Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto sauf le personnage de Kana qui n'appartient qu'à moi :)

Je remercie mes deux betas-lecteurs/correcteurs, My fiona and largo et Mugu pour leur remarquable travail et leur implication dans cette fanfiction.


Chapitre 1

Kana


X


À cette époque, je ne comprenais pas ce que signifiait réellement la volonté du feu. Mon monde ne se résumait qu'à nous trois et le sacrifice d'une personne tiers m'importait peu. Vous pardonnerez peut-être mon égoïsme d'enfant...après tout je n'avais que 4 ans. Journal d'une petite kunoichi.

Au matin, alors que le soleil rasait à peine l'horizon du magnifique village de Konoha, Kushina Uzumaki s'affairait en cuisine. Une odeur alléchante chatouillait ses narines alors qu'elle rajoutait des légumes sautés dans les bentos. Tout en surveillant la disposition des aliments, la jeune femme leva les yeux vers le jardin en s'appuyant contre son plan de travail. Minato et elle avaient décidément bien choisi ; c'était l'espace idéal pour vivre en famille. C'était elle qui avait trouvé l'endroit.

Après son accouchement, elle avait demandé à son compagnon de retourner vivre au sein de Konoha. Cela faisait déjà quatre ans qu'ils avaient emménagé. L'appartement se situait non loin du centre du village, dans une zone résidentielle. La villa comptait deux chambres, un bureau, une salle de bain et une salle à manger. Elle avait une légère préférence pour la salle à manger car la cuisine y était intégrée. Elle pouvait ainsi faire à manger tout en discutant avec les personnes assises à la tablée.

La jeune femme poussa un léger soupir en songeant aux évènements d'hier. La nuit dernière avait été mouvementée. Le village avait reçu une sinistre nouvelle : le Sandaime Raikage avait péri. La rumeur disait qu'il avait combattu l'ennemi pendant trois jours et trois nuits afin de permettre à ses coéquipiers de s'enfuir.

Le pays du feu étant en guerre, pratiquement tous les shinobis de Konoha avaient été appelés. Kushina était l'exception. Elle avait consenti à rester au foyer pour s'occuper de leur fille. Elle avait d'abord trouvé étrange que le village ne vienne contredire cette décision, puisqu'elle était après tout l'une des meilleures Kunoichis de sa génération. Ce n'était que par la suite qu'elle eût compris que sa décision avait été approuvée pour des raisons plus… politiques.

Parfois, elle se réveillait la nuit en sursaut, des sueurs froides lui parcourant l'échine. L'angoisse embrasait ses sens telle une tumeur à son cœur meurtri. Le destin avait voulu qu'elle soit l'ultime représentante de son village, celui d'Uzushio. Elle était une Uzumaki. Toutes les fibres de son corps le lui hurlaient. Elle vivait au rythme des bagarres et des taquineries bourrues. Elle était forte. Sa vie entière avait été formatée par l'art ninja le plus complexe et le plus difficile à apprendre : le fûinjutsu. C'était dans sa nature.

Tu es venue sur ces terres pour être réceptacle du Démon-Renard. Mais avant tout… Tu trouveras l'amour, car c'est d'amour que tu devras emplir ce réceptacle. Et alors seulement, tu pourras vivre ta condition dans le bonheur. entendait-elle sans cesse dans son esprit. Sa main serrant la queue de la casserole, elle se rappela de sa première entrevue avec Mito Uzumaki. Elle se souvenait par coeur de ce jour là où un émissaire de Konoha était venu la chercher pour l'emmener dans les appartement de l'épouse du Shodai Hokage. Elle avait eu si peur. Peur que sa vie bascule à tout jamais. Peur d'incarner un être démoniaque. Elle n'avait même pas huit ans et l'on attendait déjà d'elle un immense sacrifice.

Les paroles de Mito Uzumaki Senju ne l'avaient jamais quitté. La vieille femme avait su apaisé ses craintes avec un simple mot : amour.

C'est ce sentiment qui lui avait donné le courage d'avancer alors que les ninjas de Kumo la pressaient hors du pays du Feu après l'avoir kidnappé. Elle n'avait même pas eu conscience du combat qui se déroulait sous ses yeux après avoir marché plus de cinq heures.

