Bonjour a tous ! Me revoilà pour une nouvelle fiction qui change de celles que j'ai l'habitude d'écrire, elle est plus sombre ^^, j'espère qu'elle va vous plaire quand même !

Oliver

Le temps est magnifique, il fait chaud et lourd, un peu trop par contre. Je suis agenouillé face à la tombe fraîche de ma mère. Elle est morte il y a neuf jours, dans un accident de voiture, mais ce n'en était pas un. Elle et une de ses amie devaient sortir pour la journée quand un camion leur a littéralement foncé dessus. Son amie est morte sur le coup, ma mère quelques heures après à l'hôpital. Juste avant de mourir, elle m'a fait promettre de veiller sur la fille de son amie. Je ne sais rien d'elle, je l'ai vu à l'enterrement de sa mère qui a eu lieu le même jour que celui de ma mère. Elle m'a dit que cette femme serait en danger, tout comme sa mère l'était, qu'on les avait retrouvé malgré ce que ma mère a fait pour les protéger. Elle m'a dit que c'était à moi de veiller sur elle maintenant... Mais comment je peux faire ça ? Je ne la connais pas cette fille, je ne sais rien sur elle, sur sa vie, sur les raisons qui pourraient me pousser à vouloir la protéger... Certes ma famille est la plus puissante de Starling City, beaucoup de personnes nous craignent... Mais que puis-je faire pour protéger une fille dont je ne sais rien ?

- Maman... Je ne sais pas quoi faire pour elle... Je ne la connais pas, je l'ai vu à l'enterrement de sa mère mais c'est tout...

Je reste silencieux un moment, je ne sais même pas de quoi cette femme doit être protégée, ma mère n'a pas su me le dire... Et puis sincèrement, ce n'est pas mon genre de le faire, je ne suis pas du genre à protéger les gens, notre famille fait tout le contraire, sauf si on nous paye en échange... Alors je ne vois pas ce que je peux faire pour elle. Je me redresse prêt à partir quand je la vois, cette jeune femme que j'ai vue il y a quelques jours déjà. Elle porte une robe noire, ne semble même pas me remarquer, elle se dirige sans doute vers la tombe de sa mère. Elle s'y arrête et s'y agenouille. Mine de rien, elle me fait de la peine, je la vois essuyer ses yeux pleins de larmes. Elle et moi sommes dans le même cas, on a perdu nos mères...

- Maman... Je ne sais pas quoi faire... Je sais que toi et Moira êtes morte à cause de lui... Et donc, à cause de moi... Je suis tellement désolée... Je sais que tu m'as dit je ne sais combien de fois que ce n'est pas de ma faute... Moira l'a dit aussi, ça fait des années que vous me dites que c'est lui le coupable et pas moi... Mais si je n'avais pas témoigné contre lui... Rien de tout ça ne serait arrivé... Je m'en veux tellement... Moira nous a protégé pendant plus de dix ans... Dix ans où on a été en paix... Et là je me retrouve toute seule... J'ai peur... Je ne veux pas me retrouver face à lui... Il finira par me retrouver.

Elle semble vraiment terrifiée, ses larmes ne cessent de couler, ça me fait de la peine, vraiment. Cette fille à l'air encore plus mal que moi, de ce que j'ai compris c'est à cause d'un témoignage qu'un type a tué nos mères... Mais elle n'est pas directement responsable... Même si j'en veux au monde entier ces derniers jours, je n'arrive pas à lui en vouloir à elle. Elle se redresse, essuyant encore ses larmes.

- Je ne vais pas y arriver seule maman... Je suis désolée... Mais je ne peux pas survivre à ça seule... Et de toute façon, il me trouvera bien assez vite... Alors... Autant en finir maintenant...

Sa voix se brise, je ne comprends pas ce qu'elle veut dire, ou plutôt oui, mais j'ai peur de comprendre, cette fille menace de se tuer au lieu d'attendre ce type qu'elle fuit ? Je ne peux pas rester sans rien faire, ma mère a passé dix ans à les protéger elle et sa mère, c'est à moi de le faire maintenant, quoi qu'il arrive, c'est à moi de veiller sur elle et d'empêcher quiconque de poser un doigt sur elle.

Je m'approche d'elle doucement, elle ne m'avait pas vu mais elle m'entends, elle se retourne et recule d'un pas, je sais qu'elle me connaît. Elle baisse les yeux, elle doit s'en vouloir de la mort de ma mère. Je m'approche encore plus, et lui prends doucement la main.

- Je vais te protéger... Comme ma mère l'a fait. Je ferais ce que peux pour toi.

- Non... Vous ne pouvez pas.

Oh que si je le peux, et je vais le faire, personne n'a jamais dit « non » à Oliver Queen, et tu ne seras pas la première jamais.

- Vous ne savez pas...

- Je m'en fiche...

Et je suis sérieux, je ne pense pas qu'elle veuille que je sache, qu'elle sache que j'ai entendu et qu'elle se sent coupable de la mort de ma mère... Je ne dirais rien, si un jour elle veut me parler, alors je l'écouterais, pour le moment, je dois la protéger.

- Je ne veux pas savoir de quoi je dois te protéger, mais je veux le faire. Alors s'il te plaît, pour ma mère...

Et pour moi aussi, je veux vraiment te protéger, je ne veux pas que tu restes sans défense.

- S'il te plaît accepte que je te protège.

Elle hésite un moment, se mord la lèvre et baisse les yeux pleins de larmes avant de les relever et de me serrer doucement la main que je lui tiens depuis toute à l'heure. Je suis heureux, je passe à côtés d'elle et ensemble nous quittons ce cimetière, avant de partir je jure silencieusement sur la tombe de sa mère et de la mienne, que quoi qu'il se passe, elle sera en sécurité.

