Salut, salut ! Après vos demandes voilà donc une nouvelle petite fanfiction ! Sur Harry Potter comme vous avez dû le voir dans le titre ^^ J'espère de tout cœur qu'elle vous plaira ! Sur ce, bonne lecture !


Une PotterHeart à Poudlard
Chap 1 : Faut bien commencer quelque part...


Imananjikaoshiete, Yume to ittedakishimete

La voix qui fredonnait doucement ces paroles tout en faisant attention à ne pas se faire entendre des personnes présentes n'était pas des plus agréables à entendre chanter. Mais pour sa défense, la jeune femme à qui elle appartenait n'avait pas pour habitude de pousser la chansonnette en public. Pour la simple et bonne raison que la plupart de ses musiques préférées était soit en anglais soit en japonais. Deux langues merveilleuses qu'elle ne savait parler qu'en yaourt. Autant dire qu'elle donnait de l'urticaire aux bilingues. Donc, à part quand elle criait ses génériques de mangas préférés avec sa meilleure amie, Alexandra, elle évitait de se ridiculiser devant des inconnus.

Mais aujourd'hui, c'était différent. Elle attendait son métro dans une station marseillaise étouffante, ses écouteurs visés à ses oreilles en espérant qu'elle n'allait pas finir par se liquéfier avant la fin de la journée. Et cette chanson qui passait dans ses oreilles n'était autre que la seule chanson d'anime qu'elle connaissait par cœur. Oui, cela faisait otaku, kikou jap... Mais quelle importance ? Elle avait vingt-cinq ans, et mourrait de chaud en poireautant depuis plus de dix minutes. Elle avait le droit de faire passer le temps en chantonnant.

Tomarikaketaatashi no konoro o ugokashite

Le métro arriva enfin, elle l'entendit gronder dans la galerie. Ça tombait bien, elle était à deux doigts de remonter les escalators et de retourner à son appartement étudiant profiter de la clim tellement il faisait chaud ! Tant pis pour le repas chez ses parents... Quoique, quand elle y réfléchissait, ce qui l'attendait risquait d'être pire. Se coller aux autres usagers du métro jusqu'à la gare en plein mois d'août, puis courir en espérant attraper le premier train pour la côte bleue. Au moins, il y avait une piscine chez ses parents. Elle tira un peu sur son T-shirt sous sa salopette pour essayer de s'éventer tout en ramenant son sac à dos en jean sur ses épaules. Le souffle d'air du métro précéda son arrivée, comme une brise salvatrice. Elle se pencha pour récupérer sa pochette d'ordinateur qu'elle avait posé à ses pieds et fit un pas vers le bord du quai, la musique toujours à fond dans ses écouteurs.

Onegai…

Quelque chose ne va pas. Elle le comprit immédiatement en voyant le métro sortir du tunnel comme un missile. Il passa en trombe devant elle, faisant voler ses courts cheveux bruns qui l'aveuglèrent au passage ! Elle en maudit son carré plongeant quand une mèche vint se loger violemment dans ses yeux noisette. Puis, tout aussi soudainement, le calme revint autour d'elle.

Putain ! C'était quoi ça ? Il s'est cru dans Fast and Furious le chauffeur ?! Il aurait pu blesser des gens !

Ce fut la première chose qui lui passa par la tête tandis qu'elle entreprenait de remettre ses cheveux en place...

Et ce fut à ce moment précis... À la seconde même où sa main retomba le long de son corps électrifié par une adrénaline anormale, qu'une toute autre pensée s'imposa dans son esprit.

Whaaaaaaaaat ?!

C'était impossible... Devant ses yeux écarquillés, la station de métro où elle se trouvait venait de disparaître !

Elle n'avait jamais connu ça. Son cerveau entra en phase de panique, essayant de se situer dans l'espace et de comprendre où et comment... Pourquoi ?

Des arbres, la nuit, dehors. Les informations se pressèrent dans sa tête, la faisant tourner à l'en faire vomir.

Qu'est-ce que je fous dehors !? Il est où le métro ? C'est quoi cette merde !?

Elle tourna sur elle-même. Dans son dos, un immense portail de fer forgé. En levant les yeux, elle tombe sur les deux gargouille qui l'observent. Tout tourne, les gargouilles la dévisagent, elle va vomir, elle est perdue.

Ses pieds la lâchent et elle tombe sur l'herbe et la mousse.

