Bonjour à tous ! Comme vous avez peut-être pu le remarquer, j'ai décidé d'espacer l'écriture de l'histoire, car le temps que me prennent mes études est trop grand. Cependant je vous assure que je compte bien continuer à écrire cette fic car j'y tient beaucoup ! En attendant voici un chapitre qui va vous plaire j'ose espérer, et je crois que vous comprendrez que je préfère prendre le temps d'écrire quelque chose de bien et qui tienne la route plutôt que de bâcler le travail et vous donner une fic médiocre.

Je ne vous remercierai jamais assez pour votre soutient, vous êtes adorable et vos commentaires me font toujours un bien fou :)

Bonne lecture !

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Chapitre 9 : Rupture

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Ils étaient face à face, dans la pénombre de la grande salle circulaire, à côté de la grande fontaine, quand Spock brisa enfin le silence et demanda de sa voix grave.

"Alors pourquoi m'en faire part maintenant ?"

Encore ce ton tranchant. Uhura inspira un grand coup pour se redonner du courage car la conversation qui allait suivre allait être des plus pénibles.

"J'ai décidé de t'en faire part quand même car tu t'en doute déjà mais..." Elle marqua une pause, et Spock en profita pour lui couper la parole.

"Tu penses que je suis l'auteur de ce message ?"

C'était une affirmation et non une question. Cette fois, la colère transparaissait dans sa voix. Une émotion que Spock avait toujours eu du mal à maîtriser.

"Je ne t'accuse pas Spock, mais je ne vois personne ici appart toi aurait une raison d'envoyer un tel message."

Spock ne disait plus rien, complètement fermé, et la jeune femme s'avança.

"Tu es allé à l'infirmerie l'autre jour parce que tu avais de la fièvre."

Spock fronça les sourcils.

"Je ne suis pas ton raisonnement."

Il avait été poli, mais la froideur était toujours là. Il la mettait au défi de continuer, hé bien il allait être servit ! Elle ne s'arrêterait pas tant qu'il n'aurait pas tout avoué. Car Spock mentait.

"Tu as ensuite contacté la Nouvelle Vulcain pour annoncer notre venue, et tu t'es arrangé avec ton toi du futur pour faire croire que le message venait de lui. Tu l'as fait dans l'urgence, car tu as bel et bien supprimé l'adresse de l'émetteur, mais tu n'as pas pensé à en inscrire une autre, tu es pressé, et tu es malade, je sais ce que-"

"Tu ne peux pas savoir !" S'écria soudain Spock, l'air à deux doigts de craquer. Il respirait plus fort et avait les poings serrés. "Tu ne sais pas de quoi tu parles."

Uhura fit un petit pas en arrière, elle avait peur, mais ne se démonta pas.

"Je ne suis pas stupide tu sais."

Cette déclaration calma le Vulcain qui eut l'air de se rendre compte de son écart de comportement. Il baissa les yeux et parla faiblement.

"Je ne voulais pas insinuer que-"

"Je sais."

Il y eu une pause où tous le deux se regardèrent.

"Je te connais Spock." Dit-elle doucement. "J'ai appris des choses en te côtoyant, et je sais pourquoi tu gardes tout ceci secret."

"…"

"Tu es entré en Pon Farr."

Elle avait dit cette dernière phrase en vulcain, et Spock la regardait presque avec crainte à présent. Presque, car évidemment, cela n'était que son interprétation de ce qu'il pouvait ressentir. Il finit par se détendre, il s'avouait vaincu. Il savait que ça ne servirait à rien de continuer à mentir.

"Oui." Dit-il finalement. "Cela est arrivé, et malgré mon métissage, il semblerait que je ne puisse m'en échapper. Il faut que je retourne auprès de mon peuple."

"Je comprends."

Sa voix était devenue aussi faible qu'un chuchotement, mais Spock pouvait parfaitement l'entendre.

"Je redoutais cet instant depuis quelque temps."

Spock fronça les sourcils à nouveau, dans un "pourquoi" silencieux.

"Car je ne ressens pas le lien." Répondit Uhura.

Sa voix se brisa sur cette dernière déclaration, mais avant que Spock n'ait pu réagir elle secoua la tête pour signifier que cela n'avait pas d'importance, et lui offrit le seul sourire qu'elle pouvait en cet instant, un sourire rempli de tristesse et de non-dit.

"J'aurai aimé que cela dure plus longtemps."

Spock attrapa sa main et la serra brièvement.

"Il en va de même pour moi Nyota."

