Coucou les loulous. Tout d'abord... BONNE ANNEE A TOUTES ET A TOUS!

Je vous souhaite qu'elle soit remplie de bonnes choses, d'amour et de réussite scolaire

ou autre, fin bref, vive 2016 avec la saison 3 de the 100 et peut-être enfin Clexa à l'écran **

Voici le premier chap de ma deuxième fanfic. Je sais la première n'est pas achevée mais elle

l'est presque et je voulais absolument que vous ayez les premiers chap de cette fanfic avant

la date bénite du 21 ** C'est ma vision de la suite de la saison 2 en fait, mais avec comme

base la vision (ou plutôt les dizaines et dizaines de visions) du trailer. Tout ne sera bien

sûr pas exploité, je ne suis pas dans la tête de Jason et je sens qu'il va nous pondre un truc totalement différent de ce que chacun pense mais ça n'empêche pas que j'ai tenté d'interpréter les 2 min de vidéos qu'il nous a accordé. En espérant que ça vous plaise,

on se retrouve en bas:)

POV Clarke

Cours allez, plus vite, plus vite ! Bordel pourquoi je me suis tant éloignée ! Pensais-je, furieuse contre moi-même. Les branches me fouettaient le visage, déchiraient mes vêtements et écorchaient ma peau nue. Bah oui, en plus de m'écarter du chemin, j'avais aussi oublié de revêtir ma veste «ours polaire» comme je l'appelais. Certes elle était hideuse, mais au moins elle me protégeait efficacement du froid et, dans ma situation, des branches épineuses. Je regardais rapidement au-dessus de mon épaule. Putain ils étaient quatre! Je n'avais sur moi qu'un petit couteau que je m'étais fabriquée, m'inspirant de celui de Le...de l'Autre. Oublie la Clarke, c'est pas le moment de penser à elle, cours plus vite plutôt, me réprimandais-je. J'y étais presque, je reconnaissais cette partie de la forêt, mais je n'avais pas semé les quatre guignoles qui voulaient ma peau pour je ne sais quelle raison, à moins qu'il ne m'ait reconnu malgré mes vêtements de grounder. Tout d'un coup, une main émergea d'entre les arbres pour me tirer hors du virage que je prenais. Je fus plaquée contre un corps et une autre main se pressa sur mes lèvres pour m'empêcher de hurler. Paniquée, je me débattis avant de mordre violemment mon agresseur. Son cri me révéla d'ailleurs son identité. Je me retournais alors, toute penaude et chuchota:

-Excuse-moi Niylah. Tu m'as fait peur aussi...

Je me pressais alors un peu plus contre son corps, de sorte à être invisible de mes poursuivants. En effet, mon alliée était planquée dans une fissure de roche, entourée de lianes et de lichens, ce qui la rendait quasiment invisible si on n'y prêtait pas attention. Elle fit alors le mieux pour que moi-même, je reste hors de vue et on retint notre souffle quand quatre hommes, qui devaient venir de la nation des Glaces au vue de leur tenue particulière, nous passèrent devant. On resta figée bien encore vingt bonnes minutes avant d'enfin s'extirper de notre cachette pour rentrer à la maison. Enfin, maison est un bien grand mot. Ce n'était qu'une vieille bicoque de bois qui tenait encore debout par je ne sais quel miracle. Mais c'était quand même notre maison, dans le sens où je m'y sentais presque comme chez moi. Cela faisait trois mois que j'étais partie, suite aux événements du Mount Weather et un peu plus de deux mois que Niylah m'hébergeait. Je ne savais rien d'elle hormis qu'elle venait de la nation des Glaces d'où elle fut exilée après le «couronnement» de la reine Nia. Elle, elle savait juste que j'étais une fille paumée des skypeople. Mais cela n'empêcha pas notre amitié de naître. Deux femmes seules, perdues, cherchant juste quelqu'un qui ne poserait pas de questions et se contenterait du minimum donné. C'est pour cela que je l'appréciais tant. Elle ne voyait pas en moi la tueuse de trois cents grounders ou la femme n'ayant pas prévenu de pauvres villageois de l'arrivée d'un missile ou encore...l'assassin de milliers de personnes dont des enfants. Non, tout ce qu'elle voyait en moi, c'était la fille perdue et brisée que j'étais, et tout ce qu'elle faisait pour moi, c'était être là, tout simplement. Je pense que si je n'étais pas devenue folle en forêt, si je n'avais pas fini de basculer dans ces ténèbres qui m'aspiraient tant, c'était en grande partie grâce à son soutien. On arriva donc chez elle et elle me réprimanda à peine le seuil franchi:

-Mais qu'est-ce que tu foutais aussi loin de notre terrain de chasse?

