Disclaimer : L'univers et les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés.

Bonjour, et encore un immense MERCI pour vos LUMOS !
Merci aussi aux nombreux lecteurs anonymes et à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte.

Et voici *comment ça enfin!* le chapitre que vous attendez avec tant d'impatience !
Bon, pour tout dire, bien qu'en ayant déjà écrit, le lemon n'est pas le genre avec lequel je suis le plus à l'aise. Non par pudibonderie (sinon, vous n'y auriez pas eu droit, et j'aurais traité la "chose" à la manière 19° siècle, à savoir : 'le lendemain matin...'), mais parce qu'il est extrêmement difficile, je trouve, d'arriver à écrire ce genre de chose sans vulgarité (ce dont j'ai horreur), et en conservant une certaine "poésie". Et en évitant donc les pièges d'un langage trop cru, de la description purement clinique ou "technique", voire de la vulgaire pornographie.
J'espère que ce chapitre répondra à vos attentes et surtout que vous me direz franchement ce que vous en avez pensé.

Enjoy and review !


Yule ball (deuxième partie)

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… Hermione avait l'impression de revivre une scène déjà jouée, mais cette fois, elle ne laisserait rien l'interrompre. Et tant pis pour les éventuelles indigestions ! Après tout, son directeur pourrait difficilement la congédier pour faute professionnelle, dans ces circonstances…

Elle leva une main et la posa contre sa joue, laissant ses doigts glisser jusqu'à son menton. Il ferma les yeux un instant, personne, pas même sa mère, pas même Lily, n'avait jamais eu pour lui ce genre de geste tendre auparavant, quand il les rouvrit, les pupilles noires brûlaient d'une flamme qui fit courir un frisson le long de sa colonne vertébrale. De ses doigts, elle retraça le contour de ses lèvres, avant qu'il n'emprisonne son poignet d'une main ferme. Sa bouche s'empara successivement de son index, de son majeur et de son annulaire, avant de glisser vers la paume de sa main et son poignet, marquant d'un trait de feu la ligne de ses veines. Ses yeux avaient gardé les siens prisonniers de leur brasier, et une vague de désir brut la fit frissonner. Si sa langue, si sa bouche, lui faisaient un tel effet alors qu'il ne s'occupait que de ses doigts, elle n'osait imaginer ce que ce serait plus tard…

Il posa son autre main sur sa taille. Lachant son poignet, il l'attira doucement dans le creux de ses bras, emprisonnant sa nuque dans sa paume, et posa sa joue contre ses cheveux, abdiquant tout orgueil, et toute ironie. Sa bouche, perdue dans ses cheveux, laissa échapper un souffle rauque qui ressemblait à un sanglot étouffé. Il la tint ainsi, tout contre lui, pendant un long moment. Une boule montait dans sa gorge, rendant sa respiration sifflante. L'espace d'un instant, il eut la tentation d'avoir recours à l'Occlumencie pour endiguer la vague de panique qu'il sentait monter en lui, mais il ne voulait pas tricher. Pas avec elle. Cette épreuve, il savait qu'il devrait l'affronter, depuis qu'il avait osé envisager une relation sérieuse avec Hermione Granger. Il devait trouver le courage de laisser enfin partir Lily. Peu à peu, il finit par se calmer et reprendre le contrôle. Ce corps, ce corps chaud et vibrant, qu'il serrait contre lui, éloignait le fantôme de cet autre corps, trop lourd et trop glacé, qui le hantait depuis tant d'années.

Elle avait fermé les yeux, comme enivrée. Elle pouvait sentir les battements désordonnés de son cœur et le léger tremblement qui l'agitait. Mais quelque chose n'allait pas, elle le sentait. La tension soudaine dans ses muscles… Sa respiration oppressée... Et soudain l'image de Severus berçant le corps sans vie de Lily Potter s'imposa à elle. Elle ne pouvait rien faire, sauf attendre, et mettre dans l'étreinte silencieuse qu'elle lui rendait, tout ce qu'elle ressentait pour lui sans oser le lui avouer. Lentement, elle sentit ses muscles se dénouer et sa respiration redevenir normale.

Elle sursauta presque lorsque la pointe de sa langue frôla le lobe de son oreille, et elle ne put retenir un gémissement en sentant une décharge électrique la traverser lorsque ses lèvres se posèrent à la naissance de son cou, traçant un chemin brûlant le long de son maxillaire, avant de venir doucement effleurer les siennes.

Il l'embrassait délibérément lentement, légèrement, laissant courir sa bouche sur son cou, son menton, ses joues, ses yeux. Revenir se poser délicatement sur ses lèvres, les caressant tendrement, sans chercher à approfondir le baiser. Elle était au supplice. Un merveilleux supplice. Une vague brûlante montait de son ventre et lui nouait l'estomac, son corps entier était agité de frissons incontrôlables. C'était délicieusement insupportable.