Minato avait fait irruption dans sa vie à l'image de la foudre, électrisant intégralement son coeur. Frigorifiée par le désespoir, elle fut secourue par cette lumière, filtrée entre les cimes des arbres déracinés. Il avait été la première personne ayant complimenté son opulente chevelure rouge. Minato l'avait changé. Elle le savait. Elle était désormais éperdument amoureuse de lui. De cet amour qui vécut jusqu'à aujourd'hui, naquit une jeune pousse.

Elle était née trois ans auparavant, de manière totalement imprévue, mais aussi d'amour. Cette graine d'espoir avait aussi bouleversé sa vie à sa manière. Le bonheur de donner la vie supplante parfois la douleur de l'accouchement et ça avait été le cas pour Kana, sa fille

Sa famille lui avait imposé qu'elle accouche auprès des siens et non à l'hôpital du village. Il avait donc été décidé qu'elle partirait avant que n'apparaissent les symptômes de sa grossesse. La nuit de son accouchement, seuls sa mère et Minato avaient été admis dans la chambre et c'était un médecin proche de la famille qui l'avait assisté pendant le travail.

Elle se souvint de l'angoisse de Minato mais surtout de la panique de ses proches pendant les contractions qu'elle ne sentait pas dut à une potion calmante. À certains moments, elle avait même cru sentir le sceau du démon renard Kyûbi faiblir. Sa mère, les larmes aux yeux lui avaient alors serré les mains alors que résonnaient les premiers cris du bébé.

Kana était née le 7 juillet, le jour de la fête des étoiles : Tanabata. Minato avait pleuré de joie en augurant qu'elle était sûrement née aimée des cieux. C'était en se remémorant ces moments que Kushina finissait d'emballer les bentos en souriant.

Il était déjà midi passé. D'une main franche, la jeune femme repoussa les longues mèches rouges qui tombaient sur son oeil droit et se dirigea vers la chambre du fond.

— Kana! Lève toi sinon je pars sans toi ! s'écria Kushina en attendant devant la porte de la seconde chambre.

Un bruit de pas précipités fuita de la pièce. La jinchûriki esquissa un sourire, elles avaient bien une chose en commun. Elles détestaient par dessus tout se lever tôt.

La porte s'ouvrit lentement et Kushina entrevit le bonnet de nuit de sa fille, Kana. Se frottant les yeux, la bouche pâteuse, elle ne payait vraiment pas de mine. Sa tête atteignait à peine le bassin de sa mère. Sa chevelure cuivrée arrivait jusqu'à ses minuscules épaules.

Machinalement, elle retira d'un coup sec le bonnet de nuit installé sur son crâne et l'envoya valser dans sa chambre.

— Hey tu pourrais au moins le ranger, s'écria Kushina en levant les yeux au ciel.

— Oui Maman…, poursuivit Kana alors qu'elle se frottait les yeux.

Kushina s'arrêta et plissa les yeux vers sa fille, puis hocha la tête en soupirant.

Ellles allaient être en retard.

Toutes les deux s'étaient entendues pour rejoindre Minato et son équipe au matin. La jeune femme leur avait préparé le déjeuner. Kana était dans ses mauvais jours. D'habitude elle se faisait une joie de l'accompagner mais aujourd'hui ce n'était pas le cas. Kushina ne voulait surtout pas se disputer avec sa fille. Bien qu'elle l'adorait, l'entêtement de Kana pouvait la mettre hors d'elle.

— N'oublie pas que tu avais promis à Kakashi-kun de lui apporter quelque chose, rouspéta la jeune mère agacée.

— Oui, son cadeau pour sa promotion ! s'écria-t-elle en sursaut.

Toute l'équipe serait là ; Kakashi, Rin et Obito.

Leur entraînement quotidien obligé, ils faisaient parti de la réserve de Konoha. Cela ne l'enchantait guère de sortir aujourd'hui, mais la petite Uzumaki prit sur elle et s'attabla pour son petit déjeuner, sans relever l'état émotif de sa mère. C'était la technique de son père pour éviter les colères explosives de Kushina. Il affirmait souvent que c'était la technique la plus difficile à appréhender.

