Hi everyone !

Me voilà donc de retour avec une nouvelle fiction, comme promis.

Je tenais à remercier toutes les personnes ayant pris le temps de me laisser des reviews sur Le coup de main, ainsi que celles qui ont favorisé et suivi, vous me donnez vraiment envie d'écrire !

Et bien sûr, remerciements à ma chère et fidèle Célie pour m'épauler lorsque j'écris.

Les personnages ne m'appartiennent pas.

Alors, pour ce qui est de cette histoire, je voulais juste vous préciser que le personnage de Michael va vraiment être OOC (bon en même temps c'est un UA mais voilà, quand même), et qu'il a l'apparence de Matt Cohen.

Je crois qu'on est bon, alors c'est parti...

Enjoy !

[...]

Castiel Novak observait les gouttes de pluie s'écraser contre les carreaux, une moue légèrement renfrognée plaquée au visage.

Le ciel était gris, et il distinguait les passants se presser sur le trottoir, deux étages plus bas. Des parapluies, majoritairement noirs, s'étendaient à perte de vue, tandis que des voitures circulaient, leur essuie-glace s'agitant frénétiquement sur les pares brises, permettant d'apercevoir un tant soit peu la route.

C'était dans ce genre de moment qu'il se prenait à regretter l'Arizona et son climat quasi-désertique. Pourtant, il aimait beaucoup Sioux Falls, mais il n'y avait pas assez de soleil à son goût. En même temps, il se doutait bien que l'attrait qu'il portait à cette ville venait surtout du synonyme de « nouvelle vie » qu'elle représentait pour lui.

Il avait vécu à Navajos, dans l'état d'Arizona donc, pendant 26 ans – sachant qu'il en avait désormais 29 –. Il avait déménagé suite à une proposition d'emploi à l'université de Sioux Falls, en tant que professeur d'histoire des religions. Et on pouvait dire que cette offre tombait à point nommé.

En effet, voir l'homme dont il était éperdument amoureux depuis ses 16 ans se mettre en couple avec un de ses amis n'était pas quelque chose de facile, ni à vivre, ni à supporter.

Étant collégien, Castiel s'était vite rendu-compte de son homosexualité, et l'avait pleinement accepté en grandissant. Ses parents avaient aussi fini par l'assimiler, il restait leur fils, peu importe que son partenaire soit un homme ou une femme. Seul son frère Raphaël paraissait encore avoir du mal quant à son orientation sexuelle.

Au fil des ans, le brun avait bien sûr rencontré divers garçons qui lui plaisaient. Il avait flirté avec quelques-uns, et était sorti avec d'autres, mais il n'avait jamais eu de réels sentiments pour qui que ce soit.

Et puis, Michael Cohen débarqua.

C'est au lycée qu'ils s'étaient connus, se retrouvant dans la même classe. Les semaines passèrent, et ils se lièrent d'amitié. Il s'agissait d'un garçon brun aux yeux verts, charmant et charmeur, parfois un peu excentrique, mais très gentil, rieur et pas réellement sérieux dans ses études. Au fur et à mesure du temps passé ensemble, Castiel avait commencé à s'y attacher de plus en plus, pour finalement se rendre compte qu'il s'était inéluctablement épris de lui. Au-delà de sa beauté évidente, il ne pouvait s'empêcher de trouver le jeune homme fascinant.

Quand le brun aux yeux bleus avait découvert que Michael était gay, il n'avait pu s'empêcher de s'en sentir bêtement heureux, tandis que son cœur s'était gonflé d'espoir. Il était pratiquement certain qu'un garçon pareil était hétéro. Cependant, il déchanta vite.

L'autre jeune homme ne semblait pas s'intéresser à lui. Pourtant ils étaient proches, et passaient beaucoup de temps ensemble, mais Michael ne ressentait de toutes évidences pas la même chose. Castiel était son ami, et il ne le voyait pas autrement.

