Déjà, merci à tous pour les reviews, ca fait plaisir.

Dans un registre moins sympa, vous avez là le dernier chapitre "prévu" dans le sens où, même s'il n'était pas écrit je savais déjà que j'allais arriver à ce point. Donc la suite n'existe pas, même pas à l'état d'idée, tout ca pour dire que j'ignore quand elle viendra, et pour ça je vous présente toutes mes excuses, mais je vous promets que je n'abandonne pas, je ferais tout ce que je pourrais pour terminer cette histoire.

byebye


Ben sembla lire dans ses pensées et dit :

« Oui, j'y ai pensé aussi, cette technique est très peu connus, mon petit lion, pour une fois le ministère à fais du bon travail en détruisant la majorité des références à cela, or Dumbledore à reconnus tout de suite le journal pour ce qu'il était !

- Cette vielle chèvre aurait créé des horcruxes aussi ? »

Le prince fit la moue :

« Il n'y a pas trente-six solutions pour survivre à une décapitation, Harry. Le point positif c'est qu'il n'en a certainement pas créé plus d'un, au-delà cela laisse des traces bien trop visibles sur le corps, et la magie. »

Harry jura, traitant son ancien mentor de tous les noms pendant un certain temps, puis lâcha :

« Tu parles d'un avantage, nous n'avons pas la moindre idée de ce que peut être cet horcruxe, et encore moins de l'endroit où il peut se trouver ! »

Ben hocha la tête :

« Je sais, mais avant de baisser les bras, j'aimerais que nous interrogions deux personnes.

- Son frère, j'imagine, même si de ce qu'il m'a dit, il ne suivait Dumbledore que par défaut. Et qui est l'autre ?

- Grindelwald. »

Le roi sursauta :

« Il est en vie ? »

L'homme aux cheveux blancs approuva :

« Oui, il est enfermé à Nurmengard, depuis que Dumbledore l'a battu.

- Vieille enflure, il s'est targué d'avoir abattus un mage noir ! Mon cul oui, c'est tellement plus facile d'enfermer un mec plutôt que de le tuer sciemment ! Mais il s'est bien gardé de me le dire, putain de vieil enfoiré ! »

Ben laissa le brun juré encore un moment, il comprenait qu'il soit ulcéré de cette nouvelle injustice, Dumbledore s'était « contenté » d'emprisonner Grindelwald, alors que lui était censé tuer Voldemort !

« Je veux voir Grindelwald ! Où est-il ? »

L'avalonien se garda bien de tenter de calmer le roi, Harry était au bord de l'explosion, à cause des nouvelles qu'il venait de lui apporter, et même s'il n'était pas responsable des mensonges et crimes de Dumbledore, Ben se sentait désolé d'être celui qui ramenait le jeune roi en arrière.

« A Nurmengard, c'est en pleine mer, sur le territoire Allemand, mais sous mandat de la CIMS, il faut voir avec eux pour y aller ! »

Bien qu'il meure d'envie de débarquer directement dans la cellule du mage noir, Harry prit sur lui et, après avoir soufflé doucement pour se calmer, lâcha :

« Kery ! »

L'elfe apparus instantanément :

« Maître ?

- Je veux que tu dises à Arthur Weasley que j'ai besoin de me rendre à Nurmengard pour voir Grindelwald, et cela au plus vite ! Qu'il s'arrange avec la confédération internationale, mais il est impératif que je puisse rendre visite à Grindelwald dans les plus brefs délais ! »

L'elfe approuva et disparut, le jeune roi souffla de nouveau, puis se blottit plus étroitement contre le corps musclé de l'avalonien, qui le berça tendrement le temps qu'il fallut au brun pour se reprendre.

Après un long moment de silence, Harry dit :

« Pour l'instant, nous ne pouvons pas faire grand-chose, nous allons attendre la réponse de la CIMS, mais ils ont intérêt à ne pas jouer avec moi ! Bon, j'ai une question pour toi, qui n'a rien à voir.

- Je t'écoute, petit lion.

- Un moldu peut-il devenir sorcier ? »

Ben resta silencieux un moment, puis demanda :

« Si tu m'expliquais plus en détails ? »

Harry hocha la tête et lui expliqua la situation de Luc. Le prince replongea dans le silence, puis dit :

