- Johann Kot.

Jo se releva en catastrophe de sur son lit défait. Normalement c'était Mako dit le gambien qui faisait l'appel des mécanos et cette voix de femme inconnue indiquait que soit le gambien était trépassé, soit il se passait quelque chose de grave. Elle se précipita et appuya sur la touche du petit interphone de sa cellule.

- Kot.

- Présentez vous à la salle N-28 niveau vingt-quatre.

- Bien reçu.

Jo se demanda ce qui leur prenait. Pour l'instant, elle était relevée de ses fonctions non? C'était sûrement So qui s'était encore gourée dans ses horaires. De toute façon, s'il n'y avait qu'une règle ici c'était qu'il fallait se magner quand on vous appelait. Elle s'habilla en vitesse et descendit au vingt-quatrième. Un bout d'étage quasi-fantôme où on entreposait le matériel dont on se servait rarement et où, à sa connaissance, on ne voyait jamais un chat.

Après quelques détours, elle trouva le local. La porte s'ouvrit et son cœur manqua un battement. La salle assez vaste était parfaitement vide et nue à l'exception d'une chose. Au beau milieu de la pièce, l'autorité suprême de l'Enterprise la dévisageait.

- Mademoiselle Kot.

- … Capitaine Kirk.

Jo baissa la tête immédiatement, prise au dépourvu.

Jim en profita pour détailler la candidate de Spock. Elle était assez grande et semblait un peu baraquée pour une femme mais c'était bien sûr difficile à dire dans la large combinaison rouge d'ingénieur. Il ne put s'empêcher de songer qu'il était dommage que les mécanos n'aient pas le même genre d'uniforme que le personnel de bord, qui était sans contredit beaucoup plus seyant. Ses traits étaient plutôt ordinaires sous sa frange de cheveux bruns et son maintient ne semblait pas des plus princier.

Jim était tout de même surpris. Il s'était imaginé que Spock aurait choisi quelqu'un qui inspire la gentillesse ; le type de femme à laquelle on ne peut pas s'imaginer faire du mal. Celle-là dégageait au contraire une impression de force quelque peu mal dégrossie et malgré qu'elle soit incontestablement de sexe féminin, rien de plus facile que de l'imaginer vider des pintes à la chaîne en poussant des rots à faire frémir.

Bref, pas du tout son genre de femme.

Mais peu importait puisqu'il n'était pas là pour juger de ses charmes et pour l'instant, la pauvre semblait surtout avoir envie de disparaître sous le plancher.

- Je suis désolé de ne pas m'être annoncé mais je tenais à m'entretenir avec vous sans que tout le vaisseau soit au courant.

- Oui commandant, dit-elle sans oser le regarder.

Il lui sourit pour lui faire comprendre qu'elle n'avait rien à craindre et Jo tenta de se donner contenance. C'était foutrement intimidant de se retrouver face au commandant, surtout qu'elle n'avait pas trop le chic pour faire bonne figure avec les patrons.

- Le commandant Spock m'a informé que l'entrevue qu'il avait prévue avec vous a eu lieu hier.

- Oui capitaine.

Kirk eut un sourire embarrassé.

- Spock est un ami de longue date …, dit-il comme s'il ne savait pas trop comment commencer.

Jo fixa ses bottines. Il lui restait dix heures pour donner sa réponse et les bons vieux copains débarquaient question de mettre la pression. Pour ça les hommes ne pouvaient pas s'empêcher de faire les cons entre potes. En plus l'intérêt du vaisseau était en jeu donc … c'était à prévoir.

- Je voulais vous demander si l'entrevue s'est bien passée, reprit-il. Je crains que monsieur Spock ait pu manquer de … tact, dans les circonstances.

- C'est peu dire monsieur, dit Jo se demandant si le mot tact pouvait s'appliquer, même de loin, à ce qu'elle avait pu entendre.

Kirk soupira en hochant la tête d'un air compréhensif.

- Oui, le contraire aurait été surprenant.

Il joignit les mains derrière son dos d'un air faussement détaché. Visiblement, lui non plus n'était pas très à l'aise.