Seulement, Novak ne pouvait s'abstenir de continuer à espérer. Il se retrouvait à chérir le moindre instant partagé avec lui, les gravant dans sa mémoire, se berçant d'illusions. Il avait beau savoir que tout cela était vain, c'était plus fort que lui. Il l'avait dans la peau, et n'arrivait pas à s'en détacher. Il ne croyait pas réellement aux belles histoires romantiques et tout ce que cela englobait. Malheureusement pour lui, Michael se trouvait être son premier amour, celui qui restait toujours dans un coin de son esprit, refusant de le lâcher. Détruisant ainsi inconsciemment toutes les relations qu'avait tenté d'entreprendre Castiel. Ce dernier avait beau essayer, ses sentiments pour Cohen ne lui permettaient pas de s'attacher à quelqu'un d'autre. Et à quoi bon être en couple s'il n'était même pas amoureux de la personne avec laquelle il sortait ?

Néanmoins, il n'était plus vierge pour autant. Rien ne l'empêchait d'être attiré par un autre garçon, ni de le désirer. Seulement, il ne s'engageait jamais dans quelque chose de sérieux.

Ce fut lorsque Michael commença à fréquenter son ami Bartholomée, un grand blond avec des yeux bleus, que les choses se corsèrent. Certes, il s'était déjà retrouvé dans cette situation, ce n'était pas comme si Cohen était resté célibataire depuis leur rencontre. Mais la différence, c'était que le brun aux yeux bleus ne connaissait pas ses autres copains. Ils se trouvaient souvent dans un autre lycée, voire même dans une autre ville, et Michael étant parfaitement conscient de ce que Castiel ressentait pour lui, il faisait en sorte qu'il ne rencontre jamais ses petits-amis. Il en souffrait tout de même, mais moins que si son ami était venu se pavaner à leur bras devant lui.

Sauf que Michael ne se doutait pas que 10 ans après, les sentiments de Novak à son égard étaient toujours présents. Ainsi, il ne s'inquiéta pas plus que ça en entamant une idylle avec Bartholomée, qu'ils avaient rencontrés six mois plus tôt à l'occasion d'une gay pride.

Ce fut donc avec un soulagement évident que Castiel avait reçu une invitation de l'université du Dakota du sud pour enseigner là-bas. Et en à peine un mois et demi, il avait plié bagage et s'était envolé vers un climat bien moins aride. Cependant, malgré la distance, Michael gardait toujours une emprise sur lui, il suffisait qu'il aille rendre visite à sa famille et le revoie pour qu'il retombe aussitôt sous le charme.

Il fut alors arraché à sa contemplation de la rue en effervescence par le bruit de la porte de son appartement.

- Bordel Cas, j't'avais pourtant dit de m'attendre avant de tout préparer ! Le réprimanda le nouvel arrivant.

L'interpellé se retourna et tomba sur Dean Winchester au beau milieu de son séjour, qui arborait un air contrarié tandis qu'il inspectait la table basse du salon. Un sourire se dessina malgré lui sur ses lèvres en voyant le châtain ainsi, il lui faisait penser à un enfant à qui on venait de retirer son jouet préféré.

Il côtoyait le jeune homme depuis trois ans maintenant. Celui-ci habitait dans son immeuble, et c'est lors d'une soirée organisée par le voisinage qu'il l'avait connu. Dans un premier temps, Castiel avait été agréablement surpris de se voir inviter par l'homme occupant l'appartement d'à côté, un certain Andy Gallagher, alors qu'il venait tout juste d'arriver. Lorsqu'il l'avait remercié pour son geste, son voisin de palier lui avait tout simplement dit qu'il n'avait pas à le faire, qu'il était normal d'entretenir de bons rapports avec la personne vivant de l'autre côté du mur.

Il avait ainsi pu faire la connaissance d'un petit nombre de personnes, mais ils se trouvaient tous être des amis d'Andy, extérieur à leur immeuble. Tous, excepté Dean. Et ça tombait bien, puisque les deux hommes avaient passé une grande partie de la soirée à discuter ensemble, le courant passant visiblement très bien entre eux. Ainsi, ils s'étaient revus plusieurs fois jusqu'à devenir très proches, on pouvait même les qualifier de meilleurs amis. La proximité aidant, ils se retrouvaient souvent à manger chez l'un ou l'autre, et à boire quelques coups ensemble en regardant la télé. Toutes les excuses étaient bonnes pour briser la solitude qu'ils devaient supporter dans leur appartement.

