Disclaimer : L'univers et les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés.

Un grand merci à tou(te)s, identifié(e)s ou pas, pour vos reviews. Je vous aime !
Merci aussi aux nombreux lecteurs anonymes et à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte.

N/A: Un chapitre plus léger aujourd'hui. Les choses avancent 'piano piano' … nos deux id-héros commenceraient-ils à se poser des questions pertinentes ?


Nuitd'ivresse

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L'anniversaire d'Hermione tombait un vendredi. A l'initiative de Fred, la petite bande des jeunes gens qui avaient tissé des liens cet été-là, augmentée des membres les plus jeunes de l'équipe enseignante, Charlie, Neville et même Draco Malfoy, qui après les quelques mois de méfiance, et d'observation réciproque du début, avait remarquablement réussi à faire oublier son passé d'adolescent arrogant et Mangemort éphémère, et à parfaitement s'intégrer à l'équipe enseignante, s'était retrouvée pour une soirée de détente à Pré-au-Lard, chez Madame Rosmerta.

Après le gâteau d'anniversaire et plus que certainement quelques verres de trop, l'ambiance était on ne peut plus détendue et les éclats de rires fusaient sans véritable raison. Fred et Ernie complotaient dans un coin, Charlie faisait ouvertement du charme à la fois à Tonks et à Hermione sous l'œil amusé de Maggie, pendant que Draco et Neville semblaient plongés dans une discussion on ne peut plus sérieuse et technique, malgré quelques grasseyements, incluant botanique et potions… sauf que celui qui y aurait vraiment prêté attention, aurait vite compris que la conversation portait en fait sur les propriétés comparées des différentes plantes employées, et des méthodes de distillation, qui permettraient d'améliorer les qualités de certaines des boissons dont les restes gisaient lamentablement dans les fonds des nombreux verres et flacons alignés devant eux. Et accessoirement des effets intéressants que pourrait produire le mélange de certains desdits fonds de bouteilles. Mélanges qu'ils décidèrent de commencer à tester immédiatement, dans un esprit, bien évidemment, purement scientifique.

Personne ne porta attention à la porte qui s'ouvrait, pas plus qu'à la silhouette sombre qui, après un instant d'hésitation à la vision de cette joyeuse assemblée, entra dans la taverne pour aller discrètement s'installer dans l'angle le plus obscur, en commandant au passage un whisky Purfeu.

Les rires finirent par s'estomper, pour laisser progressivement la place aux regards vagues et somnolents des fins de soirées bien arrosées, et les jeunes gens ne tardèrent pas à lever le siège, d'une allure peu assurée. Dans son coin, l'homme en noir ne quittait pas des yeux le groupe formé par Charlie Weasley, qui enlaçait d'un côté Tonks par les épaules, et de l'autre Hermione par la taille… Un étrange pincement au niveau de l'estomac, il avala d'un trait le fond de son verre, que sans s'en rendre compte, il serrait entre ses doigts au point d'en faire blanchir les jointures.

Le silence oppressant des cachots, qu'il appréciait tant autrefois, avait fini par avoir raison de lui, ce soir-là. Et comme à ses débuts de professeur à Poudlard, alors que ses collègues avaient encore du mal à accepter parmi eux un ancien Mangemort, c'est aux Trois Balais qu'il avait espéré trouver un peu de lumière et de vie. Le départ du petit groupe marqua la fin du service et les stores s'abaissèrent tout seuls sur un coup de baguette de la patronne. Rosmerta, un verre d'hydromel entre les doigts, vint s'assoir en face de lui en souriant.

—Tu es revenu depuis plusieurs mois, tu aurais pu me rendre visite un peu plus tôt ! Reprocha-t-elle gentiment. Elle posa furtivement une main légère sur la sienne. « J'ai toujours eu du mal à accepter ce qu'on disait de toi, pendant la dernière année de la guerre. Je suis heureuse que ce n'ait pas été vrai, Severus. »

Elle avait été sa première alliée, la première qui ne l'ait pas rejeté, après qu'il soit revenu à Poudlard, après avoir pris la Marque, vingt-huit ans plus tôt. Celle qui sans même savoir ce qui le rongeait, sans rien lui demander, l'avait discrètement aidé à surmonter sa douleur, après la mort de Lily. Celle auprès de qui, bien plus tard, il avait parfois trouvé un peu de chaleur lorsqu'il faisait trop froid dans son âme…

Il n'avait pas retiré sa main, mais elle avait perçu son léger tressaillement, lorsqu'elle l'avait touché.