- Lorsque monsieur Spock m'a parlé de ses … projets, je vous avoue que j'ai été pris au dépourvu.

Jo hocha la tête pour approuver. En ce qui la concernait, elle pouvait en dire autant.

- Ce que je veux dire …

Il la regardant en soupirant.

- Mademoiselle Kot. Je vais être franc avec vous, cette situation me rend extrêmement mal à l'aise. J'ai accepté la requête de mon commandant en second car ses arguments étaient très … logiques, mais après réflexion je n'en suis plus si sûr.

Il la regarda d'un air on ne peut plus sérieux.

- Je n'aime pas du tout la position dans laquelle vous met cette «mission» mademoiselle Kot.

Jo lui lança un regard surpris. Et ben. Peut-être qu'il n'était pas si con finalement.

- Je vous remercie de votre intérêt capitaine.

- J'espère que vous comprenez que le commandant Spock n'a aucune mauvaise intention ; il en serait d'ailleurs incapable. Il ne cherche qu'à résoudre un problème de la façon la plus logique.

- Oui. J'avais compris capitaine.

- Malheureusement, les vulcains n'arrivent pas toujours à saisir certaines … subtilités.

- Ça, c'est d'une évidence incontournable.

Kirk la regarda, surpris de cette familiarité puis il hocha la tête.

- Je considère qu'approuver cette mission était une erreur de ma part. Je ne permettrai pas d'autres entrevues mais comme la vôtre a déjà eu lieu, il vous revient de décider. J'insiste pour que vous vous sentiez absolument libre de refuser. Considérez que l'intérêt de l'Entreprise est sans importance. Qui plus est, si vous le souhaitez, je peux annoncer au commandant que j'annule la mission sans que vous soyez concernée.

-Oui. Merci capitaine. C'est très aimable à vous.

- Bien. Ne vous souciez plus de cette regrettable … proposition. Je m'occupe d'en informer le commandant, dit-il bienveillant. Mademoiselle Kot, ajouta t-il en la saluant d'un mouvement de tête qui signifiait que l'entretient était terminé.

Il la contourna pour s'en aller et Jo prit son courage à deux mains.

- Capitaine ...

Il se retourna dans l'embrasure de la porte.

- Je n'ai pas encore pris ma décision monsieur.

- Ah. Excusez-moi, je croyais …

Jo esquissa une grimace contrite et regarda ses pieds.

Kirk s'approcha d'un pas.

- Vous savez que vous pouvez parler en toute franchise.

Normalement, quand un patron vous disait ça, vous pouviez être sûr qu'il mentait comme un arracheur de dent; mais ici bien sûr, c'était différent.

- C'est que le commandant Spock m'a fait regarder dans sa tête et ... je ne peux pas en parler mais ce que j'ai vu était terrible, capitaine.

- Oui, dit Kirk en fronçant les sourcils. J'ai moi-même eu à, disons, subir l'extrémité de cet état.

- Savoir que je peux mettre un terme à un supplice pareil, me donne à réfléchir monsieur.

- C'est très généreux de votre part mademoiselle Kot. Mais n'oubliez pas que la situation du commandant n'est pas de votre responsabilité.

- En fait, je dirais que maintenant, c'est plutôt le cas capitaine.

Il se demanda un instant si elle se payait sa tête puis comprenant que non, il la regarda avec le plus grand sérieux.

- Vous n'avez pas à vous sentir coupable de refuser. En aucun cas.

- Vous n'avez pas vu ce que j'ai vu monsieur. Ça n'a rien à voir avec quelque chose de … répréhensible. Comme ce serait le cas si ça venait d'un humain, vous voyez ?

Kirk dévisagea son mécano et elle baissa aussitôt les yeux.

- Je vous remercie pour votre support capitaine. Je n'hésiterai pas à vous contacter en cas de besoin, dit-elle poliment.

- La décision vous appartient mais prenez le temps de bien y réfléchir mademoiselle Kot.

- Oui capitaine.

Il inclina imperceptiblement la tête et se dirigea à nouveau vers les portes. Il s'arrêta un instant comme s'il pensait à quelque chose.