« Tes deux théories sont valables, comme tu le sais, le nombre de sorcier diminue à chaque génération, mais les gênes sont toujours là, c'est leur expression qui ne se fait pas par manque de magie ambiante. Mais il existe également des légendes sur des individus nommés dochéios, qui absorbes toutes formes de magie diriger sur eux, et peuvent ensuite l'utiliser comme étant la leur. Mais je t'avoue que cela fait des siècles qu'on n'a pas vus de dochéios, les sorciers les considéraient comme des menaces, d'une part parce qu'ils sont intrinsèquement moldus, mais aussi parce qu'aucune magie ne peux les atteindre. Si ton ami est un dochéios, tu pourrais lui lancer un sortilège de mort avec toute ta puissance sans que cela lui fasse le moindre mal, il se contenterait d'absorber l'énergie du sort. Le plus facile pour savoir s'il est un dochéios, c'est de lui lancé un sort sans danger, comme un sort de chatouille, si cela ne fonctionne pas, c'est qu'il est un dochéios, sinon, c'est juste que tu as réveillé son potentiel de sorcier en déversant ta magie en lui. »

Le brun approuva :

« Très bien, essayons ! »

Les deux garçons se rendirent à la piscine, où les autres résidents du manoir barbotaient en attendant que leur roi les informe de la situation, mais Harry choisit de ne rien leur dire pour le moment, ils ne pouvaient rien faire, et tant qu'ils restaient au manoir, ils ne risquaient rien. Le jeune souverain se promis de leur avouer la vérité quand ils devraient retourner à l'école, car selon lui, s'il y avait bien un endroit où l'esprit du vieux taré pouvait se trouver c'était bien Poudlard.

Le potentiel dochéios fut pris à part par les deux têtes couronnées, et Harry fit les présentations, avant d'expliquer la situation au châtain. L'ex-moldu écouta religieusement les explications des deux garçons, puis dit :

« De ce que j'ai appris du monde magique, je crois que je préfèrerais être simplement un sorcier dont la magie s'est révélée tard, être un doché-truc me semble très mauvais pour ma sécurité. »

Harry approuva :

« Je comprends et je suis d'accord, j'aimerais mieux que tu sois simplement sorcier, même si je dirige le monde magique britannique, tu deviendrais bien trop « intéressant » pour certaines personnes ! »

Ben ne leur donna pas tort, mais précisa :

« Si jamais tu es un dochéios, le plus sûr pour toi seras de venir à Avalon, là-bas, personne ne tenteras de t'utiliser. Mais n'allons pas trop vite, Harry, si tu veux bien. »

Le jeune roi lança un petit sort de chatouilles à son ami, espérant de toute ses forces qu'il soit un simple sorcier, et non pas un être à part comme lui.

Le soulagement qui l'envahit en voyant Luc éclater de rire, le fit lourdement soupirer, il mit fin au sort et serra son ami contre lui en murmurant :

« Je suis tellement soulagé que tu sois seulement un sorcier. »

Encore frissonnant du sort de chatouilles, le châtain lui rendit son étreinte et répondit :

« Moi aussi, Harry, moi aussi. »

Les jours suivants, Luc resta majoritairement avec sa petite amie, qui se fit un plaisir de lui enseigner les bases de la magie. Harry, de son côté, eut la tâche délicate d'aller expliquer au premier ministre moldu que son fils était désormais un sorcier, et également d'aller expliquer à la nouvelle directrice de Poudlard qu'elle allait devoir intégrer un élève de 17 en première année. Curieusement, ce fut la directrice qui fut la plus gênée, car ce genre de cas ne s'était jamais présenté, alors que le père de Luc fut ravi que son enfant soit désormais sorcier, car, pour lui, cela signifiait avant tout que jamais plus sa maladie ne reviendrait.

Quelques jours après le test sur l'ex-moldu, Arthur Weasley informa le roi que la CIMS l'autorisait à rendre visite à Grindelwald. Harry bondit sur l'occasion, et ce fut accompagné du prince d'Avalon qu'il se déplaça jusqu'à l'île qui abritait la prison de Nurmengard.

Étant sous mandat international, la prison était gardé par des sorciers de différentes nationalités, et gérée par un directeur venant de l'état sorcier d'Amérique du nord, qui rassemblait l'équivalent des USA et du Canada. L'homme s'appelait John Weston, et il fut particulièrement franc avec eux, leur révélant que Dumbledore ne passait jamais un mois sans rendre visite à Grindelwald, et qu'il avait toujours trouvé cela curieux.

Les deux garçons échangèrent un sourire, Dumbledore n'était pas du genre à se pavaner devant ses anciens adversaires, s'il était venu régulièrement pendant les 50 dernières années, ce n'était certainement pas pour narguer Grindelwald. Après avoir remis leurs baguettes au directeur, les deux jeunes hommes furent escortés jusqu'à la cellule du mage noir.

Gellert Grindelwald était un vieil homme sec, de grande taille, aux yeux noirs et aux cheveux encore poivre et sel, son aura proclamait clairement qu'il s'était plongé dans la magie noire à outrance, mais pourtant, Harry le sentit beaucoup moins dangereux que Dumbledore. La cellule de l'homme, sans être luxueuse, était plutôt confortable, plus que certaines maisons de sorciers libres, et le jeune roi devina sans peine à qui le prisonnier devait ce traitement de faveur.

