'est infâme de lui vouer une vie avec une femme qui ne l'aime pas. J'ai envie de vomir...Mais les gens sont venus pour voir le couple idéal célébrer son union, et bouder ne m'est pas autorisé.

Nous nous dirigeons désormais vers la mairie, afin de mentir, cette fois-ci, pas de manière solennelle, mais de manière juridique. Saurais-je dire pourquoi cela ne me dérange pas autant ?

Nous arrivons face au bâtiment municipal, les invités tentent de s'entasser dans la petite pièce, qui prévoit bien moins d'accueillir les gens que l'église. Nous nous avançons avec Mark, le maire nous débite les textes de loi, nous exprime à quel point il est "heureux de voir la fille du principal du lycée où il a été élève se marier à celui qui a permis la consécration de la ville" et autres conventions. À nouveau, nous nous disons "oui" avec mon mari, et nous signons, accompagnés de nos témoins, une feuille tendue par le maire.

Comme c'est douloureux de voir Axel signer la feuille, mon cœur se serre, il est là, face à moi, à mon mariage. Mais en tant que témoin. Pourquoi ce ne sont pas ses lèvres que j'ai embrassées. Au lieu de celles de Mark qui n'est même pas fichu de voir que j'avais envie de l'envoyer se prendre le mur face à nous. Non. Je ne dois pas penser ça. Mark est la victime et moi la coupable, il serait infâme et hypocrite d'inverser les rôles. Mon tendre époux, seras-tu capable, un jour, d'oublier ce que j'ai fait ? Je refuse d'avoir l'audace de te le demander, quel que soit ton choix, je l'accepterai. Mais, encore, faudrait-il qu'il le sache, et je sais que cela finira par arriver, c'est fatal, et pourtant, à vouloir retarder ça encore et encore, je gâche nos deux vies inutilement. Ne suis-je donc pas pathétique ?

À notre sortie, on nous lance des pétales de roses et on nous réclame un baiser supplémentaire. Bordel, est-ce que ça vous amuse de me torturer l'esprit et de me rendre folle ? Ça n'est pas mon cas.

J'embrasse mon époux, et nous nous rendons à la salle des fêtes. Tous les enfants nous quittent au profit d'un château gonflable...Si seulement je pouvais les virer pour m'y enfermer et sauter sur les boudins, je m'amuserais sans doute plus qu'à papoter sur mon "incontestable joie" auprès de tous les invités à qui je dois tenir le même discours.

Lorsque j'ai enfin la possibilité de m'asseoir, seule, sur un banc dans la cour, Axel me rejoint, seul également. On ne s'est absolument pas dit le moindre mot depuis le début de cette maudite journée, est-il venu pour y remédier. Veut-il me capturer, me kidnapper et nous laisser vivre de notre amour mutuel ? Pfff dans mes rêves, sans doute.

-Alors, tu passes une bonne journée ? M'interroge-t-il, avec un sourire doux, et des yeux intéressés.

Elle serait nettement meilleure si je ne la passais pas aux côtés de Mark et si tu ne venais pas remuer le couteau dans la plaie, Axel...

Je me contente d'exécuter un haussement d'épaules, il sait ce que je pense, alors une réponse n'est pas vraiment nécessaire.

-C'est bizarre de vous voir vous marier aujourd'hui, ajoute-t-il, face à mon absence de réponse.

-Oh tu sais, c'est aussi bizarre à vivre, je réponds avec un faux ricanement.

-Hum, je suppose, lâche-t-il avec un léger sourire.

Nous sommes là, assis à côté, et tout ce qu'on trouve à se dire, ce sont ces misérables mots ? Cette journée pourrait-elle être pire ? Les désillusions s'enchaînent à mesure que les minutes passent.

-Dis, tu crois qu'on pourra continuer à se voir, me demande-t-il au bout d'un moment.

Est-ce vraiment réel ? Vient-il d'amener une lueur d'espoir dans cette journée moribonde ? Je n'ai pas rêvé ? S'il vous plaît, dites-moi que ce qui arrive n'est pas un simple mirage.

-Tu veux dire en ami ou...? Je questionne, afin de m'assurer que je comprends réellement le sens de ses propos.

-Non, je pencherai sur la seconde partie de ta phrase inachevée, me confirme-t-il en inclinant sa tête et en esquissant un sourire lourd de sens.

