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Salutations !

J'aimerais juste dire ou crier, c'est selon. Vive la fabuleuse 'onnefaitpasdanslesubtext' team Horowitz et Kitsis ! gg ! Ils sont trop géniaux ! Peut-être pas autant que la team 'Lana-Jen', mais bon, comme l'un ne va pas sans l'autre, chapeau bas... Voilà en espérant que ce 3e épisode saura vous plaire. On repart précisément où ça c'était terminé...

Mise en garde : le chapitre 4 n'est pas pour les douillets. Pour ceux-là, s'arrêter à la fin du chapitre 3 ne gâchera en rien le prochain épisode.

Tourelou et bonne lecture !


L'histoire derrière l'histoire :

Entre réalité et conte de fées

Par: Alyss

Épisode 3

Avertissements : Rien ne m'appartient.


Chapitre 1

Toutes les raisons d'y croire

(P.O.V Regina)

Après que Gold fut hors de vu, je restais planté là à cogiter sur ce qu'il venait de se passer. Je le connaissais assez bien pour savoir que s'il venait se la jouer, c'est qu'il était sur un coup. Je jetais un œil à ma montre. Dix-neuf heures. J'allais être en retard pour aller chercher mon fils. Aussi, je savais qu'il n'avait pas complété sa séance chez le psy puisque Gold les avait vu, lui et Emma se balader en ville. J'entrais à l'intérieure prendre ma veste, fermer les lumières et mettre les alarmes.

Elle était toujours en ville...

En ville, mais à la rue. Cette idée me fit sourire.

Tandis que je conduisais, je réalisais que je m'y étais peut-être mal pris. Elle me l'avait même mentionné à deux reprises déjà. Conclusion; plus je la poussais à quitter Storybrooke plus, elle avait envie de rester. Par contre, j'avais cru qu'après notre dernier... affrontement... Nous avions touché le fond. Elle était aussi entêtée qu'une mule, un peu comme mon fils d'ailleurs qui justement, m'attendait, seul, devant le bureau d'Archie.

Il monta dans la voiture l'air heureux.

'Tu es en retard.' Me lança-t-il en guise de salutations.

'Désolée, trésor. Alors, ta séance, ça c'est bien passé ?'

'Ouaip.'

'Tu veux en parler ?'

Il me jeta un petit coup d'œil en coin, incertain. 'Nope.'

J'allais devoir lui tirer les vers du nez apparemment.

'Tu as faim.'

'Nope.'

'Monsieur Gold est passé.' Je le vis plisser le nez. Il ne l'aimait pas beaucoup.

Il ne répondit rien.

'Tu sais ce qu'il m'a dit ?'

Il secoua la tête négativement.

'Qu'il t'avait vu te promener en ville avec Emma, est-ce que c'est vrai ?'

Cette fois il se retourna un peu vers moi. J'avais toute son attention.

Il soupira avant de répondre. 'Oui, c'est vrai. Elle est venue s'excuser. Puis, elle m'a amené prendre un chocolat chez Granny, elle aussi aime la cannelle sur son choco. Tu sais, elle va rester.'

Je tiquais. Bien sûr, qu'elle allait rester... Je soupirais. Par contre, même si ce soupir était lourd de dépit, il y avait, cette petite part de moi qui était soulagée. Ce qui me fit tiquer de nouveau. C'était l'information que je cherchais et maintenant, j'allais devoir trouver une façon plus diplomatique de faire les choses, même si je savais que la diplomatie et moi ne faisions pas bon ménage.

Je mis tout cela sur le compte du fait que l'on avait baisé trois fois depuis ce matin et que je ne rechignerais pas si l'on devait recommencer. Ma véhémence s'amenuisait, on dirait. Peut-être qu'au fond, inconsciemment je ne souhaitais pas tant que cela qu'elle reparte. Je restais silencieuse à méditer sur la question.

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(P.O.V Emma)

J'étais à consulter les annonces classées dans l'espoir de me trouver un endroit où loger quand Marie-Margaret se pencha à la fenêtre de ma voiture.

