Bonjour tout le monde ^.^

Je suis désolée de ne pas avoir reviewer les nouvelles fictions qui ont bourgeonnés sur ce site, c'est pas que je veux pas, j'ai vraiment été overbookée la semaine dernière, et je ne vous cache pas que ça risque d'être également valable la semaine prochaine, mes profs sont des tarés. M'enfin, c'est en bonne partie ma faute aussi. Bref, ne croyez pas que je n'ai pas vu les nouvelles fictions et les nouveaux OS, même si c'est pas tout de suite, j'irai.

Du coup, pour ce chapitre, ça va faire deux semaines qu'il est achevé, dix jours pour être précise, mais il fallait bien le relire et le corriger xD

J'ai des choses à faire aujourd'hui, mais je me suis fait une petite liste de choses à faire, tant pis pour les devoirs. J'ai reviewer Alice, répondu à mes propres reviews, reste plus qu'à corriger ce chapitre et le poster comme si j'étais pas en retard de deux semaines xD

Voici également ma réponse aux reviews de desens/resonner :

Effectivement, les adultes ne sont pas creux, fort heureusement, d'ailleurs xD Enfin, on peut parfois douter sur le propos mais bon xD Et comme tu le dis, pareil pour les ados, je suis sans doute très vide, mais je suis pas franchement tentée par l'idée de vérifier tout ça, désolée xD Merci beaucoup, de m'avoir permis de corriger cette faute, c'est bien moins dégradant de s'entendre dire qu'on a fait des fautes que d'en laisser une si laide. Et merci beaucoup de m'avoir fait lire ce texte, absolument magnifique, exquis. Si tu en as d'autres aussi beau, n'hésite pas à me les faire parvenir, et tant qu'on y est, inscrit toi, c'est dommage d'avoir à te répondre ici, je ne sais même pas si tu verras cette réponse .

Il ouvre la porte, je l'entends de ma position. Tant pis, je n'ai plus la force de bouger, plus la force de vivre heureuse. Il faut bien qu'il finisse par savoir la vérité, une partie de la vérité.

-Chérie, je suis rentrée !

Je l'ai bien vu, mais je ne peux rien faire d'autre que de verser toutes les larmes de mon corps sur notre lit conjugal. Il monte. Je suis prête à l'affronter, qu'importe les années passées à tout cacher. J'ai perdu mon âme, ma dignité, l'homme que j'aime. Il est temps de faire l'ultime sacrifice.

-Ché...

Mark interrompt sa phrase aussitôt qu'il a commencé à parler, il m'a vue, en position foetale, pleurant sur nos draps. Il a vu un désespoir que je ne parviens plus à cacher, cela fait pourtant un moment que j'ai commencé, j'ai tenu, mais c'en est trop, mon corps me lâche. J'aimerais être seule à être triste.

-Que se passe-t-il ?! M'interroge-t-il tandis qu'il s'élance à mes côtés.

Je le repousse légèrement, mais même si n'est que de la légèreté, c'est un acte tellement inadapté à ma personne qu'il surprend Mark qui me regarde, surpris, les yeux totalement écarquillés.

-Nelly...Lâche-t-il.

Il ne comprend pas. Bien sûr...Comment le pourrait-il ? Comment...? Il n'a jamais pu comprendre ce que je lui ai toujours caché, c'est logique, mais lui expliquer risque d'être particulièrement troublant.

-Nelly...Répète-t-il. Explique-moi. Qu'est-ce que c'est que ça ? Pourquoi pleures-tu ? Que signifient ces larmes ? Je suis ton mari, tu peux tout me dire...

Tu es mon mari, et c'est pour ça que je ne peux rien te dire. Mais il le faut. Je cesse donc de pleurer... J'essaie... Je n'y parviens pas... La douleur est trop intense. Elle s'intensifie à mesure qu'il reste à mes côtés. Mes organes brûlent. Je meurs à petit feu. Mais il faut parler.

-Mark...Je ne peux plus être ta femme...

Je laisse échapper entre deux sanglots. Je pleure de plus belle. Arrête donc ce cirque, Nelly. Tu as trompé cet homme. Comment oses-tu pleurer en face de lui ? COMMENT OSES-TU ?! Tu l'as ruiné bien plus que tu t'es ruinée. Tu lui as planté un couteau dans le dos pendant qu'il dormait. Et maintenant, tu pleures tout en le réveillant. Il va falloir qu'il souffre à cause de toi. Tu es indigne de ressentir autre chose que de la peine, tu es indigne de vivre.

-Comment ça tu ne peux plus être ma femme ? Cesse donc de raconter n'importe quoi, Nelly, bien sûr que tu le peux, parce que je t'aime, parce qu'on s'aime.

Non, pas moi, moi j'en aime un autre.

-Je ne...suis...plus...