Mon cœur s'apaise, ainsi donc, il veut encore de moi, je n'aurais pas à me contenter de le regarder de loin, filer le grand amour avec Célia. Ne suis-je donc pas la personne rayonnante que j'aurais dû être bien plus tôt, là, actuellement ? Axel a bien vu le changement de nuance de mon sourire, son passage à quelque chose de vrai. Il ne me comprend pas toujours, mais il arrive de plus en plus à détecter les phases et significations de ce que font mes lèvres. Est-ce à force de les avoir goûtées ?

Pour expliquer de manière plus détaillée notre situation, nous avons commencé à nous voir dans des relations adultères il y a peu, à peine trois semaines. Je l'aimais déjà, depuis quelques années, si ce n'est plus. Quant à lui, j'ignore s'il m'aimait ou pas, j'ignore s'il m'aime ou pas, d'ailleurs. Mais j'ose le croire. Au début, je ne déniais même pas le regarder, tant je m'exaspérais d'aimer le meilleur ami de mon petit ami. Mais, j'ai fini par céder à la tentation et me suis rapprochée de lui. Et un jour, nous avons fini par nous laisser guider par nos lèvres, sans penser aux conséquences, sans penser à rien d'autre qu'à nous deux. Depuis, nous nous sommes revus deux fois. J'étais déjà fiancée, il était avec Célia. Je sais que lui aussi, s'en veut de faire ça à sa vraie bien aimée et à son meilleur ami. Je ne saurais jamais décrypter ce qui l'a poussé, lui, l'être parfait, à sombrer dans le péché à mes côtés. Il aime sa petite amie, il me l'a déjà certifié, mais il m'aime aussi, m'a-t-il dit, et n'arrive pas à se décider.

Comment pourrais-je ne pas le comprendre ? Face à lui, il a deux femmes qui l'aiment et qu'il aime. L'une d'entre elles est libre et à ses côtés, tandis que l'autre est mariée à son meilleur ami. Je ne comprends même pas ce qui le pousse à venir vers moi. Et pourtant, j'ai toujours cet égoïsme, ce refus d'accepter qu'une autre est mieux placée, ne suis-je pas pathétique d'oser exprimer un tel souhait ?

-Tu penses qu'un jour tu te sépareras de Mark ? M'interroge-t-il en le regardant au loin.

-Ça arrivera, je ne sais pas encore comment, mais ça arrivera, il finira bien par savoir, le contraire n'est même pas possible, tout finit par se savoir, et ce que je fais ne sera pas une exception. Je suis si lâche...Je lui explique tandis que la douleur gagne et agresse ma poitrine.

Je finis par me morfondre sur ces trois derniers mots, pensant à Mark que je blesse, par peur de le voir souffrir face à moi, mais, je le sais, cela ne fait que reculer pour mieux sauter...

-Nelly, ne dis pas ça, tu es juste humaine, tu ne veux pas voir celui que tu as passionnément aimé, souffrir. Je ne peux pas te dire si ce que tu fais est la meilleure des choses à faire, parce que j'en ai pas la moindre idée. Mais par contre, je sais que tu ne veux pas te l'avouer, mais tu ne l'as pas fait de manière égoïste, tu l'as fais pour ne pas le blesser, tente-t-il.

C'est inutile Axel, je le fais par lâcheté, ne tente pas d'enjoliver les choses, toi et moi, nous connaissons la vérité. Si j'en suis arrivée aussi bas, c'est uniquement par peur de sa réaction, et pourtant, j'aimerais pouvoir te croire, mais c'est impossible, c'est tout bonnement impossible, ce n'est qu'un maquillage de la réalité.

-Si tu le dis, je soupire, lassée par l'idée même d'avoir à me confronter à lui, je sais que j'ai raison et ça me suffit, enfin, bien sûr que non...Ce n'est pas et ça n'a jamais été ce que je voulais. J'étais juste une adolescente comme les autres, en quête de l'être aimé.

-Évidemment que je le dis, Nelly, cesse donc d'être pessimiste. Cela fait peu de temps qu'on se...côtoie... Commence-t-il.

Le dernier terme est employé avec hésitation, il doit être déchiré par ce qu'il fait, pourquoi, pourquoi l'ai-je donc impliqué ? Je l'aimais, et je l'aime encore, j'aurais juste dû l'épargner, et le regarder s'épanouir, me réjouir de son bonheur. Au lieu de cela, je me suis immiscée dans sa vie, et je l'ai gâchée.