Le mage noir leur jeta un rapide coup d'œil, avant de lâcher :

« La dernière marionnette d'Albus ! Quel honneur. »

Harry retint un grognement, et répondit :

« Oui la dernière, celle qui a coupé ses fils et fais tomber cette vieille enflure. »

Le sursaut du vieil homme prouva aux deux garçons qu'il ignorait la chute de l'ancien directeur, et le brun en profita :

« Dumbledore a été exécuté il y a plusieurs semaines, vous n'avez désormais plus aucun allié à l'extérieur de ces murs. Mais si vous coopérez avec moi, je suis tout à fait prêt à ne pas faire pression pour que vos petits aménagements vous soient retirés ! »

Le mage noir le défia du regard pendant un moment, avant de sourire et de se mettre à rire aux éclats :

« Le grand Albus Dumbledore s'est fait descendre par un gamin, oh, j'aurais adoré voir sa tête ! Très bien, mon garçon je vais coopérez, posez vos questions ! »

Ben se retint de frapper le vieil homme pour son manque de respect, mais Harry le calma en posant simplement sa main sur son poignet.

« Monsieur Grindelwald, vous avez fréquenté assidûment Dumbledore, et il fut l'un de vos premiers suivants, alors j'imagine que vous connaissez un bon nombre de ses sales petits secrets, d'autant plus qu'il vous a régulièrement rendus visite. »

L'homme rit de nouveau :

« Un de mes premiers suivants ? Albus était bien plus que cela, il était l'architecte de tout ! C'est lui qui m'a poussé à devenir ce « mage noir », en théorie c'était gagnant-gagnant, soit je parvenais à régner sur l'Europe, soit il me terrassait et devant ce haut-fait on lui confiait les rênes du pouvoir. Du moins c'était la théorie, mais comme souvent, aucun plan ne survit au contact de l'ennemi. Albus a gagné un grand pouvoir politique, mais bien loin de ce qui était prévu. Sinon je n'aurais pas passé les 50 dernières années dans ce trou ! »

Harry et Ben échangèrent un regard effaré, alors Dumbledore aurait tout monté depuis le tout début ? Le roi secoua la tête, c'était impossible, il avait lui-même parcourus l'esprit du directeur avant son procès, et il n'avait rien trouvé concernant cela, Grindelwald cherchait forcément à noircir l'image de Dumbledore !

« Vous mentez, j'ai sondé moi-même son esprit de bout en bout, il n'y avait rien à ce propos ! »

L'autre ricana de plus belle :

« Bien sûr, comme vous n'avez rien trouvé concernant la véritable raison de votre venue ici, l'horcruxe ! N'est-ce pas, petite marionnette ? »

Le brun reconnus intérieurement que l'homme avait raison, il n'avait rien trouvé concernant l'horcruxe, sinon il se serait immédiatement mis en chasse ! Ben perdit patience et d'un simple mouvement de main, commença à étrangler le mage noir :

« Parlez encore une fois de cette façon au roi, et je vous promets que tout ce que vous avez fait subir aux gens ne seras rien comparé à ce que je vous ferais ! »

Grindelwald cessa de rire, pas à cause de la menace, mais parce qu'il venait de réaliser que le jeune homme brun était le roi caché.

« L'héritier du dragon, celui qui est la magie, le mage-sorcier ! »

Il rit de nouveau en hoquetant :

« Vous… vous étiez…l'ultime plan…d'Albus, et… tout… tout lui a explosé à la gueule ! »

Ben était bien prêt de faire définitivement taire le mage noir, mais Harry le stoppa :

« Laisse, Ben, il ne rit pas de moi, c'est de l'ironie qu'il rit. Dumbledore espérait que je sois un roi fantoche, c'est pour cela qu'il a fait interdire certains livres, il me révélerait lui-même ce que j'étais juste avant l'affrontement final, et une fois mort, il aurait pris la tête du royaume, n'est-ce pas, monsieur Grindelwald ? »

Le vieil homme cessa de rire :

« Dire qu'Albus vous a toujours pris pour un crétin !

- Le prix du pouvoir, il se croyait plus puissant et plus intelligent que tous !

- C'est vrai. Maintenant, dites-moi, votre majesté, pourquoi vous aiderais-je à mettre la main sur l'horcruxe ? Qu'ai-je à y gagner ? »

Harry s'assit et fit apparaître un plateau de thé :

« Asseyez-vous, et parlons en gens civilisés. – Le mage noir obéit – Avant de discuter d'un possible accord, j'aimerais que vous me racontiez, Dumbledore à cacher ses souvenirs de ses exactions, la question est, comment ? »

L'ambiance malsaine avait subitement disparue, le survivant et Grindelwald étaient simplement assis à prendre le thé dans une image surréaliste.