'Hey. Ça va ?'

'Oh dans les misères de ma vie, dormir dans ma voiture n'atteint même pas le top dix.' Le dernier affrontement entre Regina et moi prônait en toute première place.

'Tu dors ici ?'

'En attendant de trouver un appart.'

'Tu as décidé de rester... Pour Henry.'

Si elle avait su lire en moi, elle aurait sans doute identifié qu'il y avait une raison supplémentaire qui me fit hésiter à lui offrir une réponse. 'Ouais. Je suppose.' Dis-je, en sortant de la voiture. 'Cette ville ne semble pas avoir de chambres libres. Aucune, en fait. Est-ce normal ?'

Elle me répondit à la blague. 'Ça doit être la malédiction.'

'Que fais-tu dehors à une heure pareille ?'

'Je suis institutrice, pas bonne sœur. J'avais un rendez-vous.'

'Visiblement, ça s'est bien passé.' Rétorquais-je sarcastique.

'Aussi bien que d'habitude.'

'Dis-moi qu'il a payé au moins.' Elle secoua négativement la tête.

'S'il était facile de dénicher le grand amour, j'imagine que nous l'aurions tous.'

L'image de Regina s'imposa à moi. Évidemment. Je soupirais. Pourquoi fallait-il qu'elle soit si... si... présente dans mes pensées.

'Tu sais, si tu ne trouves pas de solution, j'ai une chambre d'amis.'

'Merci. Je ne suis pas... du style colocation. C'est pas mon truc. Je suis mieux seule.'

Marie-Margaret était une gentille fille. Je l'aimais bien.

'Bien, bonne nuit. Bonne chance avec Henry.'

'Ouais...'

En vérité, ce n'était pas avec Henry que j'allais avoir besoin de chance, mais plutôt avec sa mère. Je regardais Marie-Margaret partir en méditant sur la question.

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Nous étions samedi soir. Hier en fin d'après-midi, j'avais revu Henry à sa planque secrète et cet après-midi, j'avais remis le livre de mon fils à Marie-Margaret. Quant à Regina, je ne l'avais pas revu depuis jeudi.

Le vendredi, Henry était allé à l'hôpital avec sa classe pour une activité parascolaire et avait fait la connaissance d'un homme dans le coma. Il était convaincu que cet homme était le Prince Charmant. Il s'était aussi montré intraitable sur le fait que Marie-Margaret aka Blanche-Neige devait tenter quelque chose pour le sortir de son coma. Enfin, bref, l'institutrice avait été d'accord pour aller lui faire la lecture. Après tout, ça ne pouvait faire de mal à personne.

Je jetais un œil à ma montre. Vingt-trois heures trente. À cette heure-ci, Marie-Margaret devait s'être acquitté de sa tâche et nous avions prévu de nous revoir, elle, Henry et moi demain en matinée. Tout ceci pour aider mon fils à faire la différence entre réalité et conte de fées.

Il faisait plutôt frisquet, deux nuits à dormir dans ma voiture à l'étroit me prouvait que je n'avais plus vingt ans et je rêvais d'une douche bien chaude.

Comme les nuits d'avant, j'arrêtais ma voiture devant le cent-huit rue Mifflin. Toutes les lumières étaient éteintes et je levais les yeux vers la chambre d'Henry. Fais de beaux rêves, gamin.

Je fis le tour du carré pour me garer plus haut sur la rue. D'ici, j'avais une vue entière sur la maison du maire. De cette façon, je pouvais m'assurer qu'ils étaient en sécurité, c'était plus fort que moi. Je coupais le moteur en croisant les bras sur ma poitrine pour me réchauffer.

