Auteur : Luciel89 (/u/672874/Luciel89)

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Traductrice : Aconit

Disclaimer : Supernatural est à Eric Kripke et à CW, et je ne suis que la traductrice

NdT : Voilà le dernier chapitre ! Désolée du retard, le chapitre était prêt mais je n'avais plus Internet chez moi ^^ En tout cas, merci beaucoup à toutes celles et ceux qui ont suivi cette histoire et/ou qui l'ont reviewée !

Warning : Le rating M est justifié dans ce chapitre (pour cause de lemon).


Chapitre 4

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Dean sortit de la douche, enroula une serviette autour de sa taille et alla jusqu'au miroir pour se raser. Son esprit ne cessait de s'égarer sur ce qui s'était passé quelques jours plus tôt et sur la façon dont Cas l'avait protégé. Pourquoi l'ange avait-il agit de la sorte ? Il était pourtant en colère contre lui, non ? Rien n'avait de sens.

Lorsqu'il eut fini de se raser, Dean fixa son reflet dans le miroir. Il laissa ses mains errer sur sa peau maintenant beaucoup plus douce.

Distraitement, il se tourna pour voir l'empreinte de main de Castiel, sur son épaule gauche, se refléter dans le miroir.

C'était vrai. L'empreinte. Tout était de la faute de cette marque.

Lorsque Cas l'avait touchée par accident, Dean avait senti des vagues de plaisir envahir tout son corps. Il avait eu l'impression que c'était juste, comme si la main de Castiel était faite pour être là.

Et bordel, Dean voulait Castiel. Peu importait que l'ange fût dans un corps très masculin, Dean le voulait lui – l'ange, pas le gars qu'il possédait. Il voulait Castiel. Mais il ne pourrait jamais l'avoir. L'ange était en colère contre lui et c'était sa faute.

Dean soupira, resserra la serviette autour de sa taille avant d'ouvrir la porte et de quitter la salle de bain pour aller s'habiller. Il sursauta en voyant quelqu'un au milieu de la pièce ; un regard bleu croisa le sien avant de s'aventurer plus bas, sur son corps presque nu.

« Cas ! C'est quoi ce bordel ? » s'exclama Dean, surpris et embarrassé.

Castiel, surpris, regardait Dean sortir de la salle de bain. Il n'avait entendu personne et il avait pensé que la chambre de motel était vide. Il ne s'était certainement pas attendu à ce que Dean sortît, vêtu d'une simple serviette. Ses yeux admiratifs parcoururent le corps du chasseur et ses muscles puissants ; puis il se rougit rapidement et détourna le regard.

« Je suis désolé, je ne savais pas que tu étais là, dit Castiel en évitant soigneusement de regarder l'humain à moitié nu devant lui.

— Euh, d'accord. Qu'est-ce que tu fais là, de toute façon, Cas ? » demanda Dean, le visage rouge et toujours embarrassé d'avoir croisé Cas à un moment pareil. Il évita soigneusement de regarder ses ailes et il alla ramasser ses habits sur son lit.

« Je suis venu voir si vous étiez là. Aucun de vous n'a répondu à vos téléphones, alors j'ai commencé à me demander où vous étiez.

— Oh. En fait, j'étais sous la douche, et je n'y emmène pas mon portable avec moi. J'me demande ce qu'est l'excuse de Sam, » dit Dean. Il était sur le point de lâcher sa serviette et de mettre son boxer lorsqu'il s'immobilisa et regarda derrière lui. Castiel fixait attentivement son corps tandis que ses ailes tressaillaient nerveusement derrière lui.

« Cas ? S'il te plaît ? »

Castiel croisa le regard de Dean, le rouge aux joues, puis il se détourna pour laisser de l'intimité à Dean.

Dean se souvint soudainement qu'il avait envahi l'intimité de Castiel ces dernières semaines – et qu'il le faisait toujours. Quel droit avait-il de demander de l'intimité pour lui-même ?

Mais l'ange s'était détourné, de toute façon, alors Dean enfila rapidement ses vêtements avant de se retourner.

Un silence gênant s'installa entre eux. Les deux hommes se taisaient en attendant que l'autre brisât le silence.

Dean vit Castiel s'agiter nerveusement, les yeux fixés sur le sol.

