Disclaimer : L'univers et les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés.

Merci à tou(te)s, enregistrés ou non, pour vos adorables LUMOS (coucou Manon, je garde l'expression), et bienvenue aux nouveaux/elles revieweurs/ses.
Mamy83 : Ben… j'espère aussi qu'il y aura une fin, le contraire signifierait que j'abandonne cette fic, et crois-moi, je n'en ai pas l'intention, à moins qu'elle n'intéresse plus personne…
Juliana : Merci à toi, Biz.
Leslie : Je pense que c'est effectivement la première fois, mais j'espère que ce ne sera pas dernière )

Merci aussi aux nombreux lecteurs anonymes et à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte.

Aujourd'hui, le début de la première entrevue Harry-Severus (la seconde partie la semaine prochaine :)


L'ombre de la peur

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C'était le premier repas qu'ils prenaient dans la Grande Salle. Ginny n'étant pas encore en fonctions, ils avaient passé les quinze derniers jours à s'habituer à leurs quartiers, à 'apprivoiser' leur nouvel environnement, sans interférer dans la vie de l'école. De Poudlard, ils n'avaient connu que le côté 'élèves', un monde différent s'ouvrait à eux. Non loin d'une des extrémités de la table, assis entre Ginny et Tonks, Harry laissait son regard errer sur les convives. Si pendant la semaine il était tacitement établi, sans que cela ne figure pour autant dans aucun règlement écrit, que les repas soient pris en commun dans la Grande Salle, le dimanche, chacun était plus ou moins libre, en dehors des tours de garde, de prendre ses repas dans ses appartements, ou ailleurs. L'habitude aidant, le déjeuner dominical faisait pourtant très rarement exception aux autres.

Il était tout aussi tacitement établi que ce jour-là, on évitait de parler 'usine' à table. Les nouvelles classes Préparatoires devant débuter le lendemain (les élèves étaient arrivés la veille afin d'avoir une journée pour se familiariser un peu avec les lieux), ce dimanche-là, tout le personnel avait été invité à être présent, et le sujet ne pouvait bien évidemment pas être évité. A sa gauche, Ginny était en grande conversation avec Ernie, son co-enseignant de la nouvelle classe, et à sa droite, Tonks discutait avec Charlie Weasley. Ce qui ne lui laissait pas beaucoup d'alternatives, la table des professeurs n'accueillant les convives que sur un des côtés, afin que tous puissent faire face aux élèves. Il en profitait pour observer, remarquant au passage que l'ambiance y avait l'air beaucoup plus détendue que celle de laquelle il se souvenait. La moyenne d'âge des professeurs était beaucoup moins élevée que onze ans plus tôt, lors de sa dernière année à Poudlard, et ceci, couplé au fait que la guerre n'était plus qu'un souvenir de plus en plus lointain, expliquait certainement cela.

Il s'arrêta un moment sur Draco et Neville, qui semblaient s'entendre comme larrons en foire. Il n'en revenait toujours pas… de toutes les amitiés les plus improbables, celle-là battait certainement tous les records… Il sourit au passage à Hagrid, et continua son tour de table. Minerva était en train de prendre place à côté de Flitwick, tandis qu'Hermione, qui était arrivée en même temps qu'elle, se glissait sur la chaise voisine de celle de Snape. Elle se pencha légèrement vers lui, et ils échangèrent à voix basse, quelques mots qui amenèrent un acquiescement de la tête du directeur, et un sourire sur le visage de son amie. Il remarqua qu'elle avait posé une main sur la table, à toucher la sienne, empiétant nettement sur son espace personnel, ce qui aurait dû irriter au plus haut point le Maître des potions, qui, autant qu'il s'en souvienne, n'avait jamais apprécié aucune promiscuité. Pourtant, ce dernier n'avait pas semblé en prendre ombrage. Il avait beau savoir que ces deux-là aussi, étaient, allez savoir comment, devenus amis, l'impression n'en était pas moins… déroutante. D'autant plus que si Hermione avait changé en dix ans, passant d'une adolescente jolie mais qui somme toute ne sortait pas de la moyenne, à une splendide jeune femme épanouie, Snape, quant à lui, ne semblait pas avoir bougé d'un iota, comme si le temps ne s'était pas écoulé pour lui. A vrai dire, le visage presque détendu, débarrassé de l'expression dure et froide qu'il affichait autrefois en permanence, il semblait plus jeune qu'il ne l'avait jamais paru. On l'aurait pensé en milieu de trentaine, alors qu'il devait avoir… quarante-huit ans, comme ses parents.