« Je ne perds rien à vous le dire, Albus à retirer tous ses souvenirs les plus compromettants, et les a caché dans des personnes, la majorité sont scellés, et ceux qui les portent n'en ont même pas conscience.

- Sauf vous, vous êtes le premier maillon de la chaîne, celui qui devait lui rappeler qu'il avait des souvenirs cachés, n'est-ce pas ? »

Le vieil homme hocha la tête :

« Beaucoup plus intelligent qu'il ne le croyait. Effectivement, je suis le seul être au monde à être conscient de ses secrets ! »

Harry sourit :

« Permettez-moi une question franche, qu'est-ce qui m'empêcherais de plonger dans votre esprit et de récupérer ce souvenir ? »

L'homme sourit à son tour :

« Vous avez raison, c'est une question légitime, ce qui vous en empêche, c'est qu'Albus et moi-même avons combinés nos magies pour que le souvenir s'efface si je ne choisissais pas sciemment de le livrer.

- Je m'en doutais, mais…

- Vous deviez poser la question, je comprends. Ceci étant établit, revenons-en à nos petites affaires, qu'aurais-je à gagner si je vous le disais ?

- Que voulez-vous ?

- La liberté ! »

Harry sourit :

« Restons sérieux, vous savez bien que, d'une part vous êtes retenu pas la CIMS, et non pas par moi et que d'autre part, personne ne vous laisserait libre avec tous les crimes que vous avez commis. La seule liberté que vous pouvez espérer est la mort ! Alors restez raisonnable ! »

Le vieil homme sourit :

« Ca ne coutait rien de demander ! Et vous vous sous-estimez, un descendant d'Arthur, le nouveau roi de Camelot, je suis persuadé que vous pourriez faire tout ce que vous souhaitez avec la CIMS. Mais admettons que je sois trop gourmand, que pourriez-vous m'offrir ?

- Plus de confort, une possibilité de sortie dans un endroit surveillé, peut-être même vous faire transférer dans un endroit avec un climat plus agréable ! »

Le mage noir fit la moue :

« Rien de bien enthousiasmant ! Mais il y a une chose que j'aimerais avoir – Harry lui fit signe de continuer – du sexe, je n'ai plus tiré un coup depuis des décennies, faites en sorte que j'ai régulièrement la visite d'un joli garçon, et je vous dirais tout ce que je sais ! »

Le roi hocha la tête, ça restait raisonnable, bien sûr il allait falloir trouver quelqu'un pour remplir ce rôle, mais même dans le monde magique, il existait des professionnels pour ce genre de chose, il faudrait juste qu'il arrive à convaincre la CIMS.

« Je vais voir ce que je peux faire. Mais je ne peux rien promettre pour le moment, cependant je ferais mon possible, à la condition que vos informations nous conduise effectivement à l'horcruxe de cette vieille chèvre ! »

Grindelwald secoua la tête :

« La difficulté du chemin ne dépends pas de moi, il n'y a aucune raison que je sois responsable de l'incapacité de vos hommes à trouver l'horcruxe d'Albus. Je peux vous dire quelle est la personne qui à ce renseignement scellé dans sa mémoire, mais pour ce que j'en sais la personne en question pourrait être morte, à l'heure qu'il est.

- Juste, mais j'ai dans l'idée que ce n'est pas le cas. Quoiqu'il en soit, notre accord ne tiens que tant que vous ne jouez pas à l'un des petits jeux de Dumbledore ! Si vous vous amusez à retenir sciemment des informations, non seulement vous n'aurez rien, mais en plus le reste de votre existence sera encore plus misérable, et c'est une promesse ! »

L'ancien mage noir dévisagea le roi, et resta silencieux un moment, avant de hocher la tête :

« Mais si je vous dis tout ?

- Si vous me dites tout maintenant, j'apprécierais grandement votre honnêteté et je pèserais de tout mon poids pour que la CIMS vous autorise à avoir quelques visites de professionnel, cela quel que soit les pièges que cette vieille ordure a laissé derrière lui !