Ce soir là, elle dort dans la chambre que Raisa, ma femme de ménage lui a aménagé. Je sais que ce ne va pas être facile pour Félicity, sa vie va changer du tout au tout, mais c'est pour son bien. Je vais dans mon bureau et appelle mon homme de main le plus compétant. John Diggle, c'est un ancien militaire qui s'est reconverti en tueur à gage, étrange mais je ne dis rien, sa vie lui appartient et il fait les choix qu'il veut. C'est le meilleur, il tue efficacement, sans laisser de trace ni rien. La police n'est jamais remonté jusqu'à moi.

- Allô ?

- John, c'est moi.

- Oliver ? Il est tard, ce doit être urgent.

- Exact... J'ai une mission pour toi. Je dois protéger une femme, je ne sais pas grand chose mais elle a été impliqué dans quelque chose avec ma mère, elle s'appelle Félicity Smoak.

- Que veux-tu que je fasse ?

- Trouve le type qui a pu la menacer, je suis désolé, c'est mince mais elle ne m'a rien dit de précis. Je dois gagner sa confiance avant.

- Je vais chercher en me basant sur ta mère, mais ça pourrait être long.

- Prends ton temps. Elle va rester ici en attendant.

- Ça va encore jaser Oliver... Je ne peux pas tout arrêter et tu le sais...

Merde il a raison... La dernière fois que j'ai du protéger quelqu'un, la police pensait que c'était un de mes hommes du coup ils l'ont interrogés, j'ai mis du temps avant de le laver de tout soupçons... Je dois faire en sorte que Félicity ne vive pas ça... Je dois trouver un moyen de la garder en sécurité, définitivement...

- Si elle était ta femme ce serait plus pratique.

Il a dit ça sur le ton de la plaisanterie mais merde John, c'est une super idée, si elle devient ma femme, personne ne doutera d'elle.

- Merci du conseil John. Bon courage.

Je raccroche, ce ne sera pas facile tout les jours mais je dois lui demander.

John est vraiment génial, c'est celui en qui j'ai le plus confiance, bien sur j'ai confiance dans mes autres hommes, mais je connais John depuis des années, il travaillait déjà pour ma mère, il est fidèle et est un très bon ami. Presque comme un frère. J'espère qu'il trouvera vite, vraiment très vite, que je sache ce qui la menace, que je sache ce qui aurait pu la pousser à mourir... Que je sache pourquoi ma mère et la sienne sont mortes. J'ai juste dit à Dig de le trouver pour le moment, je veux que ce type meure... Vraiment, mais avant, je dois savoir la vérité. Je dois comprendre et même si ça me tue de ne pas voir cet enfoiré six pieds sous terre... Ce qui me tue le plus c'est de voir cette jeune femme brisée par quelque chose qu'elle essaye à tout prix de surmonter.

Félicity

Ça fait déjà six mois que je vis au manoir des Queen, six long mois et je dois dire que je suis rassurée ici. Bon au début ce n'était pas génial, les hommes d'Oliver me foutaient une trouille bleue ! Toujours froid, même pas un bonjour, il me regardait avec dégoût pratiquement. Je sais que je ne représente absolument rien à leurs yeux, je ne suis qu'une fille que leur patron a juré de protéger en mémoire de sa mère... Mais ici je ne risque rien... L'homme que je fuis n'a pas donné de nouvelles depuis six mois, je ne suis plus aussi effrayée qu'avant... Enfin pas totalement. Parfois je le suis encore. Oliver ne me laisse pas sortir seule ni même rester seule au manoir, il y a toujours des hommes avec moi... Oliver et moi on se voit tout les jours ou presque, il me demande si ça va, si je n'ai pas de nouvelle de ce type, il me demande si je me sens en sécurité, que si ce n'est pas le cas il peut mettre d'autres hommes à mon service... Je suis flattée qu'il veuille me protéger comme ça... Même si pour lui je ne suis qu'un contrat parmi tant d'autre...

Je connais sa famille, Moira m'a tout raconté il y a longtemps... Et même si je n'approuve pas leur méthodes de faire « disparaître » des gens comme ça, je ne dis rien, après tout je savais à quoi m'en tenir en venant ici, il y a des rumeurs sur la famille qui disent qu'ils éliminent des gens dangereux afin de garder la ville en sécurité, et depuis que je suis ici, je sais que c'est la vérité. Je sais aussi que Oliver a des hommes dans la police, mais je ne sais pas trop qui exactement. Je ne veux pas savoir. Je me croirais mariée à un type de la mafia... C'est flippant, trop flippant... Et oui... Nous sommes mariés, je n'étais pas pour ce mariage, mais Oliver m'a dit que je n'avais pas le choix, et à dire vrai... Il avait raison...

Ce mariage m'a permis de rencontrer la petite sœur d'Oliver, Théa, elle a seize ans, elle est gentille mais en pleine crise d'adolescence et son frère en paye souvent le prix. Il est le tuteur légale de Théa depuis la mort de Moira. Je m'entends bien avec Théa, elle est sympa, au début elle n'a pas compris pourquoi il y avait eu ce mariage éclair, et je sais que Oliver ne voulait pas qu'elle sache, mais je lui ai tout dit, enfin seulement que c'était pour me protéger, comme sa mère l'avait fait avant elle, et puis Théa a compris et a dit qu'elle espérait vraiment que je sois en sécurité ici. Je passe beaucoup de temps avec Théa, on parle de sa mère, d'elle, de l'école, de ses amies, bref on parle de tout et de rien, je pense qu'elle a besoin d'une amie et elle n'en a pas beaucoup au lycée. J'espère vraiment qu'elle ne va pas apprendre que sa mère est morte par ma faute, la pauvre ne s'en remettrais pas... Et je ne veux pas qu'elle me déteste même si elle en a tout les droits...