— Calme toi maman, si tu casses encore quelque chose Papa sera embêté, souleva calmement Kana en fronçant les sourcils.

Kushina rougit et observa sa fille. Son petit visage encerclée de boucles cramoisies en disait long sur son appartenance au clan Uzumaki — y compris son caractère. Toutefois, la fillette avait hérité des traits fins de son père, de ses yeux bleus sombres — et surtout, de son génie.

À deux ans, elle parlait déjà couramment et se déplaçait sans l'aide d'un adulte. Kana avait appris à lire et écrire en moins d'un an. Elle ne cessait pas de poser des questions, telle une jarre intarissable. Pour combler ce désir d'apprendre — et surtout pour être tranquille, son père avait décidé de la submerger de bouquins. Elle avait commencé par des livres basiques puis s'était attaquée à des ouvrages plus compliqués.

« C'est le portrait craché de Minato mais je suis contente qu'elle ait pris une part de moi. Je suis quand même sa mère », pensa Kushina.

— Maman ?… Maman !

— Hum oui ?

Kana lança un regard curieux à sa mère. Cela faisait près de cinq minutes qu'elle essayait d'attirer son attention.

— Mais à quoi tu penses ?

— À rien… enfin si. Je me souvenais du jour de ta naissance, répondit Kushina avec des étoiles dans les yeux.

Kana rougit et enfourna un toast dans sa bouche. Elle était toujours embarrassée lorsque sa mère lui faisait ce type d'aveux. Non pas qu'elle n'aimait pas, elle adorait sa famille mais Kushina pouvait se montrer très étouffante.

— Dis, je pourrais aller me promener après l'entraînement de papa ? Ça fait longtemps que je ne suis pas sortie, demanda-t-elle en lançant un regard implorant.

— Je sais que le temps te parait long mais Konoha est en guerre. Tu es très jeune, tu ne peux pas rester aussi tard dehors dans le village, répliqua Kushina embêtée

— Je veux juste m'amuser et prendre l'air, pleurnicha Kana en se dirigeant vers la salle de bain.

Et c'était ainsi que deux heures plus tard, la petite Uzumaki se promena dans les ruelles du village après avoir dûment marchandé avec sa mère.

Kana ne manqua pas de remarquer au combien la guerre avait miné le village. Les visages des habitants étaient emprunts de cernes, de crainte et de fatigue. Exténués, vidés et si cette guerre continuait, seul le Demon Renard savait ce qu'il adviendrait. La fillette sortie de ses réflexions et entra dans la bibliothèque municipale.

— Oooh là ! entendit-elle dans son dos.

Kana se tourna et sourit en reconnut immédiatement son interlocuteur.

— Kamijō-san ! Vous allez bien ?

C'était le bibliothécaire.

— Oui, très bien et toi ? répondit le vieil homme avec un grand sourire. Alors que viens tu chercher cette fois ?

Kana ouvrit sa sacoche et sortit deux livres sous le regard surpris du libraire.

— Je viens vous ramener ceux là, indiqua-t-elle sous la mine ébahie du libraire.

— Tu..tu les as terminés... déjà ? ponctua-t-il cinq seconde après.

— Heuu oui… ça m'a d'ailleurs causé des problèmes, répondit Kana un peu gênée. Je deviens moins productive le matin à force de me coucher tard.

Kamijo-san la regarda soucieux. Cela faisait près d'un an déjà qu'elle était devenue une habituée des lieux.

— Kushina-san ne s'épuise pas à te lire ces histoires ?

— Non, non, ne vous inquiétez pas, s'empressa de rajouter Kana en mouvant ses mains avec hâte.

Elle aura bientôt quatre ans…mais elle ne pouvait lui dire que sa mère ne lui lisait plus grand chose depuis un petit moment déjà. Comment expliquer à quelqu'un, qu'une petite fille de quatre ans savait lire, écrire et compter ? Elle ne voulait pas être cataloguer comme un génie. Elle était sure et certaine qu'on l'inscrirait dans une formation spéciale avant son entrée à l'académie des ninjas. On pourrait même la séparer de ses parents. Quoique ! Elle avait appris récemment que dans le clan Nara, les hommes y étaient très intelligents. En plus, ils n'étaient pas spécialement séparés de leur famille.