Mes pleurs repartent. Je dois terminer cette horrible phrase, je dois l'achever, mais qu'est-ce que ça me tue. Je ne veux pas lui faire subir ça. Je ne veux pas qu'il réalise qu'il souffre. Mais c'est trop tard. C'EST TROP TARD. Tout explose dans ma tête, tout se rompt, un incendie se propage en mon corps.

-Tu n'es plus ? Tu me fais peur, Nelly.

-...A...a...am...am...amou...amou...amou...amoure...amoureu...amoureuse...de...de...de...de...de...t..t..toi.

Il me regarde bouche bée. La phrase est finalement sortie, elle a l'effet d'une bombe en moi, mais pour lui, ça doit être une bombe nucléaire. Je pleure encore, mais je ne suis plus la seule à pleurer.

-Nelly...Dis-moi que mes oreilles n'ont pas entendu ça, que tu ne le pensais pas...Murmure-t-il.

Ses larmes apparaissent, elles commencent à couler, jusqu'à atteindre le même nombre que les miennes. Nous sommes là, tous les deux, à pleurer dans notre lit. Il comprend, face à mon absence de réponse que je ne plaisante pas, que je ne l'aime vraiment plus. Il réalise, et ça fait mal.

-Explique-toi ! Lance-t-il, la colère prenant peu à peu place en son corps, sa voix rassurante et interrogative a désormais le ton de la déception et de la colère d'avoir appris la honteuse vérité.

Mais je reste silencieuse. Les seuls bruits émis par mes cordes vocales sont ceux de mes pleurs, elles ne sont plus capables de parler, après avoir dit la phrase de trop. Elles ne sont plus capables de quoi que ce soit. Comme moi, je suis une incarnation du désespoir, incapable de penser, de rire, vivre.

-Vas-t'en ! Finit-il par lâcher sèchement.

Je reste un peu là, afin de pleurer, puis mes membres commencent à glisser, je me lève petit à petit, jusqu'à ce que je me tienne debout sur mes deux jambes qui tremblent. J'attrape mon sac à main, je quitte la chambre, je descends les escaliers, et je quitte la maison. Je n'ai pas mis de manteau, je suis en chemise, je suis aussi en chaussons, je pleure dans la rue, en plein hiver. Les gens me regardent avec éffarement, se demandant ce qui se passe dans ma tête pour que j'aille m'exposer ainsi dans la rue. Allez-y regardez-moi ! Regardez Nelly, la fille désespérée qui pleure au milieu de la ville. Je sèche mes larmes, le temps de réserver une chambre dans un hôtel. Je prends l'ascenseur, et je me mets à pleurer face au miroir, il reflète le pathétique être que je suis.

Les portes s'ouvrent, je me rends dans ma chambre, referme la porte, fonce sur le lit, et pleure, pleure, encore et toujours, jusqu'à ce que le sommeil me gagne, qu'il me force à le rejoindre.

Je suis là, assise sur ma chaise, au -dessus des flammes, la mort me menace. Axel et Mark sont là, comme la dernière fois, comme la première fois. Mon amant repousse mon mari, et remonte son levier, mais ma chaise ne bouge pas, je reste suspendue dans les airs. Son image disparaît, Axel disparaît. Mon époux se relève, et se dépêche d'abaisser l'autre levier, mais la chaise ne bouge pas, je reste suspendue dans les airs. Son image disparaît, Mark disparaît.

Je suis toute seule, les effluves me parviennent, je suis enchaînée, il est impossible de s'en aller, il est impossible de faire quoi que ce soit pour mon cas désespéré, plus rien n'est possible, l'espoir n'est plus autorisé. Ceux qui comptaient ne sont plus là, à mes côtés, je suis toute seule, je suis effrayée. J'ai peur. J'angoisse. Je tombe dans le désespoir.

Soudain, des lumières s'allument. Une jeune femme apparaît, toute vêtue de blanc. Elle a la tête baissée, mais me semble familière. Ses longs cheveux ondulés sont chataîns et galopent sur ses fines épaules, arrêtant leur voyage au milieu de son dos.

Elle continue d'avancer, je ne peux toujours pas distinguer son visage, je crois qu'elle tente de le dissimuler. Elle continue sa traversée jusqu'à la machine où étaient Mark et Axel, il y a encore quelques minutes.

Elle baisse sa tête, elle semble être en train d'enlever quelque chose autour de son cou. Je n'arrive pas à distinguer ce que c'est, sans doute un collier. Elle approche une de ses mains de la machine. La chose qu'elle tient est sans doute une clef, qu'elle tourne dans une serrure, puisque ses doigts font vraisemblablement pivoter quelque chose quelque part.

Elle interrompt son contact avec la machine. Mes chaînes disparaissent, et je redescends, lentement, petit à petit, très progressivement, jusqu'à atteindre la lave, qui n'est plus qu'une agréable eau tiède.

Je tourne ma tête vers celle qui m'a sauvé, elle lève précipitamment son index afin de me pointer du doigt, puis redresser doucement, tout doucement sa tête.