En ce moment, mon plus gros soucis, ce n'est pas que Théa puisse me détester même si elle le peut, c'est surtout le fait que je ressens des choses pour maris, je m'en suis rendu compte il y a six semaines environ. Je suis tombée malade, une foutue grippe qui m'a cloué au lit toute la semaine, je suis rentrée du travail, j'étais vraiment mal, tellement que je me suis écroulée dans l'entrée, j'ai essayé de me redresser mais Oliver a dut m'aider... Il m'a demandé si j'allais bien, et même si je ne veux pas l'ennuyer, je n'ai pas pu lui dire que oui, j'étais trop mal. Il m'a prise dans ses bras et m'a emmené à ma chambre. Mon état s'est aggravé j'avais trop de fièvre du coup Oliver m'a conduite aux urgences. J'ai passé la nuit là bas et il ne m'a pas quitté, j'ai vu une autre facette de lui, une qui m'a beaucoup plut... Les jours qui ont suivis, il ne m'a pas quitté, veillant à ce que je prenne mes médicaments, à ce que je me repose et tout. Il me tenait dans ses bras, me prenait la main... Et puis je me suis rendue compte que ça faisait quelques temps que je le regardais différemment... Je suis stupide, complètement stupide... Mais je suis tombée amoureuse de mon mari... Je suis une idiote car je sais que ce n'est rien pour lui ce mariage, absolument rien, juste nos noms signés sur un papier, quand tout sera réglé on va divorcer, c'est ce qui est prévu... Ça me brise le cœur de le penser, mais je ne peux pas lui demander autre chose, il m'a protégé, me protège encore. Tout ce que je veux c'est qu'il soit heureux... Tant pis si c'est sans moi... Et je sais que ce sera le cas, j'ai vu quelques filles sortir de sa chambre au petit matin... Au début ça ne me faisait rien... Mais la dernière fois, juste avant ma grippe... Ça m'a fait mal... Très mal.

Oliver

Je me trouve en haut des marches et je vois ma femme en train de se préparer à sortir, je fais un signe à mes hommes, ils comprennent bien que s'ils ne la quittent qu'une seconde ils sont morts. Ma femme, ça me fait bizarre de dire ça. On est mariés mais seulement légalement, c'était la meilleure solution pour la garder en sécurité. Il y a cinq mois je l'ai fait venir dans mon bureau, j'entendais ses cauchemars la nuit et ça me faisait trembler... Alors j'ai réfléchi à ce que Dig m'avait dit, sur le coup je me disais que c'était une bonne idée mais qu'elle n'accepterait jamais... Et puis je me suis dit qu'il valait mieux lui demander. Sur mon bureau il y avait un contrat de mariage, je l'ai signé devant elle, elle a refusé dans un premier temps... Mais je l'ai convaincu... Après tout qui oserait s'en prendre à la femme d'Oliver Queen ?

Elle a finit par signer, mais pas de gaîté de cœur je le sais bien. Félicity voudrait être mariée à un homme qu'elle aime et qui l'aime aussi. Ce n'est pas notre cas, ce ne le sera jamais.

John est venu me voir quelques fois, il m'a dit qu'il avait juste trouvé que ma femme avait été présente dans le même hôpital que ma mère lors d'une chute qu'elle a fait il y a des années, mais c'était il y a longtemps, Félicity n'était qu'une enfant, ça ne doit pas avoir de rapport. Il a rencontré ma femme et il a comprit... Pourquoi je voulais la protéger... Dig est le meilleur, il comprends tout.

Il est tard, Félicity est rentrée après avoir été faire quelques achats, je lui donne une carte de crédits illimitée mais elle est vraiment raisonnable, elle est revenue avec deux sacs seulement, Théa l'a accompagnée, je suis heureux de voir qu'elles s'entendent bien, surtout que Théa est un peu désagréable avec moi, mais je la comprends, vraiment, elle aussi a perdu notre mère et ce n'est qu'une enfant encore, bon plus une ado... Mais je la vois encore tellement comme une petite fille. Je sais que Théa a eu du mal a accepter mon mariage éclair, mais je suis heureux que ce soit comme ça entre elles maintenant.

Je ne sais pas trop ce que je vais faire quand cette histoire avec Félicity sera finie... Je sais qu'on a parler de divorcer dès que ce sera réglé, mais je ne le veux pas... Je ne le supporterais pas... Je suis tombé amoureux, il ne s'est pourtant rien passé, certes j'ai veillé sur elle quand elle a eu la grippe mais j'ai compris bien avant que je ressentais plus de choses pour elle que je ne le devrais... Ce matin ou elle a vu Laurel... Une fille que je voyais de temps en temps sortir de ma chambre, son regard... J'ai vu son regard et mon cœur s'est brisé, elle a souffert de me voir avec elle, je ne sais pas si c'est par jalousie... Dieu ce que j'aimerais que ce soit pour ça... Mais j'ai compris, que ça me faisait mal... De voir que je pouvais la faire souffrir... Depuis ce jour je n'ai pas revu une seule des filles que je voyais avant. Pas une seule. Je ne le peux pas, la seule que je veux, c'est elle, c'est ma femme... Mais je ne sais pas comment je peux lui dire...

