Bonsoir, voici enfin la fin de cette mini-fiction :) xx


« Meilleur petit-ami. Pour toi. Parce qu'apparemment ça ne marche pas quand je suis moi-même. »

Il n'est pas sûr de si Derek est en état de choc, ou quelque chose comme ça, parce qu'il se débrouille pour partir en courant sans être arrêté. Il arrive même à conduire toute la route jusqu'à chez lui, à appeler Scott pour lui dire de venir chez lui pour une crise d'urgence, même s'il sait que c'est mal de parler au téléphone en conduisant.

Scott est déjà là quand il saute en dehors de sa voiture. On dirait qu'il a couru. Peut-être que c'est plus rapide que de conduire pour lui. Quelque part au fond de son esprit, Stiles espère que personne ne l'a vu courir plus vite qu'il ne l'est humainement possible. Il ne va pas réprimander Scott pour ça, parce qu'il a besoin de lui ici.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demande Scott.

« Il m'a demandé 'Un meilleur quoi ?' et je lui ai dit ! » Stiles triture maladroitement ses clés, ses mains tremblaient tellement à cause de l'adrénaline que Scott dut lui prendre des mains pour fermer la porte.

« Mec, je te suis pas. Calme-toi. »

Scott le pousse sur le canapé et s'assoit sur la table basse, en face de lui. Il a l'air moins paniqué mais plus inquiet maintenant.

« Derek. Derek m'a demandé ce qu'il se passait et je lui ai dit que j'essayais d'être meilleur. Et il m'a demandé 'un meilleur quoi ?' et je lui ai dit que j'essayais d'être un meilleur petit-ami potentiel pour lui. »

Scott le dévisage. Stiles est presque sûr qu'il le dévisage, lui aussi. Oh non, il l'a dit à Derek. Soudainement, son cœur bat la chamade dans sa poitrine et il se sent un peu étourdi.

« Calme-toi. » Scott s'approche de lui, et lui serre son épaule.

« Pourquoi ?! » Murmure Stiles. « Je viens de … Je viens juste de lui dire. C'est la pire chose qui pouvait arriver ! »

« Stiles, tu as besoin de te calmer. Parce que je dois te dire quelque chose. »

Peut-être que les pouvoirs de loups-garous pouvaient faire partir l'anxiété, aussi, parce que Stiles commence à se sentir moins étourdi à mesure que le temps passe.

« Bien. Alors Derek a été aussi confus à propos de tout ça que je l'ai été. On a tous été inquiet. Mais tu sais, il… il se soucie de toi. » Scott clarifie maladroitement sa voix.

Le cerveau de Stiles tourne à vive allure pour donner du sens à ce qu'il dit. « Je comprends pas. »

Scott frotte l'arrière de sa tête et il fait une sorte de hochement de tête pour lui-même, comme s'il décidait quelque chose. « Bien, je vais pas y aller par quatre chemins. Premièrement, il était vraiment énervé contre nous et a dit qu'on était des connards après que tu sois parti la première fois, quand tu nous as donné les mauvaises boissons, mec. Alors, il nous a fait promettre de ne rien dire si tu déconnais à nouveau. »

Stiles le regarde. « Mais je me suis amélioré ! »

« Non, on a juste rien dit ! Tu nous as quand même donné les mauvaises boissons ! » Scott a l'air frustré. « Et puis Derek était en colère contre nous pour t'avoir dit que l'appartement ne sentait pas bon quand tu l'avais nettoyé. »

« Eh bien, vous avez été plutôt durs. »

« C'est pas le sujet ! Derek n'aurait pas bougé un doigt si ça avait été moi qui avais nettoyé. Il se serait assuré que j'enlève moi-même l'odeur. Stiles, il a refusé que je jette le détergent, et la dernière fois que j'étais là-bas, il était toujours dans un placard. »

Le cerveau de Stiles essaye d'enregistrer tout ce que Scott lui dit, mais il échoue. Il a trop d'informations d'un coup.

« Et il refuse de laisser Erica envoyer les messages à propos des réunions de meute, tout d'un coup, même s'il lui avait dit de le faire avant. Je ne sais pas si tu as quelque chose à voir avec ça, mais c'est bizarre. Il ne nous a pas laissé manger le gâteau que tu avais fait non plus. La semaine dernière, il en avait toujours un peu dans son frigo, mec. »

Stiles est presque sûr de regarder Scott d'une façon qui le fait passer pour un imbécile ou pour un poivrot.

« Est-ce que t'es en train de me dire… ? » Ce n'est pas possible. « Je pense que tu dis ça pour me faire sentir mieux. »

« Eh bien, si tu ne me crois pas, va chez lui et vois par toi-même. » Scott hausse les épaules.