Quelques larmes s'échappèrent des yeux de la Lieutenant mais elle se retourna en direction de la sortie. Ils n'y pouvaient rien, aucun d'entre eux. Même si Uhura savait au fond d'elle qui avait déclenché la fièvre de Spock, elle ne pouvait pas le lui dire. Il n'était pas prêt à le savoir, et elle pas assez forte pour se l'avouer. Elle l'aiderai à surmonter cette épreuve en l'amenant dans sa colonie, elle lui devait bien ça. Elle l'avait aimé après tout. Elle ne voulait pas qu'il meure.

Spock était resté planté ou il était, les lèvres pincées, se sachant incapable de soulager sa peine.

"Promets-moi de garder ceci pour toi." Dit le vulcain d'une voix douce.

"Si tu me promets de ne pas m'oublier." Répondit-elle avant de quitter les lieux aussi silencieusement qu'elle y était venue, laissant le Vulcain qu'elle avait aimé derrière-elle.

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"Je vois."

Après le récit de son amie (sans avoir entendu tous les détails évidemment), Jim ne savait plus trop quoi dire. Il n'avait jamais autant eu envie de la serrer dans ses bras, de façon amicale, mais il restait également une part de lui qui était toujours furax que qu'on lui ait caché tout ça. C'était un sujet privé, d'accord, mais Spock allait démissionner bon sang et, du point de vue de la justice, ils avaient carrément détourné un vaisseau de la Fédération pour amener Spock sur la Nouvelle Vulcain pour qu'il ait des rapports sexuels avec une femelle vulcaine !

Donc bon.

Dit comme ça, les choses pouvaient paraîtres étranges, mais Jim plus que quiconque savait qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Tous deux avaient menti contre leurs grés, et avaient souffert (du moins Uhura, pour Spock tout cela restait très ambigu). C'était tout de même étonnant que cette "maladie" frappe ainsi sans prévenir. Spock s'était donc engagé dans cette mission de cinq ans tout en ayant en tête le fait qu'il pouvait devoir partir à tout moment lorsque cette crise surviendrait ? Ça n'avait aucun sens, ce n'était pas logique.

"Mais dites-moi… Il y a-t-il une raison particulière pour provoquer cette maladie vulcaine ?"

Uhura leva un sourcil, étrangement similaire à ce qu'avait l'habitude de faire Spock.

"Je ne comprends pas."

"Hé bien, Spock s'est engagé au poste d'Officier en Second de l'Enterprise en sachant la responsabilité que cela impliquait. Qu'il n'ait pas prévu une quelconque… prévention de cette maladie me semble louche."

Uhura le regarda d'une manière que Jim suspectait être de l'admiration, mais cela était trop beau pour être vrai. Prenant son air de première élève de la classe, (qui avait fait craquer Jim à l'époque mais qui l'irritait parfois), elle répondit d'un air agacé :

"Le Pon Farr ne se prévient pas Capitaine, et n'est pas une maladie à proprement parler. C'est le cycle biologique Vulcain qui veut ça. Les cycles sont plus ou moins longs selon l'individu, mais il arrive tôt ou tard. Le Commander Spock n'allait pas s'empêcher de travailler sur l'Enterprise à cause de ça."

Elle ne rajouta pas le "vous le connaissez" car ce n'était pas nécessaire.

L'ambiance était déjà plus détendue, et même si Uhura continuait de le regarder en ayant l'air de se dire qu'il faudrait qu'il aille immédiatement se faire soigner, Jim se sentait plus à l'aise. Son ventre lui faisait toujours un mal de chien, mais au moins maintenant il comprenait mieux les derniers retournements dans sa vie.

"Je vois. On peut dire que vous en savez un paquet de chose sur eux ! C'est à grâce à Spock que vous avez appris toutes ces choses ? De ce que j'en sais, les informations les concernant sont plutôt difficiles à trouver."

Il pria en cet instant pour ne pas avoir eu l'air d'un petit crétin jaloux. Il était vrai qu'il avait toujours envié Nyota pour ça, elle devait en avoir tellement appris de Spock sur lui, alors qu'entre eux la communication avait toujours été… comment dire, explosive. Et bien évidemment, il ne jalousait que ça dans leurs relations, pas vrai ? Il n'y avait rien d'autre qu'il avait toujours secrètement voulu partager avec le vulcain qui impliquait un rapprochement physique important. Non pas du tout.