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(P.O.V Regina)

Dans mon rêve, il faisait une chaleur torrentielle et le soleil éblouissait le regard. Je me tenais sur le rivage d'un large bassin aux eaux cristallines. La luxuriante forêt qui bordait les alentours était magnifique. Un peu plus loin, tout au bout du bassin, une cascade jaillissait du haut d'un rocher pour nourrir l'étendue d'eau. C'était magique, mais moins encore que la créature qui se tenait sous le jet d'eau. Je la vis lever la tête au ciel tandis que l'eau se déversait sur son visage. Elle était incroyablement belle et mon cœur se gonfla. Sous son chemisier blanc qui lui collait à la peau, Emma était parfaitement nue. Elle se retourna et me fit un signe de la main pour que je la rejoigne... Elle avait le plus beau sourire au monde. Le bruit de la cascade m'empêchait d'entendre ce qu'elle me criait... Et ce bruit de savon que l'on échappe dans le fond de la baignoire...

Et aussi celui du jet d'eau de la douche.

J'ouvris un œil. Était-on déjà le matin ? Il faisait nuit noire à l'extérieur. J'allumais la lampe de chevet en plissant les yeux toujours un peu dans les vapes et constatais qu'il était exactement minuit. Je me redressais d'un coup dans mon lit. Quelque chose n'allait pas. Tout à fait éveillée maintenant, je repoussais les draps avec vigueur à l'aide de mes pieds et tendis l'oreille à nouveau.

Oui, c'était bien le jet de la douche. Je me levais prestement et parcourais la distance de ma chambre à la salle de bains en un temps record. Si c'était Henry, c'est que quelque chose n'allait pas et si c'était Graham, eh bien il n'était pas le bienvenu. J'allais le virer vite fait bien fait, il n'allait pas du tout comprendre ce qui lui arrivait. Venir ici sans y être invité était strictement défendu et il le savait.

Mais quelle ne fut pas ma surprise quand en ouvrant la porte, je découvris, en chassant le trop-plein de buée, qu'il s'agissait de mademoiselle Swan.

Je restais quelques secondes figé sur place bouche bée.

Trop occupée à rincer le savon qu'elle avait dans les cheveux et les yeux, elle ne remarqua pas ma présence.

De la vapeur s'échappait de la douche. Ses vêtements traînaient en désordre sur le sol, un vrai foutoir.

Je plissais les yeux. Non, mais, quoi encore ! Avait-elle complètement perdu la tête ?

Mon regard se porta sur les robinets du lavabo. J'ouvris celui de l'eau chaude au maximum sachant très bien ce qui allait se produire.

Cela ne mit pas long et je l'entendis jurer tandis qu'elle se dépêchait de se débarrasser du reste de savon en soufflant comme un phoque. L'eau glacée assurément. Quand elle ouvrit la porte de la douche, elle me trouva les bras croisés et fort contrariée.

Comme elle mettait de l'eau partout sur le parquet, je m'étirais pour attraper ma serviette et la lui tendit précipitamment en grognant. Elle la noua autour de sa poitrine.

Vraiment furax, je ramassais ses vêtements puis l'agrippais par le nœud de serviette pour la traîner vers ma chambre. Henry dormait juste à côté et je ne voulais, sous aucun prétexte, le réveiller puisque ça risquait de barder.

La tirant derrière moi jusqu'à destination, je la poussais à l'intérieur et refermais la porte avant de me retourner vers elle.

'Qu'est-ce qui te prend ?' Lui crachais-je à voix basse. 'Bon sang ! Ça ne tourne pas rond dans ta tête ou quoi ?' Elle se contenta de me lancer un petit sourire de dérision. 'C'est une violation de domicile! Je pourrai te faire arrêter !'

'Vas-y ! Madame le Maire !' Me cracha-t-elle en retour en retroussant la lèvre. 'Fais-le !'

Je lui jetais son linge à la figure. Elle ne fit aucun geste pour attraper les morceaux qui s'envolèrent dans tous les sens.

'Habille-toi et va-t'en !'

Pour éviter d'élever la voix, on referma la distance qui nous séparait, malgré nous.

'C'est ta faute ! Tu m'as mise à la rue Regina et tu dois très certainement savoir que le B&B de Granny est le seul endroit où il y a des putains de chambre à louer ! J'avais besoin d'une douche !' Me lança-t-elle tout de go sans desserrer les dents.