Elle revint à ses esprits lorsque le libraire lui servit une autre flopée de livres. Il en profita pour lui faire un clin d'œil.

— Amuse toi bien, fit-il d'un air entendu.

Kana le remercia promptement en se courbant et déguerpit de la bibliothèque.

Quinze minutes plus tard, en s'approchant de la clairière aux abords du village, Kana reconnut les éclats de voix de sa mère et d'Obito. Son père était le maître instructeur de trois anciens élèves de l'académie. Rin Nohara et Obito Uchiwa avaient récemment été promus chûnin (ninja de moyenne classe) tandis que Kakashi Hatake avait reçu le grade de jônin (ninja supérieur) il y a quelques semaines. Ces trois là formaient une fine équipe. Elle entendit soudainement le cri de douleur du jeune Uchiwa et les vociférations de sa mère :

— Ce que tu viens de dire prouve que tu n'es qu'un gamin !

— Et bien tu sais quoi ? brailla Obito. Je n'accepterai rien d'une fille violente !

— Quoi ? Moi un fille violente ? C'est à moi que tu parles Ttebane ?!

Kana s'approcha du reste du groupe en faisant un petit signe à la ronde.

— Kana-chan ! s'écria Rin en la remarquant du coin de l'œil.

Kakashi de son côté lui fit un signe de tête alors qu'elle se plaça aux cotés de son père. Minato lui servit une boule de riz et lui demanda comment s'était passée la journée.

— Elle s'est bien passée et…

— Kana-chan ! Kakashi a réussi à égratigner Minato-sensei tout à l'heure, interrompit Rin avec excitation

Kana contempla Kakashi avec une lueur d'admiration.

— Félicitations Kakashi nii-chan ! J'espère que je deviendrai aussi forte que toi un jour !

Minato sourit face à l'engouement de sa fille. Il n'aimait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué mais il était heureux de voir la détermination de Kana à son âge. Kushina et Obito s'avancèrent vers eux en silence, l'un et l'autre s'efforçant de ne pas se regarder.
Kana sortit un des livres qu'elle avait pris à la bibliothèque et le tendit à l'adolescent masqué.

— Ha, merci beaucoup, remercia-t-il en fourrant l'ouvrage dans sa besace

Kana lui répondit d'un petit sourire. Il y a quelques semaines, elle avait découvert que lui aussi aimait la lecture et depuis ils s'échangeaient des ouvrages, notamment des livres techniques sur l'art ninja. Elle avait pris beaucoup de plaisir à tenter de déchiffrer les secrets du ninjutsu même si de temps en temps un roman quelconque n'était pas si mal.

— Cela t'aidera beaucoup dans ton apprentissage, avait ajouté Kakashi sous le regard agacé d'Obito

Elle s'était aperçue de la rivalité entre les deux garçons. Dans ce contexte de guerre, les élèves de l'académie étaient montés en grade très rapidement et les aptitudes du fils de Sakumo Hatake avaient impressionné plus d'un. La mort de son père avait plongé Kakashi dans l'obsession des règlements et des lois.

Brutalement tirée de ses pensées, la fillette sursauta en entendant de nouveau les cris d'Obito. Le jeune Uchiwa se disputait cette fois avec Kakashi.

— Haaaarg ! Pour qui tu te prends? Je deviendrai Hokage! Le seigneur Obito Uchiwa!

— Ça suffit vous deux ! intervint Rin en haussant la voix

Obito rougit légèrement et s'inclina face au regard impérieux de sa camarade.

— Commence déjà par arriver à l'heure...après on parlera, termina Kakashi en se levant puis en se dirigeant vers l'entrée du village.

Obito lui tira la langue dans le dos mais la remit rapidement en place sous le regard noir de Rin. La jeune chunin dit rapidement aurevoir aux parents de Kana et se mit à la poursuite du déserteur de la réunion.

— Toujours pareil. Il y en a que pour lui, conclut amèrement Obito.