"En fait j'ai appris le plus gros toute seule." Avoua soudainement Uhura. "Comme vous l'avez dit juste avant, il n'est pas facile d'obtenir ces informations car aucun individu n'est facile à faire parler. Spock ne faisait pas exception."

Elle avait utilisé le passé pour parler de Spock. Elle considérait déjà son départ comme définitif alors que lui se refusait à croire une telle chose. Pas encore.

"Vraiment ?" Dit bêtement Jim. Il ne s'était donc pas plus confié à elle qu'à lui ? Il ne savait pas quoi répondre d'autre, car il ne voulait pas montrer que cette révélation avait provoqué un mini saut de joie chez lui, ce qui était parfaitement honteux soit dit en passant.

En y faisant plus attention, Jim remarqua qu'il y avait beaucoup d'ouvrages dans la chambre de la jeune femme, et il arrivait à voir que nombres d'entre eux n'étaient pas des livres Terriens, mais bel et bien des livres Vulcains. Chose extrêmement rare à trouver. De plus ces livres lui semblaient… familiers.

"Vous en savez beaucoup sur les mythes et les rituels Vulcains ?" Demanda brusquement Jim, une idée lui venant en tête.

"Oui, enfin, une partie, ils les gardent pour la plupart secrets. Pourquoi cette question ?"

Si Uhura avait en effet pu étudier un sujet aussi sensible que celui du Pon Farr, elle devait probablement avoir au accès à d'autres connaissances difficiles à obtenir. Des connaissances qui pourraient lui être d'une grande utilité. Il y avait cette chose… ce rituel qu'apparemment le vulcain dans son esprit lui avait demandé d'accomplir. En cherchant un peu, il devait pouvoir trouver quelque chose s'y appartenant, bien qu'il n'ait que très peu d'informations concernant ce qu'il devait réellement faire. Pour dire la vérité, il était complètement largué.

"Vous avez appris dans ces livres ?" Dit le jeune capitaine en faisant un mouvement circulaire avec sa main pour désigner l'ensembles des livres se trouvant dans la pièce. Et évitait habilement la question par la même occasion.

"Je dirais que j'ai appris le plus gros à l'académie de Starfleet, ces livres restent difficiles à comprendre, même ceux qui sont traduits. J'ai eu une chance incroyable de pouvoir me les procurer."

"Est-ce que je pourrais vous en emprunter un ou deux ? Ça m'intéresse beaucoup…"

Uhura sembla sceptique vis-à-vis de cette soudaine demande mais acquiesça avec nonchalance.

"Si ça vous fait plaisir."

C'était vrai que Jim n'avait jamais beaucoup apprécié la lecture, que ce soit numérique ou papier, les livres ce n'était pas son truc. Les membres de l'Enterprise les plus proches le savaient bien.

Mais là il n'avait pas vraiment le choix, il devait se documenter d'une manière ou d'une autre et cette occasion était bien trop bonne pour passer à côté. Avec Spock Prime disparu, il devait se débrouiller seul, et sans l'aide de la Lieutenant, car son secret devait à tout prix… eh bien, rester secret. Il prit les ouvrages dans ses bras et leurs odeurs lui parvinrent. Cela sentait définitivement comme quelque chose de familier.

"Merci Uhura."

"Je ne savais pas que vous étiez capable de lire le Vulcain…" Murmura-t-elle, trop bas pour que Jim ne puisse clairement l'entendre. Ou en tout cas, son cerveau refusa simplement d'analyser la phrase. Il sorti de la chambre de la jeune femme les bras chargés d'épais volumes poussiéreux, et très fragiles.

"J'en prendrais soins promis !" Lui cria-t-il en s'éloignant avec un grand sourire.

"Et vous, prenez soin de vous !" Répliqua-t-elle avant que la porte de se ferme.

Jim sourit pour lui-même, malgré le pic de stress qui apparut dans son ventre à l'évocation de son état. Cela le touchait d'une façon bien particulière à chaque fois que son équipage se souciait de lui. Il y avait cette douce chaleur dans son torse qui le faisait se sentir appartenir à une grande famille.

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Les deux hommes étaient appuyés chacun contre un mur, se faisant face. Aucun d'entre eux ne semblaient vouloir entamer la conversation, ni faire le moindre mouvement. Surtout pas Jim en fait. Depuis qu'il avait réalisé que Spock était attirant, il n'osait plus le regarder dans les yeux directement. Du coup, il se trouvait dans cette situation plus que gênante, à regarder la pointe de ses chaussures le cœur battant, alors qu'il avait la créature la plus magnifique de cette fichue galaxie en face de lui. Quel abruti.