« Cas ? demanda Dean, incertain.

— Dean. Pourquoi… pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? Que tu pouvais les voir… » murmura Castiel sans regarder Dean.

Dean fut un peu pris de court par la question. « Cas… Ce n'est pas comme si je voulais te le cacher. J'ai juste… Je ne pouvais pas me résoudre à le dire. J'avais peur de ce que tu dirais. De ce que tu penserais… » dit Dean d'une voix calme. Il bougea la tête pour essayer de croiser le regard de Castiel et il fut récompensé lorsque l'ange pencha la tête et le regarda.

À cet instant, la porte du motel s'ouvrit et Sam entra dans la pièce. « Salut », dit-il en voyant Castiel. Il s'immobilisa et regarda Dean avec surprise. « Euh, je croyais que tu étais sorti ? »

Dean essaya de cacher son agacement et sa colère devant le très mauvais timing de Sam, et il se tourna vers son petit frère avec confusion. « Quoi ? Je t'ai dit que j'allais prendre une douche.

— Oh. Je n'ai pas dû t'entendre », dit Sam en fermant la porte et en s'avançant vers la petite table pour s'y asseoir avec son ordinateur portable.

« Ouais, sûrement, » dit Dean, toujours agacé que la conversation ait été perturbée par son stupide petit frère. « Et pourquoi tu n'as pas répondu à ton portable ? Cas a essayé de t'appeler. »

Sam releva les yeux ; son regard passa de Dean à l'ange et il remarqua qu'ils se tenaient plus proches l'un de l'autre qu'ils ne l'avaient fait depuis des semaines. « Euh, la batterie est morte. Il faut que je la recharge. » Il se tourna pour poser son téléphone dans le chargeur avant de reposer ses yeux sur Castiel. « Pourquoi as-tu appelé ? Tu as besoin de quelque chose ? »

Castiel regarda Sam et secoua la tête. « Non, ce n'était rien. Je crois que je vais y aller, maintenant. »

Dean vit les ailes se déployer et l'ange était parti avant que lui ou Sam ne pussent protester.


Ils avaient presque réussi à en parler – ou, du moins, ils avaient été sur le point de le faire. Et évidemment, Sam avait dû débarquer et tout gâcher.

Mais ce n'était pas vraiment la faute de Sam, Dean le savait. Sam ne pouvait pas savoir qu'ils étaient finalement en train d'arranger les choses avant d'entrer dans la pièce. Dean avait simplement été malchanceux.

La nuit était déjà bien avancée. Sam était sorti pour aller à la bibliothèque locale. Il avait dit qu'il ne reviendrait que dans le matin, puisqu'il avait des plans pour la nuit. Dean ne lui avait pas demandé ce qu'il comptait faire, même s'il avait été tenté de le faire. Il espérait juste que son frère allait baiser, parce qu'il en avait vraiment besoin.

Ainsi donc, Dean était seul dans le motel et regardait un magazine. Il ne trouvait même plus Busty Asian Beauties intéressant ; il pouvait regarder les pages pendant des heures sans que rien ne s'éveille en lui. Par contre, dès qu'il pensait à Castiel et à ses ailes, il était presque immédiatement excité.

Il appréciait Castiel depuis longtemps, mais quelque chose avait changé après que Castiel s'était jeté devant les archanges pour aider Dean et arrêter l'apocalypse. À ce moment-là, Dean avait été capable de nier ces sentiments et de les ignorer.

Mais c'était quelque chose qu'il ne pouvait plus faire.

Dean reposa le magazine, s'installa contre la tête de lit et ferma les yeux. Les ailes apparurent immédiatement dans son esprit, et Dean prit une grande inspiration, excité. Il laissa ses mains descendre jusqu'à son membre déjà dur et il commença à le caresser à travers son jean. Il imagina ce à quoi devait ressembler le corps de Castiel sous toutes ces couches de vêtements. Un grognement s'échappa des lèvres de Dean alors qu'il pensait à un Castiel nu, et qu'il imaginait ces ailes sortir des omoplates de son hôte. Il était sûr que cet endroit devait être très doux et sensible.

Dean était sur le point de laisser sa main s'aventurer dans son boxer, lorsqu'un bruit soudain de battement d'ailes le fit sursauter et éloigner ses mains de son entre-jambe. Il releva le regard et vit Castiel, debout devant son lit.