Comment puis-je dire à Félicity que je ne veux pas divorcer ? Que je ne divorcerais jamais ? Qu'elle est emprisonnée dans ce mariage avec moi ? Je sais que c'est égoïste, mais je ne peux pas la quitter, la laisser me quitter, ça m'est impossible... J'ai presque pas envie de retrouver ce type qui la pourchasse, tant qu'elle est en sécurité, s'il est loin ça me va, même s'il a tué ma mère, je ne veux pas la mettre en danger, je ne veux pas qu'il la retrouve et qu'il la menace ou pire... Je veux qu'elle reste près de moi.

Félicity

Je reviens de ma journée de travail, ça a été cool aujourd'hui, rien de fatiguant, bon ce qui est chiant c'est que je dois me coltiner les gardes du corps que mon « mari » m'a gentiment attribué, mais bon, je fais avec. Je monte dans ma chambre, prête à prendre une douche, il a fait chaud aujourd'hui et je meurs d'envie de me rafraîchir un peu.

Je vois Théa qui rentre de sa journée de lycée, elle ne semble pas bien, elle va s'enfermer dans sa chambre. Je me demande ce qu'elle a. Je frappe, elle me dit de partir, je souris mais je rentre quand même. Je referme la porte derrière moi. Théa se redresse.

- Va-t-en !

- Non Théa... Dis-moi ce qui ne vas pas.

Elle éclate en sanglot, je m'approche et la prends dans mes bras. Elle ne me repousse pas et accepte mon étreinte, je ne sais pas ce qu'elle a mais je veux être là pour elle. On reste ainsi un long moment, elle à pleurer et moi à la rassurer. Au bout d'un moment, elle se détache de moi et commence à me raconter. Elle me dit qu'elle a craqué pour un gars et qu'elle l'a vu avec une autre fille, ça l'a rendu folle et elle est partie sans rien dire, elle ne voulait pas pleurer devant lui mais elle a craqué une fois dans la voiture qui l'a ramené.

Je la serre dans mes bras et tente de la rassurer, je lui dis que ce garçon est idiot et qu'il ne sait pas ce qu'il rate mais qu'elle trouvera quelqu'un de bien un jour et que même si ça fait mal, elle doit essayer de se montrer plus forte que la douleur... Je sais de quoi je parle, je vis avec ça depuis un moment maintenant...

- Tu parles en connaissance de cause ?

Je lui fais un petit sourire.

- C'est vrai... Je souffre encore... Mais c'est supportable.

Elle finit par se calmer et on discute du reste de sa journée puis je la laisse faire ses devoirs avant d'aller me prendre cette douche que je veux prendre depuis que je suis rentrée. Je croise Raisa à l'étage, l'employée de maison, elle est gentille et est la seule à m'avoir accepté sans sourciller.

- Oh mademoiselle, vous allez bien ?

- Oui, merci.

Je lui souris alors qu'elle range l'aspirateur. Je m'apprête à rentrer dans ma chambre quand elle me rejoins.

- J'ai failli oublier mademoiselle, vous avez reçu du courrier.

Je prends l'enveloppe, la remercie et je rentre dans ma chambre. Je vais vers mon lit, j'ôte ma veste et je le pose avant d'ouvrir la lettre. Je déchire le haut et en sors le papier, je l'ouvre et le laisse retomber aussitôt... Ce n'est pas possible, non pas du tout, il n'a pas pu me retrouver, pas déjà... Non... Je reprends le papier qui est tombé sur le sol et le relis « Je t'ai retrouvé, et cette fois, c'est toi que je tuerais, mais avant je briserais ta nouvelle famille ». Je la lâche de nouveau, je ne sais pas quoi faire, mais alors absolument pas... Il m'a retrouvé, il menace de s'en prendre à ce qu'il prends pour ma nouvelle famille... Qu'est-ce que je peux faire ? Je décide d'aller prendre ma douche, je dois me calmer, bien réfléchir avant. Vraiment, je n'ai pas le choix... Je dois prendre la bonne décision.

Je rentre dans la douche et allume l'eau, je ferme les yeux et essaye de me détendre au contact de l'eau chaude... Mais c'est difficile, vraiment. Je revois des images de ce jour là, c'était tellement horrible, je me souviens de la douleur que j'ai ressenti, de la peur, des cris, de l'horreur. Je suis à la limite de la crise de panique. Je sors de la douche et m'habille rapidement. Je vais dans ma chambre et sors un sac de voyage. J'y enfourne tout ce que je peux avant de sortir d'ici, je ne peux pas rester là, c'est impossible, je ne peux pas les mettre en danger encore une fois.

Je quitte la maison au plus vite, je ne suis pas sure d'avoir été discrète mais je dois partir et vite.

Oliver

Cette journée fut d'un ennui mortel. J'ai du demander à deux de mes gars de suivre un type qui agressait des femmes dans la rue. Le flic qui est venu me voir m'a dit qu'il n'y avait aucune preuve contre lui et qu'il en était à sa septième victimes. Je ne peux pas supporter ça, j'imagine voir ma sœur ou ma femme à la place de ces filles et honnêtement, je ne peux pas permettre ça. Du coup mes gars le suivent jusqu'à ce qu'il s'en prenne à une autre femme, et à ce moment là, ils feront ce qu'ils veulent avant de le remettre à la police. Mort ou vif, je m'en fou littéralement.

Ensuite j'ai du passer à l'école de Théa, pour une réunion et merde ce que je déteste ce genre de truc, mais étant son tuteur légal, je n'ai pas vraiment le choix.

Bref, ce fut une journée de merde et j'ai bien envie qu'elle se termine rapidement. Je vois Raisa qui semble paniquée, je ne comprends pas, cette femme est quelqu'un de si calme d'habitude, elle vient vers moi et s'arrête essoufflée.