- Très bien, votre majesté, je vais partir du principe que vous êtes tout aussi « stupidement » honorable qu'Albus le disait, et je vais vous révéler ce que je sais, en espérant que vous tiendrez parole. – Harry hocha la tête – Tous les souvenirs concernant l'horcruxe qu'Albus à créer ont été enfermés dans une seule et même personne, et je crains que cela n'ait eu des conséquences sur l'état mental de cette personne, mais également d'autres conséquences. Des conséquences plus funestes, même si je pense qu'Albus l'a fait sciemment, pour pousser cette personne à se tourner vers la magie noire. »

Harry et Ben jurèrent avec un bel ensemble, et le brun demanda d'une voix blanche :

« Il a mis ses souvenirs dans l'esprit de Voldemort, n'est-ce pas ? »

Grindelwald hocha lentement la tête :

« A l'époque où il s'appelait encore Tom Jedusor et qu'il était résident d'un orphelinat moldu, oui. Albus a toujours suivit les deux lignées des fondateurs qui existaient encore, d'abord par simple curiosité, puis parce qu'il pensait que cela pourrait lui servir. Aussi quand le jeune Tom a été détecté par Poudlard, il a sauté sur l'occasion et est allé le voir, il en a profité pour le guider sans en avoir l'air sur le chemin du mal, même si je pense qu'il n'a pas eu à le pousser beaucoup. Lors de cette visite, il à cacher ses souvenirs concernant son horcruxe en lui. Selon lui c'était un candidat parfait, n'ayant aucune famille sorcière qui accepterait de l'approcher, personne ne se rendrait jamais compte qu'il y avait ce secret en lui, et la noirceur même du souvenir, tout scellé qu'il soit, le pousserait encore un peu plus vers la magie noire. Mais il n'a jamais pensé que l'esprit de Tom serait assez puissant pour que certaines brides d'information s'échappent du sceau et atteignent son esprit conscient. Voldemort a fait des horcruxes parce qu'il portait le secret d'Albus ! »

Une nouvelle fois, Harry traita Dumbledore de tous les noms, cette vieille enflure ne s'était pas contentée de pousser Tom vers le mal, il l'avait infecté avec ses propres pratiques de magies noires, et à cause de lui, le mage noir le plus puissant qu'on ait vu depuis des siècles avait créé 7 horcruxes ! Le jeune roi était tellement furieux qu'il était prêt à faire lui-même le rituel pour ramener Dumbledore à la vie dans le but de le tuer de nouveau.

Fulminant, il se tourna vers le mage noir et lâcha :

« Vous avez tenu parole, j'en ferais de même, je pèserais de tout mon poids pour que vous puissiez avoir la visite de prostitués de temps en temps. »

Grindelwald hocha la tête :

« Je vous remercie, majesté. Vous savez l'essentiel des manigances d'Albus, mais si vous avez besoin de davantage de détails, n'hésitez pas à revenir me voir. »

Harry approuva, et quitta la cellule pour retourner à son manoir. Dire qu'il était hors de lui aurait été un euphémisme, il n'avait jamais été plus furieux qu'à cet instant, Dumbledore était responsable de tout, d'absolument tout ! Et cette vieille chèvre s'en était tirée en se faisant « seulement » décapité, pour une fois, Harry aurait volontiers donné une proie au détraqueurs, Dumbledore aurait dû souffrir et mourir à petit feu pendant des années pour ses crimes.

Ben, qui n'avait pas quitté le jeune roi un instant, lui passa un bras autour des épaules et dit :

« Allons nager, 'ry, ça te fais toujours du bien de te dépenser physiquement, et à moi aussi, nous réfléchirons après sur ce que nous pouvons faire pour résoudre ce problème ! »

Le survivant lui adressa un sourire accompagné d'un hochement de tête, et passa ses bras autour de sa taille pour se lover contre lui :

« Ok, mais avant ça, j'ai besoin de câlins. »

L'avalonien sourit et le souleva de terre avant de l'embrasser doucement et dire :

« Ça marche, mon ange. »

Il porta le brun jusqu'à l'un des salons et s'installa sur un canapé, gardant Harry sur ses genoux. Le jeune roi resta un long moment simplement blottis contre le corps chaud et musclé de son amant, savourant, une nouvelle fois le fait de ne pas être le plus grand, le plus fort ou le plus âgé. Pouvoir se reposer sur un « adulte » était un véritable luxe pour lui.

Après une bonne demi-heure de silence, Harry dit :

« Bon, que fait-on ? Il n'y a quasiment aucune chance que nous puissions sonder l'esprit du grand taré dans une situation suffisamment sereine pour trouver le souvenir du vieux fou et le desceller ! »

Ben approuva :

« Effectivement, mais que proposes-tu ? De lui faire savoir ? C'est un risque, il pourrait très bien décider de ramener Dumbledore à la vie et d'en faire son allié. »

Le brun grogna, son ami avait raison, mais quel autre choix avaient-ils ? Les chances de pouvoir bloquer Tom suffisamment longtemps pour pouvoir plonger dans son esprit, trouver le sceau, le briser et récupérer tous les souvenirs étaient quasiment nulles. Mais quel autre choix avaient-ils ? Ils ne pouvaient pas simplement laisser trainer un horcruxe de Dumbledore dans la nature en espérant que personne ne tombe sous son influence et le ramène à la vie ! Le vieil homme était bien trop dangereux pour qu'on lui laisse la moindre chance.