- Pour votre information, dit-il en se retournant. C'est ici que se déroulera la «mission» ; dans le cas où elle aurait lieu. Selon les plans qui m'ont été soumis, le commandant a prévu d'y faire installer des bouton d'alerte à votre intention. Il a spécifié qu'il devait ignorer leur emplacement pour qu'il ne puisse pas vous empêcher d'y accéder, … le cas échéant.

Johann avala sa salive en toisant son chef.

- N'oubliez pas mademoiselle Kot que s'il devait vous arriver quoi que ce soit, je considérerai que j'en suis le seul responsable.

- Dans les faits, l'état de monsieur Spock n'est pas de votre responsabilité non plus.

Kirk estomaqué en resta comme deux ronds de flan.

- Excusez-moi, dit-elle en réalisant sa gaffe. J'ai bien peur que monsieur Spock m'ait choisi pour mes tendances à dire des … Mes tendances combatives ; même si selon ses termes, elles peuvent s'avérer déplaisantes monsieur. Pardonnez ma remarque, je n'ai pas à juger de vos responsabilités.

Kirk se demanda un instant s'il devait sévir puis jugea que ce serait inutile en voyant son air contrit. Il la dévisagea tout de même assez longtemps pour qu'elle mesure son impertinence.

- Tout est de ma responsabilité, dit-il avec autorité. Vous feriez bien de ne pas l'oublier 3em classe Kot.

- Oui capitaine. Je m'excuse capitaine.

Il sortit et elle resta seule dans le local désert. Elle demeura immobile cinq bonnes minutes, n'osant rien faire tant que Kirk risquait de se trouver dans le coin puis elle explosa.

- Bon Dieu de saloperie de MERDE! cria t-elle en balançant des coups de pied dans le revêtement de polymère.

Mais qu'est-ce qu'ils avaient à la faire chier! Jusqu'ici elle s'était parfaitement bien passé de l'attention des Altesses Impériales de ce putain vaisseau! Merci bien. Elle avait eu l'air d'une vraie conne ! Merde! Elle avait presque insulté un amiral !

Elle s'adossa contre le mur et appuya sa main sur ses yeux comme pour s'empêcher de pleurer. Elle n'était pas faite pour ce boulot et elle n'avait rien à foutre de cette chiotte d'Enterprise. La seule chose dont elle avait vraiment envie depuis son entrevue avec Spock, c'était de foutre le camp.

Elle se laissa glisser par terre en se rappelant l'extraordinaire moment où elle avait enfin décidé que c'était sa dernière journée. La pure jouissance qu'elle avait ressenti en insultant le second. Ça c'était la vie! Une tonne de tritanium était tombée de ses épaules. La libération absolue. Une vraie joie.

Et cinq minutes plus tard, Spock lui avait balancé son putain cauchemar dans la tête en lui mettant simplement les doigts sur une joue. Depuis ce foutu moment, elle n'arrivait à penser à rien d'autre et elle en avait vraiment marre de ces conneries. Il était plus que temps d'en finir.

Elle allait foutre le camp dès que possible. Dès que l'occasion se présenterait, elle prendrait son barda et au revoir les potes. Des mécanos, on en avait besoin à la grandeur de l'hyperespace. Elle trouverait un coin peinard où ça gueulait fort, où ça crachait par terre et surtout, où les femmes ne paradaient pas en uniforme de pétasse.

Mais avant, elle avait quelque chose d'important à faire. Et ça, c'était sans équivoque. Question de principe. Et elle devait bien sûr parler à Spock. Jo renifla en se demandant comment annoncer ça au commandant. Il avait été sympa à sa façon alors elle ne voulait pas trop lui donner l'air con. Il n'allait sûrement pas se mettre à chialer mais c'était une question de politesse.

Elle envisagea plusieurs possibilités pour lui envoyer le message mais c'était plutôt facile de deviner son genre. Elle se leva d'un air décidée et marcha jusqu'à l'interphone le plus proche.

- Kot, dit-elle en appuyant sur le bouton.

- Spock j'écoute, répondit une voix reconnaissable entre toutes.

- J'accepte.

Elle retira son doigt de la touche et observa l'interphone d'un air pensif.