Stiles le regarde pendant un moment. Ça pourrait être un piège – Scott ne s'attend pas à ce qu'il aille chez Derek pour voir si c'est vrai. Ce qui explique pourquoi Stiles le fait. Scott n'essaie même pas de le stopper, quand il est à la porte, prêt à sauter dans sa voiture. Espérons qu'il utilisera la clé sous le paillasson pour verrouiller derrière lui.

Il est à bout de souffle après avoir couru la série d'étages, quand il arrive devant la porte du loft de Derek, tapant fort sur le métal. Il faut beaucoup trop de temps avant qu'elle ne coulisse devant lui, et que Derek soit devant lui en train de le regarder.

« Je viens juste vérifier quelque chose, » halète Stiles, et il se glisse derrière Derek, avant qu'il ait une chance de dire quoi que ce soit.

Il dérape dans la cuisine et ouvre rapidement les placards. Au début, il pense vraiment que Scott mentait, mais le dernier placard lui fait arrêter de douter. Il y a ses ustensiles de cuisine, ses bols et tout le reste. Et derrière eux se trouve la bouteille de détergent que Stiles a utilisé pour embaumer le loft.

Il lève les yeux et remarque que Derek se tient maladroitement à la porte, mais il ne fait aucun mouvement pour stopper Stiles quand il ouvre le frigo, notant rapidement que son tablier est noué sur le dos d'une des chaises de cuisine. Derrière deux bouteilles de lait à moitié vides, il y a une assiette avec une part de gâteau, enveloppée dans du film alimentaire.

« Mec, » dit Stiles, à bout de souffle pour une raison complètement différente cette fois, et il regarde Derek, qui se contente de hausser des épaules. Il a l'air embarrassé. « Il doit être carrément trop vieux pour être mangé, maintenant. »

Derek hausse à nouveau des épaules.

C'est à ce moment que Stiles réalise qu'il est dans la cuisine de Derek, farfouillant dans ses affaires, essayant de comprendre si Derek est sur lui ou non.

« Scott m'a dit quelque chose, » il dit maladroitement. « Je devais juste voir si c'était vrai. »

« Ça l'était ? » Derek fait tout pour éviter de le regarder dans les yeux.

« Je ne sais pas. Peut-être ? » Il a à nouveau l'impression d'avoir de l'acide carbonique dans ses jambes. Dans sa poitrine. Comme si c'était maintenant ou jamais. « Tu vois, il y a ce gars que j'aime. Et je m'étais dit que je pourrais devenir quelqu'un qui correspondrait mieux à une personne comme lui. J'ai cru que j'avais échoué, mais maintenant je me dis que j'ai peut-être réussi. »

« Je ne sais pas pourquoi t'as eu cette idée stupide déjà, » soupire Derek. « Tu n'as jamais eu à changer. »

« Mais je pensais… prendre soin de tes bêtas et ne pas douter de tes décisions- » Stiles gesticula ses mains pour l'emphase, « -cuisiner et nettoyer. Je pensais que tu avais besoin de ça. »

« Les bêtas peuvent prendre soin d'eux-mêmes. Ce sont des adultes. Ils n'ont pas besoin que tu sois une maman bonus pour eux. Si tu n'avais pas remarqué, je suis aussi un adulte- »

Stiles grogne. La bouche de Derek tressaute.

« - et tu n'as pas besoin de prendre soin de moi. » Il s'arrête pendant si longtemps que Stiles a le temps de se demander si c'est à lui de dire quoi que ce soit. « Te voir agir de la sorte m'a rendu inquiet. J'aime quand tu me contredis. Que tu te foutes de la couleur de mes yeux quand je me transforme. » Derek racle sa gorge, en détournant les yeux. « J'aime le fait que tu te sois toujours considéré comme mon égal. Parce que c'est ce que je veux que tu sois. Pas cette personne bizarre que tu as été tout l'été, qui ne répond pas ou ne parle pas pour soi-même. »

« J'ai l'impression d'être dans une comédie romantique, » murmure Stiles, juste pour s'empêcher de dire toutes les stupidités qui lui passent par la tête. « Je suis le gars qui part en France, et t'es le gars qui conduit en vélo jusqu'à l'aéroport juste pour me dire de ne pas le faire. »

« Alors, tu vas le faire ? »

« J'fais jamais ce que tu me dis. » Stiles fait un sourire en grand quand Derek sourit.

« Ce qui est une bonne chose, parce que si tu le faisais, on serait tous mort à l'heure qu'il est. »

« C'est une bonne chose que tu m'aies. » Stiles avale sa salive alors que Derek s'avance plus près.