« Merde, Cas ! Préviens quand tu fais ça ! » s'exclama Dean en priant Dieu pour que Castiel n'ait pas remarqué ce qu'il faisait. Mais il semblait que ce n'était pas le cas et Dean s'estima chanceux.

Ce fut alors que Dean remarqua que quelque chose n'allait pas. Castiel se tenait droit, mais il semblait parvenir à peine à tenir debout. Et puis Dean se rendit compte que dégoulinait d'eau de pluie et de… était-ce du sang ?

« Bordel, Cas ! Qu'est-ce qui t'est arrivé ? » Dean se leva et s'avança vers Castiel. Il posa ses mains sur les épaules de l'ange pour le soutenir. Castiel eut un léger mouvement de recul avant de sembler se détendre.

« Rien. Je suis juste… tombé sur des anges, c'est tout », murmura Castiel.

Dean emmena l'ange s'asseoir au bord du lit, tout en faisant attention à ne pas laisser ses bras toucher ses ailes. Elles n'étaient pas humides comme Castiel ; apparemment, elles n'étaient pas affectées par ce monde. Lorsque Castiel s'assit, les ailes traversèrent le lit comme s'il n'était même pas là. Dean trouvait ça plutôt fascinant.

Dean mit de côté le trench-coat et la veste pour regarder la blessure d'où coulait le sang. Il n'y en avait pas beaucoup, mais c'était suffisant pour que Dean s'inquiétât. Il fronça les sourcils en ne voyant aucune blessure et une chemise presque intacte.

« La plus grande partie du sang n'est pas à moi, expliqua Castiel en remarquant la confusion de Dean. Les quelques coupures mineures que j'avais ont guéri. J'aurais quelques bleus, mais ils auront bientôt disparus. Et je suis… fatigué.

— Oh, dit Dean. Je suppose que tu as tué ces anges, hein ? »

Castiel ne répondit pas et continua à regarder ses mains, qui reposaient sur ses genoux. Ce fut alors que Dean remarqua que quelque chose n'allait pas avec l'aile gauche. Quelques plumes manquaient, près de l'os. Il vit aussi quelques traces de sang, mais il n'y en avait pas beaucoup.

« Tu me fixes, Dean, dit Castiel avec gêne.

— Merde, je suis désolé, je ne… » La voix de Dean flancha. « Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Castiel s'agita inconfortablement ; ses ailes bougèrent avec lui. Dean remarqua que l'aile gauche ne se pliait pas autant que la droite dans son dos. « Souvent, lorsque les anges se battent, nous cherchons à blesser les ailes de l'autre. »

Dean était plutôt choqué, mais, d'une certaine façon, ça ne l'étonnait pas. « Parce qu'elles sont sensibles. »

Castiel acquiesça.

Le silence s'installa à nouveau.

Dean s'assit sur le bord du lit, aux côtés de Castiel, le corps légèrement tourné vers l'ange, en faisant attention à éviter les ailes – surtout celle qui était blessée.

Brusquement, Dean se souvint d'une question qui avait hanté son esprit depuis que tout avait commencé.

« Cas ? » demanda Dean, et Castiel tourna la tête pour le regarder de ses yeux bleus. « Je ne comprends pas… Je veux dire, les mortels ne sont pas censés être capables de voir tes ailes, pas vrai ?

— C'est ça.

— Alors, pourquoi je peux les voir ? Est-ce que ça a un rapport avec ce qui s'est passé en Caroline du Nord ? » demanda Dean, incertain.

Les sourcils de Castiel se froncèrent tandis qu'il considérait la question. « Je crois que c'est un effet secondaire, dû à la fois où j'ai touché ton épaule. » Il regarda l'épaule gauche de Dean, mais puisque Dean était assis à sa droite, il ne pouvait qu'à peine la voir. « Les marques de cette nature sont rares… Je ne savais pas que la toucher conduirait à cette situation – personne ne le savait. Je suis désolé. » L'expression de Castiel indiquait à Dean qu'il s'en voulait.

« Ne t'en fait pas pour ça, Cas, rit Dean. Ce n'est pas si terrible. »

Les yeux de Castiel s'écarquillèrent, puis il détourna le regard en rougissant. Dean eut un petit rire et ils restèrent silencieux pendant un instant.