Tout cela, conjugué au mélange des Maisons aux tables des élèves, et à la table supplémentaire, où étaient installés une vingtaine de bambins de huit à dix ans, discrètement supervisés par deux Elfes de maison, parmi lesquels se détachait la chevelure turquoise de son filleul, assis à côté d'une fillette aux cheveux de lin, déjà remarquablement belle pour ses huit ans, lui donnait un peu l'impression d'avoir été propulsé dans une autre dimension. Maggie et Aurora Sinistra éclatèrent de rire à l'autre bout de la table, détournant un instant son attention. La concierge attablée avec le reste du personnel, cela aussi, était une nouveauté.

C'était une impression étrange que d'être installé sur cette estrade. Il reporta son regard sur la table de Gryffondor. Onze ans plus tôt, il avait été assis là, entre Hermione et… Une chape de plomb tomba sur ses épaules lorsque l'image de Ron s'imposa brutalement à son esprit. Il reposa sa fourchette dans son assiette, tout appétit envolé, alors que les souvenirs qu'il s'efforçait d'habitude de tenir à distance s'abattaient soudain sur lui, avec la violence d'un ouragan.

Ron, George, Arthur… la famille Weasley avait payé l'un des plus lourds tributs à cette guerre. Il n'avait pas été à ses côtés, lorsque son ami avait reçu le maléfice qui allait le tuer quelques semaines plus tard. Aurait-il été là, les choses auraient-elles pu être différentes ? Il se sentait happé par un tourbillon de plus en plus sombre.
Sirius tombant au travers du Voile, comme au ralenti.
Remus, allongé sur cette même estrade, peut-être à l'endroit où il se tenait à l'instant même, une Tonks dévastée écroulée sur sa poitrine.
Colin Crivey, si minuscule entre les bras d'Olivier Dubois.
Lavande Brown, les yeux grands ouverts sur l'horreur à l'état brut, le cou déchiqueté, un hurlement interrompu sur ses lèvres livides.
L'immonde gargouillis qui s'échappait de la gorge de Snape, et ses propres mains, impuissantes à endiguer le flot de sang qui s'échappait des morsures de Nagini, pendant que le professeur s'efforçait laborieusement de lui faire comprendre de recueillir ses souvenirs…

Sang…
Explosions.
Fumée.
Tellement de sang…
Cris.
Ruines.
Trop de sang !
Un éblouissement vert. Cedric. Dumbledore. Lily… tant d'autres ! Amis, professeurs, camarades, parents…
Morts…
Pour lui !
Tellement de morts…
A cause de lui !

Un éclair aveuglant à l'intérieur de son crâne balaya soudain toutes ses pensées, ne laissant que des étincelles rougeâtres qui dansaient derrière ses paupières closes.

Il ne vit pas le regard sombre qui s'était posé sur lui et qui ne le quittait pas, ni son expression, qui était progressivement passée de la préoccupation à l'inquiétude.
Il ne sentit pas la main de Ginny, pesant sur son épaule.
Il n'entendit pas la voix de Tonks, qui lui demandait s'il se sentait bien.
Il ne perçut pas le mouvement, plus loin, sur sa gauche, lorsqu'Hermione et Severus se levèrent en même temps.