- Que se passe-t-il Raisa ?

- Monsieur Queen... C'est votre femme.

Quoi ma femme ? Qu'est-ce qu'elle a ? La dernière fois que Raisa est venue me voir pour me parler d'elle c'est le mois dernier quand elle est revenue avec la grippe et une fièvre si élevé que j'ai du la conduire aux urgences.

- Elle est encore malade ?

La pauvre femme en semble pas quoi dire. Je dois la faire parler, je veux savoir ce qu'il se passe avec ma femme !

- Raisa !

- Elle est partie monsieur, je viens de la voir quitter le manoir avec un sac de voyage.

- Quoi ?

Mais merde qu'est-ce qu'il lui prends ? Où est-ce qu'elle va ? Elle a oublié que je veux la protéger ou quoi ?

- Combien de temps ?

- A l'instant.

Je quitte la pièce et file en direction du jardin. Elle ne doit pas être loin. Je fonce sans me soucier de ma sœur qui vient de m'appeler, je la verrais après. Pour le moment, je dois trouver ma femme et la ramener. Je commence à paniquer, j'ai traverser toute l'allée et je ne l'ai pas vu, elle est déjà partie ? Je sors de la propriété et regarde à droite, à gauche, elle est là, je la vois marcher d'un pas vif en tenant son sac. Je cours vers elle.

- Félicity !

Elle se retourne vite fait avant de continuer sa route, mais merde ce qu'elle est têtue cette fille ! Je cours et l'attrape par le bras, prêt à lui passer un savon monstre. Mais je me retiens... En voyant ses yeux rougis par les larmes, ses joues humides, en sentant son corps trembler sous ma main qui la retient. Je me calme rapidement avant de me mettre devant elle et d'essuyer doucement ses larmes.

- Dis-moi.

- Je pars, maintenant.

- Oh que non, tu ne pars pas.

- Si je pars !

Elle essaye de se débattre et d'échapper à mon emprise sur elle, mais je suis bien plus fort du coup je la serre encore plus et la ramène contre moi, elle pleure, de grosses larmes coulent sur ses joues et arrivent sur ma chemise, mais je m'en fou, elle semble si fragile, j'ai l'impression de la revoir ce jour là au cimetière.

- Raconte-moi... Dis-moi ce qui te pousse à partir aujourd'hui et pas avant.

Je vois qu'elle hésite mais elle reste dans mes bras.

- Il m'a retrouvé...

Alors là je m'y attendais pas à celle là... Comment a-t-il pu la retrouver ? Et là je panique, est-ce qu'il l'a touché ? Il lui a fait du mal ? Je la repousse et la regarde, elle a l'air d'aller bien, enfin physiquement.

- Comment le sais-tu ? Tu l'as vu ?

Elle secoue la tête.

- Il m'a envoyé une lettre... Ici... Je dois partir maintenant...

- Non.

Et là, elle n'a pas à discuter, il est hors de question qu'elle parte, qu'elle quitte cette maison. Qu'elle me quitte moi.

- Si je dois y aller, et n'essaye pas de m'en empêcher, ok ? Tu ne sais rien de cette partie de ma vie, tu n'as pas voulu que je te le dise, mais sache juste que c'est à cause de moi que nos mères sont mortes alors...

Je l'écoute parler, mais je ne veux pas qu'elle en dise davantage, je pose mes mains sur ses joues et mes lèvres sur les siennes. Ok ce n'était absolument pas prévu, elle est ma femme mais juste sur le papier, c'est tout, mais je ne vais pas me mentir en disant que je n'en ai jamais rêvé, merde ce que c'est bon, j'ouvre doucement les lèvres, juste pour voir ce qu'elle va faire, je suis surpris, elle réponds à mon baiser, elle ouvre les siennes et je peux l'approfondir, c'est encore meilleur que ce que je pensais, merde c'est génial ! On reste comme ça un long moment, j'entends le bruit de son sac qui tombe sur le sol avant qu'elle ne passe ses bras autour de moi, je ne la repousse pas, bien au contraire, je reste contre elle le plus possible. Il se passe de longues minutes où on s'embrasse de toute notre passion, nos langues se caressant sans cesse, je suis à bout de souffle, je n'en peux plus mais je ne veux pas que ça cesse, quand on va arrêter, on va devoir parler, faire face à la réalité, et non, je ne veux pas.

Félicity

Merde qu'est-ce qu'il m'a pris ? Pourquoi je ne l'ai pas repoussé ? Pourquoi je l'ai laissé m'embrasser ? Bon ok, c'était vraiment génial. On se sépare, je baisse les yeux, je vais devoir lui parler, je vais devoir tout lui dire maintenant. Il ne va pas me laisser partir comme ça.

Il me tient la main et me ramène au manoir, ma raison s'est envolée et je le laisse me ramener, je ne veux pas, je veux partir et les laisser en sécurité lui et Théa... Mais je ne peux pas le quitter pour le moment.

Un peu plus tard on est dans ma chambre, je suis allongée sur le lit, je ne veux pas parler, mais il est toujours là et il attend que je lui raconte, je dois le faire, je dois tout lui dire. Il le faut. Comme ça il saura, et comme ça je pourrais partir... Même s'il va me détester.

- Quand j'avais douze ans, ta mère a été à l'hôpital, pour un bras cassé suite à une chute tu te rappelles ?

- Oui.