Cette personne c'est...

C'est...

C'est...

C'est moi.

C'est moi mais ce n'est pas moi. Elle n'a pas mes cernes, elle n'a pas la peau blême, elle n'a pas la culpabilité, et arbore un sourire, un vrai sourire, je me connais suffisamment pour parvenir à les reconnaître.

-Chère moi, tu t'es enchaînée toute seule à tes sentiments, aux gens que tu avais peur de perdre, tu courrais ton inévitable perte, parce que tu restais enchaînée, impassible, passive. Mais si tu veux réellement être heureuse, tu dois bouger, agir, ne pas te reposer sur les autres, c'est à toi de trouver la liberté, pas aux autres de te l'apporter.

Tout comme Mark et Axel, elle disparaît, laissant place à un petit bouquet de fleurs...Celui de mon mariage. Celui que Célia a ramassé ce jour-là.

Je me réveille, sentant mes larmes qui ont séché me coller. Je veux être libre...Je dois me débrouiller...Mais...Axel, qu'est-ce que tu vas me manquer...

Les pleurs recommencent, ils ne vont pas s'arrêter de sitôt.

-Bonjour Nelly, entre, tu n'as pas eu trop de problèmes sur la route, j'espère, toute cette neige, ça n'aide pas.

-Je suis venue à pied.

-À pied ? Par ce temps ? Mais tu es folle ?

-Oui, à pied, je n'aime pas être retenue prisonnière par cette saloperie de ceinture.

Silvia lâche un doux rire.

-Tu as bien changé, toi, viens, on attendait plus que toi et Axel.

La maison est décorée aux couleurs de Noël, tout est décoré, tout est lumineux, tout est harmonieux, le foyer d'Erik et de Silvia est magnifique, ils forment un beau couple, tous les deux.

Je salue chaque invité, tour à tour, jusqu'à tomber face à mon ancien mari.

-Bonsoir Nelly...

-Bonsoir Mark...

Nous nous faisons rapidement la bise et repartons tous les deux dans des chemins opposés. Je ne suis pas en mauvaise relation avec Mark, mais quand on se voit, le silence est gênant, on ne sait pas quoi se dire, tout est troublé.

Nous en avons eu, du mal à divorcer, nous en avons tant eu, au début, surtout, combien de fois a-t-il tenté de me reprendre, en voyant mes yeux injectés de sang à force de pleurer ? Il croyait que c'était dû au divorce, il ne comprenait pas. Je ne pourrais, hélas, jamais lui laisser comprendre, mais tout est passé.

Les sentiments qu'il éprouvait pour moi, ceux que j'éprouvais pour Axel, la presse qui nous a harcelé, les critiques qui ont fusé, tout est du passé. Un douloureux passé qui m'a permis d'avancer. J'ai sans doute fait toutes les erreurs du monde pour en arriver là. Je ne regretterai rien, si ces erreurs n'avaient pas entraîné le malheur des autres, parce que je suis heureuse d'en être arrivée à cette suprême liberté.

La sonnette retentit.

-Entre, Axel.

Silvia entame une conversation. Mon ancien amant, il n'a pas épousé Célia, parce qu'elle sentait qu'il n'était pas l'homme de sa vie, qu'il était dans la retenue.

Personne n'a jamais su pour Axel et moi. Tant mieux. Que se serait-il passé, sinon ? Rien de bon. Jude et Mark lui auraient sans doute réglé son compte.

Nous nous asseyons tous autour d'une grande table. Je pose mes deux mains de part et d'autre de mes hanches, la marque a disparu depuis un moment.

-Comment ça se passe la vie, tout ça ? M'interroge Silvia.

-Bien, très bien.

Chaque jour est le jour le plus beau de ma vie, depuis que j'ai découvert quel était le sens du mot "liberté".

-Fin-

Et wui c'était la fin, de toute façon je sais pas comment vous l'avez su mais vous le saviez xD

Je note avant d'oublier de le dire que la signification de la hanche en symbolique corporelle, c'est la capacité à aller de l'avant, comprenez ce que vous voulez.

Je tiens à préciser que Célia est enceinte, et que Nelly va mourir écrasée par des pics (non c'est pas vrai, y'a juste deux malades qui veulent ma mort à cause de cette fiction, hellllllllp).

Je n'ai pas l'intention de poster une nouvelle fiction pour le moment, j'en ai une en préparation, et je la travaille depuis deux bons mois (depuis la sortie du premier chapitre, à vrai dire). Je la posterai quand elle sera achevée, je veux vraiment la travailler, et je vous avoue avoir été déçu, par moments, de ma manière d'écrire cette fiction-ci, j'espère que ce n'était pas trop perceptible lors de la lecture. Donc, pour une nouvelle histoire, il faudra que je prenne le temps nécessaire.

Bon, c'est bientôt l'heure de manger,

Bisous

(Best mot de fin ever)