« C'est vrai. » Les doigts de Derek se courbent autour de la boucle de ceinture du jean de Stiles, l'amenant plus près. « Tu pars toujours en France ? »

« Je pense que l'université est mieux. Plus près. » Il a l'impression que son corps vibre alors qu'il est tiré contre Derek. Pendant un moment, il n'a aucune idée de quoi faire avec ses bras ou ses mains, mais Derek l'embrasse, et ils trouvent facilement leur chemin jusqu'au cou de Derek, alors que sa langue glisse dans sa bouche.

Stiles s'attend, d'une certaine matière, à ce que Derek aille lentement, prenne son temps. Ce n'est pas le cas. Ses lèvres ont l'air contusionnées et à vif, quand Derek se retire un moment plus tard. Il respire lourdement et il faut un moment à Stiles pour qu'il réalise qu'il n'est pas mieux lui-même.

« Je suis tellement excité, » il inhale, et il n'a même pas la décence d'être embarrassé d'avoir laissé échapper cette affirmation. Il laisse son regard glisser sur la poitrine de Derek, moulée dans son Henley charbon, et il porte ce jean qui fait douter Stiles sur le fait que Derek a reçu son cul en compensation par rapport à toutes les merdes qui lui sont arrivées.

« Ça vient d'un film, ça aussi ? » Demande Derek, sa bouche brossant le haut de l'oreille de Stiles.

« Probablement. Ce t-shirt me fait ressentir des choses. » Stiles tire sur le tissu pour se faire comprendre, mais ce qui le fait craquer c'est le rire de Derek contre son cou.

« Tu me fais ressentir des choses. » Derek l'embrasse à nouveau. Ou peut-être que c'est Stiles qui l'embrasse. Ça n'a pas vraiment d'importance. Le truc important c'est que les lèvres de Derek vers les siennes rendent ses jambes faibles et font courber ses doigts dans les coutures du t-shirt de Derek.

« C'est ce que je voulais dire, » marmonne Stiles contre sa bouche, et Derek le pousse contre le frigo.

« Tu peux te taire et arrêter de tout ruiner quand j'essaye de t'embrasser ? »

« Jamais. »

Un peu plus tard, Derek a finalement réussi à le faire taire, en effaçant tous les mots que son cerveau connaissait. Stiles est allongé sur le ventre, sur le lit de Derek, et ce dernier est en train de le dévorer entièrement. Et tout ce que Stiles sait faire c'est tenir les draps dans ses poings et pousser son cul en l'air, en écartant ses jambes autant que possible. Il fait un son cassé, comme un sanglot quand Derek pousse à nouveau sa langue en lui, l'ouvrant à l'aide de ses doigts.

Il se sent trop faible pour atteindre son bas ventre et pour caresser sa bite, et peut-être que c'est pour le mieux, parce que Stiles sent qu'il est sur le point de venir. Et puis Derek glisse un doigt en lui, et les hanches de Stiles ne peuvent pas se soulever du lit, ses doigts tremblants autour de leur prise sur les draps et Stiles pense qu'il va peut-être pleurer. Ses cuisses tremblent, ses doigts de pied se courbent et il y a une tache humide de liquide pré-éjaculatoire sur les draps sous lui.

« Derek, » gémit-il, se poussant contre le doigt. « Putain, Derek, je- »

Mais il n'a aucune idée de ce qu'il essaye de dire.

Derek est en train d'embrasser le haut de ses fesses, le travaillant avec ses doigts. Premièrement un, puis deux. Il attend que Stiles le supplie bruyamment, sanglotant, avant d'en ajouter un troisième. Stiles n'aurait jamais cru supplier pour avoir les doigts de Derek en lui, mais apparemment il ne savait pas ce qu'ils allaient lui faire. La façon dont ils peuvent le faire tomber en transe.

« Est-ce que tu vas venir pour moi ? » lui demande Derek, ses lèvres glissant sur le chemin de sa colonne, entre le creux de ses reins. Sa voix est rugueuse, faisant arquer le dos de Stiles. Mais avant qu'il ait une chance de répondre, il pousse à nouveau ses doigts et ouvre Stiles, laissant sa langue glisser en lui.

Et puis Stiles jouit, fort, son dos douloureusement courbé alors qu'il se pousse contre le visage de Derek. Il pourrait avoir crié, il pourrait avoir été silencieux. Mais ses mots ne sortent pas, juste quand il vient sur les draps de Derek.

Pendant un long moment, tout ce qu'il peut faire c'est essayer de reprendre son souffle, en essayant de se reconnecter avec tous ses membres qui ont l'air trop mous pour appartenir à son corps.

Derek est couché à côté de lui, et caresse lentement son dos.