Les deux garçons restèrent silencieux un moment, puis l'avalonien dit :

« Mon petit lion, j'ai peut-être une idée.

- Vas-y, mon… faut que je te trouve un surnom, mais là je sèche. »

Le prince sourit et l'embrassa avant de lui murmurer une suggestion qui fit rire le brun, puis il reprit plus sérieusement :

« Depuis qu'on t'as ôté l'horcruxe que tu portais, est-ce que tu as tenté de pénétrer dans l'esprit du grand taré ? »

Harry fit la moue, la question méritait d'être posée, même si l'idée ne l'enthousiasmait pas plus que cela. Mais, il devait reconnaître que si, et c'était un grand « si », il pouvait encore plonger dans l'esprit du seigneur des tarés, alors il tenait une solution potentielle à leur problème. Cependant il n'était pas sûr de pouvoir encore le faire, et était encore moins sûr de pouvoir le faire sans être repéré. Mais il n'avait pas le droit de ne pas essayer, car cela restait la méthode la moins risquée pour tout le monde, du moins, tout le monde sauf lui.

Il finit par répondre à la question de son ami :

« Non, ce n'est pas comme si c'était un plaisir d'entrer dans son esprit malade. Mais tu as raison, c'est certainement la meilleure solution, si elle fonctionne.

- Cherche le lien, vérifie uniquement qu'il est encore là. Si c'est le cas, nous devrons nous mettre d'accord sur la façon de procéder. »

Harry approuva, il était inutile de tirer des plans sur la comète, tant qu'ils n'étaient pas sûrs que le lien fût toujours exploitable. Fort heureusement, le jeune roi était désormais un maître en magie mentale, et donc, ne craignait pas (trop) l'idée d'aller patauger dans l'esprit du grand taré.

Le jeune roi se plongea dans son propre esprit et se mit à la recherche de la connexion qu'il avait partagé presque toute sa vie avec le seigneur des tarés. Il finit par trouver quelque chose, mais on était bien loin du lien puissant que cela avait été, visiblement, le fait ne plus porter l'horcruxe et d'avoir des barrières d'occlumencie parfaites avaient fait dépérir la connexion, comme une plante qui meurt une fois sortie de terre. La question était donc de savoir s'il était possible, et censé, de restaurer ce lien, car cela pourrait avoir des conséquences imprévisibles !

Le brun fut sorti de ses pensées par son siège vivant qui commença à lui mordiller le cou en disant :

« Tu n'as pas à prendre de décision tout de suite, mon petit lion ! Et quelle que soit cette décision, tu ne vas pas faire ça maintenant ! Allons retrouver les autres à la piscine, ou alors je te kidnappe pour moi tout seul et je te porte dans ma chambre pour le reste de la nuit ! »

Le jeune roi fit la moue, le choix était cornélien, et Ben souffla :

« Je pourrai faire venir Charlie aussi… »

Ce qui remporta le morceau, sans même parler de sexe, l'idée de se faire câliner par les deux « grands » était plus qu'attirante.

« Ok, va chercher Charlie, moi pendant ce temps, je dois parler à certaines personnes. »

Ben sourit :

« Mon petit lion, comme je te l'ai dit, tu as été surveillé, par conséquent je sais très bien où tu as passé ton été. Contact Killian et Neal, ils seront de bon conseil ! Et ne t'inquiète pas, je ne dirais rien, comme tous les avalonien qui sont tous au courant. Pour information, nous connaissons l'existence des autres mondes depuis toujours, et comme tu as pu le constater par toi-même rien n'a jamais filtré ! Je vais aller chercher Charlie, et expliquer aux autres que tu as besoin de nous, je suis sûr qu'ils trouveront de quoi s'occuper ! »

Harry sourit, en y repensant, il n'était pas surprenant que les avaloniens soient au courant de l'endroit où il avait passé son été, et Ben avait raison, avec les jumeaux et Drago, qui se montrait de plus en plus protecteur avec les plus frêles, les autres ne lui en voudrait pas de les abandonner pour la nuit.

L'avalonien quitta le salon après l'avoir embrassé tendrement, et le jeune roi activa sa boucle d'oreille pour entrer en contact avec ses amis de l'autre monde.

Il faillit perdre une oreille quand les deux hommes hurlèrent d'une seule voix :

« PETIT ANGE ! »

Mais malgré son sursaut, il sourit, Killian et Neal, de même que les autres, lui manquait, et même s'il discutait régulièrement avec le prince de Gaïa, et le magister, il regrettait de ne pas les avoir à ses côtés. D'autant plus qu'il avait appris qu'il ne pourrait plus jamais retourner sur Gaïa, car quitter la Terre romprait le lien qui l'unissait à son peuple et son royaume, et cela serait définitif.