-Je...j'avais repéré une piste de chevreuil alors je l'ai suivi, comme tu me l'as appris hein...mais j'avais pas remarqué que je m'étais autant éloignée...soufflais-je, honteuse.

-Clarke, ils te cherchent. Jamais je n'ai vu autant d'hommes des Glaces par ici que depuis que tu es là ou devrais-je plutôt dire, depuis que tu as fuit, m'accusa-t-elle.

Je restais silencieuse. Elle avait raison, j'allais lui attirer des ennuis à rester à ses côtés. Je pris donc le chemin de ce qui était devenu ma chambre pour rassembler mes affaires mais elle me retint par le bras:

-Je ne te demande pas de partir Clarke, ils ne feraient qu'une bouchée de toi, juste de me dire ce que tu as bien pu faire pour t'attirer tout un clan sur le dos, souffla-t-elle, peinée.

-Je...je...bafouillais-je.

-Ok, on en parlera plus tard, accorda-t-elle. Par contre, maintenant tu n'as plus le choix, tu prends cette fichue teinture! Tu pourras toujours t'habiller exactement comme un grounder, ta blondeur te

trahira toujours. Je ne sais pas si tu l'as remarqué mais aucun grounder n'a les cheveux aussi blonds que les tiens alors prends-la!m'ordonna-t-elle, en me tendant un pot de terre cuite contenant une sorte de pâte épaisse.

-Mais c'est rouge!m'exclamais-je, pas emballée le moins du monde.

-Excusez-moi Princesse mais je n'ai pas d'autres couleurs que celle-ci, dit-elle d'un ton pompeux.