« Oh mon dieu, » Stiles respire enfin. « Je pense que je suis mort. »

« J'espère vraiment que non. » Derek s'allonge et embrasse brièvement son épaule. Il aide Stiles à se mettre sur son dos, et ses yeux sont bêtement pétillants.

« Je devrais te retourner la faveur. » Son corps est déjà à moitié prêt, quand Derek l'embrasse langoureusement, comme s'ils avaient tout le temps du monde. Puis il s'éloigne, son nez brossant celui de Stiles.

« Plus tard. On devrait te nettoyer d'abord. »

Ils finissent entassés dans la douche de Derek, étonnement ils ne font rien d'autre que s'embrasser pendant si longtemps que leurs doigts et leurs orteils sont flétris lorsqu'ils sortent. Et puis Derek lui demande de rester cette nuit, et il dit oui. Il n'hésite même pas.

Son corps entier est doux et chaud lorsqu'il est allongé entre les draps de Derek, avec ce dernier à ses côtés.

« Alors, c'est un vrai truc, pas vrai ? » demande-t-il, en câlinant les pieds de Derek avec les siens.

Derek le regarde pendant un long moment. Ses cheveux sont étalés sur les coussins et Stiles se demande rapidement de quoi il a l'air le matin. Derek capture son pied entre ses jambes, et le maintient là. « Oui, c'est un vrai truc. »

« Je vais devoir retourner à l'université. »

Derek hausse les épaules. « Je viendrai te rendre visite. »

« Ouais ? » Stiles ne peut pas s'en empêcher mais il sourit, et il tend la main pour toucher la barbe de Derek. Il essaie de lui lancer un regard noir, quand Derek attrape son doigt entre ses dents, mais il n'est pas sûr que ça marche du tout.

« Tu sais, je suis toujours en colère contre toi pour t'être moqué de mes compétences de nettoyage. »

« Quoi ? » La main de Derek glisse sur son ventre sous les draps, lui faisant perdre le fil de sa pensée.

« Quand j'ai recouvert ta cuisine de farine. Tu m'as dit que je ferais mieux de ne pas nettoyer, à cause de la dernière fois. »

Derek grogne et presse son visage dans les cheveux de Stiles. « C'était censé être une blague. »

Stiles le repousse, et le regarde. « Tu dois vraiment travailler sur tes compétences. »

« Je me rattrape avec d'autres moyens. » Derek l'embrasse alors que sa main vient lentement s'enrouler autour du pénis de Stiles, le caressant doucement.

« Ouais, ok, t'es pardonné. »

Stiles finit par monter sur lui, et onduler des hanches lentement pendant un long, long moment, pour avoir sa revanche. Maintenant c'est au tour de Derek de perdre la tête.

Le lendemain matin, Stiles cligne des yeux engourdis par le sommeil. Il lui faut un moment avant de se rappeler où il est, et il tâtonne la table de chevet pour trouver son téléphone pour vérifier l'heure. Il est sept heures dix-huit du matin et il a un texto venant de son père.

Reçu : Scott m'a dit que tu passais la nuit chez Derek. Je t'attends pour le déjeuner. /Papa

Comme si Stiles n'allait pas comprendre que le message était de lui de toute façon. Il laisse échapper un soupir de soulagement, reconnaissant que Scott ait eu son cerveau avec lui, parce que Stiles n'avait pas même pas pensé à prévenir son père qu'il sortait hier soir.

Derek est toujours endormi à côté de lui, recroquevillé sur son flanc, face à Stiles. Une de ses mains est tendue, comme si Derek cherchait à l'atteindre. Le corps de Stiles est à nouveau plein de pétillements.

Il se sourit à lui-même et laisse son regard quitter la forme endormie de Derek pour regarder la pièce à la place. Elle est en bordel, des vêtements jonchent le sol et un oreiller a été poussé hors du lit durant la nuit. A ce moment-là, il remarque quelque chose de familier sur le dos de la chaise de bureau de Derek. C'est le sweat qu'il a oublié ici au début de l'été.

« Hey, t'as carrément volé mon sweat. »

Derek grommelle, cligne lentement des yeux. Il se fond un peu plus dans le matelas, et le corps de Stiles devient plus doux et docile, quand la chaleur du corps de Derek heurte le sien.

« Si tu te rendors, je porterai ton tablier pour te faire un petit-déjeuner. »

Ah c'est vrai, Stiles lui a peut-être dit à propos de son fantasme à un moment de la nuit dernière, quand son jugement était un peu biaisé.

Trois heures plus tard, Derek lui cuisine vraiment le petit-déjeuner, ne portant rien d'autre que le tablier à fleurs.


Posté le 19/03/2016