Sa main nue touche le sol froid. Il fait froid. Il faisait si chaud avant et maintenant elle sent l'air froid de la nuit entrer dans ses poumons et la glacer de l'intérieur. Des millions d'aiguilles lui brûlent la gorge tandis que sa respiration se fait chaotique. Elle essaye de se ressaisir, de comprendre.

Posant sa main sur son cœur pour tenter de le calmer, elle regarde à nouveau ce qui l'entoure.

C'est pas possible...

Elle retire ses écouteurs, comme si ce simple geste suffirait pour que quelqu'un vienne lui chuchoter les réponses à ses questions informulées. Dans la pénombre, elle reconnait les deux immenses gargouilles qui trônent en haut des colonnes. Le doute n'a pas sa place dans son esprit. Après tout, elle les a déjà vues plusieurs fois. Une fois avec ses parents pour ses 18 ans. Puis encore il y a quelques mois avec Alexandra lorsqu'elles avaient pu se payer une semaine à Londres.

Ce portail... C'est...

Care to tell me what you are doing here ? » fit une voix derrière elle.

La jeune femme se retourna comme elle le put depuis le sol où elle était tombée. Cette voix qui l'avait interpellée sonna étrangement en elle. Elle savait que c'était de l'anglais, et bien qu'en temps normal cela ne lui aurait pris qu'une minute pour remettre les mots dans le bon ordre et les traduire avec les bases de son apprentissage scolaire, cette fois-ci les mots coulèrent en elle comme si elle avait parlé cette langue depuis les couches.

Comme quoi le cerveau pouvait très vite s'adapter parfois. En temps normal, le simple fait de venir lui parler dans une autre langue que sa langue maternelle suffisait pour la faire bloquer pendant dix secondes.

Bref... Passons sur cette merveilleuse capacité à comprendre une langue aussi simple que l'anglais, c'était loin d'être la chose la plus importante du moment. Non c'était plutôt la propriétaire de la voix qu'il était important de décrire. C'était une femme, d'une vingtaine d'années comme notre protagoniste, avec de longs cheveux noirs et une robe moyenâgeuse. Son regard froid et hautain était bien trop blanc pour être normal et la jeune femme faillit repartir en crise d'hyperventilation lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était capable de voir les détails des arbres plus loin à travers le corps transparent de son interlocutrice.

— Je... suis morte ?... » murmura-t-elle au bord de la crise de panique, sans même se rendre compte que les mots sortaient tout seuls dans la langue de Shakespeare.

— Si c'est une blague, elle n'est pas drôle, » lui répondit la femme fantôme. « Ceci est une propriété privée. Je ne sais pas qui vous êtes ni comment vous avez réussi à passer le portail, mais vous n'avez rien à faire ici.

— Je...

Un hoquet stoppa sa phrase. Elle sentit alors sa vision se troubler et ses membres trembler. Bien vite, elle perdit totalement le contrôle de son corps dans sa panique.

C'est un rêve, ça ne peut être que ça... Non, c'est plutôt un cauchemar.

Elle essaya d'essuyer des larmes qui se faisaient immédiatement remplacer. Elle était en plein rêve, un rêve si réaliste qu'il lui faisait peur. Il la terrifiait. Elle devait se réveiller, retourner à la réalité. Maintenant, vite !

Elle commença à se tirer les cheveux tout en pleurant et à se mordre la lèvre, regardant partout en espérant revenir dans le métro. Se réveiller avec des inconnus autour d'elle qui lui diraient qu'elle s'était évanouie ou quoi... Mais pas ça. Pas cet endroit beaucoup trop réaliste.

Cette fois, c'est sûr, je suis folle.

La femme fantôme sembla sortir de sa stupeur de voir cette femme pleurer ainsi et commença à l'appeler sans que la brune ne lui prête attention.

Je suis folle... Tellement folle que je pense être dans un lieu qui n'existe pas... J'en ai fait des rêves bizarres, mais là… C'est bien plus fort que ça ! Putain… Cette fois… C'est comme si j'avais vraiment… physiquement… impossiblement… atterri devant...

Elle frappa alors d'un geste fort et désespéré le portail de métal. Comme si cela aurait pu le faire disparaître... Ou que la douleur la réveillerait. Mais rien. Juste l'impensable réalité qui la frappa douloureusement.

... Je suis devant le portail d'entrée de l'école de sorcellerie Poudlard...


Et voilà pour ce petit prologue. La suite très bientôt ! Ciaossu !