Mais le terme suffit à me figer. Tous mes souvenirs remontèrent instantanément à la surface comme mes larmes que je ne pus empêcher de couler. Je les avais tous tuer, tous sans exception, pour eux. Pour les sauver eux. Ceux qui m'appelaient parfois Princesse. Niylah tendit une main pour, je le supposais, essuyer mes larmes mais je la repoussais, pris le pot de tenture et me dirigea vers ce qu'elle avait aménagé comme une salle d'eau. De l'eau chauffait à l'extérieur aussi je commençais à me préparer avant de la récupérer. Je versais le contenu de la marmite dans une grande bassine avant de plonger à l'intérieur. Cette dernière était assez grande pour s'y allonger complètement ce que je fis donc, malgré que l'eau brûle chaque parcelle de ma peau entrant à son contact. Cette douce torture me fit étonnement du bien, elle m'apaisa. Je me décrassais alors, frottant mes cheveux du savon que Niylah m'avait appris à confectionner. Une douce senteur se répandit alors, purifiant mon corps mais aussi mon âme. Soulagée, je pris alors le pot contenant la teinture et m'en étala généreusement sur toute la longueur de ma chevelure. Je devais alors attendre plusieurs longues minutes avant de rincer, aussi je pris une posture plus confortable avant de me détendre. Cette journée ne fut pas facile. Elle me rappelait mes premiers temps en forêt, seule, où je n'avais aucun repère et aucune maîtrise de la chasse ou de la fondation d'un campement. Je me contentais généralement de baies mais quelque fois, il m'arrivait d'arriver de planter de mon pauvre javelot sculpté moi-même un lapin. Mais ma plus grande fierté était mon couteau. Je l'avais d'abord lentement dessiné, précisément, dans la terre. J'avais alors récupéré une branche assez épaisse, une liane et de l'ardoise, que j'avais trouvé par hasard restant dans une grotte avec quelques autres matériaux que je ne connaissais pas. Ensuite j'avais sculpté sur le manche en bois d'un côté des étoiles et de l'autre le symbole de la terre, symbolisant le moi d'avant et le moi d'aujourd'hui, pour ne jamais oublier d'où je viens et où je suis. Une nouvelle personne est née, et pas après le Mount Weather comme je le pensais, mais bien dès lors où j'eus posé un pied sur le sol terrien. Après avoir dessiné ces symboles, je l'avais taillé de façon à en avoir une bonne prise en main puis j'ai poli et aiguisé l'ardoise que je voulais utiliser comme lame de façon à ce qu'elle soit bien tranchante pour enfin lier le bois à la pierre par le végétal,avec ma liane que j'avais préalablement tressée. Je n'avais pas les outils et le savoir pour faire mieux mais rien que la réussite de ce couteau m'avait grandement remonté le moral et m'avait bien servi et me sert encore maintenant. Le couteau est vraiment l'outil essentiel pour la survie, que ce soit pur chasser, confectionner des pièges, établir un campement. Moi qui m'était toujours demandé pourquoi L...les grounders en avait tous un qu'importe où allaient alors qu'ils possédaient des armes hautement plus efficace, maintenant je savais. Ce petit rappel de mes premiers jours en forêt livré à moi-même me tira un léger sourire. J'en avais fait du chemin depuis, et cela grâce à ma sauveuse. Je la nommais quelque fois ainsi du fait que sans elle, je serais aujourd'hui six pieds sous terre ou plutôt en fait six pieds sous l'eau. En effet, en voulant traverser un torrent sur le tronc d'un arbre, brillante idée au demeurant, j'avais glissé et étais tombée à l'eau. Comme on ne peut apprendre à nager dans l'Ark bien évidemment, et que l'eau était profonde et tumultueuse, je me noyais tout simplement, ne pouvant ni lutter contre le courant qui m'emportait violemment ni juste pousser un cri de désespoir, l'eau envahissant ma bouche puis mes poumons. Quand je crus ma dernière heure arrivée, mon corps près de se coucher sur le fond, mes yeux fixés sur la surface où le soleil donnait à l'eau une magnifique couleur... Oui, quand je me laissais enfin tomber dans les bras de la Faucheuse, doucement, sans plus de douleur, une femme entra dans l'eau avec élégance tout en se dirigeant vers moi. C'était la dernière image que je gardais d'elle avant de m'éveiller sur le sol froid et boueux et de cracher toute l'eau que j'avais cumulé dans mes poumons. Ma première pensée fut que Le...l'Autre m'avait trouvé et sauvé, puis je vis Niylah qui, à partir de ce moment, me prit sous son aile, m'inculquant la survie sur Terre. Des coups frappés à la porte me sortirent de ma rêverie. Une voix me demanda si tout allait bien, ce que je répondis par l'affirmative avant de plonger ma tête sous l'eau pour enlever la pâte épaisse. Après avoir bien frotté pour en ôter les dernières traces, j'émergeais lentement de l'eau, pris une peau pour me sécher et l'enroula autour de mon corps avant de me diriger vers le miroir. C'était le premier miroir que je voyais sur Terre, Niylah l'ayant récupérer dans un vieux bunker il y a un bout de temps déjà. Mon reflet me surprenait toujours. Elle était loin la Clarke resplendissante, aux bonnes joues fendues d'un large sourire avec des fossettes encore présentes depuis l'enfance et aux yeux brillants et rieurs, oui, elle était loin. C'était à se demander si elle n'avait jamais existé. Aujourd'hui, plus de fossettes mais des joues creuses et hautes, un regard plus noir et disparu les rides formés par de

nombreux sourires. Ne me revenait maintenant qu'un visage de marbre, marqué par des expériences douloureuses trop nombreuses, par une jeunesse finit bien trop tôt, par une vie qui ne lui avait laissé guère de choix. Ce que l'on fait pour survivre ne nous définissent pas et bien si. C'était ce que j'étais devenue. Pour survivre, j'ai changé et la Clarke rieuse entourée de ses deux parents devant un vieux match de base-ball ne reviendrait jamais. J'arrêtais enfin mon attention après ces quelques contemplations de mon visage sur mes cheveux qui étaient passés d'or à sang. C'était en fait une teinture qui correspondait parfaitement à la moi d'aujourd'hui...