Au bout d'un long moment de ce manège, elle gémit de frustration, les ongles des doigts qu'elle crispait dans ses cheveux s'enfoncèrent dans sa nuque, et elle le sentit sourire contre sa joue. Sa bouche se fit alors plus dure, plus exigeante, leurs langues se mêlèrent et entamèrent une danse sensuelle qui les amena au bout de leur souffle. Hermione avait plaqué une de ses mains contre les reins de Severus, l'autre était remontée le long du dos de son compagnon, venant s'agripper dans ses longs cheveux. Il avait quitté ses lèvres et laissait maintenant courir sa bouche sur son cou, jusqu'à la limite de son décolleté. Elle sentit la fermeture éclair de sa robe descendre le long de son dos, et le tissu léger glisser le long de ses cuisses pour venir former une flaque de soie chatoyante à ses pieds.

Sous sa robe de soirée, elle ne portait qu'un léger ensemble de lingerie de fine dentelle ivoire, et une paire de bas arachnéens. La blancheur de sa peau irradiait dans un rayon de lune, qui filtrait par la fente des doubles rideaux imparfaitement tirés. Il s'écarta d'elle un instant pour la contempler, d'un regard où se mêlaient émerveillement et incrédulité. C'était comme dans un rêve, il avait du mal à croire qu'elle était vraiment là. Pour lui. Qu'elle le voulait, lui ! Il la reprit dans ses bras avec un râle presque douloureux, la plaquant étroitement contre lui. Il était incroyablement dur, et elle éprouva une sensation grisante à se sentir ainsi, presque nue, dans les bras de cet homme, à la fois infiniment vulnérable et tellement puissante. Jamais aucun autre homme ne l'avait regardée comme il venait de le faire. Pour la première fois depuis très longtemps, elle se sentait belle, désirable.

Elle glissa une jambe entre les siennes et se pressa plus étroitement contre son érection. Un frisson à la fois brûlant et glacé parcourut son échine, et elle sentit littéralement la glace et le feu se diffuser dans toutes ses terminaisons nerveuses, jusqu'à lui donner la chair de poule. Les pointes dressées de ses seins frottaient contre le tissu épais de sa redingote, provoquant un exquis tourment qui lui arracha un soupir de pur plaisir.

Elle bougea contre son membre durci. Il émit un léger grognement et mordilla la base de son cou, faisant encore grandir le tsunami incandescent qui prenait naissance au plus profond de son ventre. Ses lèvres reprirent leur ballet sur la chair offerte, et elle rejeta brusquement la tête en arrière avec un petit cri, le souffle court, lorsque ses dents vinrent gentiment titiller un mamelon au travers de la dentelle de son soutien-gorge.

« Tigresse ! » Murmura-t-il contre sa peau lorsque ses ongles griffèrent le tissu de sa redingote, avant de l'entraîner sur le bord du divan.

Ses mains remontèrent le long de ses bras, jusqu'à ses épaules nues, et il l'attira de nouveau à lui.

—Tu es vraiment sûre ? Souffla-t-il contre sa joue d'une voix rauque qu'elle reconnut à peine.
Seigneur ! Si sa voix habituelle était son arme de séduction la plus évidente, même s'il semblait ne pas en avoir conscience, ce ronronnement sensuel aurait dû être interdit par la morale !

Son corps répondit à sa place, et lorsqu'elle enjamba ses genoux pour s'assoir à califourchon sur ses cuisses et s'empara à son tour de ses lèvres, il ne se posa plus de questions…

… Les doigts d'Hermione s'énervaient sur les boutons de la redingote, dans une hâte fébrile. Elle avait soif de sa peau, elle voulait en sentir la chaleur contre son corps, en goûter la saveur sur ses lèvres. Etrangement, il la laissait faire passivement, ne la quittant pas des yeux, elle pouvait presque lire de… l'anxiété dans son regard, et lorsqu'elle fut enfin venue à bout de la veste et voulut s'attaquer à sa chemise, il l'arrêta, en posant sa main sur la sienne. Elle leva vers lui des yeux interrogateurs.

—Je-je ne crois pas… je ne pense pas que…

Elle lui sourit gentiment.

—Je ne suis pas stupide Severus, et je me doute bien de ce que tu veux me cacher. Mais tes cicatrices font partie de toi, et je ne veux pas qu'une partie de toi.

—Non, je ne pense pas que tu te doutes vraiment ! Rétorqua-t-il. D'un ton presque agressif, cette fois.

—Severus !

Il agrippa lui-même les pans de la chemise, et l'arracha d'un geste rageur, faisant sauter les boutons aux quatre coins de la pièce.