« Tu n'es… Tu n'es plus en colère, n'est-ce pas ? finit par demander Dean en craignant la réponse.

— Je ne suis pas en colère, Dean, lui assura Castiel. Je l'étais, au début. Parce que tu avais vu mes ailes tout ce temps et que tu ne m'avais rien dit. Je me sentais… violé. » Sa voix n'était plus qu'un murmure et il évitait le regard de Dean.

« Mais pourquoi tu n'es plus en colère… ? »

Dean aurait juré que Castiel rougissait encore plus et ne voulait pas s'expliquer. Il haussa un sourcil suspicieux. « Cas ?

— Je… » La voix de Cas mourut. « J'étais en colère contre toi, au début. Les anges n'aiment pas que des gens regardent trop longtemps leurs ailes, pas même quand il s'agit d'un autre ange, et j'ai réalisé que tu l'avais beaucoup fait. »

Castiel lui jeta de petits coups d'œil nerveux et gênés, mais Dean ne lui demanda pas d'explications.

« Mais après un moment, j'ai… » hésita Castiel en se mordant la lèvre inférieure avant de détourner le regard. « Dean. Je ne… Pourquoi est-ce important ?

— Parce qu'on ne change pas de sentiments comme ça. J'ai violé ton intimité et soudainement tu ne m'en veux plus ? Cas, dis-moi juste ce que tu voulais dire plus tôt. S'il te plaît. »

Castiel semblait n'avoir qu'une envie, celle de s'envoler le plus loin possible, mais Dean posa une main sur son bras pour l'empêcher de s'en aller. L'ange s'agita. « 'Après un moment… J'ai réalisé que ça ne me dérangeait pas vraiment que tu regardes'. Voilà ce que j'allais dire. » Castiel se tourna pour lancer à Dean un regard de chien battu.

La bouche de Dean manqua s'ouvrir de stupeur. Ça ne dérangeait pas Cas qu'il regarde ses ailes ? Est-ce que ça voulait dire… Est-ce que ça pouvait être… ?

« Je suis désolé, je n'aurais pas dû… » Mais avant que Castiel ne puisse finir sa phrase et avant qu'il ne puisse s'éloigner de Dean, honteux, les lèvres de Dean étaient sur les siennes.

Les yeux de Castiel s'écarquillèrent sous le choc alors que le chasseur l'embrassait, puis il se laissa emporter dans le baiser et lui répondit. C'était maladroit et brouillon, puisque Cas ne savait pas vraiment ce qu'il faisait, mais il laissa la bouche de Dean le guider. Et putain, c'était bon.

Dean réalisa alors pourquoi Castiel l'avait protégé, au snack. Il avait été possessif et protecteur parce qu'il avait des sentiments pour lui. Dean grogna à cette pensée et embrassa Castiel encore plus fort, en posant une main possessive sur la nuque de l'ange. Castiel gémit d'approbation dans la bouche de Dean.

Après ce qui lui sembla être une éternité, Dean brisa doucement le baiser. « Putain, Cas… Je voulais faire ça depuis tant de temps, tu n'as pas idée. »

Castiel le fixa, surpris. « Tu voulais…

— Oh, ouais. Depuis très longtemps », sourit Dean.

Castiel rougit violemment et ses ailes s'agitèrent derrière lui. Dean tourna son attention vers elles. Elles étaient si belles et magnifiques. Il se demanda si Cas le laisserait jamais les regarder de près.

Castiel sembla lire ses pensées dans ses yeux alors que le chasseur fixait ses ailes du regard. « Veux-tu que je les déploie pour toi ? » demanda-t-il timidement.

Ce fut au tour de Dean de le fixer avec surprise. « Euh, tu n'es pas obligé…

— Mais je le veux », répondit Castiel avant de se lever du lit et de s'en éloigner de quelques pas. Les ailes se déployèrent lentement, et Dean s'avança pour s'en rapprocher. Il remarqua le gémissement de douleur que poussa Cas en étirant son aile gauche, mais la souffrance sur son visage s'effaça rapidement et les ailes furent pleinement déployées.