Il expliqua la situation à ses deux amis, et après une longue discussion, Killian dit :

« Je n'aime pas cette idée, mon ange, et Thomas non plus, il te salut d'ailleurs, comme les autres, tu leur manque.

- Ils me manquent aussi Killy, vous me manquez tous.

- Harry, j'ai discuté avec le conseil du magisterium, et Killian a négocié avec les passeurs, si lui ne peux pas venir te voir à cause des sceaux, moi je n'ai pas cette restriction. Les passeurs sont d'accords pour m'amener à toi, si tu le souhaite. »

Oubliant qu'il ne s'agissait que d'une conversation audio, le brun sourit de toutes ses dents et hocha vivement la tête, avant de se reprendre et de répondre à haute voix :

« Merci Neal, oui, j'adorerais que tu viennes, j'aurais aimé que vous puissiez tous venir, mais je sais que ce n'est pas possible. »

Il entendit le sourire du mage et le soupir désolé du prince :

« Je serais là demain, chaton.

- J'aurais adoré venir te voir, mon petit ange, tu le sais.

- Merci Neal, et oui, je sais mon Killy, comme j'aurais adoré pouvoir retourner sur Gaïa, mais nous n'avons pas le choix. Mets un coup de pied au cul des passeurs, qu'ils trouvent enfin un moyen de transférer la clef de voute des sceaux sur un objet ou quelqu'un d'autre ! »

Le prince ricana :

« Crois-moi, je les pousse autant que je le peux, mais à l'époque tout a été fait de façon brouillonne et précipitée, et donc c'est difficile de démêler ce bordel. »

Le brun approuva, et après de nombreuses déclaration d'affection, et de baisers phoniques, il mit fin à la conversation en souriant. Il était triste que Killian ne puisse pas venir le voir, mais savoir que Neal serait là le lendemain le rendait extatique. Son maître n'était pas un de ses complémentaires, mais il restait l'homme avec lequel il avait entretenu la plus longue relation de toute sa vie, puisqu'ils étaient restés ensemble pendant 4 ans. Sans parler du fait que Neal était l'un des plus beaux mecs qu'il avait jamais vu, et qu'après 4 années il connaissait tous les moyens possibles et imaginables de lui faire prendre son pied.

Revenant sur terre, il ôta les sortilèges d'intimités qui isolait le salon, et invita Charlie et Ben à rentrer, le rouquin lui sauta directement dessus et le souleva de son siège pour le prendre dans ses bras en disant :

« Ben et moi allons te faire oublier tous tes problèmes, chaton. »

Le brun sourit, et enfoui son visage dans le cou du dresseur de dragon, s'abandonnant à son étreinte en remerciant le destin de lui avoir permis d'avoir tous ces gens autour de lui, tous ces garçons qui l'aimaient et qu'il aimait aussi. Ses garçons qui s'entendaient tous bien, qui veillaient les uns sur les autres en sachant parfaitement ce qu'ils partageaient tous avec lui, combien de personnes dans le monde pouvaient se targuer d'avoir cette chance ?

Ils se retrouvèrent rapidement dans la chambre du brun, et l'avalonien dit :

« Chaton, tu te laisses faire, pas de magie, pas d'intervention, tu es à notre merci, ok ? »

Harry approuva, curieux de savoir ce qu'ils avaient en tête. Charlie le déposa sur son lit et le jeune roi se retrouva avec un bandeau sur les yeux, obligé de se concentrer sur le toucher et l'ouïe. Il sentit les 4 grandes mains, plus ou moins calleuses, de ses amants, le déshabiller délicatement, le laissant totalement nu. Il savait qui faisait quoi, Charlie, de par son activité avait des mains bien plus rêches et calleuses que Ben, et tandis que l'avalonien caressait l'intérieur de ses cuisses et le bas de ses fesses, le rouquin s'occupait de son torse et de ses mamelons.

Il sentit la petite vague de magie venant de Ben, et quand le corps nu de l'avalonien recouvrit le sien, il comprit que la magie n'avait servi qu'à le déshabiller, lui et peut-être Charlie. La bouche douce du prince se posa sur son torse, embrassant, léchant et mordant sa peau, tandis que celle du rouquin s'écrasait sur la sienne, étouffant ses gémissements. Ben jouait la carte de la douceur, Charlie celle de la rudesse, et le mélange en était détonant.

Au final les deux adultes remplirent parfaitement leur part du contrat, et le jeune roi oublia toutes ses inquiétudes pendant quelques heures.

L'arrivée de Neal, le lendemain matin, déclencha trois réactions différentes, pour la grande majorité des garçons, cela aurait pût se résumer au fait de baver en imaginant beaucoup de choses qui se déroulaient généralement dans la chambre. Pour Harry, ce fut la joie, et le réconfort, Neal était son professeur et son ami mais pour Drago la venue de ce « bellâtre » fut synonyme de jalousie, une jalousie intense et féroce. Car le blond ne pouvait pas nier que cet homme était certainement le plus beau qu'il eût jamais vu, plus que lui-même, or, c'était l'un des points qui l'avait toujours rasséréné concernant sa relation avec Harry, il restait le plus beau du « harem ».