POV Bellamy

Voilà près de trois mois que je n'avais pas revu Clarke. Chaque soir, je restais tard devant la grille électrifiée, espérant la voir revenir comme elle était partie. Trop jeune. Elle était bien trop jeune et c'est ce que ne cessait de répéter sa mère, effondrée par ce qu'avait dû accomplir Clarke et son départ vers on ne sait où. J'avais l'impression d'avoir perdu plus qu'une amie, une sœur. Depuis qu'elle n'était plus là, je nourrissais une rage intense envers la Heda et son peuple. Ils nous avaient laissés tomber. S'ils s'étaient battus, nous aurions facilement vaincu et jamais Clarke n'aurait dû prendre cette décision, que je partageais avec elle. Elle semblait si forte qu'on pensait que rien ne l'anéantirait mais nous avions tort. Elle était brisée, je l'avais vu dans ce regard le jour où elle était partie. Cette étincelle qui faisait d'ordinaire briller ses yeux couleurs océans s'était éteinte. Quand je vis que rien n'avait changé encore aujourd'hui et après avoir brièvement rassurer Abby lui affirmant qu'elle reviendrait, sans moi-même vraiment y croire, je rejoignis Lincoln dans le dojo aménagé. Depuis le départ de Clarke, nous étions tous sur le qui-vive, redoutant une possible attaque des grounders mais rien. On avait bien reçu une missive de la Heda nous disant que son peuple nous laisserait en paix tant qu'on ne s'aventurait pas sur leur terre trop nombreux et armés, nous étions quand même attentifs et nos gardes restaient très alertes. Ainsi, je m'entraînais chaque jour aux combats à mains nues avec Lincoln car si on devait se battre, je me devais de pouvoir affronter un grounder même sans arme. Malgré que Abby soit la chancelière, les quelques 100 toujours fidèles à Clarke se tournaient eux vers moi. Je devais être à la hauteur, être un vrai leader pour eux comme Clarke l'avait été avant moi. Tous avait compris le sacrifice consenti par Clarke pour les sauver dans la montagne et tous lui étaient redevables et attendaient avec impatience le retour de leur vraie leader. Tous sauf un. Jasper était brisé. Octavia lui apportait tout le soutien qu'elle pouvait mais cela ne rendait pas son malheur plus supportable. Voir la femme qu'il aimait mourir dans ses bras l'a anéanti. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, comme Clarke si on y regarde bien. Dans sa folie, puisque fou il semblait l'être quelque fois devenu, il nourrissait une véritable haine contre Clarke, qui était pour lui l'auteur de sa désespérance. Rien n'était donc facile ici depuis la fuite en fait de Clarke. Elle n'avait pas été de taille cette fois pour ce combat-là, celui de faire face à ces visages qui devaient lui rappeler le choix qu'elle avait dû faire. Je m'entraînais donc pour assurer mon rôle mais aussi aujourd'hui plus assidûment puisque que nous étions face à un nouvel ennemi. Trois patrouilleurs n'étaient pas revenus de leur tour depuis deux jours maintenant. Ne pouvant laisser une telle chose se reproduire, j'ai décidé de partir moi-même en patrouille avec quelques personnes pour les retrouver. Il fallait savoir si les grounders avaient un lien avec cette disparition. Je partis donc m'entraîner une dernière fois avec Lincoln, qui me mit, comme à son habitude, par terre en peu de temps. Plus ça allait, plus je lui résistais mais jamais je n'ai réussi à vraiment rivaliser et lui poser problème. Je ne faisais définitivement pas le poids face à lui et son peuple. Je quittais donc le dojo, remerciant une nouvelle fois le copain de ma sœur pour sa patience avant de sortir et définir qui serait apte à me suivre. Monty, sans même que je ne lui propose, se présenta ainsi que Miller. Je voulais une petite escouade pour être le plus discret possible donc cela s'avéra parfait. On prit quelques armes et sortit, sans autorisation d'ailleurs, en forêt. Ce n'était pas la première fois que je sortais depuis mon retour à l'Ark. En effet, après un mois sans nouvelle de Clarke, je sortais souvent avec Monty, Octavia et Lincoln parfois à sa recherche. Abby ne nous opposait jamais de résistance, vaincue, espérant seulement à notre retour la voir à nos côtés. Après deux heures de marche, on s'arrêta boire et se reposer un instant à un cours d'eau. On avait repéré aucune piste concrète et rien ne nous confirmant le passage ou non des patrouilleurs. Alors que je me penchais pour prendre de l'eau dans ma gourde, je sentis une pointe faire pression sur mon dos et avant que je ne puisse esquisser le moindre geste, je me retrouvais totalement maîtriser par un grounder. Voyant mes équipiers impuissants aussi, je tentais quelques mouvements appris par Lincoln mais je fus bien vite remit à ma place et un coup violent à l'arrière de ma tête me fit perdre connaissance...

