Disclaimers :

J'ai vraiment la flemme de chercher les noms, alors je ressors les disclaimers de la flemme : Fight Club appartient à ses détenteurs/producteurs, et je ne suis pas l'un d'eux, loin de là (malheureusement).

Merci à Gynny, encore une fois, de poster à ma place parce que Ffnet bug. T'es la best.

Note :

Ok. J'ai donc vu Fight Club pour la toute première fois il y a quatre jours, et j'ai écrit ceci dans la journée d'après, à chaud donc. Je ne dis pas que c'est mon meilleur écrit, loin de là. Mais j'en suis plutôt contente, et de toute manière ce fandom est tellement vide côté francophone que je me devais de le poster. Je ne me fais pas d'illusion, je sais que personne ne va le lire et qu'il va tomber dans l'oubli, mais j'ai fait ma part, je suis heureuse !

Je te laisse donc, petit lecteur isolé. Oublie pas de poster une review s'il t'a plu ! :keur :

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.: Incompréhension :.

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Il ne sait pas exactement ce qu'il ressent lorsqu'il remet en place le noeud papillon de Tyler certains soirs, comme s'ils étaient un parfait petit couple, comme s'il l'avait toujours connu. Ce n'est pas exactement le réconfort de la routine ; mais il y a quelque chose de rassurant dans les gestes qu'ils répètent ainsi, dans le fait que s'il le voulait, il pourrait presque sentir que quelque chose le protège enfin, toucher le cou de l'Autre, apprécier sa carrure.

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De même, il ne sait pas exactement ce qu'il ressent lorsque Tyler lui met un coup de poing dans le ventre, lors de leurs combats, et qu'il laisse échapper une respiration courte et tremblante — les meilleurs coups, plus qu'un gémissement, exigent un soupir. Ce n'est pas exactement du bonheur, parce que ça fait foutrement mal et que c'est de l'adrénaline, rien d'autre, qui flambe dans ses veines ; mais on dirait de la joie, une plénitude malsaine, compliquée et parfaite.

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Alors il ne sait pas exactement ce qu'il éprouve non plus, quand Tyler lui demande de "venir par là" — qu'il prend sa main avec lenteur, si ce n'était pas lui on pourrait même appeler ça de la douceur, l'attire à lui et y pose un baiser. Puis le blond prend le petit flacon, lui explique la soude et la douleur, les yeux rivés dans les siens. Jack sent un frisson le parcourir sur toute la longueur de la colonne ; il est sûr que Tyler l'a senti. Ses doigts restent posés contre sa peau.

C'est peut-être pour ça qu'il accepte son geste, lorsque Tyler verse sur sa main le produit, détruisant son épiderme et brûlant ses métacarpes. Il supplie, se débat, crie mais au fond de lui— il accepte. Parce que sans savoir d'où lui vient cette intuition, il sait que ça lui plait, à l'autre, qu'il en a la gaule de l'entendre hurler.

Il ne sait pas exactement ce qu'il éprouve, alors. Ce n'est pas vraiment du masochisme, il n'en a jamais été particulièrement friand. Ce n'est pas non plus de la perte totale de contrôle, même si c'est en train de le devenir. Alors pour cette fois, il abandonne la question, l'enferme avec les restes agonisants de son instinct de survie. Parce qu'au fond, ne pas s'enfuir, profiter du regard de Tyler sur lui, rester paume tournée vers le sol à attendre qu'un malade ait fini de vous faire souffrir, juste pour ne pas le décevoir...

Il sait pertinemment à quoi ça ressemble.