En frais de réponse claire, nette et précise, celle-là avait dû le faire jouir grave.

Comme de fait, le vulcain resta immobile la tête penché vers le commutateur. Il resta là, sans bouger un muscle durant de longues secondes.

- Tout va bien commandant? demanda Uraha.

Il lui jeta un coup d'œil juste au moment où Kirk débarquait de l'ascenseur et il se leva à sa rencontre.

- Capitaine, dit-il en s'approchant plus près que d'habitude.

Jim pencha la tête vers lui.

- Je vous informe que Johann Kot a accepté la mission.

Kirk le dévisagea d'un air presque comique. Il n'y avait pas quinze minutes qu'il avait dit à cette fille de bien réfléchir après l'avoir sérieusement mise en garde.

- Vous êtes sûr ?

- Affirmatif capitaine.

Spock ne put s'empêcher de remarquer son air contrarié.

- Un problème capitaine ?

Le problème c'est qu'un mécano 3em classe venait tout juste de se foutre de sa gueule et n'avait même pas eu la décence d'attendre quelques heures pour faire au moins semblant qu'elle l'avait pris au sérieux! Question manque de tact, il n'y avait pas le moindre doute que ces deux là faisaient une équipe du tonnerre.

- Monsieur Spock.

Il indiqua l'ascenseur d'un mouvement de tête et son second lui emboîta le pas, ils descendirent à la salle du conseil. Kirk ferma la porte et lui fit signe de s'asseoir. Spock prit place à la grande table et Kirk l'imita

- Monsieur Spock, dit-il en croisant les mains devant lui, je crois que nous devrions parler de votre mission. J'ai pris la liberté de rencontrer votre candidate et …

- Partenaire d'accouplement, corrigea t-il.

- Excusez-moi?

- C'est maintenant le terme qui convient puisqu'elle a accepté.

- Je crois que «partenaire» sera suffisant, dit-il avec un regard appuyé. J'ai donc rencontré mademoiselle Kot et je dois avouer que votre choix me surprend.

- Pour quelle raison ?

- Elle est, comment dire, d'un genre un peu … brute, tenta t-il en lui lançant un regard entendu.

- A t-elle usé de vulgarités à votre endroit ?

- Pas au sens premier du terme. Mais disons que j'imagine que c'est le genre de personne que vous pourriez trouver disons, irritante, expliqua t-il en omettant de spécifier que c'était déjà son cas.

- Je crois comprendre ce que vous voulez dire mais son dossier est excellent.

- Le caractère d'une personne peut démolir un dossier de façon surprenante, monsieur Spock. Elle est vraiment très … spontanée.

- Cela fait partie des raisons pour lesquelles je l'ai sélectionné capitaine.

Désemparé, Jim regarda son ami en se demandant par quel bout prendre la situation. Rien de plus certain que cette fille allait le rendre dingue. Et lui allait sûrement la mettre en pièce … à moins bien sûr, que ce soit lui-même qui le fasse d'abord.

- Peut-être pourrais-je vous donner un aperçu de ma démarche, proposa le vulcain.

- Je crois qu'en effet, nous en sommes là, dit Jim.

Spock joignit les mains devant lui comme lorsqu'il se préparait à faire un rapport.

- J'ai préparé différentes stratégies pour tester les candidates lors de leur entrevue. L'une d'entre elle consistait à présenter la mission sans détour.

Kirk haussa les sourcils.

- Je ne savais pas que vous pouviez faire autrement.

- L'ordre dans lequel on présente les éléments a de l'importance, expliqua t-il, particulièrement pour les terriens. J'ai donc introduit la mission en spécifiant qu'il s'agissait d'accouplement.

- C'est très audacieux.

- C'était à dessein. Confrontée à un supérieur aussi direct, la réaction la plus logique pour une femelle était d'écouter la proposition pour ensuite l'accepter ou plus probablement la refuser, trouver une excuse ou encore porter plainte. Comme je l'avais prévu, mademoiselle Kot s'est montrée beaucoup plus expressive. Lorsqu'elle a compris qu'elle était contrainte de considérer ma demande, elle s'est insurgée et m'a envoyé paître.