Un instant j'eus envie de la gifler, mais n'en fis rien. 'Tu t'es mise toi-même à la rue, parce que tu es aussi buté qu'une pauvre mule !'

Nez à nez, on se criait dessus à voix basse.

'C'est ça, fous-moi tout sur le dos ! C'est toi la garce bornée dans toute cette histoire !'

'T'as qu'à...' Je fermais les yeux et me mordillais l'intérieur de la joue. Je voulais lui dire de s'en retourner à Boston, mais je savais aussi que c'était pour elle une motivation à élire domicile. Diplomatie... diplomatie... diplomatie... Me répétais-je comme un mantra.

Un peu plus calme j'ouvris les yeux. 'Et d'abord, comment tu as fait pour entrer ? Les alarmes...'

Elle me coupa la parole en reculant. 'Ça c'est mon truc.' Dit-elle en évitant mon regard. Je reculais aussi et m'assis sur le bord du lit. Je fixais un moment le plancher avant de lever les yeux sur elle. Elle était là immobile à me regarder avec ses superbes yeux verts.

'Je crois que...' Je tapotai doucement le lit. '… qu'il faut que l'on parle.' Terminai-je en soupirant un peu découragé. Elle hésita juste un instant avant de venir s'asseoir à mes côtés.

Nous restâmes un moment sans rien dire. À vrai dire, je ne savais pas par où commencer, ni quoi lui dire. C'est elle qui brisa le silence.

'Tu as été vraiment... méchante...' Commença-t-elle.

Je restais stoïque et évitais de dire merci ou de sourire. Ce n'était pas le moment non plus de lui lâcher un sarcasme à propos de mon surnom.

'T'es allée beaucoup trop loin, n'as-tu aucun amour-propre ?'

Je ne répondis rien. Elle reprit doucement. 'Je pense que tu n'avais pas planifié du tout ce qui c'est passé en réalité, que tu n'as fait que saisir l'occasion qui s'est présentée à toi. J'ai raison ?'

Elle parlait, évidemment de notre dernier affrontement. Je ne répondis rien.

Elle soupira en se passant une main dans les cheveux. 'C'est bien ce que je pensais. On ne peut pas être à ce point ignoble... '

Si elle savait. Je haussais un sourcil malgré moi en continuant à fixer le sol.

'C'était quand même cruel de le faire...' Elle posa une main sur ma cuisse. 'Saisir cette opportunité je veux dire. C'est Henry qui en a souffert le plus au bout du compte, mais ça, tu le sais déjà.'

Je serrais les dents et me mordillais la lèvre. C'était sa faute à elle.

Diplomatie... diplomatie... diplomatie... Et la mienne un peu aussi... peut-être...

'Je crois que l'on a, toutes les deux, perdu le contrôle de nos émotions à un moment où à un autre au cours de cette foutue journée.' Poursuivit-elle.

Je hochais légèrement la tête pour lui donner raison, sur ce point, on était d'accord. J'aimais bien parler avec elle tout compte fait. Elle faisait tout le boulot.

Du bout des doigts, elle traçait de petits cercles indolents sur ma cuisse. Un frisson me parcourut des pieds à la tête.

'Je m'excuse d'avoir... euh... malmené ton pommier.'

Je levais les yeux vers elle, je ne l'écoutais plus vraiment à ce moment. Nos regards se perdirent l'un dans l'autre en silence pendant une minute ou une éternité, je ne sais plus. Une douce brise sembla alimenter la braise de mon cœur.

'Si on mettait tout ça derrière-nous ?' Souffla-t-elle en regardant mes lèvres.

Une flamme...

'Nous pourrions...' Elle s'humecta les lèvres inconsciemment.

Un feu...

'Trouver un terrain...'

N'y tenant plus, je capturais ses lèvres et l'embrassais doucement, profondément, passionnément. Elle passa son bras autour de ma taille et lentement me renversa sur le lit.

Voilà que l'on recommençait.

Encore.

Tous nos problèmes, nos ressentiments, nos querelles. Tout ça s'envola.