Le rire montait en lui, secouant ses épaules, faisant presque couler ses yeux. Et tous ces imbéciles qui le regardaient d'un air stupéfait augmentaient encore son hilarité. Ils avaient voulu l'en empêcher, mais il était de retour à Poudlard. Enfin ! Après tant de temps ! Même s'il ne se souvenait plus pourquoi il tenait tellement à y revenir… mais maintenant qu'il était dans la place, il aurait tout son temps pour y réfléchir !

Il sentit plus qu'il ne vit une présence près de lui et tourna vers elle un regard trop brillant.

—Ssseverusss ! Il tenta de se lever, mais des papillons noirs se mirent soudain à voltiger devant ses yeux, et il s'évanouit.

Severus resta figé un instant, pendant qu'Hermione se penchait sur Harry. Cette voix… cette façon de prononcer les 's'…

—Severus !

Il sortit de sa transe. Hermione lui avait saisi l'avant-bras et le secouait, aussi discrètement que possible, pour le ramener au présent. Harry avait repris conscience presqu'immédiatement et regardait maintenant autour de lui, d'un air égaré.

—Mione ? Professeur ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

— Je l'emmène à l'infirmerie.

Fit Hermione d'autorité, en se dirigeant vers la petite porte réservée aux professeurs, derrière l'estrade, avec Harry et Ginny.

« Severus ? »

—Je vous rejoins dans un moment.

Répondit-il en se tournant vers la Salle où quelques regards intrigués se tournaient maintenant vers la table des professeurs. Mais fort heureusement, l'incident s'était déroulé très vite, et l'étourdissement de Potter était passé relativement inaperçu des élèves. Il fit discrètement signe à Flitwick, qui amorçait un mouvement, de se rassoir, et demanda à voix basse à Minerva, qui les avait rejoints, de rejoindre sa place, et de se charger du discours de bienvenue aux nouveaux élèves, s'il n'était pas de retour d'ici la fin du repas.

« Monsieur Potter a été victime d'un étourdissement dû à… à la chaleur. Rien de grave. Terminez votre déjeuner. »

Annonça-t-il en augmentant discrètement, d'un informulé, la température ambiante de plusieurs degrés. Ce qui eut pour conséquence immédiate de détourner l'attention, les élèves se rendant soudain compte qu'effectivement, la chaleur était étouffante. Il fronça les sourcils. Non d'inquiétude cette fois, mais parce que depuis son retour d'Avalon, cela faisait plusieurs fois maintenant qu'il constatait qu'il n'avait, la plupart du temps, aucun besoin de sortir sa baguette, pas plus que d'agiter sa main, pour que la magie lui réponde. Il lui suffisait de le désirer. Et ce n'était pas lié à Poudlard, ni à sa fonction, il avait déjà pu le remarquer l'été précédent, alors qu'il avait quitté le château. La voix de Morgane résonna dans sa tête, comme un écho : « Lorsque vous partirez d'ici, vos pouvoirs surpasseront même ceux de vos anciens maîtres. ». Et n'avait-il pas réussi, alors qu'il ne croyait pas vraiment lui-même y arriver, à créer une potion qui arrivait presque à contrer les effets d'un philtre dont seule Circé connaissait la formule, qui s'était perdue dans la nuit des temps ? Un philtre tellement puissant que les plus grands sorciers avaient fini par renoncer à y trouver une parade… Que Morgane elle-même ne croyait pas qu'il en soit capable, puisqu'elle l'avait employé contre lui.

Tout en réfléchissant, il était arrivé devant l'infirmerie. Il traversa le dortoir par acquit de conscience, sans vraiment vérifier que Potter n'y était pas, tant il était certain qu'Hermione l'avait directement conduit dans son appartement. Il frappa à la porte de communication, et entra sans attendre la réponse.

Lorsque Severus et Hermione eurent terminé de parler, Harry resta un long moment silencieux, les yeux braqués sur les flammes qui dansaient dans l'âtre, sa main dans celle de Ginny. Il leva enfin la tête. On pouvait lire une colère sourde dans son regard.

—Pourquoi est-ce que personne ne m'en a jamais parlé avant ? Qui d'autre est au courant ?