- Je prend des notes monsieur Spock.

- C'était le but recherché. Grâce à cette réaction agressive, ses lieux de malaises me sont apparus avec clarté et ces informations m'ont permis d'interagir efficacement avec elle. Dans un contexte où il est essentiel de pouvoir décoder l'état émotif de ma partenaire, il m'apparaît évident que cette femelle a toute les qualités requises pour se faire comprendre. Une autre pourrait réagir trop tard ou être trop subtile, à son détriment. La spontanéité brutale de Kot est parfaitement adaptée aux risques de cette mission.

Kirk hocha la tête, surpris par l'étrange ingéniosité du vulcain.

- Je comprend votre logique mais si ma mémoire est bonne, les «réactions agressives» ne donnent pas de très bons résultats lorsque vous êtes dans cet … état.

- Il est peu probable que son agressivité la mette en danger. Elle a d'excellentes capacités d'adaptation. Les éléments perturbateurs sont néfastes dans un équipage en vase clos et les critères de sélection des recrues sont sévères à ce niveau. Elle n'aurait pas été accrédité si elle ne pouvait pas contrôler son agressivité ou tout autre aspect trop … déplaisant.

Kirk soupira et se recula dans son fauteuil. Bien sûr, vu comme ça, le choix de son second, avait au moins des éléments de bon sens.

- J'ajoute qu'elle fait montre d'un degré élevé de ce que vous appelez de l'empathie. Une tendance humaine innée qui pourrait s'apparenter de loin à la fusion mentale vulcaine. Les terriens la décrive comme la capacité à se «mettre à la place d'un autre» mais dans les faits, votre empathie s'appuie sur des suppositions plutôt que sur une conscience objective. J'estime que c'est ce qui l'a poussé à accepter la mission, même si le recourt à la fusion mentale a été inévitable pour lui permettre de vraiment se «mettre à ma place».

Jim dévisagea son ami et approuva à contre coeur. De toute façon, la jeune femme avait accepté et il lui avait assuré que c'était à elle de choisir. Les dés étaient jetés et ses objections venaient trop tard. Il se dit d'ailleurs qu'il aurait sûrement encore maintes occasions de le regretter.

- Dans ce cas, je crois qu'il ne me reste plus qu'à espérer que tout se passe aux mieux, dit-il persuadé que cette conjecture était hautement improbable. J'informerai Bones dans les meilleurs délais.

- J'aurais préféré que le docteur Mccoy ne soit pas mis au courant pour l'instant.

- Heu... dit Jim prit de court. Vu les dangers inhérents à la mission, il doit être prêt à toutes les éventualités. Et j'imagine que votre partenaire aura besoin de support médical …hum, personnel quoi que cela puisse impliquer.

- Bien entendu. Mais considérant l'excellence dossier médical de Kot, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de l'en informer avant que son expertise soit requise. C'est à dire lorsque la mission sera imminente.

- Je crains que cela soit exclu. Je tiens à avoir son avis dès que possible, dit Jim qui au-delà de ses responsabilités comme tel, ne tenait pas du tout à se retrouver seul avec cette histoire.

Son second resta de marbre et Jim pu mesurer toute l'ampleur de son déplaisir.

- Spock, je ne suis pas sûr de comprendre vos réserves. Vous l'avez invité à votre mariage. Avec moi il est le seul au courant de …

Spock regarda ailleurs d'un air ennuyé.

- Je peux faire quelque chose? demanda Jim avec une longue habitude de leurs disputes.

- Inutile capitaine.

- Bien alors attendez-vous à ce que Mccoy veuille vous rencontrer.

- Je n'entretiens pas le moindre doute à ce sujet.

Kirk hocha la tête d'un air compréhensif.

- Vous comprenez que cette situation est trop … particulière pour laisser quoi que ce soit au hasard, s'excusa Jim.

- Je comprend parfaitement, dit-il d'un ton froid.

- Très bien. Dans ce cas, vous pouvez disposez monsieur Spock.

- Capitaine.

Spock se leva et sortit en laissant son ami seul avec de nombreux inconnus, beaucoup de regrets et encore d'avantage d'inquiétudes si la chose se pouvait.