Dean était donc actuellement en train de pester sous prétexte que Castiel ne l'avait pas attendu pour préparer la soirée qui les attendait. Ce dernier avait profité du moment où le Winchester était retourné chez lui se changer, après qu'ils soient allés faire les courses, pour tout faire tout seul.

- Je te remercie, mais je sais encore disposer des verres, des bouteilles et des biscuits apéros sur une table que je sache, répliqua le brun.

- T'as fait quoi de la bière ?

- Je la garde au frais et je la sortirai plus tard, je tiens pas spécialement à ce que tu m'engueules comme quoi elle est chaude.

Il revoyait encore Dean fustiger ce pauvre Gabriel comme quoi il fallait être un irresponsable pour sortir cette boisson avant que la soirée ne commence. Le châtain eut l'air satisfait de sa réponse, puisqu'il se mit à sourire, visiblement fier de lui.

- J'arrive toujours pas à croire que vous m'ayez convaincu d'organiser une soirée chez moi, maugréa Castiel en regardant distraitement la table basse du salon.

- Attends, c'est la première fois en trois ans, c'est même un miracle que tes excuses bidons aient fonctionné aussi longtemps !

- Elles n'étaient pas bidons !

- Bien sûr que si, et tu le sais très bien. D'ailleurs, je vois pas ce qui t'inquiète autant, ça va pas te tuer d'être l'hôte pour une fois.

- Le problème, c'est pas moi, c'est plutôt l'état dans lequel vous allez mettre mon appart'...

- Eh, on est pas des sauvages non plus !

Pour toutes réponses, le brun lui envoya un regard blasé, sous-entendant qu'il ne dirait rien mais n'en pensait pas moins. Il voyait déjà d'ici les traces d'alcool sur le tapis et le canapé, accompagnées de bouteilles et de verres vides laissés un peu partout. Il espérait juste que personne ne vomirait, au moins ça.

[…]

- Eh bien, quel temps de merde ! Entendirent-ils tandis que la porte de l'appartement s'ouvrait.

Dean et Castiel, qui discutaient tranquillement sur le canapé jusque-là, relevèrent la tête pour tomber sur Gabe et Balthazar, qui étaient déjà en train de se débarrasser de leurs manteaux, les cheveux humides.

Le Winchester travaillait dans un des bar-restaurant de la ville, le Roadhouse, – de même que Benny et Jo, deux autres amis à eux – et Gabriel et Balthazar étant des habitués, ils avaient fini par se lier d'amitié.

- Bah allez-y, rentrez, ne toquez pas surtout ! Râla le châtain.

- Et c'est toi qui dis ça ? Tiqua Gabriel. J'ai cru comprendre que la dernière fois que t'es pas rentré ici comme si c'était chez toi, c'était deux semaines après que Cassie ait aménagé !

- Dean c'est pas pareil, au point où on en est on devrait presque arrêter de s'embêter à payer deux loyers, trancha Castiel.

- C'est du favoritisme ! Se plaignit Balthazar.

Le brun leva les yeux au ciel et les deux invités ne tardèrent pas à venir prendre place sur les fauteuils en face d'eux. L'hôte ne put s'abstenir de grimacer en voyant des gouttes de pluie s'écraser sur le cuir des sofas et sur le tapis. Gabriel ne manqua pas de le remarquer, c'est pourquoi il passa sa main dans ses cheveux, histoire d'en faire tomber encore plus. Son ami lui jeta un regard noir, auquel il répondit par un sourire voulu innocent.

Peu de temps après, ce fut au tour de Charlie de débarquer. Il s'agissait d'une des collègues de Castiel, exerçant en tant que professeur d'informatique. Kevin – qui arriva juste après – était d'ailleurs l'un de ses amis de fac. Ils avaient toujours gardé contact, et étaient restés proches, ce qui permis à l'asiatique de rencontrer le brun à son tour, puis le reste de la bande. D'ailleurs, les retardataires, à savoir Jo et Benny, ne tardèrent pas à faire leur apparition. Ils s'installèrent tous autour de la table du salon et les verres se remplirent vite, la conversation allant déjà bon train.