"Capitaine."

Ah… il ne se lassera jamais d'entendre Spock prononcer ce mot. Enfin, ce n'était pas le moment d'être distrait.

"Je suis content de vous voir Spock." Dit Jim, sincère. Il était étonné de lui-même de faire preuve d'autant de franchise alors qu'il devait à tout prix cacher ses émotions de Spock. Il allait se marier après tout, lui déballer qu'il avait eu secrètement envie d'avoir des rapports de nature intime avec lui depuis un bon moment n'aurait pas été très fin.

"Je le suis également Capitaine." Dit Spock d'une voix calme.

"Alors, de quoi voulez-vous me parler ?"

Jim essaya de paraître le plus détendu possible, même s'il transpirait légèrement plus que d'habitude et qu'il avait l'impression d'être au bord d'un ravin en permanence. Il s'installa sur la chaise de son bureau, afin d'avoir un support pour ses jambes ridiculement tremblantes. Spock était venu le voir ce matin et avait sonné directement à la porte de sa chambre. Il n'avait pas eu le temps de faire du rangement et son appartement était un foutoir sans nom. Mais pourquoi s'en préoccupait-il ?

"Je suis désolé d'avoir interrompu aussi brusquement notre dernière conversation."

"Oh… " C'était surprenant que Spock reparle des choses du passé. "Ce n'est rien."

Il essaya d'être égal même si con cœur avait un looping à ses mots.

"En réalité, j'ai une requête à vous faire."

Une requête ? Quel genre de requête pourrait lui demander Spock alors qu'il allait quitter l'équipage dans peu de temps ?

"Je vous écoute."

Spock avait à nouveau l'air d'hésiter. Il regarda Jim, puis ses mains qu'il avait étroitement croisées devant lui. Jim essaya le plus fort possible de ne pas les fixer.

"C'est à propos du mariage."

Le capitaine dégluti. Il le savait bien au fond, lorsque l'officier était apparu devant sa porte, qu'il s'agissait sûrement de ça. Mais il n'aimait pas entendre ce mot maudit.

"Je vous écoute." Répéta-t-il encore.

Spock le regarda, cette fois laissant clairement la surprise (et la joie ?) envahir ses traits délicats. Jim ne put s'empêcher de le trouver mignon.

"Vous êtes d'accord de parler de cela avec moi."

C'était une affirmation mais cela sonnait clairement comme une question. Spock avait peur qu'il réagisse comme l'autre fois. Bien qu'il se sente encore mal à ce sujet et qu'il ne savait plus quoi penser, il était sûr d'une chose : Spock ne devait jamais savoir ce qu'il pensait de lui à l'heure actuelle. Il était son ami, il était malade et il allait le soutenir autant qu'il le faudrait.

"Bien sûr, j'étais juste… surpris la première fois que vous me l'avez annoncé, je suppose que je vous dois des excuses."

"Non."

Jim frissonna. Spock avait l'air fâché et avait eu un ton tranchant dans sa réponse. Il avait le regard fixé sur Jim, comme s'il le mettait au défi de le contredire. Kirk ne pouvait plus penser correctement. Pas avec ce regard planté dans le sien comme ça. Heureusement qu'il avait eu la bonne idée de s'asseoir. Les secondes s'écoulèrent, sans que Spock ne bouge d'un pouce. Une tension avait envahi la pièce, plus forte que jamais. Le sang pulsait dans les artères de Jim, et il pouvait entendre son cœur battre dans ses tempes. Puis Spock détourna enfin le regard et lui tourna le dos, laissant Jim respirer à nouveau. Il ne s'en était même pas rendu compte.

"Vous n'y êtes… pour rien." Murmura le Vulcain.

Il ne put pas voir son visage lorsque son ami prononça ces paroles sur un ton si peu sûr de lui. Il avait l'impression que Spock lui disait que ce n'était pas sa faute, tout en l'accusant. Étrange. Peut-être ne lui avait-il pas pardonné son comportement de l'autre fois ? C'était possible.

"Je disais donc, que j'avais une requête à vous faire, pour la cérémonie." Continua Spock comme si de rien était.

"Oui ?"

"Bien qu'aux yeux de l'équipage composé majoritairement d'humains, j'ai l'air d'être une personne froide, cependant j'apprécie la compagnie de mes collègues sur l'Enterprise. C'est pourquoi ceux qui sont actuellement sur cette planète ont été conviés à assister à la cérémonie."