Jalousie, impuissance, exclusion, même Kana pouvait ressentir tous ces sentiments à travers la voix d'Obito. Elle tenta de le réconforter :

— Obito nii-chan, je suis sûre qu'en faisant l'effort d'arriver à l'heure, Rin et Kakashi te reconnaîtront à ta juste valeur.

Le jeune homme ne répondit pas. Il avait cette fâcheuse tendance à arriver en retard à ses rendez-vous. Il trouvait systématiquement un tas d'excuses invraisemblables et cette manie avait commencé à peser d'abord sur Kakashi puis à l'ensemble du groupe par continuité.

— Bon, je pense que nous avons terminé. Obito tu peux rentrer chez toi. Rendez- vous demain à 8h00 comme d'habitude. Bon boulot, le tapota Minato sur l'épaule.

Il comprenait les sentiments d'Obito face à Kakashi. Cependant il ne voulait pas s'en mêler ouvertement. Les deux adolescents entraient dans une phase décisive dans leur relation. Et contrairement aux arts ninjas, ce n'était pas une notion qu'il pouvait facilement enseigner.

Kushina soupira et tendit une boule de riz au jeune Uchiwa en lui prenant la main.

— Obito, si tu veux un jour devenir Hokage, il faut que tu prennes des forces Ttebane !
Le jeune homme baragouina un remerciement un peu embarrassé, saisit la boule de riz en vitesse et s'en alla.

— C'est la première fois que je le vois aussi…

— triste, acheva Kana en suivant l'adolescent du regard.

— Ne t'inquiète pas Kana. Rin, Obito et Kakashi s'apprécient beaucoup. Seulement les deux garçons ne le savent pas encore, affirma Minato en caressant les cheveux de sa fille.

Kana ne répondit pas et ferma légèrement les yeux sous les caresses. Son père avait l'air de bonne humeur, elle pourrait lui demander la permission de sortir.

— Papa ! Est-ce que je peux aller me promener s'il te plaît?

Les yeux bleus de son père se rivèrent sur elle. Kushina croisa les bras en silence. Elle espérait que son époux réussirait à la raisonner. La guerre faisait rage. Minato était un célèbre ninja. Plus que célèbre, il était craint dans plusieurs pays. Sa fille n'était pas un secret d'état et son existence avait déjà amené dans Konoha bon nombre d'assassins.

Minato comprenait bien sûr les inquiétudes de la jeune femme, mais il voulait offrir à sa fille l'opportunité de s'épanouir comme les enfants de son âge, comme on le fit pour lui pendant son enfance. Il lança un regard rassurant à Kushina et se pencha vers Kana.

— C'est d'accord. Tu peux y aller… mais rentre pour le dîner, lui souffla-t-il en posant calmement sa main contre son bras.

Les yeux de la fillette s'illuminèrent et elle lui sauta rapidement au cou en riant.

— Merci beaucoup papa !

Kushina soupira d'inquiétude et se rapprocha d'eux. Elle bouillonnait mais elle ne pouvait pas contester l'autorité de Minato devant leur fille.

— N'oublie pas d'être de retour pour le dîner, sermona-t-elle de nouveau.

— Oui, oui !

Kana leur fit une bise rapide et s'en alla en courant vers le centre du village sous le regard soucieux de sa mère.

— Ne t'inquiète pas, il ne lui arrivera rien, la rassura Minato

— Tu es bien trop gentil, lui reprocha Kushina. C'est toujours moi qui ais le mauvais rôle !

Minato lui décocha un sourire nerveux en reculant légèrement.

— Kushina, nous devrions arrêter de surprotéger Kana. Elle n'a pas d'amis…

— Elle s'en fera à l'académie, riposta la jeune femme

— Je considère que les leçons données à l'académie sont complémentaires à l'éducation que nous lui donnons. Je souhaite qu'elle puisse s'épanouir et vivre sans avoir peur de l'extérieur, déclara-t-il avec fermeté.

Il se rapprocha de la jeune femme et l'embrassa doucement avant de conclure :

— Je ne sais pas si j'ai raison. Je fais ce que j'ai toujours fait : suivre mon instinct.

À suivre...