—Rassure-toi, je ne vais pas te demander de rester, le passé est le passé, et tu dois me trouver bien vieille. Je voulais juste te souhaiter la bienvenue, et te dire que je suis toujours là, si tu as besoin de discuter.

—Merci. Finit-il par répondre dans un souffle. « Moi aussi, je suis heureux de te revoir… et tu es toujours magnifique. C'est juste que… »

—Ne dis rien, je comprends. Elle jeta un bref coup d'œil vers la porte fermée. « Tu peux rester aussi longtemps que tu le veux. Pour toi, ce n'est jamais fermé. Toujours tes bonnes habitudes ? Pas plus d'un whisky ? Elle fit léviter une bouteille vers leur table. « Mais tu accepteras bien de partager un verre d'hydromel avec moi, pour célébrer ton retour ? »

Hermione regagna ses quartiers en fredonnant, la tête légère et l'esprit un peu embrumé. Elle tituba en entrant dans son salon, se dirigeant au jugé dans l'obscurité vers la porte de sa chambre. Ce ne fut que lorsqu'elle trébucha sur un coin redoublé du tapis et manqua, avec un juron fort peu élégant, de s'étaler de tout son long, quelle eut l'idée géniale de jeter un Lumos, juste à temps pour éviter de percuter un des deux fauteuils qui jouxtaient la cheminée. Elle papillonna un moment des yeux, avant que son regard ne tombe sur la table basse qui séparait les sièges. Dubitative, elle s'approcha, en augmentant la puissance de son Lumos.

Elle était absolument certaine ne n'avoir laissé aucun livre à cet endroit ! A côté du livre, un flacon, contenant un liquide d'un vert presque transparent était posée sur une feuille de parchemin. Après quelques seconde, les lettres cessèrent de danser devant ses yeux, et put lire avec curiosité : 'J'ai composé cette potion comme une alternative à la Sommeil sans Rêves. Elle est un peu plus forte, mais elle ne devrait normalement pas causer d'accoutumance. Je l'ai testée sur moi, et n'ai pour le moment constaté aucun effet indésirable, n'hésitez pas à me faire part de toute observation complémentaire que vous pourriez constater. Pour votre corpulence, cinq gouttes suffisent... son effet est quasiment instantané, assurez-vous bien d'être déjà couchée avant de la prendre. Severus.' Évidemment… qui d'autre que le directeur de l'école avait accès à tous les espaces, même privés, du château ? La tête un peu vide, elle se laissa tomber sur le fauteuil le plus proche. Elle ne pouvait pas imaginer qu'il ait inventé cette potion spécialement pour elle ! Il lui avait fait comprendre qu'il souffrait des mêmes symptômes, mais semblait ne s'être jamais préoccupé d'y trouver plus tôt une solution… où plus certainement n'en avait-il jamais eu le loisir. Mais le fait qu'il ait pensé à la partager avec elle la touchait étrangement.

Elle souleva le livre avec précaution, et sourit en déchiffrant le titre. C'était une superbe édition originale de 'La dame aux camélias', en parfait état. En l'ouvrant, elle découvrit trois mots, calligraphiés sur la page de garde, de la même écriture que celle du parchemin : 'Bon anniversaire, Hermione.' C'était un cadeau magnifique, qui avait dû coûter une fortune. Des papillons se mirent à danser devant ses yeux tandis qu'une bouffée de chaleur lui montait au visage… Severus Snape lui avait offert un cadeau d'anniversaire ! Comment connaissait-il la date de son anniversaire ? 'Tu es son employée, il un dossier complet sur toi ! Ce que tu peux être gourde parfois, ma pauvre fille. Décidément, l'alcool ne te réussit pas !' Serrant entre ses doigts la fiole de potion, et le livre sur son cœur, elle se dirigea d'un pas un peu hésitant vers sa chambre, sans avoir le courage de passer par la salle de bains.