Le mage de Gaïa n'eut pas besoin de légilimencie pour deviner ce que pensais ce si joli petit blond, d'autant moins qu'Harry et lui avait échangé régulièrement depuis le retour du survivant sur Terre, et qu'il connaissait donc parfaitement ce qui liait son petit ange au blond. Aussi, après avoir salué tous les autres, il attrapa le prince des serpentards et l'emmena dans un des salons pour mettre les choses au point :

« Drago, je n'ai aucune intention de courir après Harry, je ne suis là que pour vous aider à en finir avec certains problèmes. Quand ce sera fait, je repartirais chez moi, et je ne reviendrais sans doute pas avant des années ! D'ici là tu auras épousé notre jeune roi, et vous aurez déjà eu plusieurs enfants. »

Le blond ne put empêcher un sourire doux d'apparaître sur ses lèvres en entendant la prédiction du mage. Il imaginait déjà à quoi pourraient ressembler les futurs enfants qu'il aurait avec Harry, il vit distinctement un petit garçon avec de grand yeux verts d'émeraudes, et des cheveux blonds rétifs au peigne, un petit garçon qui deviendrait un grand et bel homme, aussi grand qu'Harry mais plus fin, et ils l'appelleraient… Orion ! Voilà, le deuxième prénom de Sirius, un hommage discret, mais présent, Orion Harry Pendragon. Il serait l'aîné, peut-être le prince héritier, puis il faudrait encore 3 autres garçons, un pour la lignée Potter, un pour la lignée Black, et un pour la lignée Malefoy ! 4 garçons, et une fille, une petite princesse, belle et douce, et malheur à celui qui voudrait la courtiser car il devrait affronter ses 4 grands frères et ses deux pères !

Drago ressortit de son rêve éveillé en souriant tendrement, il n'y avait jamais eu le moindre don de précognition parmi ses lignées, et pourtant, il était convaincu que ce qu'il venait de voir serait ! Du moins s'ils gagnaient la guerre.

Il dévisagea longuement le mage, puis, ne voyant que de l'honnêteté en lui, acquiesça :

« Ok, Neal, mais j'espère quand même que tu joueras avec nous. »

Le châtain sourit, et l'embrassa sur le front :

« Ça, ce sera avec le plus grand plaisir, petit dragon, je suis plus que prêt à jouer avec chacun de vous ou vous tous en même temps. »

Ce point fut confirmé le soir-même.

Ce petit détail réglé, Neal, accompagné de Ben, et bien évidemment du jeune roi, s'enfermèrent dans un des salons pour examiner en détail les vestiges de la connexion entre le survivant et Voldemort. Le lien entre les esprits des deux ennemis avait été très fort, nourri de magie noire, d'un fragment d'âme, et de la magie propre des deux sorciers concernés, en somme l'un des liens maléfiques les plus puissants qui n'ait jamais été.

Aussi restait-il des vestiges conséquents, ce qui faisait plutôt l'affaire du jeune roi et de ses deux amis qui purent étudier de près les reliquats du lien, pour déterminer s'il était temporairement réparable, puisqu'il n'était pas question de le restaurer définitivement, et surtout si c'était sans risque pour le brun.

Le lien avait été une chose vivante, et il restait une étincelle de vie dans ses vestiges, comme une plante mourante qu'on pouvait encore sauver, pour peu qu'on y consacre du temps et de l'énergie. Mais il est certaine plantes qui, une fois guérie, sont quasiment impossible à tuer, et après un long examen, il devint évident que c'était le cas de celle-ci.

« On oublie ! Hors de question que nous restaurions cette abomination, mon petit ange ! »

Harry sourit à son professeur, il n'avait plus grand-chose du « petit » ange, mais il appréciait toujours ce surnom, particulièrement venant de ses amis de Gaïa.

« Neal à raison, tout laisse à penser que le lien deviendrait indestructible si jamais nous le ressuscitions. »

Le roi approuva :

« Je sais, et je ne prendrais pas ce risque ! Mais nous devons trouver une solution à notre problème ! »

Les deux autres approuvèrent, la situation était passablement compliquée, et finalement Voldemort n'était qu'un « désagrément passager » comparativement à celui qui était soi-disant le « leader de la lumière ». Outre le dernier de ses horcruxes qui était encore à trouver, Tom était en passe de devenir de l'histoire ancienne, sans dire que l'affrontement final serait facile, il allait être beaucoup plus difficile d'en finir avec Dumbledore.