—Tu voulais voir ? Eh bien regarde ! Et maintenant, dis-moi que je ne te dégoûte pas, dis-moi que tu veux encore de moi !

Hermione eut toutes les peines du monde à maîtriser un soubresaut de stupeur. C'était mille fois pire que tout ce qu'elle avait pu imaginer. Les marques jumelles des crochets de Nagini se détachaient nettement sur la peau pâle de son cou, mais ce qu'elle découvrit en dessous dépassait les pires scénarios. Il n'y avait pas un centimètre carré de peau qui ne soit sillonné de cicatrices blanchâtres, plus ou moins profondes. Certaines, régulières et manifestement très anciennes dénonçaient sans aucun doute possible les 'attentions' de son père, elle avait vu de telles marques, bien que moins graves, sur les cas d'élèves maltraités qu'elle avait découverts lors des visites médicales. Fouets et ceintures laissaient des traces facilement identifiables. Les autres démontraient la créativité de Voldemort et de ses tortionnaires, et certaines de celles-là lui donnaient presque la nausée, lorsqu'elle imaginait la manière dont elles avaient pu être infligées… Et elle n'avait encore vu que son torse ! S'efforçant de ne pas montrer sa pitié et d'affermir sa voix, elle posa doucement une main sur sa poitrine.

—Ces marques sont les stigmates de tes épreuves et la preuve de ton courage, Severus. Elles n'ont rien de honteux, rien de dégradant, rien de répugnant. Tout ce qu'elles me racontent, c'est ce que tu as accepté d'endurer pour ta rédemption. Pour que les générations futures ne puissent pas commettre les mêmes erreurs que toi. Toutes, même celles que tu as reçues lorsque tu étais enfant, méritent qu'on leur rende hommage. Tes cicatrices ne me dégoutent pas, Severus, c'est ce qui te fait, toi, que je vois au travers d'elles, c'est ton âme. Et ton âme n'en est que plus belle.

Sous le regard stupéfait et incrédule de l'homme, ses lèvres vinrent prendre la place de sa main et Severus ferma les yeux, vaincu, sans pouvoir empêcher une larme de glisser sur sa joue, pendant qu'il la reprenait dans ses bras, enfouissant son visage dans sa chevelure en murmurant tendrement son nom. Puis il la repoussa légèrement et se leva en prenant sa main. Ils se dirigèrent vers la chambre, laissant la porte entrouverte pour pouvoir profiter du léger éclairage apporté par le feu qui dansait dans la cheminée.

Il la reprit dans ses bras dans une urgence fébrile à laquelle elle répondit avec la même ardeur. Son désir pour lui, encore attisé par le contact de sa peau était au moins aussi intense que le sien. Après avoir fini de faire glisser la chemise des épaules de Severus, les doigts d'Hermione s'énervaient sur la ceinture du pantalon, qui finit par déclarer forfait. Il acheva de s'en débarrasser, avant de la faire doucement basculer sur le lit en reprenant possession de sa bouche.
Avant qu'elle ne glisse une main dans son dos pour l'aider, il avait presque arraché, dans sa hâte, l'agrafe du léger soutien-gorge de dentelle, qui alla rejoindre les autres vêtements éparpillés sur le plancher. L'heure n'était plus aux taquineries, ses mains traçaient le chemin pour ses lèvres. Elles se faisaient impérieuses, dessinant des arabesques ininterrompues de caresses et de baisers sur la peau d'Hermione, frôlant, léchant, titillant, mordillant, affolant tout son corps jusqu'aux limites du supportable. Jusqu'à ce qu'elle l'implore d'une voix mourante. « Severus, je t'en supplie ! » Elle n'en pouvait plus, ses sens avaient pris le relais de sa raison. Emportés par la fièvre intense qui s'était emparée d'eux, ils auraient été bien en peine de dire comment leurs derniers sous-vêtements, ultimes obstacles à leurs désirs, disparurent à leur tour.

Le temps se suspendit un instant lorsqu'il plongea son regard, rendu plus sombre encore par l'intensité du désir, dans le sien, avant de glisser lentement en elle, savourant chaque millième de seconde, s'immobilisant un instant au fond du fourreau étroit et brûlant qui s'ajustait aussi bien à lui, avant d'entamer le voyage éternel vers la jouissance.