Jim attendit la suite. Spock parlait d'une voix calme, mais pourtant Jim avait la folle impression qu'elle était plus grave que d'ordinaire, plus basse et sensuelle… Il frissonnait.

Et pas de froid.

Bon sang, il fallait qu'il se calme !

"Je suis content de l'apprendre."

Sa voix sonnait comme celle d'un automate, mais c'était le mieux qu'il puisse faire à l'heure actuelle. La présence de Spock l'avait-elle autant affecté jusqu'à aujourd'hui ?

Spock hocha la tête et s'avança encore vers lui, tout en gardant une distance de sécurité suffisante.

"J'ai besoin de ce que vous appelez, "garçon d'honneur" sur Terre, ce que nous appelons nous-même "Buhfik'sasu", afin de témoigner de la cérémonie de mon union face aux divinités vulcaines."

Il le regarda intensément.

"Cette personne peut être choisie au hasard, mais était à moitié humain, une part me moi désire avoir quelqu'un de proche dans ce rôle."

"Oh je vois." Commenta Jim, une folle pensée lui traversant l'esprit.

"C'est un rôle important car la famille seule n'est pas suffisante pour affirmer une union entre deux vulcains, il faut deux tierces personnes, choisies par les deux êtres liés."

"Et vous voulez que je vous aide à trouver cette personne ?" Dit Jim en se levant soudainement. Il commença à faire les cents pas dans la pièce. "Pas de problème, je connais plein de chics types dans l'Enterprise qui vous aiment bien. On pourrait-"

"Jim." Coupa Spock. "Vous vous trompez, je sais déjà quelle est la personne que j'ai choisie.

Le Capitaine s'arrêta de marcher, la surprise peignant ses traits. Il n'avait pas mis long à se décider, Spock prenait souvent beaucoup de temps pour prendre des décisions importantes. Sauf en cas d'attaques, là il était particulièrement rapide. C'était surtout sur les questions relationnelles.

"Ah oui ?"

Spock, sans raison apparente, s'assis là ou Jim s'était trouvé quelques instant plus tôt, les mains croisées sur ses genoux. Jim n'avait pas l'habitude de le voir sous cet angle, car il était légèrement plus petit que lui. De plus, d'ordinaire c'était lui qui était assis sur le siège de commandement, Spock le surplombant à ses côtés. La vision de Spock sous lui n'était pas déplaisante, bien au contraire.

"Oui, et je peux affirmer que, parmi tous les "chics types" de l'Enterprise, il n'y en a qu'un seul qui compte vraiment."

L'air avait décidément choisit de ne plus entrer dans ses poumons. Spock parlait tout bas, comme s'il voulait que personne ne l'entende, et le regardait avec intensité. Jim perçu vaguement qu'il était devenu à moitié dur, mais réussi néanmoins à souffler quelques mots. Son idée folle était donc vraie ? Il devait savoir la suite.

"…Qui est-ce ?"

"C'est vous Jim."

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Depuis l'étrange annonce de son Officier en second, Jim s'était senti plus bas que Terre, mais ce n'était rien comparé à ce qu'il éprouvait en cet instant. Assis la tête entre ses mains dans la bibliothèque du complexe, il essayait vainement de remettre de l'ordre dans ses idées. Il se sentait à la fois extrêmement heureux, excité, et pathétiquement au bord des larmes. Depuis qu'ils étaient arrivés sur cette planète, sa vie émotionnelle avait été plus tumultueuse que des montagnes russes, et ses émotions semblaient détraquées. Mais il n'avait décidément pas le temps de s'attarder sur ces problèmes. Le mariage de Spock allait se passer dans cinq jours et certaines tâches lui avaient été confiées. En effet, Jim avait accepté de jouer le rôle de garçon d'honneur au mariage de son meilleur ami, et les devoirs à faire c'étaient naturellement multipliés. Comment aurait-il pu refuser ? Cela lui brisait le cœur savoir que Spock allait quitter l'Enterprise, mais après ce qu'il lui avait dit plus tôt dans la journée… Spock le considérait comme le meilleur homme de l'Enterprise…

Frissonnant légèrement, Jim s'étira et lança un rapide regard pour voir ce qu'il se passait autour de lui. Quelques personnes étaient confortablement installées à lire des ouvrages dans des fauteuils et il n'y avait presque aucun bruit dans la bibliothèque. Un moment de calme que Jim appréciait en cet instant. Maintenant qu'il y réfléchissait, il n'avait jamais vu personne d'autre parmi les rangées de livre. Quand il venait avec Spock Prime, ils étaient toujours seuls.