Dean ne les avait jamais aussi bien vues. La plupart du temps, Cas les gardait pliées contre son dos, et au snack, elles n'avaient été déployées que très peu de temps. Dean les regarda, fasciné ; il observa les plumes douces qui bougeaient tandis que Cas étirait ses ailes puissantes.

« Putain, tu es magnifique, Cas », murmura Dean, toujours fasciné et le regard fixé sur les ailes.

Castiel rougit et ses ailes eurent un petit sursaut.

« Est-ce que je peux… je peux les toucher ? » demanda soudainement Dean.

Les yeux de Castiel s'écarquillèrent sous la surprise et se remplirent de frayeur. « Quoi ? N… Non ! » Les ailes se replièrent contre le dos de l'ange.

« Allez, Cas, je veux juste les toucher, c'est tout », supplia Dean. Il savait qu'il n'aurait probablement pas dû le demander, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il voulait les toucher, il le devait, ou il allait exploser.

L'ange secouait maintenant la tête et murmurait « non, non, non » ; il recula de quelques pas.

« S'il te plaît, Cas ? » supplia Dean, les yeux ancrés fermement dans ceux, apeurés, de Castiel.

Castiel regarda Dean avec suspicion. Il ne voyait pas le moindre signe de mauvaise intention dans les yeux de Dean.

Après quelques instants, le corps de Castiel sembla se relâcher, et il déploya ses ailes à nouveau – mais pas entièrement.

Dean prit son geste comme une invitation, et il s'avança doucement vers Castiel. Il s'arrêta devant l'aile droite de l'ange, fixant les plumes avec un émerveillement admiratif. Elles étaient si belles, vues d'aussi près. Il jeta un coup d'œil au visage nerveux de Castiel. Il tendit avec prudence sa main droite vers les plumes douces.

Castiel siffla légèrement lorsque la main de Dean finit par toucher délicatement les plumes. Dean attendit de voir Castiel se détendre avant de faire passer doucement sa main sur les plumes. Castiel émit un halètement, mais il ferma rapidement la bouche pour rester silencieux. Il observait tous les mouvements de Dean du coin de l'œil.

Dean était totalement émerveillé. Les plumes étaient bien plus douces qu'il ne les avait imaginées. Il n'avait jamais rien ressenti de pareil. Il était obsédé par elles, sans aucun doute, et il bougea sa main à travers les plumes jusqu'à celles qui étaient les plus éloignées du corps de Castiel. Et puis il refit le chemin inverse vers le corps de Castiel, la main gauche suivant l'os de son aile.

Castiel haleta et gémit ; Dean sentit l'aile avoir un petit mouvement involontaire. Dean le regarda avec perplexité. « Tu aimes ça, n'est-ce pas ? Quand je les touche. »

Castiel se mordit la lèvre inférieure, gêné, et acquiesça.

Un sourire large envahit le visage de Dean. « C'est… à la fois bizarre et sexy.

— Dean », l'avertit Castiel. Mais alors Dean l'embrassa encore, et il oublia tout le reste. Il remarqua à peine que Dean l'entraînait vers le lit et le faisait s'y allonger.

Castiel émit un son surpris, mais alors Dean s'installa sur lui, et il se tut. « Peux-tu faire en sorte que les ailes soient sur le lit, plutôt qu'à travers ? »

Castiel regarda Dean en fronçant les sourcils mais il s'exécuta. Les ailes étaient beaucoup faciles à toucher pour Dean maintenant qu'elles reposaient sur les draps. Dean commença à les caresser doucement – l'aile gauche aussi, mais en faisant attention à éviter la blessure.

Castiel haleta et son dos s'arqua sur le lit, faisant glousser Dean. Il sentait l'érection de Dean contre sa cuisse alors que le chasseur caressait ses ailes. Avec prudence, Castiel baissa la main droite et prit en coupe la queue de Dean à travers le jean, et il serra doucement.

C'était maintenant au tour de Dean d'haleter. « Putain, Cas ! »

Les yeux de Castiel s'écarquillèrent devant la réaction de Dean face à son toucher. Il commença à frotter sa main contre le devant du jean de Dean, jusqu'à ce que l'homme halète encore plus et que ses caresses sur les ailes de Cas deviennent encore moins contrôlées. Dean se pencha pour embrasser brutalement Castiel, et ils se frottèrent l'un contre l'autre, perdus dans le désir et leurs sensations.