Ce n'était pas la première fois qu'Hermione Granger s'endormait avec un livre, mais cette fois, il était fermé, et serré entre ses bras, et un sourire subsistait sur le visage paisiblement endormi de la jeune femme.

Si le réveil fut un peu difficile en raison des libations de la nuit, Hermione se sentait malgré tout plus reposée qu'elle ne l'avait été depuis des années. Elle ne put empêcher un sourire de se former sur ses lèvres lorsque son regard se porta sur le livre de Severus, qu'elle déposa sur son chevet avant de s'assoir au bord du lit. Elle porta une main à son crâne en grimaçant, et résistant à l'envie de se ré-enfouir sous ses couvertures, elle se leva péniblement et se traina jusqu'à la salle de bains où elle se dépêcha d'avaler une potion Anti-migraine, avant de prendre une longue douche revigorante. L'heure du petit déjeuner dans la Grande Salle était passée depuis longtemps et elle demanda un pot de café bien noir aux elfes, avant de s'installer dans son fauteuil, le livre sur les genoux.

Des étincelles vertes se mirent à danser dans la cheminée, annonçant un message, et une voix de femme s'éleva de l'âtre.

—Hermione ? Si je te dérange n'hésite pas à me le dire.

—Luna ! Non pas du tout, en fait, je viens juste de me lever.

Un petit rire amusé salua cette affirmation.

—Je constate que tu as passé un bon anniversaire… c'est pour ça que je t'appelle. Je pourrais peut-être faire un saut, si tu n'as rien d'autre à faire.

—Ca me ferait très plaisir, je t'ouvre la cheminée tout de suite.

Un instant plus tard, une jeune femme blonde se matérialisait dans l'âtre, au milieu d'un bouquet de flammes vertes.

Les deux femmes s'étreignirent. L'amitié qui avait commencé à les rapprocher l'année de la création de l'AD s'était renforcée par la suite. Un lien très fort les unissait. Luna avait perdu son père, tué dans sa cellule, à Azkaban, par les Mangemorts en fuite après la chute de Voldemort, et pourtant c'était elle qui avait soutenu Hermione pendant les premiers temps après la guerre. Malgré ses airs rêveurs et ses idées parfois farfelues, elle était d'une intelligence et d'une intuition rares. Elles ne se voyaient pas assez souvent au goût de la jeune Médicomage, qui était ravie de sa visite.

Elle portait une robe jaune vif, une couronne de feuilles d'automne dans les cheveux et des glands ornaient ses oreilles. Lorsqu'elle ne parcourait pas le monde à la recherche de nouvelles espèces, la jeune naturaliste passait une grande partie de son temps à Poudlard, pour étudier les animaux magiques de la forêt interdite avec Hagrid. Elle avait épousé, quelques années plus tôt, Rolf, l'arrière-petit-fils de Newt Scamander, Magizoologiste comme son aïeul, avec lequel elle avait eu d'adorables jumeaux, Lorcan, le filleul de Ginny, et Lysander dont Hermione était la marraine. Elle avait également repris les rênes du Chicaneur, qui malgré son excentricité était devenu l'organe le plus fiable du monde sorcier. La Gazette, ayant perdu toute crédibilité à la suite des scandales causés par les écrits inconsidérés de Rita Skeeter, faisait maintenant fonction de Tabloïd du monde magique.

—Un jour, il faudra que tu m'expliques comment tu fais pour ne pas être couverte de suie et ne pas cracher tes poumons quand tu voyages par Cheminette.

—Eh bien, j'ai toujours un petit bout de corne de Ronflak Cornu sur moi. Entre autre propriétés, ça protège du mal des transports.

—Oh… c'est toujours bon à savoir, je suppose ! Elle avait détourné le regard et loupa le sourire amusé de Luna.

—Je suis venue t'apporter un cadeau d'anniversaire, de la part de ton filleul.