- Ce n'était pas grave mais ensuite elle a du rester plusieurs jours car elle a été grièvement blessée. Ce jour là, j'y étais moi aussi. J'ai eu l'appendicite. J'allais sortir quand un type a débarqué et a commencé à tirer sur des gens. Il y a eu pleins de mort... Ta mère était blessée, j'ai vu qu'elle n'allais pas bien alors je l'ai aidé à se cacher dans une chambre. Je suis restée avec elle un moment avant de sortir... Elle saignait beaucoup, je devais trouver un médecin. Je suis sortie et j'ai vu le gars qui a tiré... Son visage... Je ne pourrais pas l'oublier. Je n'ai trouvé personne alors je suis retourné auprès de Moira... J'ai essayé de lui parler, ça a duré longtemps avant que la police ne vienne et ne nous trouve... Après ça j'ai du témoigner contre ce type, ta mère est venue au procès ce jour là... Après le verdict il a hurlé qu'il me tuerait, qu'il tuerait tout ceux responsable de son incarcération... Il s'est évadé un an plus tard... Ta mère nous a retrouvé ma mère et moi et nous a aidé à nous cacher... C'est de ma faute Oliver, si ta mère est morte... Je suis désolée...

Oliver

J'ai écouté toute son histoire avec attention, j'ai voulu la prendre dans mes bras un nombre incalculable de fois mais malgré notre baiser, je ne pouvais pas le faire, je ne veux pas aller trop vite, je dois m'assurer de ce qu'elle ressent avant.

Elle finit son récit, elle a été sacrément courageuse quand elle était petite pour tenir compagnie à ma mère malgré sa peur... Je lui en suis reconnaissante, sinon ma mère aurait pu mourir ce jour là... Alors quand je l'entends dire que c'est de sa faute, je ne peux m'en empêcher, je pose un doigt sur ses lèvres et la fait se taire. Elle ne dit plus rien, ses yeux brillent de larmes, je lui souris.

- Je savais déjà... Enfin une partie... Je t'ai entendu parler au cimetière, le jour de notre rencontre... Malgré tout j'ai voulu te protéger, et je le veux encore, alors même si ce type t'a retrouvé, je ne vais pas te laisser partir, je compte toujours faire en sorte qu'il ne t'arrive rien... Et rien n'arrivera à ma sœur non plus.

- Comment peux-tu en être sur ?

J'inspire un bon coup avant de lui sourire et de me rapprocher d'elle.

- Parce que je protège toujours ceux que j'aime.

On reste un moment ainsi, sans rien dire, sans rien faire d'autre que de rester silencieux, je l'ai serré dans mes bras, à un moment elle a entendu quelque chose dans le couloir et elle a sursauté, je l'ai serré contre moi, et je me suis dit, qu'elle m'avait raconté son secret, alors je pouvais bien en faire de même...

- Est-ce que ma mère t'a déjà dit pourquoi on était devenus comme ça ? A faire ce qu'on fait ?

Elle se redresse et me regarde en secouant doucement la tête. Je lui souris, je m'en doutais, ma mère ne parlait jamais de ce genre de choses.

- C'était du temps de mon père, il est mort quand j'avais huit ans, Théa était bébé... Je me souviens qu'un jour, je devais avoir quatre ou cinq ans, un homme est venu en pleine nuit, ça m'a réveillé, je ne me souviens pas trop de ce qu'il s'est passé mais il a demandé de l'aide à mon père et mon père a accepter de lui venir en aide. Plus tard mon père m'a dit que parfois pour aider des gens à échapper à des monstres on doit en devenir un... Je n'ai pas trop compris sur le coup. Plus tard, après la mort de mon père, m'a mère m'a dit que ce type que j'avais vu avait été le premier mais que ce n'était pas le dernier, qu'il voulait que les gens se sentent en sécurité et que tu coup il avait engagé des hommes pour finir le travail. Mon père était violent, pas envers ma mère, Théa ou moi, mais je l'ai déjà vu exploser dans des rages folles et même tuer des gens... J'ai voulu devenir comme lui quand il est mort, je voulais protéger ma mère et Théa et tout ceux qui me demanderaient de l'aide.

Elle m'écoute attentivement, ne m'interromps pas même quand je lui dis les pire choses je lui dis absolument tout, je lui parle de ma mère qui a continué le travail de mon père en engageant toujours plus d'hommes, aujourd'hui je ne sais même pas combien de gens travaillent pour moi. Ma mère m'a envoyé sur une île afin de m'entraîner pendant cinq ans, je n'ai eu aucun contact avec ma famille, pour les médias je faisais des études à l'étranger... Elle voulait que je sois le meilleur, et je pense que je le suis... Je peux tuer d'une main quiconque me menace... Et c'est en revenant de cette île que j'ai compris la phrase de mon père, qui me disait qu'on devenait un monstre en voulant en tuer d'autre.

J'arrête mon récit et elle me sourit avant de me regarder droit dans les yeux.

- Tu n'es pas un monstre Oliver... Tu rends notre ville meilleure, tu me protèges alors que tu aurais tout les droits de vouloir que je disparaisse... Tu n'es pas un monstre... Tu es un homme bien, seulement tu n'es pas encore capable de t'en rendre compte.

Je suis stupéfait par ce qu'elle vient de me dire, je ne peux pas résister, je me penche vers elle et je l'embrasse tendrement, c'est léger, je ne veux pas aller plus loin pour le moment, quand on se sépare elle se blottit contre moi et finit par s'endormir, la tête posée sur ma poitrine.

Je me suis levé, j'avais faim, j'ai juste été me chercher quelque chose à manger, je ne veux pas la laisser seule, pas cette nuit, elle a besoin de moi... Autant que j'ai besoin d'elle. Je retourne dans la chambre quand j'entends des bruits, je rentre rapidement et je la vois se débattre avec un ennemi invisible, elle tente de repousser quelque chose ou quelqu'un, je m'approche du lit et tente de la prendre dans mes bras mais elle me cri de la lâcher, ça me fend le cœur d'entendre ça mais je sais que c'est son cauchemar qui parle, pas elle, je la prends dans mes bras et la serre contre moi aussi fort que je le peux.