-Mais pourtant, durant ce court laps de temps, continue-t-il. J'ai pu voir ta générosité, ta douceur, et plein d'autres de tes qualités, tu n'es pas celle que tu décris, et ça me rend fou de voir que tu ne le réalises même pas.

Arrête, je vais finir par te sauter dessus et t'embrasser, qu'importe si je porte cette robe de mariée, alors, je t'en prie, arrête, je t'aime tellement, tu m'as offert en ce présent moment une douce allégresse. Pourtant, soit tu te trompes complètement sur mon cas, soit tu prononces des mots que tu ne penses pas.

-Merci Axel, je lui réponds, en désignant plus ma précédente pensée que ses propos. Mais s'il te plaît, ne dis pas ça, ça n'est pas la vérité, toi et moi, on le sait.

Mark s'approche vers nous et s'assied à son tour sur le banc. Il m'embrasse. Devant Axel. Je rougis et n'ose pas le repousser. Mais pourtant, il dérange.

-Eh bas, faut pas rester dans son coin comme ça, vous deux, vous parliez de quoi ? Demande-t-il innocemment, créant un malaise autour du banc.

-Euh...Commence brillamment Axel.

-On parle boulot, rien de bien exceptionnel, tu sais, je réponds, ne voulant pas donner à Axel le fardeau de cette réponse. J'ai honte, honte de mentir à mon mari, le jour même de notre union, et ça n'est pas le pire de mes mensonges aujourd'hui.

-Ah non, changez de sujet, c'est pas ce dont on doit parler lors d'un mariage ! S'exclame-t-il en boudant à moitié.

Nous décochons un rire, face à cette réponse enfantine. Mon mari, je le vois plus comme quelqu'un qui me fait rire que comme mon mari, c'est un ami, et pourtant, c'est dur de le réduire à ce rang.

-On va jouer au foot ? Propose-t-il, à l'attention d'Axel.

-En costume ?! Nous nous étonnons tous les deux, choqués de voir que même son mariage ne peut pas l'empêcher de jouer.

-Bah oui, ça tire un peu, mais c'est bien, on va pouvoir essayer de nouvelles conditions, et on ne peut que s'améliorer, nous explique-t-il avec un air sérieux.

Axel finit par se laisser persuader, ou par être forcé par mon mari, j'ignore quel terme est le bon, et tous deux partent chercher d'autres invités, candidats au jeu.

C'est cette fois-ci Célia qui s'avance vers moi et se place à mes côtés, sur le banc. Je sens une conversation hautement hypocrite débuter.

-Ah la la, ils nous vraiment pas changés, depuis toutes ces années, lâche-t-elle en s'affalant sur le banc.

Laisse-moi tranquille, je veux parler aux autres invités.

-Oui, c'est vrai, je soutiens en riant.

-Quand je vois Axel jouer, je me sens tellement bien, il est si élégant et classe, il me rend un peu plus folle de lui chaque jour, enfin je suppose que tu me comprends, tu dois ressentir la même chose pour Mark.

Oui, je ressens la même chose, mais pas pour Mark.

-Hum, oui, j'affirme en hochant la tête.

Deux autres silhouettes s'approchent, Sylvia et Camélia. Elles viennent également s'asseoir sur le banc et nous regardons les garçons jouer en papotant, "comme au bon vieux temps".

Les passes de ballon cessent, puis nous mangeons, jouons à des jeux de mariage particulièrement dérangeants, et la journée finit par s'achever. Qui sait comment demain va se dérouler ?

Bien, qu'avez-vous pensé du premier chapitre ? Personnellement, j'ai trouvé ça très intéressant de l'écrire, de faire attention à chaque détail de mon texte, de placer des symboliques, d'essayer de faire rimer les phrases (mais pas trop, hein parce que bon si ça se termine en Britannicus, tuez-moi,...Vous n'avez pas connu la douleur si vous n'avez pas lu cette saloperie xD). J'y ai tellement mis de soin que ça m'a pris plusieurs heures d'aller jusqu'au baiser devant le prêtre xD J'espère que ça vous aura plu, je n'ai que quelques idées vagues de ce qui viendra ensuite, je ne me fixe pas de rythme et j'espère que je ne l'abandonnerai pas, parce que pour l'instant, je trouve ça très intéressant d'écrire ces lignes, même si je sais que la fanfiction sera courte.