Hermione fronça les sourcils. Sur la feuille de papier moldu que lui tendait son amie, était dessiné apparemment au stylo feutre (Lysander adorait les objets moldus que lui apportait régulièrement sa marraine), ce qui semblait être un concombre orange avec deux petits ronds à un bout. Ce qui ressemblait à deux oreilles à une extrémité et une à queue à l'autre, laissait à penser qu'il s'agissait d'un animal, mais les huit pattes la laissaient perplexe.

—Vous avez découvert une nouvelle espèce d'arachnide magique ?

—Non. En fait, c'est… Pattenrond !

— Ohhh ! D'accord… mais… pourquoi huit pattes ?

—Ah ça… c'est parce qu'il court… très vite ! Ça devait être lorsque tu es passée, au début de l'été, et que les jumeaux ont voulu essayer de lui faire prendre un bain avec eux.

—Je vois… c'est tout à fait logique, en fait. Tu l'embrasseras pour moi et tu lui diras que sa marraine l'aime très fort.

—Et ça, Luna lui tendait maintenant un petit sachet de satin, « C'est de ma part. Bon anniversaire, Hermione. »

Après avoir remercié son amie, Hermione défit la cordelette qui fermait le sachet avec une légère appréhension. Les cadeaux de Luna étaient toujours adorables, mais souvent… surprenants. Celui-ci toutefois, semblait plus conventionnel. Elle découvrit avec ravissement un fin bracelet noir et blanc, tressé avec ce qui semblait être une sorte de crin, et retenu par un fermoir d'argent délicatement ouvragé.

—Le crin de Licorne porte bonheur et celui de Sombral apaise les tourments de l'esprit, expliqua Luna. « J'aurais aimé te l'offrir plus tôt, mais si le crin de Licorne est relativement facile à trouver, il n'en est pas de même pour celui de Sombral. Pour qu'il conserve intactes toutes ses propriétés magiques, il faut que l'un deux accepte de le donner volontairement. Hagrid m'a aidé à les convaincre, mais il a fallu du temps… des années en fait. Bien sûr ce n'est pas un remède miracle, mais ça pourra peut-être t'aider à atténuer tes cauchemars, et… »

Hermione ne lui laissa pas finir sa phrase, et la serra dans ses bras, des larmes plein les yeux.

—Luna ! Tu es… tu es extraordinaire, tu es la meilleure des amies. C'est… c'est un cadeau magnifique ! Merci ! Tu veux bien m'aider à l'attacher ?

Pendant qu'Hermione admirait le bracelet, à son poignet, Luna tourna lentement sur elle-même. Elle venait de rentrer d'un voyage d'études à l'étranger, et n'avait pas encore eu l'occasion de voir l'appartement de son amie.

—Alors c'est ici que tu vis ! C'est très joli… serein. Alors raconte-moi, ça fait quoi d'être à la place de Poppy ?

Les deux jeunes femmes discutèrent un long moment, avant qu'Hermione ne se lève pour commander un repas pour deux aux elfes.

—Finalement, tu as fini par t'y faire… aux elfes ?

—Bien obligée, ils sont plus têtus et plus fiers que des hippogriffes. Je n'ai pas réussi à en convaincre un seul d'accepter un vêtement, depuis que je suis revenue.

Luna s'était penchée pour attraper le livre qu'Hermione avait posé sur la table basse lorsqu'elle était arrivée et l'examinait avec un intérêt non dissimulé.

—C'est… c'est un cadeau d'anniversaire ! Pourquoi faisait-il soudain aussi chaud ?

—T'offrir un livre, je comprends, mais… un roman moldu en français ? Qui pourrait avoir l'idée… elle souleva la couverture de l'ouvrage, et fronça les sourcils en lisant les trois mots tracés sur la page de garde. « Hermione ! »

—Quoi ?

—Ne me dis pas que… je connais cette écriture, je l'ai assez vue pendant six ans, sur mes parchemins !