- Je suis là mon ange... Je suis là, c'est moi, tout va bien, tu es en sécurité.

Elle se détend petit à petit, et finit par se calmer complètement, des larmes coulent le long de ses joues, je déteste la voir pleurer, je me sens tellement impuissant... Je pose un baiser sur son front et la garde dans mes bras, je me fiche du reste, pour le moment, je veux juste m'assurer que ma femme va bien et qu'elle se sente en sécurité.

Deux mois plus tard

Félicity

Ça fait deux mois déjà que j'ai voulut fuir mais que Oliver m'en a empêcher, deux mois qu'il m'a raconté son passé, qu'il m'a tout dit en détail et qu'on a dormi ensemble pour la première fois... Mais rien a changé entre nous, on se voit un peu plus souvent et je sais que je le regarde différemment aussi, il me sourit aussi, plus souvent qu'avant. Ce jour là il a sous entendu qu'il m'aimait, je n'en doute pas, mais il y a toute sortes d'amour et il ne m'aime pas autant que je l'aime, ça je le sais. Mais là je n'en peux plus, je dois vivre avec un homme que j'aime plus que tout mais qui ne m'aimera jamais, trop concentré pour voir ces filles... Il doit être plus discret car j'en ai pas vu depuis un moment... Deux mois que je continue de recevoir ces lettres de menaces, deux mois... Oliver ne sait pas pour toutes ces lettres et je ne veux pas qu'il sache, il m'a déjà donné deux gardes du corps en plus, je ne vois pas ce qu'il pourrait faire d'autre. Théa vient de rentrer dans ma chambre, elle doit m'emprunter une robe pour une soirée ce soir, Oliver a accepté c'est rare. Je la laisse choisir tranquillement.

Je me trouve dans la salle de bain, celle que j'ai dans ma chambre... Je ne sais pas où j'en suis, je suis perdue, totalement, je me dis que le seul moyen pour que tout s'arrête serait d'en finir une bonne fois pour toute, j'en ai assez d'avoir peur, de recevoir ces lettres, d'aimer un homme qui ne m'aimera jamais, de le voir me sourire par gentillesse, de vivre sous le même toit alors qu'il ne ressent que de la pitié pour moi... Cette vie me rend malheureuse. Théa s'en va en me remerciant, je lui dit que ce n'est rien et je reste un moment sans bouger, me demandant ce que je dois faire.

J'entends des bruit de pas, je les reconnais, c'est Oliver, il est dans ma chambre, merde qu'est-ce qu'il me veut ? Je ne veux pas le voir, je ne veux plus le voir, ça me fait trop mal...

- Félicity ouvre !

- Non...

Il tape à ma porte en me disant qu'il veut que je lui ouvre, je ne le fais pas, je n'en peux plus du tout, je me mets à donner un grand coup sur le miroir qui se brise, du sang coule le long de ma main, merde ça fait mal, je tourne un peu de l'œil, je déteste la vue du sang, je m'accroupis quand j'entends la porte s'ouvrir dans un fracas.

Oliver

Ça fait deux mois déjà qu'elle m'a raconté son histoire et je l'aime davantage en connaissant son courage, je suis tombé amoureux de ma femme, c'est étrange, vraiment de dire ce genre de choses, mais j'aime ma femme, oh oui je l'aime plus que tout. Je souris en regardant une photo que j'ai prise dans sa chambre, elle est avec Théa, j'adore cette photo. J'entends des bruits de pas qui courent puis je vois ma sœur faire son entrée dans mon bureau.

- Théa, je croyais que tu devais frapper.

- Désolée Ollie, mais il y a urgence, j'ai trouvé ça.

Elle me donne tout un tas de papiers, je les prends et les regarde, merde c'est quoi tout ça ? Les lettres de ce salaud ? Je ne connais l'existence que de trois ou quatre pas plus, il y a au moins une trentaine. Ces lettres sont horribles, ce sont de menaces, il lui dit qu'il aurait voulu la tuer quand elle était enfant et que maintenant il trouve qu'elle mérite bien plus et qu'il lui ferait ce qu'il pourrait pour la briser avant de la tuer... Putain pourquoi elle ne m'a rien dit ?! Ce type, s'il ose toucher à un seul de ses cheveux, je jure qu'il est mort, je le jure qu'il ne vivra même pas assez longtemps pour comprendre ce qu'il arrive... Mon ange... Elle a du avoir peur... Mais comment a-t-elle pu me cacher tout ça ?

- Où as-tu trouvé ça ?

- Dans la chambre de Félicity... Je fouillais pour trouver une robe quand j'ai vu ça... Je ne lui ai rien dit, je suis juste sortie, elle m'aurait convaincu de ne rien te dire.

Je me lève et pose un baiser sur le front de ma sœur.

- Tu as bien fais, merci Théa.

- Protège-la Oliver... Je ne veux pas qu'on la perde elle aussi...

Je la vois essuyer une larme qui a coulé sur sa joue, je souris et la serre un moment contre moi, ce geste doit l'étonner, mais je réagit souvent comme ça ces derniers temps, j'aime prendre ma petite sœur dans mes bras.

- Je le promets.

Je fonce dans la chambre de ma femme, je ne la vois pas, j'entends du bruit dans la salle de bain, j'y vais et je frappe à la porte.

- Félicity ouvre.

- Non...