Le temps fila tranquillement, et Castiel regretta d'avoir vu juste quant à l'état dans lequel allait finir son appart, Balthazar s'étant déjà retrouvé à quatre pattes avec un essuie-tout dans les mains afin de nettoyer les dégâts qu'il avait causé en laissant échapper sa bière.

- Rappelez-moi pourquoi est-ce qu'on joue à ce jeu d'ados attardés déjà ? Lâcha Benny en plein milieu de leur partie de « je n'ai jamais ».

- Tais-toi, c'est drôle ! Riposta la rousse en lui frappant gentiment le bras.

- Ouais, quand on a 17 ans et qu'on sort tout juste de sa crise d'adolescence ! C'est quoi la prochaine étape, le jeu de la bouteille ?

- Chut, ne lui donne pas d'idées ! Le réprimanda Dean en regardant Charlie qui avait pris un air pensif.

- Ça aurait effectivement pu être intéressant si vous aviez tous une paire de seins, finit-elle par répliquer.

- Je partage son avis, intervint Gabriel avec un sourire pervers.

Castiel et Kevin secouèrent la tête d'un même geste, Gabe et la gente féminine, c'était toute une histoire. Au début, Balthazar était un peu du même genre, mais en rencontrant sa désormais copine, Rachel, il parvint à calmer son tempérament volage.

- Bon, à qui le tour déjà ? Reprit Charlie.

Benny ne put s'empêcher de soupirer.

[…]

La soirée continua, de même que leur jeu absurde. Le Louisianais ne se plaignait même plus, l'alcool ayant lentement mais sûrement pris possession de son esprit, comme de celui des autres d'ailleurs. Bien évidemment, les « je n'ai jamais » étaient devenus de plus en plus graveleux au fil des verres, et ils riaient tous de bon cœur suite aux aventures sexuelles de certains. Gabriel était celui qui en avait le plus, mais les plus drôles venaient de Dean, qui non content d'être un coureur, était en plus de ça bisexuel, créant ainsi des situations complètement loufoques.

Alors qu'ils étaient en train de rire bruyamment, la sonnerie de la porte d'entrée retentit. Tous se calmèrent immédiatement, se demandant qui pouvait bien venir rendre visite à Castiel à déjà 23h. Balthazar ne put s'empêcher de compter connement chaque membres du groupe, comme pour s'assurer qu'il ne manquait personne, ce qui lui valut un rire discret de la part de Kevin qui n'avait pas loupé la scène.

Le propriétaire – ou plutôt locataire – des lieux se leva alors pour aller ouvrir la porte, ne pensant même pas à regarder à travers le judas avant.

Il aurait dû.

Lorsqu'il posa les yeux sur le visage de l'invité surprise, le professeur se pétrifia instantanément, comme sous le choc.

- MICHAEL ?

À suivre...

Et voilà donc le premier chapitre ! D'ailleurs j'y ai glissé une légère référence à une scène de FRIENDS, si vous la retrouvez, il y à des chances pour que je vous considère comme ma (ou mon) nouvelle (nouveau) meilleur(e) ami(e) !

J'espère que l'intrigue vous a plu, on finit même sur un peu de suspense !

Ensuite, je m'excuse pour les ships un peu bizarre que je forme, du genre Michael/Castiel, mais je sais pas, sachant que j'ai du mal à voir Cas avec quelqu'un d'autre que Dean, j'ai préféré faire en sorte qu'il tombe au moins amoureux de quelqu'un de canon - oui, oui, parce que Matt Cohen est un être magnifique, avouons-le -. Par contre pour ce qui est du ship Michael/Bartholomée, je ne peux qu'être désolée, je ne sais même pas d'où il est sorti.

N'hésitez pas à me laisser une review pour me faire savoir ce que vous pensez de l'histoire.

En espérant vous revoir au prochain chapitre. :)