« Putain, Cas, haleta Dean en brisant le baiser. J'ai… j'ai besoin de toi, Cas. Maintenant, grogna-t-il.

— Oui », souffla Castiel. Puis ils commencèrent à ôter leurs vêtements et ils furent vite nus, l'un face à l'autre.

Castiel ressemblait exactement à ce que Dean avait imaginé. Il était moins large que Dean, d'une stature plus fine et moins musclée. Mais qu'est-ce qu'il était sexy... La queue de Dean était vraiment douloureusement dure et suintante, et regarder Castiel, étendu sur le lit et nu sous lui, ne l'aidait pas vraiment.

Dean se pencha et commença à sucer et à mordiller la gorge de Castiel, faisant s'arquer le dos de l'ange qui gémit le nom de Dean. Dean eut un petit rire. Il attrapa le lubrifiant, dans la table de chevet, en enduisit ses doigts et commença à entrer doucement un doigt en Cas.

Cas se tendit un peu alors que le doigt de Dean essayait de s'introduire en lui, mais il se détendit et le laissa entrer. Bientôt il y eut deux doigts, puis trois, et Castiel commença à gémir et se tortiller sur le lit. « Dean… s'il te plaît, je ne peux pas… Je veux… » geignit-il.

Dean le fit se taire doucement et sortit ses doigts, un sourire aux lèvres devant le gémissement perdu que poussa Castiel. Il s'enduisit de lubrifiant et pressa lentement sa queue dans Cas.

Ils gémirent et haletèrent tous deux lorsque que Dean se mit à pénétrer lentement Castiel. Il ne lui fallut que peu de temps avant d'être entièrement à l'intérieur, et il commença à bouger. Ses coups de bassins furent d'abord doux, pour laisser à Castiel le temps de s'habituer à la sensation, mais lorsque les jambes de Cas s'enroulèrent autour de ses hanches, pour l'attirer plus profondément en lui, il commença à s'enfoncer en lui plus vite et plus fort.

Castiel gémissait et murmurait le nom de Dean, les ongles enfoncés dans le dos de Dean. Dean changea leur position ; il s'assit et amena Castiel sur ses genoux, sans arrêter de s'enfoncer en lui, et posa ses mains sur les hanches de l'ange, dans un geste possessif. La queue de Castiel était emprisonnée entre leurs corps, étalant du liquide pré-éjaculatoire sur leurs ventres.

Les ailes de Castiel s'enroulèrent autour de leurs corps comme un cocon alors qu'ils se perdaient tous deux dans le désir et le plaisir. Dean déplaça une de ses mains des hanches de Castiel jusqu'à la base de ses ailes. Il toucha délicatement l'endroit où se rencontraient le corps de l'hôte et les ailes ; Castiel haleta bruyamment, rejeta la tête en arrière et arqua le dos. « Mon Dieu ! Dean ! » cria-t-il de plaisir.

Dean eut un rire satisfait et il commença à caresser ce point encore plus vite et encore plus. Il lâcha les hanches de Cas, et, de l'autre main, il commença à branler furieusement l'ange.

Castiel cria de plaisir, et il ne lui fallut que très peu de temps pour exploser dans ses bras de Dean en gémissant le nom de son amant.

Dean sentit les muscles de Castiel se serrer autour de lui alors que l'ange jouissait, et, en criant le nom de Cas, il se laissa emporter par son orgasme, des éclairs de lumière brillante devant les yeux.

Ils s'écroulèrent tous deux sur le lit, repus et épuisés.

Après avoir repris sa respiration, Castiel se blottit contre Dean et émit un son satisfait. Dean ne faisait pas ce genre de câlin, d'habitude, mais il s'aperçut qu'il s'en fichait, et il se pelotonna contre Cas, en enroulant possessivement ses bras autour du torse de l'ange et enfouissant son visage dans ses cheveux.

« Tu m'en veux toujours pour avoir regardé tes ailes ? » demanda Dean après un instant.

Castiel réfléchit à la question avant de sourire et de répondre, « Non. Mais la prochaine fois que quelque chose sort de l'ordinaire, fais-le moi savoir. »

Dean eut un petit rire, attira Castiel plus près de lui et ferma les yeux. Il s'endormit bientôt dans les bras de son ange. Et il était heureux.


Fin