POV Clarke

Une semaine après avoir adopté cette nouvelle teinture, qui commençait déjà à s'estomper, je vis Niylah rentrée, de un, bredouille, et de deux, totalement fermée dans le sens où elle ne m'adressa pas un mot de la soirée. Je commençais à vraiment m'inquiéter, aussi, quand elle s'enferma dans sa chambre, je la suivis peu de temps après, désirant des explications. J'avais peur que ce soit vis-à-vis de mon passé. Pourtant, cela faisait quelques jours déjà que je lui avait tout raconté, de mon arrivée sur Terre à ma décision au Mount Weather, sans rien omettre mis à part mon baiser avec l'Autre. Je ne tenais pas à parler d'elle hormis de sa fonction, soit Heda. Aucun lien, aucune attache, juste la leader des skypeople et la Heda, c'était tout. Aussi, je ne comprenais pas l'attitude de ma partenaire ce soir-là. Quand je lui avais tout raconté, elle n'avait rien dit sauf que je devais me pardonner, ce que j'avais fait étant pour elle la bonne décision. En même temps elle aussi subissait les assauts de ce brouillard acide et elle était donc heureuse que le règne des hommes de la Montagne soit terminé. Elle ne dit rien à propos de la décision de la Heda, acquiesçant juste, semblant approuver cette décision ou du moins la trouver normale. C'était toute hésitante que je frappais donc à sa porte, ayant peur de me voir rejeter. Je ne me voyais pas vivre à nouveau seule, c'était inconcevable. Je pénétrais timidement dans sa chambre, sans y être invitée, et trouvais Niylah le dos tourné, regardant par la fenêtre l'extérieur. Je m'approchais doucement et n'obtenant aucune réaction, je posais lentement ma main sur son épaule. Cela sembla lui faire comme un électrochoc puisqu'elle se retourna d'un seul coup, posa ses deux mains sur ma nuque pour m'attirer à elle et m'embrasser avec fougue. Je ne pus la repousser, totalement abasourdie par ce qu'il se passait. Jamais je n'aurais cru que ses sentiments pour moi étaient tels. Son baiser n'avait pas la tendresse et la délicatesse de celui de Lexa, il était plus pressant, comme si sa vie en dépendait. Je me laissais donc submerger, ne sachant pas pourquoi je devrais lutter. Elle quitta mes lèvres un instant pour me faire basculer, brusquement, sur son lit. Je n'esquissais pas le moindre geste, mon esprit ayant comme quitter mon corps, je ne faisais plus attention à ce qu'elle me faisait. Non, mes pensées n'étaient pas tournées vers la femme qui me faisait l'amour mais vers une autre. Je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas simplement profiter de ce moment. Trois fichus mois étaient passés, trois mois d'exil, de quasi-solitude. Niylah avait été là pour moi tant de temps, avait eu cette patience de me faire devenir une vraie guerrière et survivante grounder alors pourquoi étais-ce ton visage à toi, Lexa, que je voyais partout où mon regard se posait? J'étais totalement ailleurs, perdues dans mes pensées et souvenirs de Lexa et ma partenaire sembla le comprendre puisqu'elle se releva, se rhabilla et retourna à sa position d'avant, soit devant la fenêtre, le regard rivé vers l'horizon. Je pris donc soin de remettre chacun de mes vêtements avant de me placer à ses côtés pour fixer un point invisible, silencieuse. Au bout d'un long moment de silence, l'atmosphère étant assez tendue, je dis alors, dans un souffle:

-Je suis désolée...

Rien. Elle ne broncha pas, semblant ne rien ressentir mais son regard la trahissait. Je réitérais donc mes excuses et elle répondit enfin, la voix brisée:

-De quoi Clarke? C'est à moi de m'excuser, tu ne ressens rien pour moi, je ne vais pas te forcer à m'aimer...

Je me taisais donc, mal à l'aise. Comment cohabiter maintenant que je savais qu'elle m'aimait et qu'elle, elle savait que je ne lui retournerais pas cet amour. J'avais mal. Mal pour elle mais mal pour moi aussi. Avais-je perdu ma capacité à aimer autrui ou l'aimais-je elle toujours...Semblant lire dans mes pensées, elle me questionna:

-Tu l'aimes n'est-ce pas?

Voulant avoir l'air de ne pas comprendre, puisque moi-même je n'étais pas sûre, je demandais innocemment:

-Qui?