Ses poussées étaient volontairement lentes, affolantes. A chaque coup de rein, elle le sentait glisser tout entier en elle, provoquant une myriade de sensations d'une intensité encore inconnue. Leurs regards, qui se voilaient à chaque instant un peu plus, ne s'étaient pas quittés une seconde. Puis soudain, tout s'emballa, leurs mouvements se firent violents, leurs souffles courts, les gémissements répondant aux bribes de mots sans suite, et c'est ensemble que l'orgasme les foudroya dans un cri de délicieuse agonie. Lorsqu'il avait voulu la libérer de son poids, elle l'avait retenu un long moment, ne voulant pas rompre la magie du contact, avant qu'il ne se laisse retomber à son côté, son bras enlaçant toujours ses épaules et sa main caressant les cheveux répandus sur son torse. Peu à peu, les battements désordonnés de leurs cœurs finirent par s'apaiser, leur souffle redevint normal. Hermione se lova contre Severus. Ni l'un ni l'autre n'avait osé rompre le silence et l'harmonie du moment, et c'est ainsi, étroitement enlacés, que le sommeil les emporta.

Hermione se réveilla avec la sensation dérangeante d'être observée. Sa main tâtonna sous son oreiller, sans y trouver la baguette qu'elle avait pris l'habitude, depuis la guerre, d'y glisser avant de dormir, mais elle n'était pas là. Elle ouvrit brusquement les yeux, plongeant directement dans deux prunelles d'obsidienne, et reprenant d'un coup, pied avec la réalité. Depuis combien de temps la regardait-il dormir, appuyé sur un coude à la lueur de la flamme de la bougie qu'il avait allumée sur le chevet? Elle lui sourit timidement.

—Bonjour !

Fit-elle avec la légère gêne du premier réveil, à l'issue de la première nuit. Son anxiété se dissipa lorsqu'elle vit un très léger, mais un vrai sourire se dessiner sur les lèvres de Severus.

—Je ne suis pas vraiment sur que le jour soit encore levé ! Répondit-il en enroulant une boucle mordorée autour de ses doigts. Maintenant qu'elle était bien réveillée, elle remarqua qu'il avait l'air… embarrassé.

—Quelque chose ne va pas ?

—Non, tout va bien, c'est juste que… eh bien je manque un peu d'expérience en la matière... mais c'est définitivement une très agréable façon de se réveiller. Je pense que je pourrais m'y faire très facilement !

—Je suis entièrement d'accord. Répondit-elle en tendant une main, dans un geste vite devenu familier, pour caresser une joue râpeuse.

—Tu… tu ne regrettes rien ?

—La seule chose que je regrette, c'est d'avoir du attendre aussi longtemps ! Sourit-elle.

—Ne plaisante pas, c'est… important pour moi…

—Je comprends, Severus, et c'est important pour moi aussi. Je ne suis pas… je n'ai pas l'habitude de me jeter dans les bras du premier venu. Mais non, je ne regrette rien… absolument rien.
Et ne compte pas te débarrasser de moi facilement, je ne suis pas le genre de femme qui se contente d'un 'coup' en passant… d'autant plus s'il est aussi… agréable. Ajouta-t-elle sur un ton léger pour détendre l'atmosphère.

Il haussa un sourcil qui se voulait ironique.

Agréable ?

—J'aurais pu utiliser d'autres qualificatifs, mais je ne tiens pas à flatter encore plus ton égo surdimensionné de Serpentard !

—Alors, je ne t'ai pas… déçue ? Ca… ça faisait très longtemps que…

Il la regardait maintenant avec une expression presque… anxieuse, et elle comprit brusquement qu'il était sérieux, et qu'il ne cherchait pas, comme certains autres, les compliments.

—Oh, Severus ! C'était… Chaque femme devrait pouvoir avoir l'occasion de connaître ça, au moins une fois dans sa vie… ce qui ne constitue en aucune façon une autorisation de te dévouer, je ne suis pas partageuse. Conclut-elle malicieusement.

Un léger sourire étira les lèvres de l'homme, mais il semblait toujours préoccupé.

« Dis-moi ce qui te tracasse ?

—Je… je ne veux pas que tu croies que j'ai… honte, ou je ne sais quoi, mais…

—Tu préfèrerais que cela reste secret. Termina-t-elle à sa place.

—Pour le moment. Oui. Je…

—Ne t'inquiètes pas, je comprends. A vrai dire, je n'avais pas non plus l'intention de le crier sur les toits, mais tu as raison, c'est mieux, du moins pour le moment.

Il se détendit visiblement.

—Tu as faim ? Demanda-t-il. « Je peux demander aux elfes…

Elle avait glissé un bras sous les draps.

—Mmmm… ça peut attendre. A vrai dire, je pensais plutôt à autre chose… que dirais-tu d'une douche, dans un premier temps ?

—Ca me semble… raisonnablement envisageable ! Ironisa-t-il.

Elle haussa un sourcil.

Raisonnablement envisageable ?

Il baissa les yeux sur le drap, à l'endroit où sa main s'activait.

—Dans l'hypothèse, évidemment, où tu nous laisses la possibilité d'arriver jusqu'à la salle de bains !

TBC


Un petit Lumos pour éclairer mes ténèbres... ?