Cela faisait une heure qu'il était là et il n'avait lu que le quart du premier livre Vulcain. C'était long et fastidieux, mais le temps passait à toute vitesse et il fallait qu'il comprenne la phrase qu'il avait vue dans son esprit lors de sa dernière "vision" ou comme il le disait maintenant "crise de folie psychique vulcaine de merde".

"Je suis prisonnier derrière la Grande Barrière Jim, mais si tu me fais revenir, et je sais que tu le peux, je pourrai te venir en aide."

C'était ce que ce vulcain mystérieux lui avait dit… Mais cela ne l'avançait pas beaucoup, il ne savait toujours pas ce qu'il devait faire pour se soigner. Il avait le sale pressentiment de se faire tourner en bourrique, mais comme son était ne s'améliorait pas, il n'avait d'autre choix que d'obéir. Le vulcain lui avait montré la fontaine, ainsi qu'un corps jeté dedans… Mais rien de plus si ce n'est que quelques mots qu'il essayait de se remémorer en vain. Et cette "Grande Barrière", il n'avait vu aucun écrit à ce propos. Furieux, il tourna rapidement les pages de son livre et en déchira accidentellement une. Les quelques vulcains qui se trouvaient près de lui tournèrent la tête dans sa direction, le visage inexpressif. Puis, comme s'ils s'étaient rendu compte que c'était une erreur d'avoir réagi, se détournèrent de lui. La synchronisation de leur mouvement ainsi que leurs yeux vides mirent Jim mal à l'aise. Spock mis à part, il avait vraiment l'impression que le Vulcains étaient en fait des robots super intelligents prêts à conquérir l'univers.

Peut-être s'ennuyait-il un peu trop, ou était-ce la frustration de ne rien trouver alors qu'il cherchait des indices depuis des heures, mais Jim bascula sur sa chaise et posa ses deux pieds sur la table en bois précieux, les jambes croisées. Il voulait tester la tolérance de ces machines sans âme. Un sourire narquois plaqué sur le visage, il scruta la pièce par-dessus son livre pour observer d'éventuelles réactions. Mais rien n'avait changé dans le comportement des autres occupants de la pièce.

Aucune réaction ? Très bien, il allait passer aux choses sérieuses.

Prenant soin d'afficher son air le plus insupportable, Jim renifla bruyamment plusieurs fois, toussa sans mettre de main devant sa bouche, soupira, grogna, tapa des rythmes sur la table, rien n'y fait. Les Vulcains restèrent aussi figés que des statues de glace. Ils ne semblaient même pas respirer. Jim accentua la cadence de ses percussions improvisées lorsque son coude heurta le livre qui se trouvait au bord de la table. L'ouvrage tomba sur le sol avec un bruit mat.

Cette fois, il aperçut l'épaule d'un Vulcain tressauter et la main d'un autre se resserrer autour de l'accoudoir de son fauteuil.

"Ah !" S'écria Jim, victorieux, avant de se rendre compte de sa bourde. Merde, il avait oublié qu'il n'avait pas le droit de crier ici. Pourtant, comme si c'était prévu d'avance, une des fenêtres de la bibliothèque s'était soudainement ouverte, laissant entrer une violente bourrasque d'air qui avala son cri. Jim senti sa tête lui faire brusquement mal, et il reconnaissait cette douleur à présent. Sa vue se brouilla et il se senti glisser de sa chaise. Mais personne de vint lui parler. La douleur s'intensifia avec le vent un moment, avant de partir aussi brusquement qu'elle était venue. Lorsqu'il rouvrit les yeux quelques minutes plus tard, Jim était seul dans la pièce et transpirait.

"Qu'est-ce que… c'était quoi ce bordel ?"

Les vulcains avaient disparu. Ils ne semblaient même ne jamais avoir été là. Comment était-ce possible ? Perdu, son regard tomba sur le livre qui se trouvait par terre. Les pages s'étaient tournées jusqu'à la page centrale, où se trouvait une illustration d'une sorte de divinité avec écrit en dessous, les mots que Jim cherchait désespérément.

"Sha Ka Ree."

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Déjà fini je sais, en plus j'ajoute des intrigues par-dessus le intrigues, je crois bien que cette histoire ne finira jamais en fait !

Je vous fais des bisous et à bientôt j'espères ! Oubliez pas de laisser un commentaire si ça vous à plus

Bye !

Scurfield