—Je…

Snape t'a offert un cadeau pour ton anniversaire ? Et ça m'a tout l'air d'être une édition ancienne…

—Ce… c'est un collègue… les autres aussi m'ont fait… ne vas pas t'imaginer…

—Arrête de chercher à te justifier, c'est génial ! Tu sais, j'étais une Serdaigle, et il ne se comportait pas avec nous comme avec les Gryffondors, je n'ai jamais eu les mêmes aprioris que vous sur lui, et même la dernière année, il y avait des choses, dans son comportement qui donnaient à réfléchir sur sa réelle allégeance à Voldemort...
C'est l'homme le plus intelligent que j'ai jamais rencontré, et tu n'as jamais été obnubilée par le physique des garçons que tu as fréquentés… j'ai toujours pensé que s'il n'avait pas été ton professeur et s'il n'avait pas été aussi vieux… comment dire… vous vous ressemblez étrangement de bien des façons. Et maintenant, si j'ai bien compris ce que tu m'as confié lorsqu'il est revenu, vous n'avez plus que dix ans de différence! Non, ne t'inquiètes pas, je n'ai rien dit à personne.

—Luna ! Il n'y a rien entre Severus et moi !

Severus… vraiment ?

—Eh bien… oui ! Entre collègues, on s'appelle par nos prénoms, tout le monde le fait.

Décidément, il faisait de plus en plus chaud !

Luna leva ses deux mains devant elle, avec un rire cristallin.

—D'accord, j'arrête de te taquiner. Mais avoue qu'il y a tout de même quelque chose entre vous. Ça m'étonnerait qu'il fasse des cadeaux à n'importe qui, sous le simple prétexte que c'est un ou une collègue de travail… surtout des cadeaux de cette valeur.

—Eh bien, nous… nous sommes… amis, je crois. Lorsque nous sommes seuls, il arrive à se détendre un peu, à être simplement … un être humain normal, et il… c'est difficile à expliquer. C'est un être qui a été profondément blessé. Les traumatismes que nous avons subis, ne sont vraiment pas grand-chose par rapport à tout ce qu'il a dû endurer pendant les deux guerres, et d'après ce que j'ai pu comprendre, également pendant son enfance. C'est toujours un connard, par beaucoup de côtés, mais un connard attachant… parfois, j'ai juste envie… je ne sais pas, je sais qu'il ne me laisserait pas lui exprimer la moindre compassion, mais je voudrais… j'aimerais essayer de l'aider. Le problème, c'est que dès que je fais un pas vers lui, au sens figuré bien sûr, il recule. Il n'a jamais eu personne, tu comprends, il a été exploité pendant toute sa vie, pour finalement être littéralement envoyé à l'abattoir.

—Joli plaidoyer… mais je comprends ce que tu veux dire. C'est un peu comme si tu étais en face de… d'un animal sauvage que tu voudrais apprivoiser. Il va te falloir beaucoup de patience et de tact, je sais de quoi je parle ! Honnêtement Hermione, tu n'aurais pas un… petit faible pour lui ? Je te jure de garder ton secret !

—Je… je ne sais pas. Vraiment ! Il y a peine quelques mois qu'il est revenu, et il a passé presque tout ce temps enfermé dans ses appartements, son laboratoire ou son bureau… Depuis la rentrée, nous nous voyons deux fois par semaine, lorsqu'il vient superviser les visites médicales, et de temps en temps lorsqu'il juge bon de se montrer aux repas dans la Grande Salle, c'est tout.

—Mais il t'a offert un cadeau, ce prouve bien que tu as su établir avec lui une communication privilégiée.

—C'est une plaisanterie entre nous. A cause de mon problème avec les cheminées, tu sais... L'héroïne de l'histoire est atteinte de tuberculose, et tousse tout le temps… un jour, il m'a demandé si je ne pouvais pas sortir d'une cheminée sans rejouer à chaque fois 'la dame aux camélias'. C'est tout.

—Je veux bien, mais il aurait pu t'offrir une édition bon-marché. Et l'allusion même montre que c'est personnel, je suppose que les autres ne te comparent pas à, elle jeta un coup d'œil à la couverture, s'appliquant à lire correctement le titre, « la dâme hô caemiliâ ! »

—Non. Je ne pense pas que qui que ce soit d'autre comprendrait l'allusion, d'ailleurs.

—Ah, tu vois bien… et puis rien que ta façon de rougir lorsqu'on parle de lui…

Elle éclata de nouveau de rire en esquivant le coussin qu'Hermione venait de lui lancer.

TBC


'tite review ? *puppy eyes*