-J'ai compris Clarke tu sais. Du moment où je t'ai sauvé j'ai compris. J'ai vu que tu désirais que ce soit quelqu'un que je n'étais pas qui te sorte de l'eau. Chaque nuit, je t'entends murmurer un nom que je n'arrivais pas à comprendre, hantée par tes souvenirs. Je ne savais pas de qui il s'agissait jusqu'à ce que tu me parles de ton passé. Tu as beau avoir tenté de rester dans l'indifférence totale en parlant de la Heda, ton regard et ta voix t'ont trahi. J'ai compris qu'il y avait eu quelque chose entre vous. Puis tu m'as parlé de cette trahison et j'ai vu la haine dans ton regard et ta voix, mais pas que. Il y avait de la déception et j'ai vu la femme brisée et blessée que tu étais au début. Les morts du Mount Weater arrêteront de te hanter quand tu arriveras enfin à te pardonner, mais la trahison de la femme que l'on aime, c'est une toute autre affaire n'est-ce pas?

Je ne dis mot. J'étais totalement sous le choc. Je revoyais Lexa, debout devant moi, m'annoncer calmement sa trahison. Elle n'avait pas cherché à se justifier. Elle était restée de marbre, seul son regard montrait que cette décision lui faisait mal. Mais ça ne me suffisait pas. Comment faire confiance à quelqu'un qui choisira toujours sa tête à son cœur? C'est pour cela que j'avais fuis. Je voulais quitter l'Ark, mais aussi m'éloigner d'elle et de ce qu'elle représentait, soit un amour à jamais proscrit. Je n'étais peut-être pas encore sûre de mes sentiments, mais ce que je savais, c'est que je tenais à elle et qu'elle m'a poignardé le jour où elle m'a trahi. Je regardais donc Niylah et hochais positivement la tête. Elle ferma alors les yeux et me dit:

-Bien. Je dois te dire quelque chose. J'ai hésité. Égoïstement, je me suis dit que si je te le disais, tu partirais sur le champ sans que je n'ai rien tenté. Maintenant que c'est fait, maintenant que je sais que jamais il n'y aura quelque chose de plus que de l'amitié entre nous, je peux te le dire sans regret. J'ai appris aujourd'hui que des membres de mon ancien clan ont kidnappé des skypeople pour la reine...Je suis désolée Clarke de ne te le dire que maintenant, je...je voulais pas que tu me quittes comme ça...

Elle continua de s'excuser mais je ne l'écoutais plus. Je pensais avoir fait une croix sur celle que j'étais avant mais tout me ramenait depuis quelques temps à la femme que j'étais vraiment. J'étais et je serais toujours le leader des 100 alors malgré mon besoin de m'isoler, je ne pouvais pas les laisser. J'avais pu profiter de trois mois d'exil, de pensées nouvelles, de vie nouvelle, maintenant il fallait que j'assume qui j'étais vraiment. Comme Lexa, on prend parfois des décisions difficiles, mais on le fait pour son peuple. Je me devais d'être auprès du mien. Je remerciais Niylah pour tout avant de rassembler dans ma chambre mes maigres affaires. Je pris de quoi manger pour quelques jours, ma gourde d'eau, ma veste «ours polaire» et enfin mon couteau que je serrais fermement dans ma main. Le retour ne serait pas facile, mais je ne pourrais jamais me regarder de nouveau en face s'il arrivait malheur aux personnes que j'aimais. Mes pensées allèrent pour ma mère, Bellamy, Octavia, Raven, Monty, Jasper et d'autres. Je souhaitais de toutes mes forces que rien ne leur soit arrivé quand je sortis de cette cabane qui m'a hébergé tant de semaines. Je regardais une dernière fois ma coéquipière, mon amie, ma sauveuse, mon soutien pour lui faire comprendre d'un regard toute la gratitude que j'avais pour elle. Elle sourit alors et me fit signe de partir. Elle comprenait. Oui, plus que quiconque elle comprenait. Je pris donc le chemin de l'Ark, tenant fermement d'une main mon bâton improvisé de marche et de l'autre mon couteau qui, je l'espérais, me porterait chance...

Alors, verdict? J'espère vraiment que cela vous aura plu et comme vous vous en doutez ce sera bien sûr du clexa ** J'ai déjà écrit tout le scénario de la fanfic qui devrait compter 18 chapitres, mais entre quelques lignes de scénario et mon impro quand j'écris ça peut changer, donc ce sera 18 chapitres au minimum et bien sûr si ça vous plaît, sinon j'arrête, elle me demande pas mal de temps donc j'espère vraiment qu'elle vous plaira parce que j'aimerais quand même l'achever. A très bientôt donc :)