—Juste Minerva, et pour autant que cela compte, le portrait d'Albus. Je… nous n'avons jamais eu l'intention de te le cacher, mais… Nous voulions attendre d'en savoir plus avant de t'en parler. Nous ne savons même pas de quoi il s'agit au juste.

—Deux personnalités ? Est-ce que c'est possible ça ? Fit-il en se tournant cette fois vers Severus.

—Les cas de personnalités multiple existent. C'est souvent lié à des évènements traumatiques. Pour simplifier, ça fonctionne un peu comme… un mécanisme de défense pour l'esprit, une issue de secours en quelque sorte. Lorsqu'il arrive à un certain degré de saturation, il se réfugie dans une autre personnalité, souvent plus forte que l'originale. Et vous avez eu plus que votre part de traumatismes au cours de vote vie.

—Mais la guerre est finie depuis dix ans. Pourquoi après autant de temps ?

—Personne ne peut savoir. L'esprit humain est une chose complexe. Au début tu t'es réfugié dans… inutile de revenir là-dessus. C'est peut-être un phénomène de compensation, ton Psychomage aurait peut-être pu te donner plus d'explications. Ça a commencé à peu près à l'époque où tu as épousé Ginny, peut-être que tu te refuses inconsciemment le bonheur. Peut-être…

—Et si c'était Voldemort ? La coupa Harry avec une lucidité qui les fit presque sursauter. « On ne peut être sûrs de rien, n'est-ce pas ? Les limbes… j'ai pu tout imaginer… il n'est peut-être pas… »

—Cessez vos enfantillages Potter ! Si l'Horcruxe avait toujours été fonctionnel, vous n'auriez pas passé tout ce temps sans vous en apercevoir. Vous ou votre entourage. Croyez-moi ! Alors, non, nous ne pouvons pas totalement exclure que ce qui vous arrive soit lié avec ce qui s'est passé dans votre enfance, mais n'allez pas vous mettre dans la tête que vous êtes en quelque sorte une réincarnation du Seigneur des Ténèbres, ou qui sait quoi d'autre ! Il y a des dizaines d'autres explications possibles, et je… Hermione et moi avons bien l'intention d'explorer toutes les possibilités.

Severus était bien loin d'éprouver un centième de la sérénité qu'il affichait. La voix aux accents sifflants, qu'il avait espéré ne plus jamais entendre, résonnait encore dans sa tête. Il avait l'impression de vivre un cauchemar éveillé.

« Personne, pas même Dumbledore, quoi qu'il ait pu en dire, ne sait ce qui s'est vraiment passé lorsque Lily s'est interposée entre le sort de mort et vous, pour qu'il en arrive à perdre son corps. Personne ne connait la nature exacte de ce qui vous liait au Seigneur des Ténèbres. Albus était persuadé que vous étiez devenu un Horcruxe, mais il faut bien plus qu'un meurtre, fut-il double, pour fabriquer un Horcruxe, sinon, tous les assassins seraient immortels. Le rituel prend du temps, il est extrêmement complexe et précis. Il est peu probable, même si une partie de son âme s'est alors réfugiée dans votre corps, que cela puisse vraiment être considéré comme un Horcruxe. La preuve, s'il en fallait une, est que Tom Jedusor est vraiment mort. Hermione m'a raconté comment Filius a détruit publiquement son corps, à l'aide d'un Feudeymon, après avoir laissé passer plusieurs jours, le temps de vérifier que le processus de décomposition avait effectivement commencé, et qu'il ne reviendrait définitivement pas… »

—Et si, le coupa Harry, « et si… s'il avait abandonné son corps, s'il s'était réfugié… » Il n'eut pas le courage de terminer d'énoncer son hypothèse.

—C'est hautement improbable. Déjà, il y avait une chance sur des millions pour que cela se produire une fois, alors une deuxième, et sur la même personne…

—Mais si c'était justement ce que je portais en moi qui l'avait… comment dire… guidé ? Appelé ?