Merde, c'est fou ce qu'elle peut être têtue, je souris en y pensant puis j'entends du verre se briser. Merde mais qu'est-ce qu'elle fait ? Elle va bien ? Je n'ose même pas lui demander, j'enfonce la porte sans hésiter et je la vois, accroupie sur le sol, la main en sang. Je m'approche d'elle rapidement.

- Merde, qu'est-ce que tu as fais ?!

Je la prends dans mes bras et la sors d'ici, je la dépose délicatement sur son lit et vais chercher de quoi la soigner. Je suis pas médecin mais ça ne semble pas sérieux. Je retourne vers elle, elle n'a pas bougé d'un pouce.

- Pourquoi tu as fais ça ?

Mon ton est plus doux alors que je la soigne, mais elle ne me réponds pas, je termine mon bandage, elle n'a pas bougé, elle semble presque ailleurs, elle regarde sa blessure. Je pose mes mains sur son visage et la force à me regarder.

- Dis-moi...

- C'est juste... Que je n'en peux plus de tout ça, je veux que ça s'arrête, je me dis à certains moment, que ce serait mieux qu'il me retrouve...

Comment peut-elle penser ça ? Comment peut-elle penser que sa vie est si peu importante ? S'il la retrouve je n'ose pas imaginer ce qu'il ferait, ce qu'il pourrait lui faire.

- Ne pense pas ça, je vais te protéger, je le promets.

- Je ne veux plus de ça ! Tu ne comprends pas que ça fait déjà huit mois ! Je n'en peux plus, je veux que ça s'arrête, alors qu'il me retrouve et fasse ce qu'il veut moi j'en ai assez de fuir !

Mais elle va se taire oui ! Jamais je ne laisserais quelque chose lui arriver, il faut qu'elle le comprenne. Je cède... Je m'étais dit que lui je dirais tout une fois cette affaire réglée, mais là je ne peux plus attendre, je pose mes lèvres sur les siennes et la fait basculer sur le lit, elle tente de me repousser mais je ne peux pas la laisser faire, j'approfondis le baiser et je me rends compte qu'elle me laisse faire, je la veux tellement et depuis si longtemps... Je baisse son sous vêtements et relève sa robe, je la sens se tendre un peu mais elle ne me repousse pas, je baisse mon pantalon et mon caleçon et j'entre en elle brusquement... Merde ce que c'est bon, je m'étais demandé ce que ça ferait de la posséder et c'est encore meilleur que ce que j'imaginais, sentir chaque parcelle de sa peau qui glisse contre moi, c'est vraiment bon. Je commence à bouger rapidement et avec de la puissance je ne veux pas qu'elle me dise d'arrêter. J'attrape ses jambes et je commence à aller et venir en elle de plus en plus profondément, merde, je n'ai jamais ressenti ça avec quiconque, pas une fois, je la regarde ses yeux sont fermés...

Oh putain qu'est-ce que je fais ? Je ne lui ai même pas demandé et pourtant je la possède comme j'en ai envie sans savoir si elle était d'accord, j'arrête de bouger et m'apprête à me retirer et à m'excuser mille fois pour ce que j'ai fais mais elle ouvre les yeux, passe ses bras autour de moi et ses jambes autour de ma taille, ce geste me fait entrer au plus profond de sa chair, je la regarde dans les yeux, elle n'a pas peur. Je me penche doucement et l'embrasse tendrement, je reprends mes mouvements plus délicatement cette fois, je l'aime tellement, je ne veux pas la blesser, je veux lui faire l'amour. On reste ainsi pendant longtemps, je bouge en elle délicatement mais de plus en plus vite, mes vêtements ont fini par disparaître sur le sol, j'ai pu lui retirer sa robe également, elle est tellement belle, ses mains caressent tendrement mon dos, mes flancs, mon abdomen alors que je caresse chaque parcelle de son corps que je peux atteindre. Je l'aime, rien ne me fera douter de ça, de mon amour pour elle. Je continue mes va et viens en elle, je ne pourrais jamais me lasser de son corps, de son regard, de ses cris et gémissements qui remplissent la chambre, je suis tellement bien dans ses bras, tellement heureux, elle cri mon nom au moment ultime avant que je ne dise le sien quand je la rejoins.

Je n'ai jamais connu ça, avec personne, cette femme me fait vivre des choses que je ne pensais pas possible, et j'aime ça, elle tremble dans mes bras, je sais qu'elle n'a pas froid, je sens sa peau sous mes mains et elle est chaude. Je finis par me séparer d'elle et je la prends dans mes bras, elle se serre contre moi, elle semble si fragile... Je la serre encore plus avant de la voir s'endormir. Je la regarde un long moment, je ne veux plus de cette vie pour elle, elle mérite d'être heureuse, et je vais la rendre heureuse, chaque seconde de sa vie. Je le promets. Je sors du lit doucement, je la couvre afin qu'elle n'ai pas froid avant de me rhabiller. Je me penche doucement vers elle et l'embrasse sur le front.

- Tout sera bientôt fini mon ange, je te le promets.

Je quitte la chambre avec un seul but, trouver ce salaud, le trouver et lui régler son compte. Jamais plus il ne s'approchera de ma femme.

Voilà ! Alors vous en pensez quoi ? N'hésitez pas à donner vos avis car cette fic a été compliquée à écrire, j'ai eu vraiment du mal !

Je ne mettrais pas le chapitre 2 demain comme à mon habitude, mais d'ici deux ou trois jours, la raison ? Et bien c'est la dernière de mes fictions, je n'en ai plus d'autre à vous faire lire, du coup je vais faire durer celle ci un petit peu =)

A vos claviers pour les reviews, et à bientôt !