Severus resta songeur un moment. Il devait admettre que la même idée l'avait déjà effleuré.

—Je serai honnête avec vous, Potter. Même si cela me semble vraiment improbable, dans l'absolu, lorsque nous parlons de ce… personnage, tout peut être possible.

—Je préfèrerais mourir que…

—Passons un marché, voulez-vous !

L'interrompit sèchement le Maître des potions en pinçant l'arête de son nez entre deux doigts. Potter avait toujours été, pour lui, un grand générateur de migraines.

« Je m'engage à ne rien vous cacher, quoi que nous puissions découvrir. Et en contrepartie, vous vous engagez à ne rien tenter contre vous-même tant que tout espoir n'est pas perdu. Cela évitera à Hermione et à votre femme l'angoisse d'avoir à s'inquiéter et à vous surveiller en permanence. Sans compter que dans la pire des hypothèses, si Voldemort occupe vraiment votre corps, tel que je vous connais vous vous y prendriez de la pire des manières, et vous ne feriez qu'empirer les choses, en lui donnant libre accès aux parties de votre esprit qu'il ne possède pas encore. Mais je vous le répète, cette hypothèse-là est plus qu'improbable. »

Pendant un moment, on n'entendit plus que le crépitement du feu, puis Harry reprit la parole, d'une voix hésitante.

—J'accepte… Et… et dans le pire des cas, si…si c'était la seule solution pour l'empêcher de revenir. Vous… vous vous engageriez à… m'aider ?

Hermione perçut nettement le Silencio nouer ses cordes vocales. Elle voulut se lever, mais elle était incapable de bouger un doigt. Elle savait ce qui allait se passer, ce que sa culpabilité latente allait faire dire à cet imbécile, et elle était impuissante à l'empêcher.

—Harry !

Le jeune homme resserra sa prise sur la main qu'il n'avait pas lâchée.

—Tu sais que ça risque d'être inévitable, Ginny, répondit-il en se tournant vers sa femme. « Je veux juste être certain que si nous devons en arriver là… s'il n'y avait vraiment aucune autre solution, cette fois, il ne puisse plus jamais revenir. »

Les deux hommes s'observèrent pendant un long moment, gravement, en silence. Puis Severus hocha lentement la tête.

—Je m'y engage. Mais sachez que je ferai absolument tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas en arriver à une issue irréversible.

—Je ne veux pas que vous vous sentiez obligé de continuer à me protéger pour… vous savez… le serment que vous aviez fait à Dumbledore. Je ne veux surtout pas que ni vous, ni personne d'autre ne se mette plus en danger pour moi… plus jamais !

—Je n'ai jamais juré plus à Dumbledore que ce que j'avais déjà juré à votre mère, Potter. Et ce serment-là avait-a, plus de valeur, pour moi, que n'importe quel autre. Pour qui ou pourquoi je fais ce que je décide de faire ne vous regarde pas. Et quoi qu'il puisse m'arriver, c'est moi et moi seul qui l'aurait décidé. Que ce soit bien clair : dans aucun cas vous ne serez responsable, et encore moins coupable, de quoi que ce soit.

La tension dans la pièce était presque palpable. Après tout l'un des deux hommes venait de promettre à l'autre, devant témoins, de l'aider à se suicider. Hermione avait envie de hurler, elle aurait volontiers achevé elle-même Harry sur place. Cet idiot ne se rendait-il pas compte qu'il venait de faire exactement la même chose que Dumbledore ? Le regard triste de Severus se posa sur elle, avec une supplique muette, et elle sentit les sorts se relâcher. Dès qu'elle fut libre, elle se précipita dans la cuisine, pour ne pas 'exploser'. A ce moment précis, elle n'avait qu'une envie, c'était de taper sur ces deux idiots jusqu'à épuisement !

La porte qu'elle avait fermée rageusement derrière elle à la volée rebondit presque dans son dormant sous la violence de l'impact, sans pourtant faire le moindre bruit.

TBC


... Un petit LUMOS pour illuminer ma journée ?